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OUI

armes, surtout dans les gravures sur pierres dures, mais principalement dans ces scarabées si connus de tous. Us se portaient, soit comme simples ornements, soit en bagues ou en colliers, et Ton y voit sculptés des légendes funèbres, des prières pour les morts, des symboles de divinités ou de simples ornements ; ils ont fait connaître quelques noms de rois antérieurs à la guerre de Troie. L'Europe possède assez d'œuvres de TÉgypte pour juger de leur mérite, chacun y ayant butiné à Tenvi avant que le pacha en défendit Texportation, en 1835. Il suffit d'entrer dans le magnifique musée de Turin ou dans celui de Paris pour abjurer les préjugés que récole avait répandus contre Tart égyptien. On trouve dans les tètes une grande variété de physionomie, de Tezpression même, un fini mer\'eilleux, mais le reste du corps est négligé ; la peinture n'étant qu'une simple indication, une représentation d'idées, elle se contentait de reproduire avec précision la partie principale et caractéristique. L'individualité n'avait pas encore acquis en Égypte une telle énergie qu'elle pût opérer par elle-même, et l'ordre de conception et de liberté ne se détachait pas de celui de foi et de religion. L'art n'était pas cultivé pour lui-même, comme moyen pour le génie de manifester sa puissance, mais afin d'imiter en grand ce qui pouvait ajouter au culte des dieux et aux fastes nationaux.

Résumant donc ce que nous avons dit sur l'art en général, nous pouvons y distinguer trois systèmes : l'oriental, symbolique par essence et plus ou moins conventionnel ; le grec, qui comprend toute l'antiquité classique, où la représentation de la nature est portée au comble de la perfection, l'idéal rendu dans sa forme la plus suave, dans son expression la plus sublime. Enfin viendra l'art chrétien, qui embrasse tout ce que l'art moderne a d'original et d'éminent ; qui, se modelant sur la nature réelle, ne se contente pas uniquement de la beauté physique, mais cherche à y joindre la beauté morale, et qui, ne dédaignant ni les douleurs, ni la faiblesse, ni les imperfections de Thumanité, atteint au plus haut degré de vérité.

DEUXIÈME ÉPOQUE

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