‹ Histoire universelle de l'église catholique ... avec une table générale méthodique et très complète (volume 2)Chapitre 331 sur 679 · HER · texte numérisé non relu

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T. Résumé sur les hérésies.

Le démon, qui est le grand hérésiarque, le père de toutes les hérésies, a varié habilement ses attaques contre la vérité catholique depuis les premiers siècles jusqu'à nos jours ; mais, quelque nombreuses que soient les hérésies, on peut les réduire à trois classes principales, suivant qu'elles attaquent l'un ou l'autre de ces trois grands dogmes qui soutiennent le monde: Dieu, Jésus-Christ, l'Église ; et comme, en général, les hérésies n'ont attaqué que tour à tour chacune de ces grandes vérités, leur histoire peut par là se diviser en trois époques : la première, celle des hérésies contre Dieu ; la seconde, celle des hérésies contre Jésus-Christ; la troisième, celle des hérésies contre l'Église.

Première époque (depuis Jésus-Christ jusqu'à Constantin). Pendant les trois premiers siècles, en effet, les hérésies s'attaquent surtout au dogme de l'unité de Dieu. L'idolâtrie, d'abord, qui n'est qu'une vaste et formidable hérésie, répand à torrents le sang des chrétiens qui croient à un seul Dieu ; mais l'idolâtrie a des auxiliaires. La grande hérésie de cette époque est le gnosticisme, qui se fond bientôt avec le manichéisme, et qui pose comme dogme la distinction des deux principes, l'un bon, l'autre mauvais, tous deux coéternels. Le sabellianisme, qui paraît au milieu du troisièmfc siècle, attaque la trinité des trois personnes divines. — Mais dix-huit millions de martyrs n'auront pas en vain répandu leur sang. Constantin publie son édit en faveur du Christianisme et clôt par là la première époque de l'histoire des hérésies. — Voir sur cette époque les mots : Idolâtrie, Gnosticisme, Manichéisme, Sabellianisme.

Seconde époque (depuis les commencements d'Abius, en 313, jusqu'au douzième siècle). Ce qui ouvre, ce qui domine toute cette seconde époque, qui a pour caractère une incessante attaque contre la personne de Jésus-Christ, c'est la grande hérésie arienne, qui essaye d'effacer du monde la croyance à la divinité du Christ. Son triomphe eût été celui de Satan et la mort de l'Église; mais l'Église ne peut mourir. La personne de Jésus-Christ échappa victorieuse aux mains de ces bourreaux de sa divinité ; mais elle fut alors de nouveau et tour à tour attaquée par les Nestoriens, qui voyaient en Jésus-Christ deux personnes j par les Eltycbiëns, qui confondaient ses deux natures; par les monothélites, qui ne faisaient pas la distinction de ses volontés et de ses opérations ; par les iconoclastes, enfin, qui brisaient ses images et celles de ses

saints. Vains efforts! les Papes, les conciles œcuméniques et les docteurs de l'Église, qui paraissent toujours en plus grand nombre au moment où l'Église semble courir de plus grands dangers, renversent tour à tour ces puissantes hérésies. L'arianisme est condamné aux conciles de Nicée en 325 et de Constantinople en 381 ; le nestoriarisme à celui d'Éphèse en 431; l'eutychianisme à celui de Chalcédoine en 451 ; le monothélisme à celui de Constantinople en 680 et 681 ; l'hérésie des iconoclastes à celui de Nicée en 787. — Voir sur cette époque les sept premiers conciles œcuméniques, au mot Conçues, et les mots Arianisme, Nestorianisme, Eutychianisme, Monothélisme, Iconoclastes.

Troisième époque (depuis le douzième siècle jusqu'à nos jours). C'est le tour de l'Église. Son autorité, ses sacrements, sa hiérarchie sont attaqués avec rage au douzième siècle par les différentes sectes de la grande hérésie albigeoise, où l'on retrouve l'ancien manichéisme plus ou moins transformé ; puis par Wiclef et par Jean Hus au quinzième siècle ; puis surtout, au seizième siècle, par Luther, Calvin, Zwingle et Henri VIII, et par les innombrables sectes dans lesquelles s'est fragmenté le protestantisme. Mais l'Église a de nouveau vaincu, par ses Papes, par ses martyrs, par ses conciles, par ses docteurs, tout l'effort de ces hérésies. Le quatrième concile œcuménique de Latran et les savants docteurs» du treizième siècle ont eu raison de l'hérésie albigeoise ; les conciles de Bille et de Constance ont triomphé de l'hérésie de Wiclef et de Jean Hus ; le concile de Trente, enfin, a vaincu par avance le protestantisme et toutes ses sectes. Aujourd'hui l'hérésie en est presque venue à ne plus attaquer que le chef de l'Église, le Pape. Pour être plus restreinte cette attaque n'en est pas moins dangereuse ; mais l'Église sera encore victorieuse, et le pontificat de Pie IX, l'illustre vicaire actuel de Jésus-Christ sur la terre, marquera ce nouveau triomphe de la vérité. — Voir sur cette époque, outre le mot Conciles, les mots Albigeois, Wiclef, Hus, Protestantisme, etc.

HÉRIBERT (saint), archevêque de Cologne en 999, VII, 209. —Sa mort en 1021, 264.

HERLEMBALD (saint), VII, 439-441.

HERMAN de Lorraine, comte de Luxembourg. Il est élu roi des Romains (fin de 1080), VII, 612. — Il se dispose à venir au secours de Grégoire VII, attaqué par Henri IV, 615. — Conférence de janvier 1085 entre les partisans d'Herman et ceux de Henri, 620, 621. — Concile de Quedlinbourg en 1085, 621.

HERMAN (le bienheureux), solitaire en Al-

ÏIER

Icmagne. Sa mort en 1326 ou 1327, X, 385.

HERMAS (saint), un des Pères apostoliques'. Il écrit à Home son livre intitulé le Pasteur, II, 627. — Examen de cet ouvrage, 661, 662.

HERMELAND (saint) de Noyon, V, 534.

HERMÉNIGILDE (saint), prince des Wisigoths, fils de Lévigilde. Sa conversion en 580 ; sa résistance à son père, V, 175-177. — Son abandon, sa fuite, sa captivité, son martyre en 586, 177, 178.

HERMÈS, philosophe presque fabuleux de l'Egypte. Nombre incroyable des livres qui portent son nom, II, 127. — Doctrine et authenticité de ces livres, 127, 128.

HERMÈS, évêque de Béziers en 462. Ses rapports a\ec le Pape saint Hilaire, IV, 576.

HERMÈS (Georges), hérétique de nofre siècle. Ses erreurs sont condamnées par le Pape Grégoire XVI. Elles consistent dans la confusion la plus malheureuse entre la raison et la foi, l'ordre naturel et surnaturel, l'Église et le pouvoir politique, XIV, 657.

HERMOGÈNE, hérétique du second siècle, qui fut réfuté par Tertullien. Il admet l'éternité de la matière. Ses autres erreurs, III, 122.

* HÉRODE le Grand ou l'Ascalonite, fils d'Antipater (voir ce mot). — Commencements d'Ilérode sous Hyrcan II, II, 333. — Hyrcan ayant été renversé par Anligone, fils d'Aristobule II, Hérode s'enfuit. Règne d'Antigone, 333, 334. — Le sénat romain proclame Anligone ennemi de Rome et Hérode roi des Juifs (40), 334. — Mort d'Antigone, avènement d'Hérode ; le sceptre sort de la maison de Juda, 334, 333. — Crimes d'Hérode; par jalousie il fait noyer le jeune Arislobule, frère de Mariamne, 336. — Mort de Joseph, oncle d'Hérode ; emprisonnement d'Alexandra, mère de Mariamne, 337, — et de Mariamûe elleméme, 338. — Mort du vieil Hyrcan, dernier rejeton mAle de la race des Machabées, 338. — Faveur d'Hérode près d'Anloine, 337 ; — puis près d'Auguste, 338. — Mort de Mariamne, 339, — et d'Alexandra, 340. — Hérode élève des temples à Auguste et bâtit un théâtre à Jérusalem, 340. — Ses nouveaux crimes, son impopularité, 340, 341. — Restauration du temple, 342. — Voyage d'Hérode à Rome. — Son retour à Jérusalem. — Il profane les tombeaux de David et de Salomon, 343, 344. — Barbarie avec laquelle Hérode traite sa famille. 11 fait mourir ses fils Alexandre et Aristobule ; extinction de la race des Machabées, 345, 346. — Paix universelle; le Messie va paraître, 347-349. — Résumé de l'histoire d'Hérode jusqu'à la naissance de Jésus, 372, 37-1. — Ses nouveaux crimes. Il fait périr son

fils Anlipafer, 372, 373. — Le massacre des Innocents, 373, 374. — Hérode est véritablement le type des souverains athées, 373. — Mort d'Hérode deux ou trois ans après la naissance du Christ, 374.

HÉRODE ANTIPAS, fils d'Hérode le Grand, tétrarque de Galilée à la mort de son père, II, 378. — Il épouse Hérodiade, femme de son frère Philippe. Il fait couper la tète à Jean-Baptiste, qui lui reproche cet adultère, 378, 419. — C'est à cet Hérode que Jésus-Christ fut envoyé par Pilate (voir Jésus-Christ). — Disgrâce d'Hérode auprès de Caligula. H est envoyé avec Hérodiade en exil à Lyon, où tous deux meurent misérablement, 537.

HÉRODE AGRIPPA, roi de Judée, II, 378.

— Le tétrarchat de Galilée lui est donné par surcroît après la disgrâce d'Hérode Antipas, 536, 537. — Il fait mourir par le glaive l'apûtre saint Jacques le Majeur et jette saint Pierre en prison, 537. — Ses autres crimes ; Dieu le frappe ; sa mort, 537, 538.

HÉRODIADE, femme de Philippe, puis d'Hérode Antipas ; c'est à son instigation qu'Hérode fit périr saint Jean-Baptiste, II, 378, 419, 420.

HÉRODOTE, célèbre historien grec, né en 484 et mort dans un Age très-avancé. — Plan de son Histoire ; le centre en est la Grèce ; elle n'a point d'unité, II, 210, 2H.

HÉRUL.ES, un des peuples barbares qui envahissent l'empire romain. En 476, conduits par Odoacre, ils mettent fin à l'empire d'Occident, IV, 601. — Conversion des Hérules en 528, V,

HERVÉ, trésorier de Saint-Martin de Tours en 1004. C'est lui qui fait reconstruire cette église, VII, 251.

HESCHAM, quinzième kalife des musulmans.

Voir Hécbam.

HÉSIODE , poète grec. Des fragments de vérités qu'on trouve dans ses poèmes. Comment on y voit clairement constatés les dogmes de la création, de l'innocence primitive, de la chute et du déluge, II, 201, 204, 206.

HÉSIUS (Nicaise), l'un des martyrs de Gorcum en 1512, XII, 848.

HESSE D ARMSTADT (Frédéric de). Sa conversion en 1636, XIII, 379.

HESSE-DARMSTADT (Frédéric- Auguste- Charles, prince de). Son retour à la foi catholique vers 1817, XIV, 539.

HESSE-RHINFELS (Ernest, landgrave de).

Sa conversion en 1652, XIII, 379.

HÉSYCHIUS (saint), solitaire, disciple de saint Hilai ion vers 356, IV, 55, 56.

HEU — 215 — tilL

HEURES CANONIALES. A qui saint Isidore de Sé ville en rapporte la création, V, 392.

HEXAPLES, édition de la sainte Écriture à six versions différentes, III, 224.

HIDULPHE (saint), abbé, puis évôque de Trêves vers 666, V, 535.

HIÉRARCHIE CÉLESTE (la), ouvrage de sainl Deny3 l'Aréopagite, III, 32-35.

HIÉRARCHIE ECCLÉSIASTIQUE. De la hiérarchie ecclésiastique au premier siècle, II, 614-616. — La hiérarchie de l'empire romain a pu servir de modèle à l'Église dans l'organisation de sa hiérarchie (évêchés et métropoles), 615. — Analyse du second livre des Offices ecclésiastiques, de saint Isidore de Séville, qui a rapport a tous les ordres de la hiérarchie ecclésiastique, V, 393, 394. — Voir Pape, Évêques, Prêtres, Sacerdoce.

HIÉRARCHIE ECCLÉSIASTIQUE (la), ouvrage de saint Denys l'Aréopagite, III, 32-35.

HIÉROCLÉS, gouverneur de Bithynie, puis d'Egypte, au commencement du quatrième siècle. 11 oppose à l'Evangile l'histoire fabuleuse d'Apollonius de Tyanes, II, 582 ; III, 372. — Son ouvrage intitulé Philaléthès, dirigé contre les chrétiens. Ses cruautés contre eux. 11 est à la fois bourreau et philosophe, 372.

HIÉROGLYPHES. Ce que c'est que les hiéroglyphes ; signification du bélier, du scarabée, de l'épervier, etc., I, 209. — Quels vestiges de vérités peut-on rencontrer dans les hiéroglyphes, II, 199.

HIÉRONYMITES, congrégation fondée par Pierre de Pise en 1337, XI, 427.

HILAIRE (saint) de Poitiers. — Sa vie. Sa conversion; son zèle pour la foi catholique; l'Église de Poitiers le demande pour évéque, III, 611. — Son élection en 356. — Saint Hilaire apparaît comme le grand adversaire de toutes les hérésies de son temps, et surtout de l'arianisme. — Il écrit à Constance contre les Ariens ; son courage; il est exilé par l'empereur, 619. — Ses lettres à Constance contre les anoméens. Portrait qu'il trace de cet empereur dans son livre contre lui. Son retour en Gaule, 637-6 10. — A la requête du concile provincial de Bordeaux le Saint-Siège a proclamé saint Hilaire docteur de l'Église universelle, 641. — Sa mort en 367, IV, 14. — Ses ouvrages. Ses douze livres de la Trinité, leur analyse, III, 623, 624. — Son livre des Synodes, 628, 629. — Ses Homélies et Commentaires sur l'Écriture sainte. Ce qu'en ont retrouvé don; Pitra et le cardinal Mai', 640, 641 . — Son livre contre l'hérétique Auxence, IV, 13, 14. — Ses Commentaires sur les Épilres de saint Paul;

précieux fragment sur la procession du Saint- Esprit, 13, 14.

HILAIRE (saint), évéque d'Arles en 428, IV, 381, 382. — Son influence en Gaule. Conciles qu'il préside, 466, 467. — Il dépose il licitement deux évêques. Sa condamnation a Home, 407, 468. — Lettre du Pape saint Léon et constitution de l'empereur Valenlinien III, en 445, contre les envahissements de saint Hilaire sur les droits du Siège apostolique, 468-470. — Pénitence de saint Hilaire ; sa mort, ses funérailles en 449, 471.

HILAIRE, Pape le 19 novembre 461, successeur de saint Léon le Grand, IV, 575. — Sa fermeté dans les affaires d'Hermès, évêque de Béziers, et de saint Mamert, évêque de Vienne, 576, 577 ; — dans celles de Silvain, évôque de Calahorra en Espagne, et d'Irénée, évêque de Barcelone, 578, 579. — Sa conduite énergique contre l'hérétique Philotée. — Sa mort le tO septembre 467, 580.

HILAIRE (saint), évêque de Mende en 534,

HILARION (saint), solitaire. Ses commencements en 307, III, 461. — Abrégé de sa vie, 559, 560. — Son pèlerinage en Égypte, particulièrement aux lieux sanctifiés par la présence de saint Antoine, son maître, 618. — Ses autres voyages; sa mort en 370, IV, 55, 56.

HILDERERT (le bienheureux), évêque du Mans en 1097, VII, 765, 766. — Sa conduite lors de l'emprisonnement du Pape Pascal II par l'empereur Henri V, VIII, 40, 41. — Sa translation en 1125 à l'archevêché de Tours. Saint Bernard le persuade de reconnaître le Pape Innocent II. Sa mort en 1131, 185, 186. — Ses ouvrages. C'est lui qui s'est servi le premier du mot transsubstantiation, 186, 187. — 11 est entièrement faux qu'Hildebert ait écrit contre les appels au Pape et ait attaqué la papauté dans ses vers, 187, note.

HILDERRAND, roi des Lombards en 744,

HILDEBRAND. C'est le nom de saint Grégoire VII avant son avènement au Saint-Siège.

— Son origine, ses commencements, VII, 321, 322. — Saint Léon IX le nomme cardinal, 323. — Il est chargé par le peuple et le clergé de Rome de choisir en leur nom tel Pape qu'il jugerait à propos, 377. — 11 procure l'élection au Saint- Siège de l'évêque Guebhard, qui prend le nom de Victor II, 377, 378. — Le cardinal Hihlebrand est envoyé en France comme légat de Victor II pour y réprimer la simonie, 392, 393.

— Il tient à Tours un concile où Lanfranc force Bérenger d'abjurer ses erreurs, 393. — 11 rétablit partout la discipline en France et réforme

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