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544 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXIV. — De 154
évangéliques dont lui’ parlait Govéa, et de les amener avec lui L'ambassadeur, qui connaissait Ignace particulièrement, et qui
1515 de 1 Son es]
confessait même à lui, lui montra l'ordre de son maître. Le Père d nt que c'était au Pape à décider là-dessus ; mais que, s’il osait dire 50 pit ra | sentiment, il serait d'avis qu'on ne donnât que deux Pères pour le me . Indes. Comme Mascarégnas insistait sur le nombre marqué par le roi pe à Mon Dieu, repartit Ignace, si, de dix que nous sommes, six allaien@ #1" aux Indes, que resterait-il pour tous les autres pays du monde? L& puise Pape, à qui Mascarégnas fit toutes les instances possibles, renvoy EL Lis l'affaire au père Ignace, qui ne se relâcha point ; de sorte que l'a N + ss bassadeur de Portugal n'emmena que Simon Rodriguèz et Nicola ps hérés Bobadilla, lequel étant tombé malade fut remplacé par Françoise En fre Xavier : deux hommes pour conquérir l'Inde et le Japon. pigion d
Arrivés à Lisbonne, les deux missionnaires se mirent à y travaille Lo po
au salut des âmes, en attendant que partit le vaisseau amiral, su
lequel ils devaient s'embarquer avec Martin-Alphonse Soza, qui com r sh mandait la flotte royale; et leurs travaux, dès les premiers jour lies
leur méritèrent le surnom d'apôtres, qui est demeuré, dans | Hi royaume, à leurs successeurs. Quelques seigneurs de la cour, ravi du zèle de Xavier et de Rodriguèz, représentèrent au roi qu'il serai plus à propos de retenir l’un et l’autre en Portugal que de les en voyer aux Indes.
Les deux Pères, qui avaient leur mission pour le Nouveau-Monde ayant entrevu le dessein des Portugais, écrivirent aussitôt à Rome! et conjurèrent leur père Ignace de faire parler le Pape en leur faveur. Paul II ne voulut point s'expliquer, et fut d’avis de laisser les Por tugais maîtres de l'affaire. Ainsi le père Ignace manda aux deu pères, qu’ils devaient suivre la volonté du roi de Portugal, qui, et cette rencontre, leur tenait la place de Dieu. Mais il ajouta que, si 1 roi, par hasard, voulait savoir son sentiment là-dessus, ils pouvaie lui dire que sa pensée était que François-Xavier allât aux Indes, € que Simon Rodriguèz demeurât en Portugal. Le roi reçut ce consei comme un oracle, et François-Xavier partit seul pour la conquête d l'Inde et du Japon.
La joie qu'eut Ignace de voir ses compagnons engagés dans le emplois de l’apostolat fut un peu troublée par les oppositions qué mirent les trois cardinaux à son grand dessein. Il continua néanmoin ses poursuites auprès du Pape avec plus de chaleur que jamais. | redoubla en même temps ses prières auprès de la divine majesté
Pis endur nirma <
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avec une extrême confiance ; et, comme s’il eût été assuré du succès
il promit un jour à Dieu trois mille messes en reconnaissance de ls grâce qu’il espérait obtenir.
Ve LOU. — De à de ère chr.J DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 545 Qnener avec EE Sn espérance ne fut pas trompée. Le cardinal Guidiccioni se ièrement, et qui mtit tout à coup changé, sans savoir pourquof, et ce changement naître. Le Père din; 1; parut à lui-même si étrange, qu'il ne douta pas que Dieu + S'il osait dire so pen fût l'auteur. 11 lut l'écrit qu’il n'avait pas voulu regarder; et, eux Pères pour le Wrès l'avoir bien examiné, il dit que son sentiment était toujours, marqué par le PIED, cénéral, qu'on ne devait pas recevoir de nouvelles congrégations mmes, Six allaie v'igieuses, mais que, pour celle qui se présentait, il ne pouvait pas ys du monde? Dopposer. Il avoua même qu'elle lui semblait nécessaire pour repossibles, NO idier aux maux de la chrétienté, et surtout pour arrêter le cours de sorte que l'a is hérésies qui se répandaient par toute l'Europe. driguèz et Nicola À En effet, il ne paraissait presque plus aucune trace de l'ancienne ace par François migion dans l'Allemagne, où les luthériens et les anabaptistes, di- Japon. es en plusieurs sectes contraires , s'accordaient seulement enairent à y travaille Bemble pour ruiner la foi catholique. L'Angleterre, séparée de Rome, see amiral, di Duivait les égarements de Henri VIIT, qu'elle reconnaissait pour chef 1e Soza, que com l'église anglicane, La Suisse, le Piémont, la Savoie et tous les pays SP OU isins étaient infectés des erreurs de Zwingle et d'Oecolamlemeuré, dans ue. La France se ressentait en plusieurs endroits de la contagion s de la RARE NS Genève, et il n'y avait pas jusqu’à l'Italie où le venin ne se fût au roi qu'il serai Lisé. Calvin y avait porté son Fistitution, traduite en français, et al que de les en Miait si bien insinué dans l'esprit de Renée, duchesse de Ferrare, le de Louis XII, que cette princesse avait embrassé l'hérésie avec Due partie de sa cour.
à Le Pape jugea, de son côté, que l’Église, dans des conjonctures si Mnestes, avait besoin d’un secours'extraordinaire: Il apprit en même Pmps que les disciples d’Ignace, qui étaient employés hors de Rome, Meillaient partout l'esprit du christianisme, et que les pécheurs les Ps endurcis ne pouvaient résister à la force de leurs paroles. Paul IIT bufirma donc l'institut d'Ignace, sous le nom de la Compagnie de Daus, par sa bulle du vingt-septième de septembre 1540. Cette bulle ent l'éloge des dix premiers Pères, et porte en termes formels iln'y a rien que de bon et de saint dans ce nouvel institut, dont présente le plan et l’ensemble. Le Pape leur permit, par la même “ile, de dresser des constitutions telles qu'ils jugeraient les plus Dopres pour leur perfection particulière, pour l'utilité du prochain Mpour la gloire de Notre-Seigneur. Il est vrai qu'il limita le nombre camais, 1° P'ofès, et le restreignit à soixante. Mais il Ôta cette restriction dat a dela \ans après, par une autre bulle ; et ce fut l'intérêt de la chré- | POUSSE lle qui l'obligea d'en user ainsi, comme il le déclare lui-même. | assuré du mr Dès que le Saint-Siége eut anprouvé la compagnie de Jésus, Ignace onnaissance de qu'il fallait commencer par élire un chef; et, pour cet effet, il - ipela à Rome, avec la permission du Pape, ceux de ses compa- XXII, 35
> Nouveau-Monde
aussitôt à Rome ape en leur faveur de laisser les Por : manda aux deu Portugal, qui, et il ajouta que, sil ssus, ils pouvaien allât aux Indes, e oi reçut ce consei our la conquête d
engagés dans le s oppositions qu ntinua néanmoin
| Fra
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gnons qui pouvaient s’y rendre ; car Xavier et Rodriguèz étaient à] cour de Portugal; Lefèvre était à la diète de Worms, et Bobadill avait ordre expressément du souverain Pontife de ne point quitter]
royaume de Naples que les affaires qu'on lui avait mises entre le
mains ne fussent finies. Tellement que ces quatre Pères n’assistère point à l'élection ; les deux premiers laissèrent leurs suffrages en pa
tant; Lefèvre envoya le sien ; et Bobadilla, à son retour, confirma
choix que firent les autres.
Quand Lejay, Brouet et Laynèz furent venus, on prit trois jour pour examiner devant Dieu qui on élirait ; et ces jours se passère en prières et en silence. On s’assembla le quatrième jour, et tout les voix furent pour Ignace, hors la sienne, qu ‘il donna à celui q aurait le plus de suffrages, en s’exceptant néanmoins lui-même. les conjura, au nom de Dieu, d’agréer son refus, et de procéder l'élection d’un aufre, après trois ou quatre jours de prières. Il fl élu ne seconde fois ; mais il fit un second effort pour ne point re
voir !à charge. Il dit qu’il mettait l'affaire entre les mains de son cor
fesseur, et que, si celui qui connaissait toutes ses mauvaises inclin tions lui ordonnait, au nom de Jésus-Christ, de se soumettre, obéirait aveuglément. ‘.
Les Pères eurent de la peine à l'écouter là-dessus. Ils disaient q la volonté de Dieu n’était que trop manifeste, et que c'était s’y o poser que de balancer davantage. Ils se relâchèrent néanmoins; le père Ignace alla trouver un religieux de saint François, nommé père Théodore, auquel il se confessait ordinairement, et qu'il qui dès que le Saint-Siége eut confirmé l'institut. Après lui avoir e posé, dans l'entretien, ses infirmités spirituelles et corporelles tc ensemble, il lui fit une confession de toute sa vie, durant les tr derniers jours de la Semaine-Sainte. Le père Théodore lui décle nettement qu’il résistait au Saint-Esprit en résistant à son électic et lui commanda, de la part de Dieu, d'accepter la charge de g néral.
Ignace se rendit alors, et le jour de Pâques, 17 avril 1544, il 4 cepta le gouvernement de la compagnie de Jésus. Le 22 du mûl mois, après avoir visité les basiliques de Rome, ils arrivèrent à ce de Saint-Paul, hors des murs. Le général célébra la messe à l’a de la Vierge; puis, avant de communier, il se tourna vers le peup D'une main, il tenait la sainte hostie, et de l'autre la formule d vœux. Îl la prononça à haute voix, s'engageant en outre envers souverain Pontife à l'obéissance à l'égard des missions, et telle qu'e est spécifiée dans la bulle du Ÿ7 septembre. Alors il déposa cilifi
hosties sur la patène; et, s’approchant de Laynèz, de Lejay, |
: Brouet L de l'au dcration
Dihire le
Misaient j ] Minser Die Al fonda Dhs expe
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iv. LXXXIV. — De 151
odriguèz étaient à] lorms, et Bobadill le ne point quitter] vait mises entre Id e Pères n’assistère rs suffrages en pa retour, confirma |
Di 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. [Brouet, de Codure et de Salmeron, dde l'autel, il reçut leur profession et les communia. C'était la consé- Dcration de l'institut. La première fonction du nouveau général fut de Dhire le catéchisme aux enfants de Rome pendant quarante-six jours : on y vit affluer toutes sortes de personnes, même des hommes et des immes de qualité, des théologiens et des canonistes : les fruits en lent merveilleux ; à son exemple, les supérieurs de la compagnie ont quarante jours le catéchisme quand ils entrent en charge. François-Xavier, à qui le roi de Portugal avait procuré, sans qu’il Le sût, un bref de légat apostolique dans les Indes, partit de Lisbonne Din ce temps-là, et y laissa Simon Rodriguèz. Le Pape envoya la même année en Irlande Alphonse Salmeron et Pasquier Brouet, ec le caractère de nonces, pour maintenir la foi catholique parmi es peuples, qui, nonobstant les édits de Henri VIIL, étaient deeurés fidèles au Saint-Siége. La république de Venise demanda acques Laynèz; le docteur Ortiz mena avec lui Pierre Lefèvre à adrid ; Nicolas Bobadilla et Claude Lejay allèrent prendre la place
qui se tenaient à genoux au pied
s, on prit trois jour s jours se passère ième jour, et toute il donna à celui qé imoins lui-même, us, et de procéder rs de prières. Il f L pour ne point re s mains de son co s mauvaises inclin de se soumettre,
sus. Îls disaient q t que c'était s’y o rent néanmoins; François, nommé ment, et qu'il quifin Après lui avoir effuibs peines rigoureuses.
s et corporelles to Italie. Ignace converti vie, durant les tr@Mublissements et règlem Théodore lui déclai stant à.son électio ter la charge de
il permit deux visites du et défendit la troisième sous Une pratique si chrétienne s’observe encore ssait beaucoup de Juifs, et Procura plusieurs ents en faveur des néophytes. Il travaillait même temps à la conversion des filles et des femmes de mauvaise ; il en ramena un grand nombre, et les plaça dans une maison “nvenable, où, sans être obligées de faire des vœux, elles pussent, Llabri du danger, mener une vie chrétienne. On lui disait quelque- A7 avril 1844, il 4 Dliis qu'il perdait son temps, et que ces malheureuses ne se conversus. Le 22 du méliaient jamais de bon cœur. Quand je ne les empêcherais que d’ofils arrivèrent à cehser Dieu une nuit, répondit-il » Je croirais ma peine bien employée. a la messe à l’aulilil fonda un monastère pour les jeunes filles non encore perdues, urna vers le peup 4 ; ais exposées à l’être ; de plus, deux maisons pour les orphelins, autre la formule dune pour les garçons, l'autre pour les filles, qu'il régla lui-même, nt en outre enverfiqui ont toujours subsisté depuis. La conduite qu’il gardait dans ces sions, et telle qu'élffies de bonnes œuvres était d'y engager le plus qu'il pouvait de Alors il déposa ciif"Sonnes riches et dévotes, de choisir un cardinal #
nai, fort homme de rynèz, de Lejay, Bu, qui en fût le protecteur, d'établir des administrateurs pour le 1 ? je
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ST RE ER ne Le RE * u u . < , ù ;
548 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 51 . 1545 de
temporel, et des directeurs pour le spirituel, qui gouvernassent sage ment les maisons selon les statuts dont il convenait avec eux. Mais quand la chose était une fois bien cimentée et que tout allait de soi même, il avait coutume de se retirer pour ne donner jalousie à per sonne, et pour entreprendre quelque autre chose utile au public. Tel était donc l'esprit de saint Ignace : défricher le terrain, y semer du bon grain, puis en laisser la culture et la moisson à d’autres : fonder des bonnes œuvres, fonder de nouvelles églises, de toutes les œuvres Ja plus excellente, puis, le plus tôt possible, en confied l’administration à un clergé indigène, pour courir à de nouveaux défrichements, à de nouvelles constructions. Le inonde ne connait, guère cet esprit-là. C’est l'esprit de Jésus, qui sème le bon grain Bus-Chris l’arrose de son sang, et en laisse la récolte à ses apôtres ; c’est l’espriflhi serai de saint Paul, qui fonde partout des églises, mais pour les confie à des prêtres et à des évêques, et aller fonder d’autres églises ail, ( leurs. Béni soit à jamais le Chrétien, le missionnaire, l'ordre religieu: À qui prendra et conservera cet esprit de saint Paul et de saint Ignace! Ce qui occupait encore ce dernier nuit et jour, c'était le plan deg constitutions de son ordre. Pour en sentir bien l'esprit el l'ensemble nous n’avons qu’à prendre l'opposé de ce que nous avons vu dans Luther, Calvin et Henri VIII. Dans l’hérésiarque de Wittemberg ef compagnie, c'est Babel, c’est la confusion, confusion des langues, de idées et des choses : c’est une image de l'enfer, où il n'y a nul ordre mais horreur et confusion éternelle. Pas une vérité entière ni pureg tout est brisé, contourné, faussé : c'est une maison en ruine, où IBM Outre n’y a plus une pierre à sa place. Dans saint Ignace et compagnies c'est Jérusalem, la vision de la paix, la vue de l'ordre : c'est un image fidèle du royaume de Dieu, de l'Église de Dieu, au ciel et su la terre : tout y est à sa place, comme dans le corps humain: la rai son et la foi, la nature et la grâce, tout y tend à la gloire de Dieu ef évêque au salut des âmes. Die d'Eut Les manières sont telles que l'esprit, le but et l’ensemble. Ces Murante j dans l'emportement de la colère que le moine apostat forge ses doc apôtre trines impies ; c’est dans les tavernes, au milieu des pots de bièr@S} serait p: et de vin, et parmi les plus grossières injures ; c’est parmi les inf Les répc purs embrassements d’une religieuse apostate. Saint Ignace, au COnBuraien traire, écrivait ses constitutions au milieu de toutes sortes d'Œuvre@;ichait. de charité chrétienne, Il y employait, dans le silence de la retraite hpblait pe tous les jours plusieurs heures ; il y passait même une partie de Mirme de nuit, et voici la méthode qu’il tenait. Pénblait tr Il examinait d’abord chaque article selon les règles du bon sensgf et se proposait toujours les raisons du pour et du contre. Ces raison
'étaien
*ntinuer heilleur ; Mn point } | oraisor krs. Cep
Bouhou:s
v. LXXXIV. — Des 211545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
ouvernassent sage Bi 'étaient ni légères ni en petit nombre ; et, sur un seul point qui nait avec eux. Mais
est pas des plus importants, on a trouvé, dans les papiers écrits de e tout allait de soi@iu main, huit raisons pour un parti et quinze pour l’autre, chacune ner jalousie à perte poids et capable de faire balancer l'esprit. Ensuite, se dépouilutile au public. Ent de tout amour-propre et de tout intérêt particulier, il pesait le terrain, y semeénirement toutes les raisons, en les opposant les unes aux autres, oisson à d’autres Pour mieux voir celies qui étaient ou plus faibles ou plus fortes. églises, de toute, Après avoir fait tout ce que la prudence demandait, il consultait ossible, en confie)ieu avec une simplicité d'enfant, comme s’il n’eût rien à faire qu’à ir à de nouveaux rire ce que Dieu même lui dicterait. Considérant donc les choses monde ne connait nt de nouveau à la lumière des vérités éternelles, il suppliait Jésème le bon grain Bus-Christ, par l'entremise de {a sainte Vierge, de lui faire voir ce Ôtres ; c’est l’espriflui serait à propos pour le service de la divine majesté, et pour le is pour les confedien de la compagnie.
l'’autres églises ail @, Quoiqu'il se sentit quelquefois déterminé à un parti, et d’une mae, l'ordre religieuxitre qui semblait lui ôter tout sujet de doute, il ne laissait pas de et de saint Ignace Bntinuer ses prières, pour connaître plus clairement ce qui était le C'était le plan de@willeur ; de sorte qu'ayant pris une fois sa dernière résoluti: n sur sprit et l'ensemble Bu point particulier, après dix jours de communication aver Die: , il ous avons vu dans raison sur le même article, et y repensa encore trente jo, ende Wittemberg frs. Cependant la chose n'était pas fort considérable, et il s'agissait on des langues, de@éulement de régler si les églises des maisons professes auraient du Liln'y a nulordreMhrenu, ou si elles ne seraient entretenues que de la charité des té entière ni pureMäiiles.
on en ruine, où ] Dutre cela, quand il avait écrit une constitution, illa mettait sur ace et compagnie lntel en disant la messe, et l'offrait à Dieu avec le divin sacrifice,
n que le Père des lumières y jetât les yeux, et lui fit connaître si Duty était conforme aux règles de la perfection évangélique. Il en it ainsi à l'exemple du pape saint Léon, qui, avant que d'envoyer évêque Flavien la lettre dogmatique qu’il avait écrite contre l’hé- Be d'Eutychès, la mit sur l'autel de l'apôtre saint Pierre, et l'y tint t l'ensemble. C'eBrante jours, jetimant tout ce temps-là, et priant sans cesse le prince ostat forge ses docs apôtres de la corriger lui-même, et d'effacer de sa main ce qui des pots de Dièr@k serait pas orthodoxe 1, c'est parmi les iMfM Les réponses intérieures que le Saint-Esprit rendait au père Ignace int Ignace, au COMuraient enfin et lui mettaient l'esprit en repos sur le parti où il tes sortes d'ŒUVT chat. Aussi, ayant demandé un jour au père Laynèz s’il ne lui ence de la retraite ÆÆnplait pas que Dieu eût révélé aux fondateurs des ordres religieux ne une partie de M irme de leur institut, et le père Laynèz lui ayant dit que cela lui
iblait très-probable, du moins pour ce qui regarde les choses
ps humain : la rai a gloire de Dieue
Peles du bon sens@s contre. Ces raison
IBouhouxs, 1, 3,
550 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1547
ï 1545 de |
essentielles : Je suis de votre sentiment, répliqua le saint. Et c’est ‘4
sans doute sa propre expérience qui le lui fit juger de la sorte, Quant à l'esprit, le but et l’ensemble de la compagnie de Jésus et de ses constitutions, nous en avons, dans la bulle de Paul III qui l’institue, un résumé fidèle, tracé par saint Ignace lui-même et se compagnons, en ces termes : « Quiconque voudra, sous l’étendar de la croix, porter les armes pour Dieu et servir le seul Seigneur et
le Pontife romain, son vicaire sur la terre, dans notre société, quel nous désirons être appelée la Compagnie de Jésus, après y avoir faitis
vœu solennel de chasteté, doit se prupo’er de faire partie d’une so ciété principalement instituée pour travailler à l'avancement des âmes
dans la vie et la doctrine chrétiennes, et à la propagation de la foi
par des prédications publiques et le ministère de la parole de Dieu
leur consolation spirituelle. Il doit aussi faire en sorte d’avoir tou
employer tous ses efforts pour atteindre à ce but que Dieu même lu propose, selon toutefois la mesure de la grâce qu’il a reçue de l'Es prit-Saint, et suivant le degré propre de sa vocation, de crainte qu quelqu'un ne se laisse emporter à un zèle qui ne serait pas selon L science. C’est le général ou prélat que nous choisirons qui décider4 de ce degré propre à chacun, ainsi que des emplois, lesquels seron tous dans sa main, afin que l’ordre convenable, si nécessaire dan
torité de faire des constitutions conformes à la fin de l'institut, d consentement de ceux qui lui seront associés, et dans un conseil où tout sera décidé à la pluralité des suffrages. Dans les choses impor tantes et qui devront subsister à l'avenir, ce conseil sera la majeur partie de la société que le général pourra rassembler commodément et, pour les choses légères et momentanées, tous ceux qui se trou veront dans le lieu de la résidence du général. Quant au droit d commander, il appartiendra entièrement au général. Que tous le membres de la compagnie sachent donc et qu'ils se le rappelle
non-seulement dans les premiers temps de leur profession, mais tou les jours de leur vie, que toute cette compagnie et tous ceux qui Îl composent combattent pour Dieu sous les ordres de notre très-sai
seigneur le Pape et des autres Pontifes romains, ses successeurs. Ë quoique nous ayons appris de l'Évangile et de la foi orthodoxe, 4
inne nannfoca A eo
ssl à TEE A Pre er ang sun toi iGSsiONs prOICSSIOn GC Croire 16FMEmMENt QUE OÙ
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« Ainsi
par des exercices spirituels et des œuvres de charité, notamment enlien, avan faisant le catéchisme aux enfants et à ceux qui ne sont pas instruitss du christianisme, et en entendant les confessions des fidèles pour? Le grâce p jours devant les yeux : premièrement Dieu, et ensuite la forme ddr cette v cet institut qu'il a embrassé. C’est une voie qui mène à lui, et il doit
uit les re
Puel pour our; c'es
nt enrôûl
icaire, et
toute communauté bien réglée, soit observé. Ce général aura l’au@Buitres, de
sa prop
. LXXXIV, — De 15178 1545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 551
le saint. Et c’est Jésus-Christ sont soumis au Pontife romain comme à leur chef et de la sorte. nu vicaire de Jésus-Christ, cependant, afin que l'humilité de notre agnie de Jésus etaciété soit encore plus grande et que le détachement de chacun de > de Paul HE quifiwus et l'obligation de nos volontés soient plus parfaits, nous avons lui-même et sesvu qu'il serait fort utile, outre ce lien commun à tous les fidèles, de , sous l'étendar us engager encore par un vœu particulier, en sorte que, quelque e seul Seigneur et #tose que le Pontife romain actuel et ses successeurs nous commanotre société, quelnt concernant le progrès des âmes et la propagation de la foi, nous après y avoir fait wyons obligés de l'exécuter à l'instant sans tergiverser ni nous > partie d’une sorcuser, en quelque pays qu’ils puissent nous envoyer, soit chez les ncement des âmeslurcs ou tous autres infidèles, même dans les Indes, soit vers les héagation de la foi Bertiques et les schismatiques, ou vers les fidèles quelconques.
a parole de Dieu «Ainsi donc, que ceux qui voudront se joindre à nous examinent jé, notamment e ! ïen, avant de se charger de ce fardeau, s'ils ont assez de fonds spirisont pas instruit#uel pour pouvoir, suivant le conseil du Seigneur, achever cette des fidèles pouduur ; c'est-à-dire, si l'Esprit-Saint qui les pousse leur promet assez sorte d’avoir tour grâce pour qu'ils puissent espérer de porter avec son aide le poids suite la forme dd cette vocation ; et quand, par l'inspiration du Seigneur, ils se sene à lui, et il doi nnt enrôlés dans cette milice de Jésus-Christ, il fant que, jour et ue Dieu même lufnuit les reins ceints, ils soient toujours prêts à s'acquitter de cette il a reçue de l'Es tte immense, Mais afin que nous ne puissions ni briguer ces mis- 1, de crainte qu@ons dans les différents pays, ni les refuser, tous et chacun de nous serait pas selon Idbligeront de ne jamais faire à cet égard, ni directement, ni indirons qui décideri ement, aucrine sollicitation auprès du Pape, mais de s’abandon- Is, lesquels seron@xr entièrement là-dessus à la volonté de Dieu, du Pape comme son si nécessaire dan@iaire, et du général. Le général promettra lui-même, comme les yénéral aura l’au É utres, de ne point solliciter le ape pour la destination et mission n de l'institut, dé ?sa propre personne dans un endroit plutôt que dans un autre, à lans un conseil of tins que ce ne soit du consentement de la société.
les choses impor@h « Tous feront vœu d'obéir au général en tout ce qui concerne il sera la majeur bservation ue notre règle, et ie général prescrira les choses qu’il
r commodémentéaura convenir à la fin que Dieu et la société ont eue en vue. Dans
ceux qui se trou xercice de sa charge, qu’il se souvienne toujours de la bonté, de juant au droit déni douceur et de la charité de Jésus-Christ, ainsi que des paroles si
éral, Que tous lhumbles de saint Pierre et de saint Paul: et que lui et son conseil s se le rappellen@fr s'écartent jamais de cette règle. Sur toutes choses, qu'ils aient à fession, mais touk@rur l'instruction des enfants et.des ignorants dans la connaissance & tous ceux qui Ie la doctri:: chrétienne, des dix commandements et autres sembla-
de notre très-sahts éléments, selon qu’il conviendra, eu égard aux circonstances
es successeurs. BBPs rersonnes, des lieux et des iemps. Car il est très-nécessaire que
L foi orthodoxe, Œn: général et son conseil veillent sur cet article avec beaucoup d’at-
OR, Soit parce qu'it n'est pas possible d'élever sans fondements
552 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 151
l'édifice de la foi chez le prochain autant qu'il est convenable, soi parce qu'il est à craindre qu’il n'arrive parmi nous qu’à proportio que l'on sera plus savant, l’on ne se refuse à cette fonction comme étant moins belle et moins brillante, quoiqu'il n’y en ait pourtan point de plus utile, ‘ni au prochain pour son édification, ni à nous mêmes pour nous exercer à la charité et à l'humilité, A l'égard des
1545 de
Due nou
eux qu
ki ccéde
inférieurs, tant à cause des grands avantages qui reviennent de l'ordre
que pour la pratiqué'assidue de l'humilité, qui est une vertu que l’o pe peut assez louer, ils seront tenus d'obéir toujours au général dans toutes les choses qui regardent l'institut; et dans sa personne ils croiront voir Jésus-Christ comme s’il était présent, et l'y révéreron autant qu'il est convenable.
« Mais comme l'expérience nous a appris que la vie la plus pure la plus agréable et la plus édifiante pour le prochain est celle qui es
la plus éloignée de la contagion de l’avarice et la plus conforme à [4
pauvreté évangélique, et sachant aussi que Notre-Seigneur Jésus Christ fournira ce qui est nécessaire pour la vie et le vêtement à ses serviteurs qui ne chercheront que le royaume de Dieu, nous voulons que tous les nôtres et chacun d’eux fassent vœu de pauvreté perpé tuelle, leur déclarant qu'ils ne peuvent acquérir ni en particulier, n même en commun, pour l'entretien ou usage de la société, aucun droit civil à des biens immeubles ou à des rentes et revenus quel conques ; mais qu'ils doivent se contenter de l’usage de ce qu'on leur donnera pour se procurer le nécessaire. Néanmoins, ils pour ront avoir dans les universités des colléges possédant des revenus cens et fonds applicables à l’usage et aux besoins des étudiants,
général et la société conservant toute administration et surintendan
sur lesdits biens et sur lesdits étudiants, à l’égard des choix, refus réception et exclusion des supérieurs et des étudiants, et pour le règlements touchant l'instruction, l’édification et la correction des dits étudiants, la manière de les nourrir et de les vêtir, et tout autr objet d'administration et de régime, de manière pourtant que ni les étudiants ne puissent abuser desdits biens, ni la société elle-mêmé les convertir à son usage, mais seulement subvenir aux besoins des
Me épou 2 CONSOrr
étudiants, Et lesdits étudiants, lorsqu'on se sera assuré de leurs proëil
grès dans la piété et dans la science, et après une épreuve suflisante
pourront être admis dans notre compagnie, dont tous les membre@
qui seront dans les ordres sacrés, bien qu’ils n’aient ni bénéfices n
revenus ecclésiastiques, seront tenus de dire l'office divin selon 18
rite de l'Église, en particulier cependant, et non point en communs
« Telle est l’image que nous avons pu tracer de notre professio sous le bon plaisir de notre seigneur Paul et du Siége apostolique. C
AV. LXXXIV. — De 15111545 de l'ère chr.]
due nous avons fait dans la vue d'instruire par cet écrit sommaire et “eux qui s'informent à présent de notre institut et ceux qui nous à ccéderont à l'avenir, s’il arrive que, par la volonté de Dieu, nous n'y en ait pourtanthyons jamais des imitateurs dans ce genre de vie; lequel ayant de fication, ni à nous randes et nombreuses difficultés, ainsi que nous le savons par notre rilité. À l'égard des Lropre expérience, nous avons jugé à propos d’ordonner que pereviennent de l’ordrdwnne ne sera admis dans cette compagnie qu’ iré
{ une vertu que l’on urs au général dan
ans Sa personne ils nt, et l’y révéreron
est convenable, soi ous qu'à proportio te fonction comme
s-Christ, à qui il aira de favoriser nos petites entreprises pour la gloire de Dieu le tre, auquel seul soient gloire et honneur dans les siècles ! Ainsi- | | |
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it-il 4, »
Tel est le plan de sa compagnie que saint Ignace présenta au pape ul IT, qui déclare n’y avoir rien trouvé que de pieux et de saint. | n y voit toujours l’opposé de Luther et de Calvin. || Les deux hérésiarques rompaient l’union de Dieu avec l'humanité, soutenant que cette union , autrement l'Église catholique, avait ri depuis mille ans. Les deux hérésiarques rompaient l’union entre nations chrétiennes, en niant le centre de l’unité, le vicaire de sus-Christ. Les deux hérésiarques rompaient l'union des siècles et 4s individus, en brisant l'unité héréditaire de la foi commune, ur ne laisser à chacun que les variations de son esprit propre. Ils ent même à l’homme son caractère d'homme, en lui ôtant le libre “bitre , pour lui imprimer le caractère de bête , de plante et de ma- | “ine.
« Capitaine de la compagnie de Jésus , saint Ignace avait l'esprit de | 1 maître, comme l’apostat Luther avait l'esprit du sien. Jésus, u éternel, se fait homme, se livre à la mort par amour pour son | L la correction des@ilise, afin de la sahctifier et de se la présenter à lui-mêrne comme | vêtir, et tout autre épouse sans tache ; il assure être avec elle tous les Jours jusqu’à
pourtant que ni lek consommation des siècles; il lui envoie l'Esprit-Saint pour demeu- |
société elle-mêmdér avec elle éternellement. Jésus, Dieu éternel, dit à l'apôtre qu’il a ir aux besoins defhimmé Pierre : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, ssuré de leurs profiles portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle ; et je te donépreuve suflisanteBMrai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras ou dét tous les membre@kras sur la terre sera lié ou délié dans les cieux. Pais mes agneaux, ient ni bénéfices ns
ffice divin selon lé
pis mes brebis. Et il n’y aura qu'un troupeau et qu’un pasteur. —
Pre maintenant que Jésus, Dieu éternel, Jésus, la vérité même, n’a point en communBstenu sa parole, qu'il a délaissé son Église, et que l'enfer a prévalu le notre professions
ége apostolique. C&
la vie la plus pure sain est celle qui es plus conforme à |:
re-Seigneur Jésus et le vêtement à ses Dieu, nous voulons de pauvreté perpé ni en particulier, n e la société, aucun s et revenus quel ’usage de ce qu'or anmoins, ils pour édant des revenus ns des étudiants, on et surintendancé rd des choix, refus adiants, et pourle
! Traduction de Crétineau-Jolv. t. 46 ss
554 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Des, 11545 de
contre elle. vive Dieu ! c'est un mensonge de ce vieux serpent, qui Tous
a séduit une partie des anges, qui a séduit nos premiers parents, quLroyés. a séduit les nations païennes dans les idoles : c’est un blasphème d ce roi de l'orgueil, qui, n'ayant pu se rendre semblable au Très Haut, veut rendre le Très-Haut semblable à lui, faux et menteur, nomme Chrétiens, soldats du Christ, garde à vous ! Voilà l'ennemi! — C'esie à réfuter ce mensonge de l'enfer, c’est à détruire ses pernicieux e
En des
fets, que vous devez travailler à l'exemple d’Ignace. Dieu le suscit ympte d avec sa compagnie, non pour tout faire, mais pour servir de modàl Lu génér à toute l’armée chrétienne , afin que tous, hommes, femmes » en Le géi,
fants, fassent de même. Le monde même nous le fera comprendr un jour, le monde et l’enfer donneront un jour le nom de jésuite à tout Chrétien généreux qui mettra Dieu et son Église au-dessus d@ sa personne, de sa famille et de sa nation : pour les autres, le mond@wttre ot et l'enfer ne s’en inquiéteront pas plus que de gens neutres ou comBitourne: plices.
Ramener à Dieu tout l’homme et tous les hommes par l’unité de 14 foi, de l’espérance et de la charité, sans distinction de Grec ni de bar@hires. [ bare, tel est le but de l'Église catholique, tel est le but de la compaBntage. gnie de Jésus, tel est le vœu de tout Chrétien fidèle. C’est vers ce bu que tendent les constitutions de saint Ignace pour sa compagnie Comme l’Église même , il embrasse et la vie contemplative et la vi active, toutes les sciences et toutes les bonnes œuvres. Pour que l’action de sa compagnie soit prompte et continue, l'auBars app: torité du supérieur général est perpétuelle et absolue tant qu'il fai huis de le bien, mais non sans contrôle ni remède s’il fait mal. Le général Il est nommé par la congrégation générale et ne peut déclinent et le l'élection. Sa résidence habituelle est à Rome, au centre de la catho biudes ac licité et de l’ordre. Il a seul autorité pour faire des règles, il en dis pense seul. Son office n'est pas de prêcher, maïs de gouverner. L général communique ses pouvoirs aux provinciaux et aux autrelune mis supérieurs dans la mesure qui lui convient. Il nomme à ces fonc tions et à toutes les charges des maisons professes, des colléges dide le | des noviciats, pour trois ans et plus s’il le juge opportun. Le génére ut contr approuve ou désapprouve ce que les visiteurs, les commissaires, lefék autres, provinciaux et autres supérieurs ont fait en vertu de ses pouvoirs mu collége Il choisit les religieux qui sont nécessaires à l'administration de H Le concou société, le procureur général et le secrétaire général. Il a le droit d@Maucun é soustraire un ou plusieurs membres de l'ordre à leurs supérieur bielle qu'il immédiats, Un membre de la compagnie ne peut publier un ouvrage collége qu'après l'avoir soumis à trois examinateurs au moins, délégués pal C'est au le général. Aiutions.
Av. LXXXIV. — De 1518 545 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 555
e vieux serpent, qui} Tous les trois ans, les catalogues de chaque province lui sont emiers parents, qu svoyés. Ces catalogues indiquent l’âge de chaque sujet, la proporst un blasphème d&n de ses forces, ses talents naturels ou acquis, ses progrès dans semblable au Très ;: vertu et dans les sciences. La correspondance la plus active est faux et menteur, hrommandée entre le général et les provinciaux, afin que le prel'ennemi ! — C'es Mer connaisse ce qui se passe loin de lui comme s’il était sur les e ses pernicieux efÆux mêmes. Toutes les semaines, les supérieurs locaux rendent
ace. Dieu le suscit Dimpte de l’état de leurs maisons au provincial ; tous les trois mois, ur servir de modèl@u général.
mes, femmes , en À Le géuéral doit avoir force d'âme et courage pour supporter les in-
le fera comprendr Mirmités de plusieurs et entreprendre de grandes choses pour la gloire le nom de jésuite : L: Dieu. Lorsque ces grandes choses lui paraissent utiles, il faut qu’il Église au-dessus d h'persévère, quand même les puissants de la terre voudraient y
es autres, le mond@wettre obstacle. Leurs prières et leurs menaces ne peuvent jamais le ns neutres ou com
tourner du but que proposent la raison et l'obéissance divine. Le néral doit être doué d’une profonde sagacité et d’une haute intel- Mence, afin de connaître aussi bien la théorie que la pratique des aires. La science lui sera nécessaire, mais la prudence encore dantage.
Le général seul a le pouvoir, par lui ou par ses délégués, d'adettre dans les maisons ou les colléges de la société ceux qui paisent aptes à son institut. Il peut les recevoir soit à l'épreuve, soit Ivres. a profession, soit comme coadjuteurs spirituels, soit comme écoe et continue, l’auBlkrs approuvés. Il peut aussi les renvoyer et les renvoyer à tout jaolue tant qu'il failmis de la compagnie ; mais pour condamner un profès à cette peine, al. tegénéral a besoin de l’assentiment du Pape. Il applique les postuet ne peut décline@ents et les profès au genre d’études qui convient à sa prudence. Les centre de la cathoBudes achevées, il peut les transporter d'un lieu à un autre, pour les règles, il en dis temps déterminé ou indéterminé. Le général a pouvoir de révos de gouverner, L her ou de rappeler les Pères que le souverain Pontife aurait chargés ciaux et aux autre@iiune mission pour un temps indéterminé.
1omme à ces fonc@n Le droit de créer de nouvelles provinces lui est conféré. En lui ses, des colléges Aide le pouvoir de stipuler pour l'avantage des maisons et colléges portun. Le générallhut contrat de vente, d'achat, d'emprunt , de constitution de rentes s commissaires, le@fl autres, concernant les biens meubles et immeubles de ces maisons 1 de ses pouvoirsBiu colléges ; mais il ne peut supprimer une maison déjà établie, sans ministration de I#f concours de la congrégation générale, ni appliquer les revenus ral. Il a le droit d@Mucun établissement de la compagnie à la maison professe ou à à leurs supérieur @lle qu'il habite. Il à la surintendance et le gouvernement de tous publier un ouvrages colléges.
1oins, délégués pal C'est au général qu’il appartient de veiller à l'observation des con- Miutions. Il a aussi la faculté d'en dispenser selon les personnes, les
es par l’unité de 1, n de Grec ni de ba e but de la compa le. C'est vers ce bu Jour sa compagnie li templative et la vi@
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lieux, les temps et les autres circonstances. Il convoque la société en congrégation générale. Il peut aussi convoquer les congrégation® provinciales. Il a deux voix dans les assemblées, et, en cas de par MMinces de tage, son opinion prévaut. Il faut qu’! connaisse autant que po Dont les le fond de la conscience des membres qui lui sont soumis. &i prindues. L cipalement des provinciaux et de tous ceux qui ont des emplois dans l'un la société. Duent mi Voilà le pouvoir du général défini par le texte même des constityMirmes. tions. Voici maintenant les précautions que saint Ignace « prises contréaêmes, : l'abus possible de cette espèce de dictature, Elles se réduisent à à Le pou La première concerne les choses extérieures, le vêtement, la vou ue Sa mn riture et les dépenses du général. La société peut augmenter ou di Dieux 0 > rgation . ute déli Lhncrégat hovinces
minuer ces dépenses, selon qu’il lui conviendra, à elle et au général 4 Il faudra que le général acquiesce à cette ordonnance de la compa gnie. La seconde a soin du corps et de la santé du général, afin que dans les travaux ou dans les pénitences il n'outre-passe pas la mesure de ses forces. La troisième concerne son âme. Elle met auprès de lu un admoniteur élu par la congrégation générale, et qui, avec un respectueuse modération, est en droit de représenter au général cd que lui ou les autres Pères auraient remarqué d'irrégulier en sa peræ sonne ou en son gouvernement. La quatrième est pour le prémuni contre l'ambition. Si, par exemple, un roi voulait forcer le général de la compagnie à prendre une dignité qui le contraindrait à re noncer à ses fonctions, et si le Pape y consentait ou l’ordonnait, non pas cependant sous peine de péché, le général ne pourrait accepte î sans le consentement de la société. La société ne consentira jamais, à moins qu’il n’y ait contrainte morale de la part du Saint-Siége. L
maladie où tout espoir de guérison serait plus que douteux; on nomme alors au général un coadjuteur ou vicaire qui remplit ses fonctions. La sixième est adoptée pour des occasions particulières, M4 pour des péchés mortels devenus publics, pour l'application des re-BMiai venus à ses propres dépenses ou à sa famille, pour l’aliénation desis immeubles de la société ou pour une doctrine perverse. Dans ce cas, BMrme. Le la compagnie, après avoir pris et au delà toutes les informations, Mfudes de peut et doit le déposer, et même, si besoin est, le renvoyer de l’ordre. fi
Afin de donner à l'autorité du général un autre contre-poids, Ignace institua quatre assistants qui, toujours à ses côtés, ont charge de veiller à l'exécution des trois premières précautions prises contre lui. Leur élection se fait par ceux-là mêmes qui élisent le général. En cas de mort ou d'absence prolongée, et les provinciaux de la8 compagnie n’y répugnant pas, le général en substitue.un autre qui, [à
v. LXNXIV. — De fs; F le l’ère hr. DE L'EGLISE CATHOLIQUE 557
voque la société oarec : 1pprobation © 2 tous ou de la plus grande partie, prend la place
les congrégation@eneante. Les assistants, qui sont pris dans chacune des srandes proet, en cas de pa nces de Portugal, d'Italie, d'Espagne, de France et d Allemagne, autant que p nt les ministres du général ; ils ont autorité pour en devenir les nt soumis. et prin@#uges. Le général peut suspendre un assistant. Si le général tombe t des empiois dan@auns l'un des cas prevus pour sa destitution, les assistants convo.nent malgré lui une congrégation générale qui le dépose dans 1vs
nême des constituwrmes. Si le m t rgent, ils ont droit de le déposer euxnace à prises contrdmaimes, après : recueil, par lettres, le suffrage des provinces. se réduisent à n Le pouvoir du général, comme l’on voit, n'est illimité qu’autant
vêtement, la vu ue sa manière de gouverner et sa vie sont régulières. Pour faire | augmenter ou didaieux omprendre ce point important, Ignace a décidé que les conelle et au général Mrigations provinciales, assemblées tous les trois ans, devaient, avant ance de la compa®ute délibération, examiner s’il serait nécessaire de convoquer une u général, afin québmgrégation générale. Le saint fondateur veut que les députés des asse pas la mesurdnvinces, à peine arrivés à Rome, s'entendent sur cette affaire si : met auprès de lui#licate en dehors énéral. Dans l’assemblée tenue à cet effet, , et qui, avec u acun vote par écrit, afin que la certitude du secret protége la linter au général catrté des suffrages. Tels sont les droits et Les prérogatives du général. régulier en sa per# Quant à sa société même, Ignace y établit, comme dans une compour le prémuni®hgnie d’apôtres, un heureux tempérament de la vie active et de la it forcer le générale contemplative. De la première, il prend les œuvres de charité ontraindrait à re#M} toutes espèces, la conversion des infidèles, la direction des con: ju l’ordonnait, non%ences, le ministère de la parole, l'éducation de la jeunesse, l’enpourrait accepten#snement de la théologie, des belles-lettres et l'instruction des consentira jamais : orants. De la vie contemplative, il prend, dans une mesure sagedu Saint-Siége. Lant proportionnée, l’oraison mentale, ies examens de conscience, leillesse , de grave exercices spirituels, les pieuses lectures, la fréquentation des saque douteux; onféments, les retraites spirituelles et les pratiques de piété. re qui remplit ss Quant aux observances extérieures, Ignace ne voulut donner à la ions particulières Bnpagnie de Jésus aucun habit particulier. Il prit le vêtement orpplication des re-be naire des prêtres séculiers : la soutane noire, l’ancien manteau, le ir l’aliénation desBfupeau à large bord, dont le Pape et le sacré collége ont gardé la erse. Dans ce cas, re. Le logement, la nourriture, enfin tout ce qui a trait aux hales informations, BMfudes de la vie commune, fut réglé dans cette mesure. Les macénvoyer de l'ordre. Mions de la chair, dont quelques ordres anciens ont fait la base de tre contre-poids, kr institut, le silence, la solitude, les offices du chœur, soit de côtés, ont charger, soit de nuit, n'entrèrent point dans son plan: Il travaillait à ions prises contreBnposer pour l’Église une milice toujours active, toujours prête à lisent le général. BFporter au plus fort du danger, et non pas un corps ascétique que provinciaux de la@ 'abstinences ou les insomnies auraient bientôt énervé. Il le fiten itue.un autre qui, me temps ordre mendiant et ordre de clercs réguliers : ordre
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