‹ Histoire universelle de l'antiquité, trChapitre 8 sur 17 · III · texte numérisé non relu

III

De la mort de Perdikcas jusqvUau meurtre commis ^$ur Alexandre Mgus et sur Koxahe.

L'influence de Ptolémée fit conférer l'aorninistration de la régence à Python et à Aridée ; mais cesi deux hommes n.'étaieïn pas de force à en supporter le&rdeau. A peine ils étaient arrivés en Syrie, qu'Eurydice, femme du Êiible* Philippe, débaucha leurs troupes et s'empara du gouyernement L'anarchie régna quelque temps dans le camp; mais par bonheur Anlipater. n'était pas éloignée il accourut avec l'armée, convoqua une assemblée générale, et se fit nommer régent à la place de Pçrdiccas. Dès qu'il fut élu , ' il procéda à une nouvelle division des provinces de l'empire^. Les princes indiens , Porus et Taxile , gardèrent celles de l'Inde , par le même motif qui détermina le maintien de Ptolémée en Egypte : c'est qrfon ne vit aucun moyen de leur arracher ce dont ils étaient en possession. Pyilion eut le gouvernement de tout le pays qui s'étend du Paropamisus au territqire de «ces princes, c!eàt-à* dire de Candahar jusqu'à l'Indus. Les contrées qui avoisinent le Paropamisus furent confiées au père de Roxane , Oxyarte ; la Bactriane et la Sogdiane j

1 Au commencement de Tan 32 1.

à Stanasor de Soli. Les troubles n'empêchaient donc pas qu'on ne s'occupât des provinces les plus éloignées. Dans cette répartition générale il y eut deux nominations qui furent les sources de toutes les guerres suivantes. Séleucus n'avait joué jusque-là qu'un rôle secondaire ; on lui donna le gouvernement de Babylone ; Antigone , outre la Phiygie et la Lyçie , eut le commandement suprême de l'armée qui allait marcher contre Alcétas , frère de Perdiccas , contre Eumène y son aUié,, et contre Attale , leur fidèle amL

Antipater cependant s'en retourna en Macédoine , emmenant avec lui toute la famiUe royale, et l'éloignant ainsi du théâtre où devaient se passer les principaux événemens. Quoique la guerre entre Antigone et {^umène parût terminée par la trahison de l'armée, ce dernier se jeta dans Nora , çt pendant les cinq années qu'il se maintint dans cette place forte ou même en rase campagne , il acquit une gloire immortelle , et fut mis par, les Grecs et par les Romains au rang des plus grands généraux qui aient jamais existé. Hiéronyme de Cardie n'a pas peu contribué à sa gloire : cet écrivain qui servait sous lui, et qui remplit en son nom plusieurs missions importantes, n'a pas négligé sans doute dans les ouvrages que le temps nous a ravis, de rehausser la gloire de son concitoyen. Depuis le règne de Phihppe , Eumène n'avait pas cessé un

seul instant d'employer tous ses efforts à soustraire les habitons de Cardie à la domination de la femille d'Hécatée. Ântigone laissa à ses officiers le soin de faire la guerre contre son rival. Quant à lui, il marcha en Pisidie contre Alcétas , Attale ^ , Docimus, Polémon et leurs amis, les £t prisonniers et occupa ce pays en la seconde année dé la 1 16.® olympiade, comme il occupait déjà le reste de l'Asie mineure.

Antipater tnourut en la même année en Macédoine , où il était revenu après avoir échappé à un projel bien, concerté par Eumène, qui voulait le Surprendre dans sa marche aux environs de Sardes; Pendant son absence, les Étoliens avaient marché

1 Atlale , après la mort de Perdiccâs , conduisit la flotte à Tyr, où Archclaûs lui remit les trésors que Perdiccâs lui avait confiés. Attale -voulut alors s^ établir, soit sur la côte, soit à Cnide , à Caunus on à Rhodes. Malheureusement pour lui il commença par attaquer les Rhodiens qui, dés la mort d''Alexandre , ayaient chassé la garnison macédonienne. lU artaiè'^ rent un6 flotte considérable , en donnèrent le commandement à Démarate , et battirent tellement Attale, qu^il ne put plus tenir la mer. Il se joignit donc à Aicétas , et tous deux défendirent les déâlés de lia Pisidie. Mais, après ayoir enfermé .Eumène dans Nora, Antigone accourut, battit leur armée et fit prisonniers Attale , Docimus et Polémon. Alcétas s^enfoit à Telmessus , dont les habitans avaient promis de .yiyre ou de mourir ayec lui) mais voyant qu'ils allaient le livrer, il vendit chèrement sa vie , se tua enfin lui-même , et ne laissa d^exposé aux outrages d^Antigone que son cadavre.

conire la Macédoine avec toutes leurs forces, et sans un hasard £ivorab]e, Polysperchon, qui tenait sa place , n'aurait jamais pu soutenir le choc des Étoliens et des Thessaliens réuàis. Déjà les premiers avaient pénétré en Thessali^^ déjà ils avaient déter<miné une grande partie des habitans à les suivre sous le commandement de Ménon , aïeul du roi Pyrrhus qui se rendit célèbre dans l'histoire de Rome; mais tout à coup une irruption des iEînianes rappela les Étoliens chez eux. Quand ils furent {Partis, la défaite de Ménon devint facile et la domination de la Macédoine sur la Grèce parut asisurée.

Tandis qu'Ahtigone était occupé de la guerre contre Eumène et de celle de Pisidie , tandis que Nora lui donnait de l'inquiétude « Ptolémée s'emparait de la Palestine, de la Cœlé*- Syrie et de la Phénicien S'il en faut croire l'historien delà Judée, une foulé de Juifs forent alors transférés à Alexandrie, où on leur concéda uH quartier en leur accordant de grands privilèges.

La mort d'Antîpater (eu 52o) fit changer beaucoup de choses. U avait nommé Polysperchon pour son successeur, mais celui-ci eut une si violente querelle avec Cassandre, fils <l'Anti{Uter, qui , d'iH près la volonté de son père^ devait partager le gouvernement avec lui , qu'il ne put être question de

1 Vers le milieu de Pannée Sai.

fi'empar^Br de la suprématie sur les autres généraux. Dès qu'Antigone apprit la mort d'Antipater, il cher* cha à gagner Eumène; car il voulait secouer le )Oug de l'obéissance envers la famille royale. Eumène avait taché déjà de se reconcilier avec Antipater : il aurait volontiers traité avec Antigone ; mais il se re* fusa à conclure la transaction, quand il vit qu'Anti-^ gone ne faisait aucune mention de la famille royale. Pendant les négociations il parvint à sortir de Nora^, rassembla des troupes en Cappadoce et reçut de Polysperchon des pouvoirs suffisans pour attirer à lui les Macédoniens et Surtout les ArgyraBpides^ qui tenaient toujours à cette ombre de roi. Polysper- (chon le mit à même aussi de puiser de l'argent dans le trésor ?. Cassandre , le rival de Polysperchon , s'était de sop côté Ugué avec Antigone.

Eumène , fort de ces ressources , eut bientôt ras* semblé une armée ; il menaçait la Phéi^cie et l'aurait infailliblement eiivahie'; si Antigone n'eàt battu

1 Au printemps de 3 19* - \

a II y en avait d^abord un à Suze , un autre avait été établi par Antipater à Quinda en Cilîcie ^ il y avait placé des gar- :diens très-dévoués à la Êiriiille rojrale : ils p'a/érent ce que demanditit Euinèiie , qui .présentait des ordres du roi ', tandis /^^Is refusèrent d^obéir à Antigone. Manner.t, pag. 9g et 100, a éclairci la chose ; il pense que les Argyraspides qu^Eumène s^est attachés en Çilicie, Avaient été tirés de Snze pour la garde de ce trésor.

la flotte royale qui venait seconder Tenti éprise en attaquant le pays du côté du sud. Du reste» Eumène jeut d autant plus de Êicilité à-répandre son amiée sur la par^e orientale de l'Asie mineure , que préicisém^ant en cette même année, la* seconde de la 1 1 S.'' olympiade, Antigone était occupé dans )a partie occidentale^ chasser tous ses rivaux, ou plutôt tous ceux qui ne voulaient pas le reconnaître pour maîtreL Il ne fut pas difficile à ce dernier, ayec une armée si]f>érijeure, d'expulser les gouverneurs de Lydie ^ de la petite PhrygLe, et plus t^d de la Carie. Il s'avança ensuite jusqu'à l'Hellespont et au Bosphore ; mais Polysperchon , quoique pressé par Cassandre, tenait toujours la mer Egée au nom du rpi, et.Glitus^, son amiral, hattit et dispersa les vaisseaux d'Antigone 4]uand ils osèrent l'attaquer dans le Bosphore près de Byzance. Néanmoins l'imprévoyance des ennemis d'Antigone leur attira une. défaite immédiatement après cette victoire navale , et l'empire des mers passa en ses mains. L'amiral de Polysperchon avait jeté l'ancre près de la cote d'Europe, et ne proyant pas possible qu'un ennemi qui venait de perdre dix-sept vaisseaux pût l'attaquer dans ce moment, il laissa ses marins sa disperser sur le continent, comme l'avaient fait les Athéniens à iEgos Potamos. Antigone ne fut pas moins vigilant que l'avait été Lysandre; U se servit de vaisseaux.de Byzance pour faire passer des troupes de terre, surprit les çniiemis

près du rivage et les rejeta pèle mêle sur leurs vaisseaux, qui furent contraints de partir sans ordre et sans commandement et de gagner la mer.. Nicanor, ayec le reste de la flotte vaincue» y attendait celle de Polysperchon, qui fiit entièrement détruite^, et Clitus lui -.même , qui était parvenu à se sauver avec un vaisseau , fîit tué en Thrace de la main des Barbares.

A partir de ce moment , Antigone partagea avec Ptolémée l'empire de la jnen En. Asie il n'avait plus à craindre qu'Eumène; aussi le sort de l'enapire dépendait-il de l'issue de son expédition contre ce prince. Mais accordons d'abord un regard -aux événemens d'Europe. Nous avons vu Antipater ramener en Macédoine toute la famille royale, excité Olyjnpias, qui s'enfuit en Épire. Tout était alors tranquille ; les Étoliens se bornaient à défendre leurs montagnes. Polysperchon devait. prendre les rêne» du gouvernement après la mort d' Antipater ; c'était un bon général; mais il était peu propre à diriger les affaire». Cassandre, âgé de vingt-trois ans, ce fils d'Antipater, qui ne devait ^occuper que la seconde place, réclama le pouvoir conmie étant le^uccesseur de son père : il s'aséura de l'amitié de Ptolémée et gagna le parti aristocratique d'Athènes , ainsi que des autres états où régnait une appai*ence de lir-

I 3iSv

(»69) bercé. ^ Avant de rompre avec Polysperchon , il eut soin de faire obtenir à son ami Nicanor le commandement de la garnison de Munychie, qui était entre les mains de Ményllus. Peu avant la bataille navale de Byzance, Cassandre était allé en Asie pour demander du secours à Antigone dont il- avait été quelque temps le -lieutenant Celui-ci lui donna des troupes et des vaisseaux ^ avec lesquels il se bâta de gagner Athènes, où Nicanor, son ami, commandait. Cendant Polysperchon avait tout essayé déjà pour se maintenir en Grèce et en Macédoine. Il avait commencé par engager* Olympias à y revenir au nom du -roi; puis il forgea Un décret de ce roi, qui le chargeait de rétablir partout les dé-

1 On lit dans Diodorc , . liy. XYIII , chap. 4^ , une anecdote qui fait bien connaître de quelle nature était Pindépendance de ces états. Les Atl^éniens envoyèrent pour ambassadeur k Antîpater, Démade, qui avait toujours gouyemé dans le sens des *Macédoniens : il devait le déterminer à rétirer la garnison de Mnnychie , selon spn ancienne promesse. — — Mais Antipater, qui avait été autrefois favorable à Démade, Rivait découvert dans les archives royales , api^s la mort de Perâiccas , dés lettres où cet orateur sollicitait ce dernier de venir en Europe pour Sauver les Hellènes. — — — Lorsque Démade réclama , au nom du peuple iithénien , Texécution dé la parole d^Antipater, celui-ci ne fit .aucune réponse, mais il livra Démade lui-m^me et son fils Déméas, aussi ambassadeur, aux gens qn''il avait, chargés de leçr chÂtîment. On les conduisit dans une mauvaise petite chambre où on les mit h mort.

a Diodore , liv. XVIII , chap. 54>

( 170) mocraties. Ce décret , long et pompeux, révoquait toutes les mesures desquelles se plaignaient les cités de la Grèce ^ Athènes y était remise sur Fanoien pied, et ce qui surtout pouvait. paraître ridicule, on lui rendait Samos , dont la famille royale ne pouvait disposer, tandis qu'on lui refusait Orope, que cependant cette famille avait en. son pouvoir, Gissandrë avsdt des partisans à Argos : * on y ^voya des lettres spéciales; on ei^cita le peuple à la sédition 9 et partout la foule* s'abandonnait à d'horribles excès. Olympias, que l'âge n'avait point adoucie, avait soif de sang, elle fut la pre* mière cause du massa^cre de la famille roysde. A Athènes, Nicanor^ souteiïu par Phocion et le parti oligarchique, surprit le Pirée.et se rendit ainsi maître de deux forts. Qlympias lui avait mandé, il est vrai, au nom de son petit -fils, de livrer l'un et l'autre a la répul)Hque d'Athènes , mais il tem-^' porisà, parce, qu'il s'attendait à voir, d'un instant à l'autre, arriver Cassandre. Ne voulant, pas résister ouve^rteraént, il se couvrit de divers prétextes; enfin Alexandre ^ lé propre fils de Polysperchon , qui était venu avec des troupes pour l'exécution de cet ordre, frémit à la vue de la cruelle démocratie qiii s'était formée;^ il jugea lui-même qu'il serait prudent de suivre le, conseil du parti aristocratique , et de ne quitter Munyjçhie et le Pirée que quand la guerre avec Cassandre serait finie. Polysperchon, qui voya-

geait ponr mettre ordre aux affaires de la Grèce , reçut en Phocide les partisans de Faristocratie qui s'étaient réfugiés près de son fils, et !notamment Phocion 9 mais en même temps il accueillit TàmiNissade de la dânocratie , qui , sous l'apparence d'une procé<hire criminelle , donnait cours à ses fureurs contre l'administration précédente. La nouvelle de l'arrivée de Cassandre et la situation générale des afiâires , déoidèreot Poljsperchon à sacrifier Taristocratie et ses plus nobles défendeurs. Il livra donc les fugitifs , et Phocion , l'un des hommes les plus généreux et les meilleurs de son temps , paya dé sa vie les égaremeùs de son jugement ^ Ce fut quatre jours aprèsf son supplice que Cassandre entra dans le Pirée ; retranché dans Munychie , il -m^iaçait Athènes, que Polysperchon tenait enfermée avec vingt- cinq mille hommes, afin de l'empêcher de s^avancer.

laissant à son fils et le soin de ce siège et une partie de- ses troupes^ Polysperchon s'avança vers le Péloponèse aviéc le gros de son armée: Les ha^jbitans de Mégalopolis s'étaient refiisés à obéir à son décret démocratique , il conçut la malheu^ reose idée de soumettre cette ville par la force. En comptant les étrangers et les esclaves, elle pouvait mettre sur ' pied quinze mille hommes.

I SiS.

Damis, son général, était un Arcadîen fort habile , qui avait pris part ht l'expédition d'Alexandre. Deux Ibis Polysperdhon pénétra dans la ville , deux fois il fut repoussé : non -seulement on vit périr dans cette occasion une. partie notable dç Farmée, mais la plupart des éléphàns que pour la première fois Antipater avait fait- passer d'Asie en Europe pour fi'en servir à la guerre. Cela fit perdre à Polysper- i chon toute sonîmportânce politique , et la prépon- ^ dérance appartint desoiinais à Cassandre : apprenant i que la flotte de Polysperchon avait été détruite par i Ai^dgone à Byzance $ et que lui-<-meme avait échoué i devant Mégàlo^oUs , les Athéniens se soumirent à i Cassandre; enfin les cruautés d'Olympias ouvrirent i à celui- ci le chemin de la Macédoine. i

Tant qu'ils avaient été èn^ guerre avec lui , les t AthéQiens s'étaient vu exclus de' là mer et du com- ) merce , et privés par là d'avantages qu'ils mettaient ' bien au-dessus du plaisir de goutsmer. Us ne furent donc pas niécontens quand levurs citoyens les plus considérés conclurent un traité aveÊ^Cas^diidre, qui n'eut pas de peine à accorc^er de!»' conditions favorables. Il n'insista pas sur quôlqhes ordonnances de son-père, qui avaient paru trop favorables à l'aristocratie des richesses. U admit k 4'eaàtier exercice des droits de citoyen, ceux qui possédaient environ neuf cents francs , tandis que son père ne les avait reconnus qu'aux possesseurs d'une fortune donble.

L'oligarchie reprit le dessus , et Démétnus de Phalère , qui, pendant cinq ans, avait précédemment dirigé les afiaires avec Phocion , en eut de nouveau le gouvernement ^ et le conserva dix ans. Il fut élu , il est vrai , mais ce n'était qu'une vaine apparence : une garnison macédonienne était dans Munychie, et cette élection fut la condition essentielle de la paix. A peine Polysperchon eut-il quitté la Macédoine, qu'Eurydice s'empara du rôle principal ; elle se disposait à empêcher, les armes à la main, le retour d'Olympias et du jeune Alexandre :£gus. Olympiàs alors avait été rejointe en Épire parPolysperchon, et , soutenue par les troupes de son frère iEacidas , elle s'était avancée jusqu'à Évii, petite ville sur le lac Lychnidus. Eurydice vint à sa rencontre avec une année ; mais^ par malheur pour elle , Gassandre avait marché sur le Péloponèse : il arriva trop tard pour la sauver. On vit Olympiàs et Euridice commander en personne et marcher dans les rangs de leurs .guerriers. 'Peu avant Fengagement Olympiàs se jeta entre les deux armées , leur montra et le jeune Alexandre et Roxane, et elle-même qui était la mère de deux rois auxquels les Macédoniens avaient sMong-temps obéi. On n'osa l'attaquer , il y. eut des pourparlers , et , d'un élan général , toute l'armée ^e rangea du côté d'Olympias. Eurydice essaya de gagner Am-

ptupiiiâ. XLMA dit n& avec itjtk cun. Ce a •îuû poôc aa^ pevi b n^ dîAjmpÏAi . elle âc locr le PhiKpfie Jkrri^kiee. ei cie liwiti à Enfaei ckuiz du pLrigmrd , da poûon ov de lii i|acik lai envovik; miàis ccUfr^î s* propre ceÎAiiire. On mit a iBort ooft do

amis de Ca^ttaadre,

Ce triomphe fiii de courte doiécL Ce assiégeait Têgee quand Enrjifice rapphi seconnL II précipiu «a marche; occufiit le nord-est de la ThrtmiKr, cl les Étoliens, gardaient les Thcnnopjk!;' s embarqua donc en Locride, reprit npmi .valie, et de la sorte tourna la positîoB. I temps il envoya Calas, pour de la Thessalie, en sorte que droit sur Pydna, ou s'êtaioit Cette femme soufint les privatioiu el h long siège; néanmoins, et malgré MB elle fut contrainte de se rendre ao Tannée suiii^nte ( 5 1 G). Pour s'en défiîie, (^^^ fut obligé de se ser\ir de la vengent A d*£uridice : quoique , conformémoBl ^^ institutions, il eût fait condamner OVv peuple, il ne pouvait compter, pc^\^ ni sur ce peuple ni sur l'armée.

l'ai

de,

Polysperchon chercha d'abord . un refuse en Étolie, il passa ensuite dans le iPéloponèse, où il gouverna Corinthe , l'Élide , l'Âchaie ; son fib Alexandre habita Sicyone. Pour lui, il s'établit à Corinthe : la Messénie leur obéissait à. tous deux, et ils disputaient à Cassandre la possession d'autres lieux. Celui-ci était maître d'Argos et de la côte orientale, de la Thessalie et de la Macédoine, et quelquefois il marchait contre Polysperchon dans le Péloponèse; enfin U détenait Alexandre iEgus et sa mère dans une' forteresse, où ils étaient traités comme de simples. particuliers.

ReportODS notre attention sur l'Asie : Eumène , avec l'armée qu'il avait levée dans l'Asie antérieure, n'était pas de force, à 3e mesurer avec Antigone ; il crut devoir attirer à son parti les satrape^ des provinces lointaines , qui obéissaient ordinairement à cette ombre de puissance royale quand çUe n'ordonnait rien de contraire à leurs intérêts. Eumène se hâta donc d'arriver en h^ute Asie ^. Python qui.

1 Voici en peu de mots la liaison tles faits. Aridée , qui dcpais la mort de Perdiccas jnsqu^à TarriT^^e d^Antipater, arait partagé avec Pj^thon le gouvemement de Fempire , 'tenait en* cote dans la Phrjgie vers THelle^^nt. Il fallait qu^Antiçone le diassât a^ant de rien entreprendre contre Eumène. Sur ces entrefaites Eumène entra 4< nouveau en Phénicie avec une année de i5,ooo hommes. Ptolémée , toujours prudent, né voulait pas s^engager dans une lutte sur terre : Eumène mar-

chassé (le là Médie par les autres satrapes , s'était enfui près de Séleucus à Babylone, èt-Sélcucus lui* ni(ème, refusèrent de se conformer au^ décrets royaux^ ils cherchèrent à détacher les Argyraspides du parti d'Eumène. Ne pouvant y parvenir, ils essayèrent de le perdre; mais il leur échappa. U trouva dans Suze ^'immenses trésors, fruit du butin d'Alexan* dre, et dans les provinces supérieures, une entière déférence aux ordres du roL

Malheureusement dans le moment où l'unité dn commandement était le pluâ nécessaire, elle fut détruite par les prétentions des satrapes , et Peuceste réclama la-sup;*ématie comme un droit Mais Eumène créa des réunions qui se tenaient dans.un^ tente magnifiquement décorée , et. qui devait être comme le siège ^du pouvoir royal. Toutefois il ne put conserver son influence dans ce conseil que par la réputation de prudence qu'il s'était acquise dans les derniers temps , et au moyen de la distribution des sommes trouvées dans le trésor de Suze^ qui lui furent confiées à lui seul. Dès que \e pre-

iV-ik

cjiait de yUle en TÎlle , quand tout à coup il apprit qn^Antîgone avait terminé heureusement toutes ses affaires de TAsit mineure, et quMl sWançait contre lui k la tête d^une annét de ^i^oofi hommes. A cette nouyelle Eumène tràyersa la Ccelé- Sjrrie , suivit POronte , passa TEuphrate à Zeugma , et campa près dft CiarThaB en Mésopotamie , à p«a près à dix-huit li««es de B«b)i<m«.

( 177) mier danger fut passé , la division se mit dans l'armée. Antigone avait suivi de près Eumène; il avait gagné Python ; Séleucus lui avait fourni des troupes ; enfin , il occupait déjà Suze et faisait le siège de la citadelle; mais quand il voulut s'approcher de Persépolis, il fut repoussé et contraint de prendre ses quartiers d'hiver en Médie. Bientôt il en sortit par le chemin le plus court et le plus difficile , et vint en Perse surprendre l'ennemi. Eumène albrs était en discussion s^vec Peuceste au sujet du commandement ; il marcha à la rencontre d' Antigone jusqu'aux frontières de Médie : une bataille était inévitable. Il y avait égalité de nombre et de valeur j l'issue fut incertaine, çt dans une suite de combats, de manœuvres, de marches et de contre-marches ^ les deux généraux firent assaut d'habileté et de tacdque. Us n'avaient pjas , comme Alexandre , affaire à des Barbares ; Grecs , ils combattaient des Grecs j Macédoniens , ils luttaient cpntre des Macédoi^iens. Eumène cependant avait bien plus à se défendre de la trahison que de la force ouverte. Ce fiit elle qui le mit enfin entre les mains d' Antigone. L'armée qu'il dirigeait de ses conseils était répandue sur toute la Gabène. Il y avait souvent six jours de marche d'une division à l'autre. Antigone, qui était rentré en Médie , chercha à profiter de cette sécurité, et prenant, au Ueu de la route, qui était de vingt-cinq journées, une traverse par laquelle le

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