De societatibus faeUs inter consodos
II. De eonsoiamine mtmetarum , atque eorum requlis qux ad uMJirfnM peU^nent,
dre cbpse ht ce gu'il ^vaît enseigné- H 3'applique à résoudre des problèmes conunerciau]^ sans faire la moindre allusion aux opéra- Uq(P$ i^agique^f et cela à uqe époque où elles faisaient délirer les esprits les plus distingués. C'est ainsi qu'un négociant florentin importa dans l'Europe le calcul des valeurs et celui des fonctions.
Paul de Prato , surnommé l'AbbaiX) pour son habileté en arithmétique et en géométrie^ représentait , à l'aide de machines, tous les mouvements des astres. Frédéric Barberousse y montrant à l'abbé de Saint-Gall ce qu^il avait de plus cher au monde, lui désigna son fils Conrad et un globe céleste, avec un ciel d'or constellé de pierres précieuses. Alphonse le Sage, roide Castille, ayant réuni les astronomes les plus renpmmés, corrigea avec eux les tables de Ptolémée , et leur substitua les tables dites Alphonsines, encore basées sur le système des précédentes, mais qui en diffèrent (pliant au mouvement moyen des planètes. Ce prince y soutient toujours la doctrine de la trépidation ou balancement des étoiles en longitude , et mêle partout à ses calculs les rêves de la pabale; aqssi le système du monde selon Ptolémée lui offrait tant de confusion qu'il s'écriait : Si f avais été auprès du Père étemel au moment de la création Je lui aurais donné de meilleurs conseils pour t arrangement des sphères. C'est ainsi que l'ignorance inculpe la Divinité là où la sagesse la vénère et l'admire.
La géographie ne put que profiter des nombreux voyages* de dévotion, qui produisirent beaucoup d'itinéraires destinés à servir deguidei aiin pèkrins; mais, comme science, elle fit peu de progrès parmi les chrétiens. Malgré l'autorité d'Albert de Lille, on croyait (a terre carrée ; le moine Albéric rappelait les bonds qu0 fit le spléil l'amiée de la bataille de Muradal ou de Tolosa (iâiî). Ua traité écrit en provençal aMurait que cet a»tre passait le temps de la nuit à éclairer tantôt le purgatoire, tantôt la mer; que la terre était soutenue par l'eau, l'eau par les pierres, les pierres par les quatre évangélistes, et ceux-ci par le feu spirituel, emblème des anges et des séraphins. L'Arabe Édrisi écrivit, par l'ordre de Eioger II de Sicile, les Pérégrinations d'un curieux
12. De iolutUmibtu multarum positarum quéestUmum quas erraticas appellamus,
t3. De régula eUatayin, qualUer per ipsamfere omnes erratieœ qtuestiones solvantur,
14. De reperiendis radieibui quadratis ae cubis et multiplicatione et diviêione, seu eœtraetione earum in se , et de tractaiu binomiorum et reeisarum et eorum radieum,
i6, De regulis et proportionibus geametriaperfinentibus, dequâsttionibus algebrx et almaehabelx.
pour explorer les merveilles du monde, ouvrage où H disposa dans un ordre systématique , nouveau et bizarre , les connaissances de ses compatriotes^ qui étaient alors les principaux agents do commerce.
Sauf très-peu d'exceptions y la langue employée par les auteurs précédemment cités et dans les chartes de cette époque était le latin. Mais quel latin, bon Dieu ! Une langue synthétique comme la langue latine » qui ne procède point par des moyens simples et appropriés au besoin rigoureux des idées , mais qui offre une si nombreuse variété de cas ^ de désinences^ de verbes , d'inversions et une syntaxe si artistement combinée^ devait s'altérer facilement^ comme un instrument délicat , sous des mains inexpérimentées. Si donc, il nous reste des derniers temps de l'empire des chartes déjà fort incorrectes (1), combien la langue ne dut-elle pas se trouver encore plus corrompue après six siècles de confusion,
(1) Voy. t. VII, p. 4S9 ^ suiv. Nooft trouvons cette femMle de Tut M dans Balosb, Mkiell., lib. VI, p. &46 :
Oà hoc igiiur ego iWe, et conjux mea . illa, commanem orbe Arvemis, te pago iWo, in villa illa. Dum non est incognitum^ qualiter eartoUu nottm per hostilitatem Francorum, in ipsa villa illa tnamo nostro, uH viH sumus manere , ibidem perdiimus; et petimni^ vel cognUum JMmm^ ut qui per ipsas stromentas^et tempora habere noicuntur possessio noetra, per hanc occasionem nostrorutn pater inter epittolas Ulas de wuauot ia ipsas, villa illa, de qua ipso atraximus in integrum, ut et vindedit istû omnia superius conscripta, vel quod memorare minime possivnu Judicibiu brevis nostras spondOs incolcasionibHSf vel eUias stromentas tam nottrit • quam et qui nobis commendatas fuerunt, hoc inter ipsas viHas suprasariptas, vel de ipsas turbas ibidem perdimus. Et petimus ut hane contestaciunculap seu plancturia per hanc cartolas in nostro ^uomine collegere vel affirmare deberemus. Quo ita et /acimus ista, principium Bonorioet Théodosio consilibus eorum ab hostio sancto illo Castro Claremunte per tridmm habendifVel custodivimus , seu in mercato publico , in quo ordo curimdusê' runtf aut regalis, vel manuensis tester ^ aut personarum ipsius castrU ut cum contestaciuneula seu plancturia Juxta legum consuetudinem, in prx' sentia vestra relata fuerit, nostris subscriptionibus signacuUs subroborare faciatis ; tU quocumque perdiciones nostras de supra scripta per vestra adfirmatione justa auctoritas remédia consequatur, ut nostra furmUas leçum auctoritas revocent in propinquietas.