‹ Histoire universelleChapitre 54 sur 79 · BandiHi, Leltere Fiesolane · texte numérisé non relu

BandiHi, Leltere Fiesolane

(3) G. Sanchbz, la Campania sotterranea, o brevi noHiie degli edifizU scavati entro roccia nelle Sidlie ed in altre regionif Naples, 1833.

(4) SpARBfANN, Voyagé au cap de Bonne^EspéranCe^ t. III, p. 162.

(5) G. Babow^ Voyage danè les partiei méridionalBs de ^Afrique en 1797-1798, t. I, p. 191.

BBÂUX-ABTS DANS l'INDE ET DANS l'ÉGYPTE. 463

D^autres sont en blocs rangés de la même manière, mais équarris au ciseau, bien que grossièrement, d'une forme et d'une masse très inégales. Il en est aussi de pierres parallélipipèdes, perpendiculaires,' raboteuses, différentes dans quelques murailles, égales dans d'autres (1), mais toutes sans ciment. Les murs cyclopéens des villes italiennes ont cela de particulier, que leurs énormes polygones sont pour la plupart disposés horizontalement (2).

Les autels druidiques et les stone-henge^ ou pierres levées de l'Angleterre, du pays de Galles et de la Germanie, appar* tiennent au style cyclopéen le plus imparfait. L'emploi de pierres non dégrossies était rituel pour les anciens autels (3) ; c'est ainsi que les élevaient les druides, dont les dolmens (4) se formaient de six ou sept pierres plantées verticalement, sur lesquelles on en plaçait une plus longue et plus large, d'où le sang humain s'écoulait au moyen d'un sillon creusé à cet effet. On trouve encore dans l'Armorique beaucoup de menhirs (5), monolithes bruts, hauts de 2 à 20 mètres, ressemblant quelque peu aux obélisques (6). Dans le comté de Comouailles et dans le pays de Galles, les cromlechs (7) sont des pierres circulaires ou carrées, soutenues par d'autres qui leur servent de base ; la Norvège, la France (8) ^t le Portugal (9) en ont beaucoup de cette espèce. Dans le comté de

(1) DoRWBL, Viem and descriptions of Cyclopean or Pelasgic remains with constructions of a late période from drawings by the late; Londrei, 1834, avec 131 planches, addition posthume au ToUr in Greece,

(2) Les murailles cyclopéennes ou pélasgiques, qui existent encore dans plusieurs localités de Tltalie centrale ou méridionale, sont formées en général de blocs immenses taillés en polygones irréguliers^ se combinant et s'unissant entre eux sans avoir exigé remploi d^aucun ciment< \oyet à ee sujet les Recherches sur les monuments cyclopéens et la description de la collection des modèles en relief composant la galerie pilasgique de Ut bibliothèque Mazarine, par Petit-Radbl; Paris, 1841.

(3) Si altare lapideum feceris, non œdificabis illud de sectis lapidibus; ii enim levaveris cultrum super eo^polluetur* Ex. XX. — - ÂBdiflcabis altare Domino Deo tuo quod ferrum non tetigit et de saxis informibus et impoli- Us. DeuU XXVII.

(4) Dol men, table de pierre.

(5) Men hir, pierre longue.

(6) t'arfois on les appelle hir-men^i^ longue pierre du soleil, ce qui les rapprocherait de la destination des obélisques, ainsi qu'on la leur a Btipposée*

(7) Croum lechs, lieu courbe* Voir Dri FRéMiNViLLBi Antiquités delà Bretagne,

(8) Pierre levée, pierre des fées.

(9) Antas,

DEUXIÈME ÉPOQUE

Wiltshire, non loin de Salisbury, on voyait un stone-henge formé de quatre rangées de piliers bruts en cercles concentriques, ayant 2 mètres de diamètre et de 7 à 9 de hauteur, sur lesquels sont placées horizontalement d'autres pierres longues liées ensemble à leurs extrémités par des dentelures (1). Quelques-unes de ces pierres pèsent jusqu'à 30 tonneaux. Sur la côte de Camac, dans le Morbihan, se dressent, comme une armée de géants, une file de 5 à 600 menhirs, dont quelques-uns s'élèvent jusqu'à 13 mètres du sol; peutêtre est-ce là que se réunissaient les druides, au fracas de l'Océan. Ceux qui prêchèrent dans ces contrées la religion du Christ, voulant enlever aux Armoricains ces symboles vénérés de leur antique croyance, en détruisirent quelquesuns ; ils en consacrèrent d'autres en y plantant une croix, ou en leur donnant la forme de cet emblème ; mais le paysan les regarde encore avec une terreur secrète, et il sait les nuits où des troupes de nains difformes viennent y danser leurs branles en effrayant par des hurlements épouvantables le voyageur attardé (2).

Ces monuments si antiques ont leurs pareils à d'immenses distances, puisque, dans la Pensylvanie, sur les bords de rOhio, on voit de longues murailles, faites de blocs énormes,

(1) 11 fut renversé le 3 janvier 1797.

(2) Le nom de bourg de Carnac dérive, selon toute apparence, du celtique cam, pierre. Il est situé dans le département du Morbihan, à 1 2 kilom. environ de la petite ville d'Auray. C'est près du bourg, non loin de la mer et dans la direction de Test à Touest, que sont disposées les pierres dont le calcul le plus modéré porte encore le nombre de 5 à 600, quoique une grande quantité de ceH blocs ait été détruite, et que tous les jours, malgré les ordres les plus sévères, on y porte atteinte soit par un simple esprit de destruction, soit par Tespoir de trouver des trésors cachés sous ces pierres gigantesques. Au seizième siècle, le chanoine Moreau en portait le nombre de 12 à 15,000. Les pierres de Camac ont donné lieu à une multitude de conjectures. Les uns ont voulu y voir les traces d*un ancien camp romain, les autres un champ funèbre, les autres les emblèmes du culte du soleil, d'autres un zodiaque ; d'autres enfin ont pensé que toute cette côte hérissée de pierres levées étaient une dépendance d'un sanctuaire druidique. Chaque ■enceinte pouvait avoir une destination dififérente et avoir servi aux besoins du commerce, de la législation, de la justice, de la religion. Voy. à ce sujet Maudbt db Pbnhoubt, Recherches historiques sur la Bretagne et antiquités égyptiennes dans le département du Morbihan, 1812. — Recherches sur les pieires de Camac, in4. — Mahb, Essai sur les antiquités du département du Morbihan; Vannes, 1825. — Db Fréionvillb, Antiquités de la Bretagne; Brest, 1837. — Mémoires de la Société des antiquaires de France, passim.

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