‹ Histoire universelle (volume 5)Chapitre 25 sur 86 · JEUX · texte numérisé non relu

JEUX

paHià de Ift pdtir ttitribtier riiiVéniioifi; ttiate la tnahière même dodl la diose est énbnieée élclul Hdée d'iine intenHoQ récente. Les Vénitiétts prétendent qti'un dé leùrs Toyâgeuirs les apporta de Ghinë^ et il est certain qué les premières fabrliquès de cartes <;oiintieB enislâient dans le pays soumis à Venise, dl)Û elles se répandirent ett Allfemagne, où les impiflhieinfs de cattes formèrent une corporation longtemps avant qu'éri Imprimât desllyres. Dès 1331, les statuts de Tordre de Calatlra?A prohibaiént les jeux de bartes ; en 1387, Jean l", roi de Castille y défendait les jeuk de dite et de cartes; le prévôt de Parti et lé synode de Labgres les prohibent aux jours de fSte.

H seràit tlpop long de Rapporter tout ce qui a été dit sur leilr in- TéUiion et leur signification. BelonléP. Daniel, l'Usage des tarots serait bien antériëur au piquet, qui ne remonterait pas, à son avis^ au delà de 1430. L'as, tt^^P^lé ainsi de la monnaie de ce nom ches les Romains, éxprimeratt Tat^jent, qui est le nerf de la guerre; le trèfte , les fburrageâ dont un bon bapitaine doit toujours se procurer en grande abondante ; les piques et les carréaux, les ak>mes offensives et défensives; les coeurs, le courage nécessaire au guerrieir. Il éipiiqué de même tes noms des héros assignés aux différentes figurt« (1).

Le lansquenet ( tjunzkf^cM) des Allemands est encore plus en rappbrt avec les idées militaires.

Les Espagnols donnèrent aux cartes le nom basque de naipé, changeant les piques en épées, les trèfles en bfttons ou masses, les carreaux en deniers, les cœurs eh coupes, et en retranchant les danaes, par suite de ce respect pour le beau sexe qui ëst dans leurs mœurs.

Il en efel qui veulent voir dans les quatre couleurs celles des quadrilles des tournois; d'autres, les quatre états, les épées désignant la nobles*ë ; les coliJ>es ou calices , le clergé ; les deniers , le commerce ou le tiers étàt ; les bâtons , la houlette ou l'aiguillon du VîWn. Breiskol trouve que les jeux d'échetïs et de cartes corf^spondént exactement entre eux. Leà cartes n'auraient cohsehré, selon lui, que la moitié des pièces de l'autre jeu, qui sont roi, généhil , éléphant, cheval , dromadaire , piéton , en changeant les pions en cartes simples d'un nombre progressif. Schah, riotn persan, fut traduit par roi ; PA^r^, général, devint une vierge, uHe dame ou une reine; Phit, Téléphant, un fou ; Aspen-smr, un cavalier; Ruch, dromadaire, une tour, et Béidal, un pion.

(1) Les rois, David» Alexandre, César, Charlemagne ; les reines : Argine , Esther, Judith, PûiU; les valets : Hector, Ogier, etc.

ONZIEME ÉPOOUE.

Court de Gébelin a prétendu trouver dans les cartes un livre égyptien, et, selon lui, Tar rog signifie chemin royal; il ne manque pas d'y voir aussi tous les symboles. Les tarots sont au nombre de vingt et un, multiple des nombres mystiques trois et sept ; ils sont divisés en trois séries de figures qui représentent les trois âges d'or, d'argent et d'airain; chacune d'elles a sept divisions. La première carte est le monde, où dans l'œuf deKneph se trouve Isis avec le pé[^um , ayant à ses côtés les quatre saisons, représentées par les animaux. On voit ensuite le jugement où Osiris tire de la terre l'homme et la femme , et fait pleuvoir sur eux le feu , symbole de la créatioA. Le soleil est le vivificateur des créatures ; la lune distille les larmes dont se gonfle le Nil lorsque le soleil approche du Cancer, représenté sur cette carte. La dix* septième représente les sept planètes et l'étoile de Sinus, au lever de laquelle Isis verse ses eaux, c'est-à-dire régénère la nature. La seizième est la demeure de Plutus, toute pleine d'or; mais celui-ci tombe , et avec lui ses adorateurs : leçon de modération. La quinzième offre Typhon, frère pervers d'Isis et d'Osiris, qui clôt le siècle d'or et amène celui d'argent.

Ce nouvel ûge est ouvert 'par la Tempérance , qui corrige le vin par le mélange de l'eau; elle est suivie par la Mort, qui moissonne les existences ; puis c'est le génie de la prudence suspendu par un pied , ou Mercure , qui fut ensuite converti en pendu. La Force qui déchire le lion symbolise la terre encore déserte, qu'il fallut briser dans le siècle qui succéda à l'âge d*or. La dixième représente l'aveuglement de la Fortune , dont la roue fait monter des animaux immondes. Dans la neuvième, le philosophe s'en va, la lanterne à la main, cherchant la Justice, que l'on voit, dans la huitième , s'apprêtant à abandonner la terre à l'approche de l'âge d'airain.

Cet âge commence par le triomphe d'Osiris, figurant la guerre. Vient ensuite le mariage de l'Honneur et de la Vérité : des lois et des mariages devenant alors nécessaires , la Religion est indiquée par l'hiérophante avec le triple thau^ signe par excellence, par le roi et la reine figurant l'ordre spécial ; par la prétresse qui tient à la main le lis ou le phalhis ; enfin, le Pag-Gad, ou maifare de la fortune, tient la baguette des magiciens , avec laquelle il opère des prodiges. McU ou zéro, portant ses péchés sur ses épaules et déchiré par le tigre du remords, complète le nombre.

On ajouta ensuite des cartes insignifiantes pour faire le nombre mystique de soixante-dix-sept, outre le zéro; on les divisa en quatre séries ou familles , comme le peuple égyptien l'était en

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