CINQUIÈME SECTION
messeurs d'Alexandre jusqu'aux conquêtes des Romains.
y CHAPITRE PREMIER.
Itire des Grecs à Asie et £ Europe jusqvià ^ la mort d' Antigone.
Si."
ïo mort d^ Alexandre à celle de Perdiccas. ^
exandre était mort sans avoir rien ordonné t '^ ladminisiration de l'empire Ses généraux ^t mis de suite en possession des proconquises par leur secours, s'ils n'avaient it les Macédoniens , qui demeurèrent fidèles à ce de leurs rois. Us se bornèrent donc à prér, pendant la régence, leur grandeur fiiture. plus considérables étaient Léonnatus , Lysine , Aristonus , Perdiccas , Ptolémée, Python , seste. Ce dernier n'était pas à Babylone où s'ou- . ce grand débat; Antipater, le seul honune
fojes rhistoire des successeurs immédiats d'^Alexandre ,
iMaert \ et Gillies , History of ike world from the reign
hxsuder to that of Augustus. Le premier de ces Urres i
i des ovTiages de la jeunesse de Mannert
in. *
qai restai encore de la cour brillante de Philippe ^ n'y était pas non plus, et Cratère, l'un des plus anciens généraux , se trouvait absent comme eux ; enfin on en nomme <{uatre autres, qui ne s'élevèrent au premier rang qu'à la faveur de dissentions intérieures ; ce furent Eumène , Mélèagre , Antigone et Séleucus. Le premier était lié à Cardie ; appelé par Philippe c;t par Alexandre aux dignités les plus hautes de la noblesse macédonienne, il fallait qu'il se soutint ou qu'il tombât avec la famille royale ; aussi fut-il celui qui lutta pour elle le plus longtemps et qui déploya le plus de fidélité. Eumène était aussi habile à manier la plume qu'il ^t^ît vaillant et prud^Qt sur le champ de bataille : Alexai^dre s'en était servi alternativement pour les négociation^ et pour la guerre. Mélèagre était avec Attale à la tète de la phalange , du noyau de la puissance macédonienne. Antigone était gouverneur de Phrygie et des contrées voisines, qui avaient d'abord été administrées par Calas, chef des Thessaliens^ il y était encore à la mort d'Alexandre. Séleucus , pendant les dix premières années, demeura confondu parmi cette foule d'hommes valeureux et habiles qui s'étaient formés sous ce roi.
Sans compter Olympias ni les princesses, il y avait dans la famille royale trois personnes qui prétendaient à l'empire : d abord c'était un fils de Philippe, reconnu tel et portant le nom de son
père^ puis un fils d'Alexandre, dont on contestait la naissance ; enfin , Roxane , légitime épouse de ce monarque, réclamait la succession pour le prince que depuis six mois elle portait dans son sein. La première résolution des généraux fiit d'attendre raccouchement de Roxane*, en établissant un conseil de régence présidé par uu homme marquant. Alexandre lui-même semblait avoir désigné cet homme en remettant son anneau royal à Perdiccas : on convint donc que les autres généraux auraient des gouvemeniens, mais que la direction des affaires et la présidence du conseil lui iippartiendraient. Cette résolution déplut à Méléagre^ les Macédoniens de la phalange n'y virent qu'un moyen d'élever Perdiccas à la dignité royale : ils menacèrent formellement de se séparer du reste de l'armée, fls proclamèrent Arrhidée ^ , et l'on eut beaucoup de peine à les ra-
1 Philippe , surnommé Arrhidée , était le fils d'une danseuse thessalienne , et personne ne songeait sérieusement qu^il pàt régner. Hercule , fils d'Alexandre et de Barsine , ne pouvait pas plus j prétendre , car sa mère , fille d'Oxjarte , était nne captive,, ou, selon l'expression des Grecs, une esclare. En Macédoine, où dominaient l^s idées nobiliaires , ce fils de Tesclave aurait été encore. moins admis au gouyemement que dans tout le reste de la Grèce. Barsine était fille d'Artabaze , elle était Persane; mais Plutarque dit qu'elle arait reçu une éducation grecque. '
3 Voyez Arrien , de rébus post jilexandrum gestis , dans Photius , Bibliothèq. , pag. 3 1 5.