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PHÉNICIENS. — HISTOIRB ET INSTITUTIONS

dans son territoire une organisation distincte, sous un roi ou des chefs particuliers. Leur lien dans la paix était le culte de Meikarth et des intérêts communs; le danger, dans les circonstances difficiles. Uautorité des chefs , comme il arrive dans les pays commerçants^ était tempérée par d'autres magistrats, qui marchaient de pair dans les cérémonies, et avec lesquels ils devaient se concerter pour les ambassades à envoyer. La diète générale des principales cités se tenait de temps à autre dans Tripoli, oh les rois délibéraient avec rassemblée sur les mesures à prendre pour Tavantage de toutes (1).

L'historien Josèphe nous a conservé la série des rois de Tyr depuis Abibal, contemporain de Saûl. Hiram, son fils, fut d'abord en guerre avec les Hébreux, puis fit alliance avec David et Salomon. Il recevait d'eux de l'huile, du vin, du blé, et leur fournissait en échange des marins pour la navigation du golfe Persique , des charpentiers, des maçons, des matériaux pour la construction du palais et du temple. Ce dernier peut donner une idée de l'habileté des Phéniciens dans l'art d'édifier, indépendamment de ce que l'on rapporte de celui de Meikarth dans l'île de Tyr, qui, dit-on, n'avait pas d'égal au monde. Hiram en éleva aussi un à Astarté, un autre au Jupiter national, et entoura la ville de murailles, en la réunissant à la terre ferme au moyen d'un môle merveilleux. On ajoute que Salomon reconnut mal les grands services d'Hiram, ce qui néanmoins ne rompit pas leurs relations; au contraire, ils s'écrivaient fréquemment, et s'envoyaient des énigmes , en imposant une amende à celui qui ne parviendrait pas à les déchiffrer.

Après Hiram viennent Béléazar (976), Abdastrate (948), Astarté (959), Aserim et Félès (936); puis Ethbaal (926?), père de Jézabel. Badézor {Bélus)^ successeur de ce dernier, engendra Pygmalion, Barca, Anne et Élise ouDidon (879-726). Bidon avait épousé le grand prêtre Sichée, que tua Pygmalion w*. pour s'emparer de ses richesses ; elle parvint à lui échapper, et alla fonder Garthage (869).

Sous le règne d'Ethbaal II, Nabuchodonosor assiégea Tyr, et, après une défense de treize ans (572), la détruisit, apportant ainsi par la fureur des conquêtes une grave perturbation dans les pacifiques opérations du commerce. Une nouvelle

(1) A&RIEN, II, ^k, 15. — DiODORE, II, 113.

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Tyr prit la place de Tancienne {Pal«'Tyroi)\ puis, quand Gyrus étendit au loin ses conquêtes^ les Phéniciens se soumirent à lui, préférant le payement d*un tribut aux chances d'une guerre. Ils conservèrent d'ailleurs leurs constitutions, et leurs rois nationaux, ainsi que le commerce continental de Tempire des Perses.

Ici le spectacle d'un peuple industrieux nous offre un intérêt bien plus puissant que les vicissitudes d'une dynastie. Nous le voyons s'élancer d'un territoire restreint et ingrat pour s'aventurer sur les flots, mettre à profit le bois que lui offre le Liban, et utiliser les anses nombreuses de la c6te; placé sur les confins des trois parties du monde, il recevait d'une main les productions de l'Asie et de l'Afrique, pour les offrir de l'autre à TEurope. A l'intérieur, il s'appliquait aux arts de la paix (1), et nous avons vu les rois d'Israël lui demander ses architectes, ses sculpteurs, ses ciseleurs et ses fondeurs en bronze (2). Les Phéniciens conservèrent, dans les constructions de leurs villes, beaucoup des habitudes troglody tiques, et la Phénicie est encore aujourd'hui parsemée de grottes; mais on ne trouve plus de monuments purement phéniciens, à moins qu'on ne veuille considérer comme tels quelques-uns de ceux de l'île de Chypre, principalement dans le voisinage de Larnaca, et quelques statues transpoilées à Londres des côtes de Barbarie. Nous en avons quelques-uns, modifiés par le mélange des types étrangers, comme le bas-relief égypto-phénicien de Garpentras, et d'autres gréco-phéniciens.

Les Grecs leur ont attribué la plus surprenante des inventions, celle de l'alphabet; mais les Grecs eux-mêmes rappellent des inscriptions antérieures à la migration de Cadmus, et peut-être les Phéniciens ne firent-ils autre chose que faciliter l'écriture par l'introduction du papyrus (3). L'alphabet phénicien était le même que celui dont se servirent les Hébreux jusqu'à Gyrus, et que les Samaritains conservèrent; mais ils eurent aussi des caractères sacrés et secrets. Les inscriptions connues jusqu'ici sont funéraires ou religieuses; et trois fragments d'écritures phéniciennes , récemment dé-

(1) Viderunt populum habitantem in ea, abique ntUlo Umore^juxta conwehidinem Sidoniorum, $ecurwn et quietum, Judic. XVIII, 7.

(2) Rois, III, 7, 13.

(3) Fr. Wbbkr, Versuch einer Geschichie der Schrçibkunst ; GœtUngue, 1807.

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couverts, attendent des interprètes dans les bibliothèques de la Propagande, du Vatican et de Turin (4).

On croit généralement qu'à Tembouchure du fleuve Bélus fut inventé le verre (2). Les Phéniciens s*en servaient peu u

(1) Ju8qu*en 1837 on connaissait 74 inscriptions phéniciennes, puniques ou libyques, reproduites ou interprétées dans Touvrage de Gesenius. Jusqu'en 1862 ce nombre s*est augmenté de 35.

(2) Les anciens connaissaien^ils le verre? Le plaçaient-ils à leurs fenêtres? Lopinion vulgaire répond, non; Thistoire, oui. Hérodotb (liv. III, § 54) parle de caisses de momies en verre, uotXoc; Aristophane le nomme dans les Nuées, v. 766, et dans les Achamaniens, v. 73 ; Aristotb également. Oauen enseigne la manière de le faire ; Lucrèce, Horace, Martial, Sâ- NÈQX7E, sont des autorités irréfragables. Pune (XXXVI, ch. 26) dit : Sidone quondam iis officinis nobili, siquidem etiam spécula excogitaverat. Hmc fuit antiqua ratio vitri. Peut-être indique-t-il ici qu'ils faisaient aussi les miroirs. Au temps de ce naturaliste, on donnait au verre toute couleur et toute forme, soit par le souffle, soit par le tour, soit même en le ciselant : Funditur in officinis tingiturque : aliud flatu figuratur, aliud tomo teritur, aliud argenti modo cxlatur (Ibid.). Il fait mention, avec Dion Cassius, d'un individu qui serait parvenu à rendre le verre malléable, chose qui, tout improbable qu*elle est, indique combien cet art était avancé. On a exhumé des fioles à Pompéi ; on a trouvé à Herculanum des pâtes de verre colorié pour simuler des pierres fines, conformément à ce que dit encore Pline : Fit et album et murrhinum, aut hyacinthos, sapphirosque imitatum et omnibus aliis colotHbus,,. maximus tamen honos in candido translucen* tibus, quam proxima cristalli similitudine. Le verre blanc, et qui se rapproche le plus de la transparence du cristal, était donc, comme aujourd*hui, le plus estimé. Néron paya 6,000 sesterces deux petits vases de verre, tant ce genre d*ouvrages avait acquis de perfection dans la forme et dans Tomement. On substitua même les coupes de verre à celles d'argent et d*or : Usus vitri ad potandum argenti usum et auri propulit. (Pline, ib.)

Peut-être les anciens auront-ils pensé de bonne heure au plus grand avantage du verre, celui d*en garnir les fenêtres en donnant ainsi passage à la lumière et non à Tair. Mais aucune autorité ne nous en donne la certitude pour les temps reculés. U en est fait mention pour la première fois dans Tambassade de FHébreu Philon; quand les envoyés d'Alexandrie comparent les fenêtres de verre aux fenêtres en pierres spéculaires : Totç CX(p Xtux^ 8ia9âvs<n irapaicXT)o(«o( XCOoic Fea, dans son Histoire de fart, commenta ce passage et recueillit plusieurs indices du second et du troisième siècle après J.-C., d'oii résulte indubitablement Tusage des vitres aux fenêtres. Monobz, dans le Dictionnaire d'antiquités de VEncyclopédie méthodique, en a réuni d'autres, mais tous des temps inférieurs, et dès lors inutiles, puisque Ton a trouvé à Herculanum des vitres entières, que Ton voit au musée de Naples. On découvrit en 1772 à Pompéi une croisée ayant près de trois palmes d'embrasure, dont les vitres carrées étaient grandes d'une palme.

Nous pouvons donc supposer qu'on en faisait déjà usage plus anciennement, quoiqu'on employât plus souvent les pierres spéculaires. Celles-ci étaient si transparentes que Pline, pour donner une idée de la simplicité du vernis qu'Apelle étendait sur ses tableaux , dit qu'on y voyait veluti

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pour les fenêtres, puisqu'ils laissaient leurs appartements ouverts à Tair libre. Le métal était préféré pour les coupes ; mais on couvrait de verre les parois des chambres, et Ton en faisait des ornements et des colliers, en le mêlant à l'ambre et à rivoire travaillé. Les premiers qui assistèrent à la transformation, par le feu, du sable en une masse transparente, étaient bien loin de s'imaginer que cette matière servirait à prolonger pour les vieillards le plaisir de la vue, à sonder les abîmes de deux, à découviir de nouveaux mondes dans les atomes imperceptibles, à procurer aux contrées septentrionales les productions des tropiques, à transporter dans l'hiver les fruits de l'été.

Les Phéniciens furent renommés aussi pour la finesse de leurs tissus. Un chien affamé, raconte-t-on , mordit dans un coquillage,|et la liqueur qu'il en fit jaillir teignit le poil de sa gueule d'un [rouge magnifique. Cette circonstance, observée, amena la découverte de la pourpre, dont la couleur n'était pas, au surplus, toujours rouge; il y avait encore la blanche, la noire, et d'autres nuances encore. On entendait, en général, sous ce nom, une teinture faite avec la liqueur extraite d'un certain Coquillage, pour la distinguer des couleurs végétales; onl'employait spécialement pour les étoffes de laine (1).

per lapidem specularem. Les plus belles venaient d*Espagne et de Cappadoce; d'autres se tiraient du Bolonais, et il y en avait, dans quelques endroits, dont la longueur allait jusqu'à 5 pieds. On n'en trouve plus de cette espèce ; elles furent remplacées par le verre, qui peu à peu devint d'un prix très modique. SéNéguB dit : Qumdam noslra demum prodisse memoria scimus, ut speculariorum usas, per lucente testa, clarum transmittentium lumen. Ep. 90.

(1) « Il est aujourd'hui bien reconnu, dit M. Dbshaybs dans sa description des mollusques de la Méditerranée {Expédition scientifique de la Morée, t. m, p. iOO), que le murex brandaris est la coquille qui fournissait aux anciens leur belle couleur de pourpre. M. Boblaye, pendant l'exploration de la Morée par la commission scientifique, a observé dans les ruines d*ane ville antique des amas considérables du murex brandaris, amas qu^il crut d'abord être semblables à quelques-uns des dépôts les plus modernes que l'on rencontre épars dans les plaines basses de la Morée ; mais, ayant remarqué que ces amas de rfiurex brandaris étaient formés de cette seule espèce, dont le test avait une altération particulière que ne présente pas celui des individus recueillis dans les dépôts modernes, ce savant demeura convaincu par l'ensemble de ces faits que ces amas étaient le résultat de la fabrication en grand de la teinture pourpre, dont ils étaient une preuve authentique. »

On peut consulter sur la pourpre, en outre des anciens, tels qu'AïusTOTB {Hist animal., 1. V, c. 13), Punb {Hist. nat,^ IX, 36, 37, 38), YrrRuve (VII,

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Nous ne pouvons, par malheur, accorder d*éIoges aux luugion. Phéniciens en ce qui touche leur religion, et la Bible rappelle à chaque instant leurs superstitions. Isis, allant chercher à Byblos répoux qu'elle a perdu, nous annonce que leur culte venait de TÉgypte ; dans les fêtes annuelles d'Adonis , une tète mystique était apportée par mer des rives du Nil dans cette ville, sur les monnaies de laquelle est Teffigie dlsis (1). L'Assyrie dut aussi répandre ses croyances dans l'Asie antérieure par le commerce et les expéditions guerrières à la suite desquelles elle transporta des. populations entières de la Syrie, de la Phénicie, de la Judée, sur les bords du Tigre et de l'Euphrate. Ce mélange se retrouve dans la théologie des Phéniciens, révélée par Thaut, qui la fit écrire par les sept frères Gabires, et par Esmoun ou Esculape, leur frère. Mais le fils de Tabion , le plus ancien des interprètes phéniciens, y ajouta beaucoup de fictions, qui la dénaturèrent; le dieu Surmobélus et Turus ou Gusarté, plusieurs générations plus tard, furent donc obligés de la dégager des allégories dont Thaut l'avait d'abord enveloppée (2). C'est encore ici la / parole divine exprimée par l'intelligence suprême, puis écrite, sur l'ordre de celui-ci, par les divinités planétaires, enfin révélée à la caste sacerdotale par les dieux inférieurs, incarnation graduelle analogue à celle des Yédas indiens. Le temps, le désir, le nuage, sont les trois grands principes des choses : les deux derniers engendrèrent l'éther mâle et l'air femelle, qui produisirent l'œuf d'où sortirent d'abord quelques animaux privés de sentiment, puis ceux qui sont doués d'intelligence, et le soleil, la lune, les étoiles, le feu, la.flamme, les tonnerres, dont le fracas éveille les animaux et les fait se mouvoir dans la terre et sur la mer.

Cette cosmogonie, suivant Sanchoniathon, tend à expliquer l'univers au moyen des causes matérielles, non toutefois sans un spiritualisme grossier. Il est fait aussi mention d'un Mochus, Phénicien, qui aurait voulu le premier démontrer l'origine de l'univers par la combinaison des atomes (3).

3), Fab. Columna, De purpura (Rome, 1614, in-4 : Richtbr), de Purpurm • antique et novo pigmenta; Gœltingue, 1741, in-4. — Amati, de Restitutione purpurarum, 3* édit. Césène, 1784. — Marti, Memorias sobre la purpura de los antiguos, restaurada en Espana, in-4 ; Madrid, 1779. — Schmidt, Forschungen aus dem Gebiete des AlterthumSj t. I, p. 96-212.

(1) LucŒN, De Dea Syra, ch. vu.

(2) Porphyre, sur Eusèbb, Prap. evang,, lib. I.

(3) Mochus ou Moschus, forme de son nom moins autorisée, qui Ta fait

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Duwu La religion populaire offrait là, comme en Assyrie , une succession de Baal, et d'autres divinités en rapport avec les astres (4). Baal, Saturne phénicien, avait deux yeux au front et deux à la nuque, deux fermés et deux ouverts ; quatre ailes au dos, dont deux étendues et deux repliées, plus deux à la tète. On racontait que, pour le salut commun, il avait immolé son propre fils, Jeud, et que dès lors on lui offrait des sacrifices sanglants ; c'était surtout des enfants que Ton faisait passer à travers la flamme, ou qu'on jetait dans la fournaise ardente qui brûlait dans la poitrine de son idole (2).

Àftaru. Au dieu mâle, comme dans toutes les religions orientales, ils associaient la divinité femelle, Astarté ou Vénus (3), objet d'un culte obscène dans Byblos, tandis qu'ailleurs le sang souillait ses autels. Us disaient que la déesse, voulant par-

rapprocher de Moïse, et qui doit peat^étre son origine à cette hypothèse même, était de Sidon, et, si Ton en croit Posidonius, il aurait, dès les temps antérieurs à la guerre de Troie, exposé le dogme des atomes.

(1) Baal, Beel est la forme phénicienne ou cananéenne ; Bel, d'où Bélus^ est la forme araméenne et babylonienne, toutes deux nettement distinguées par les Septante, d*un seul et même nom. Bel ou Baaly le Maître, désigné ainsi par ses serviteurs ou ses adorateurs, recevait les épithètes, souvent considérées elles-mêmes comme des noms propres, d'Adon, le Seigneur; de Molochy le Roi ; d'Adod ou Adad, le souverain des dieux, le Dieu suprême. LHdée de Dieu, dans cette conception purement théocratique, ne fait qu*un avec celle de Maître, et elle est principalement représentée par le nom de Baal ou Bel, qui entre comme élément fondamental dans un si grand nombre de noms composés, répondant aux points de vue divers, aux déterminations individueUes, ou aux applicàtions locales de cette divinité générale, une à la fois et multiple, des Sémites. Voy. Guioniaut, Notes et éclaircissements sur le t. H des Religions de l'antiquité, p. 873.

(2) EnsÈBB, Prép, évang,, liv. i, ch. dernier. — Minutius^ in Octav.

(3) Astarté, dit M. Maurt, est le nom que les Grecs ont donné à une des grandes déesses de la Syrie, et qui n*est qu*une corruption de celui iVAstarotht que portait à Sidon cette déesse. La ressemblance du nom d*A8taroth avec celui dAchera, ressemblance qui existait du moins pour des oreUles peu accoutumées à saisir les nuances qui séparaient les lettres hébraïques, fit confondre par les Hellènes ces deux divinités, qui offiraient, en leur qualité de grandes déesses, une certaine analogie, et le nom commun d* Astarté leur fut ensuite imposé à toutes deux. M. Moybrs cependant distingue nettement Achera d'Astaroth. U considère la première déesse comme une personnification de la terre et du principe humide. La seconde est, au contraire, à ses yeux une déesse céleste, d*une origine toute sabéiste. Cest la même que la Didon ou Elissa carthaginoise, que Ton adorait à Carthage comme la déesse suprême. Les anciens Tout tour à tour assimilée à Junon et à Vénus ; mais, afin de ne pas confondre cette Vénus avec celle de leur mythologie, ils la surnommèrent Aphrodite Uranie, c*est-à-dir6 la Vénus célesteé

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