DE LÂ DISPERSION DES PEUPLES AUX OLYMPIADES
De TAsie en général. — Premières monarchies. — Hébreux. — Leur histoire. — Lear législation. — Leur littérature. — Indb. — Institutions.
— Opinions. — Sciences. — Éotptb. — Son histoire. — Ses coutumes.
— Sciences et beaux-arts en général. ^ Phéniciens. — Commerce des anciens. Grecs. ^ Leurs temps héroïques. — Des religions.
L'Asie, berceau du genre humain et de la civilisation, est la partie du monde la plus étendue et la plus favorisée de la nature; elle occupe une superficie 41,800,000 kilomètres car^ rés entre le 24<> et le 172« de longitude, entre Téquateur et le 78* de latitude boréale.
Quoique du Kamtchatka à la péninsule ibérique l'Asie ne forme qu'un seul continent, elle a du ôtre distinguée de l'Europe, parce que cette distinction est fondée sur la conformation plastique, sur la nature des productions et sur l'histoire. Les géographes les plus modernes lui assignent pour confins le cours supérieur du Don, du Volga, de l'Oural, de la chaîne des monts Ourals. A l'occident, les terrains s'élèvent, et tout parait favorable à une riche végétation, comme une terre destinée à l'agriculture et aux cités. Au levant, on ne trouve que des steppes, des lacs salés et des plaines propres aux nomades. Dans ces limites, l'Asie est un peu plus grande que l'Amérique, dont elle est séparée au nord-est par le détroit de Behring, un quart plus grande que l'Afrique, à laquelle l'isthme de Suez la rattache, et quatre fois plus que l'Europe*