CHAPITRE VUI
TOORWMS.
ONZiiME ÉPOQUE.
anciens (1)^ il faut croire que Ton ne fit alors qu'établir certaines lois et perfectionner les évolutions , à peu près telles qu'elles se conservèrent ensuite^ et furent adoptées successivement en Angleterre, en Allemagne , en Italie. En Grèce même, il y eut une sorte de tournoi lorsque Anne de Savoie alla à Gonstantinople épouser l'empereur Andronic. Nous voyons^ dans les naémoires italiens , Hugues Visconte de Pise loué par Laurent Vernèse en 1115 ^ parce qu'ils suivaient l'usage de proposer des prix de course 9 de joute , d'escrime (2); en 4158 ^ les Grémonais défiaient en tournoi leurs voisins de Plaisance (3). Ils devinrent plus fréquents lorsque Charles d'Anjou fut descendu en Italie^ où il apporta ce goût de la Provence , et Dante en avait vu de toutes sortes (4).
On appelait en Italie guald(me des troupes formées de jeunes gens appartenant aux meilleurs familles du pays^ qui se réunissaient à cheval avec un costume et des armes mdTormeSy pour courir la ville en simulant des combats^ ou pour aller au-devant de quelque prince en exécutant des passes d'armes. Dans la joute^ deux chevaliers se livraient combat avec des armes courtoises , c'est-à-dire avec des lances boutonnées et des épées émoussées de
(1) Voy. ci desiiMt
(2) ffastanm ludià et eunihus usui equorum , Ac proponendo vincenti prmmia cursu*
(De bello BaUarico. Rer. iUl. Script.» YI.)
(3) RuDEaio, de Gest. Frid. Aug.y II, S, On peut consulter :
Du Gamge, Diss. \U, âur Joinville,
FoNCEMAGNE, Vue générales sur les tournois. ^ Traité des tournois, jouS" très, carrouselles,eic.; Lyon, 1699.
(4) Vidi gir gualdane ,
Ferir tomeamenti, e carrer giostra,
rai ?n courir des preux les bandes guerroyantes, J*ai ?u de beaux tournois et des joutes brillantes.
(Enfer, XXII. )
Pazio Dis Ubeeti dit aussi :
Giovani bagordarealla guintana,
B gran tomei, e V una e Paîtra giostra.
Far si vedea eon giuocM nuovi e strani.
Là se voyaient tirer à la quintaine
Maints jeunes gens, et foire grands tournois,
Jeux singuliers, joutes tout à la fois.
(Dittamondo, II, 3.)