XIV. — De
urs Opinion
ranler aucy
1e apparençi
remièreme écrits, soi
s hérétique par la sain
"OUvVÉS ; mal
tiers par dé s hérétiqueh ils commer* rit publique : ce derni# ion pour L'entrer cell icile générM | erroné dei e le sublim nt un grank e Église ice, elle
e fidèles
ni dans kESint concile de Constance,
‘en ce mp
1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. ,
nent la laisser pour ce qu’elle est, et parler Réfutation. — D'abord, cet article est erro ar il avance que les trois parties de la pénit
n quoi il dissimule la vérité ; car l'Écriture sain ouveaux saints docteurs, dont il y a bien des milliers,
otre-Seigneur Jésus-Christ ordonne dans l'Évan
bout l'univers ont interprété et entendu d’une pénitence satisfactoire. est pourquoi Dieu envoya son Fils unique,
erainement et qu'ils eussent été chassés du
jéchés à Marie-Madeleine, à la femme adultère, au paralytique, sans eur imposer de pénitence, cela ne prouve pas que Dieu demande niquement au pécheur qu'il se repente et qu'il porte sa croix ; car ésus-Christ savait que la contrition de ces personnes, contrition que
‘ailleurs il leur avait donnée, était suffisante, et il les délia par le
ouvoir des clefs d'excellence. Mais comme les prêtres ne connais-
ent pas la contrition des hommes, qu'ils ne peuvent pas la leur onner, et qu’ils ont uniquement les clefs du ministère, si fort que homme regrette le péché ct porte la croix, dès qu’il méprise la con-
»ssion ou la satisfaction comme partie du sacrement de pénitence, amais la peine pour le péché ne lui sera remise. Je soumets ceci à
xamen et au jugement du Saint-Siége apostolique , ainsi que de putes les universités et de tous les docteurs chrétiens.
Second et troisième articles du sermon :
Il dit en second lieu : L'indulgence n’emporte pas la première artie ou la seconde, c’est-à-dire la contrition ou la confession, mais ien la troisième, savoir, la satisfaction.
En troisième lieu : La satisfaction est ultérieurement divisée en ois parties, la prière, le jeûne, l’aumône; la prière comprend toute orte d'œuvres propres à l'âme, comme de lire, de méditer, d’ouir
parole, de prêcher, d'enseigner » et choses semblables ; le jeûne
omprend toute espèce de mortification du corps, comme de veiller,
e travailler, de coucher sur la dure, etc.; l’aumône comprend utes œuvres de charité et de miséricorde envers le prochain,
Réfutation. — Premièrement, tous ces deux articles sont erronés tout à fait trompeurs ; car on y supprime la vérité. En effet, au il a été décidé de nouveau : Qui veut ga-
fer une indulgence, doit joindre la confession à la contrition, sui- En
XXII, 3
d'après leur manière.
né et sans fondement ; ence ne sont fondées ni ans l'Écriture sainte ni dans les anciens docteurs du christianisme : te et les anciens et tiennent que e Dieu tout-puissant exige réparation et satisfaction pour le péché.
gile aux pécheurs :
aites de dignes fruits de pénitence ; ce que les saints docteurs de
afin de satisfaire pour e péché des hommes, quoique Adam et Êve l’eussent déploré sou-
paradis pour en faire énitence. Que si le Seigneur Jésus a donné l’absolution de tous les
ee
34 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 151 |
vant l’ordonnance de la sainte Église ; mais, d’après l'ordonnance de a même Église, continuer toujours. Et c’est ce que prescrivent aussi ccmmunément toutes les bulles et lettres pontificales pour les indu gences. Cette confession, l’article premier la divise et la sépare im plicitement d'avec la pénitence véritable, ce qui est erroné. Je sou! mets ceci à l'examen et au jugement de sa Sainteté apostolique, de toutes les universités et docteurs chrétiens. autorité et pui Le quatrième article du sermon erroné porte comme suit : paroles du Sei En quatrième lieu : Parmi eux tous, il est indubitable que l’indul dans le ciel. L gence enlève toutes les œuvres de satisfaction dues ou imposées pour aussi remettre les péchés. Or, si elle doit enlever toutes ces œuvres, il ne restera les peines que plus rien de bon que nous puissions faire. principalement Réfutation. — L’indulgence plénière ôte les œuvres de satisfactio chés mortels, q en ce sens : Quiconque oht'ent la pleine rémission de la peine, celui-}\ sscondaitément est délié par l’autorité pontificale de l'obligation de faire les œuvrek satisfactoires mentionnées dans le troisième article, et qui lui ont é imposées pour des péchés déplorés et confessés. Mais parce quel l'homme, après la parfaite rémission du péché et de la peine, n’e pas moins tenté par le démon, par sa propre chair et par le monde qu'il ne l'était avant la rémission , et aussi parce que, après la rémis ct ja pratique « sion du péché et de la peine, il reste dans l’homme de mauvaise chrétiens, dont habitudes et une certaine promptitude à retomber dans le péché, 11 4 | cause de cela, pour résister au démon, à la chair et au monde, M pour dompter les mauvaises habitudes, inclinations et promptituthl à retomber dans le péché, l'homme, même après plénière rémissio éfuter. Mais te du péché et de la peine, ne doit point cesser les œuvres de pénitenep£ | à jueticé Le qui lui sont un remède salutaire contre sa faiblesse, et de plus méri latisfaction. sino toires pour la vie éternelle. Il n’y a non plus ni bulle de Pape ni lettrbi, veb: lv éolutiér d’évêque qui dise que les homrm3s, quand ils ont mérité une indulb ratiquer les eu gence, doivent s'abstenir des bonnes œuvres et de la satisfaction. Ck Lonne : car le Se bonnes œuvres, nous les devons à Dieu, au seul titre de ses créatures fait le blén: fe n'eussions-nous pas même péché; et quand nous aurons fait ca inst que Lie bonnes œuvres selan tout notre pouvoir, nous devons dire : Now Daralvtic al sommes des serviteurs inutiles de Dieu. C’est pourauoi cet article ef "." "1€: à là k + : .. qui prouverait le entièrement erroné, trompeur et uniquement inventé au détrimeli aus de l’indulgence. Je soumets ceci à l'examen et au jugement du Saint: Ré futat ; Siége de Rome, de toutes les universités et de tous les docteur ui fo is = chrétiens. Tetzel répète cet acte de soumission après chacune de sel}, de LU . ñ PLar la sainte Écri Ge ot * e .…. Micu exige satisfa En cinquième lieu : Ça été parmi un grand nombre une opinioil hi du De re " considérable et encore indécise, si l'induigence ôte quelque chox Fe : de de plus que les bonnes œuvres imposées pour pénitence ; autrement Le 2 SHV RInE Miecin céleste, Notr
à 1545 de l’ère c
si elle te aus Réfutation. : frauduleux ; c:
tice exige pour ment imposés siége et l'office
t confessés, et
En sixième lie
à 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
onnance d [si elle ôte aussi la peine
rivent auss Réfutation. — Premiè
1r les indul
sépare im.
né. Je sou.
tolique, de
Saint Pierre,
mettre tous les péchés. E: :] l'a par ces suit : Tout ce que tu délieras sur la terre sera délié que l'indul ans le ciel. Le Pape pouvant donc remettre tous les péchés, il peut osées pou à aussi remettre par l’i
ndulgence toute la pei les peines que les hommes doivent subir principalement et premièrement Dieu,
chés mortels, qui les impose et les ass secondairement, c’est le
position de la pénite
ne du péché; car toutes ne resterai
pour leurs péchés, c’est Contre qui sont tous les péigne au pécheur. Ensuite et prêtre à la place de Dieu. Aussi, dans l’im-
satisfaction
nce, le prêtre doit-il se conformer avec grand | lui ont é . soin à la justice divine, qui se manifeste dans les canons Pénitentiaux. parce qu
peine, n'a
s la rémish
. (est la pratique de l'Églis mauvaiseh
chrétiens, dont il y a plu
les docteurs
Ride rs, et qui n’ont jamais été rele péché, à jetés par l'É nt. En conséquence, cet article monde, (bn mes.
romptituds
ue pour le moment leur Opinion, sans la > r'émissiOPE sf ter. Mais je dis qu’on n
Ê e peut démontrer Par aucune pénitenepa justice divine demand
plus mér satisfaction, sinon sa contriti ale et véritable, Pen lett i r dé is la croix de Jésus-Christ, et de une indul$ n'eussent-elles été imposées par peraction. Cap gneur dit par Ézéchiel : Si le pécheur se convertit créatures
: { fait le bien, je ne me souviendrai plus de ses péchés. Ztem, c'est :
ns faites: que lui-même a donné l'absolution à Marie-Madeleine, au
lire : Nou Mparalytique, à la femme adultère, Et je voudrais bien entendre
article ; Prouverait le contraire, quoique quelques docteurs aient ainsi détrimengs hd
t du Saint
Réfutation. — Premièrement, cet ar
; docteur Sans fondement et trompeur, inventé ane de sa NLar la sainte Écriture, Ancien et Nou .…. Dieu exige satisfaction pour le péché
1 PO Einy du Deutéronome. Les saints
host i :
que cho olamment saint Grégoire dans s utrement
Mecin céleste, Notre-Seigneur Jési
ticle est complétement erroné, au préjudice de l'indulgence, veau Testament, fait voir que ; On le voit au chapitre vingtdocteurs disent la même chose, a vingt-troisième homélie : Le méi-Christ, ordonne pour chaque vice
EL
en RE à mn na
un remède différent. Saint Augustin dit aussi: Dieu n’a permis à personne de pécher, mais il pardonne miséricordieusement les péchés commis, dès que la satisfaction convenable et nécessaire pour le péché n’est pas omise. Dieu pardonne l’adultère à David ; cependant, pour la satisfaction, il faut qu’il souffre la guerre, l’outrage en ses femmes, la mort en son enfant, et cela après lafcontrition et!
la confesssion. David eut également un grand regret de son péché d'avoir compté son peuple ; cependant, outre la’contrition, il lui fal."
lut satisfaire à Dieu pour ce même péché. Car l'ange lui tua pour cette cause, sur l’ordre de Dieu, soixante-dix mille hommes, comme on le voit au long dans le livre des Rois. Avec les’paroles’ et l’insi
nuation de ce sixième article, les hérétiques Wiclef et Jean Hus, i À Dieu ul peut y à des années, ont voulu conclure que la confession et!la satisfaction 4 impose d'ordit n'étaient pas nécessaires ; aussi, dans quelques pays, le prêtre n’im- 1 et confessés, pose point de satisfaction aux pénitents, mais leur dit : Allez, et AY te le Pape la volonté de ne plus pécher. Cet article est erroné,3et ne doit pas 4
être cru.
En septième lieu : On trouve bien que Dieu punit elques-un À peine imaginai selon sa justice, et par la peine les presse à la contrition, comme a D cette punition psaume quatre-vingt-huit : Si ses enfants viennent à ‘pécher, je visi- 4 terai leur péché avec la verge, mais je n’éloignerai pas d'eux ma A que la justice d miséricorde. Mais cette peine, il n’est au pouvoir de personne de ha! 1 nas:été-0lt.aèe
i de Dieu ; or, au lieu de la remettre, il promet de # P*° remettre, sinon de ; OP, emettre, 1l prom M fession, s'appel
l'imposer.
sur la sainte Église à saint Pierre et à chaque Pape canoniquement
élu ; en sorte que, dans la sainte Église, le Pape a pouvoir de faire tfois ils ne von tout ce qui est nécessaire et à l'Église et à l'homme pour le salut, 4 C'est pourquoi le Pape a pouvoir de remettre, moyennant l’indul- Pa doritencores gence plénière, la peine que Dieu a imposée aux pécheurs pour leurs 4
échés après qu’ils les ont pleurés et confessés. Or.’ qu’un: homme nn 3 P Poe 4 P NE qu'aucun Chrét
| qu'il préférât f
R “nes tence imposées par le prêtre n’ont pas été suflisantes, cela est très- PEAR AR
, ; « et de peine sal profitable à l’homme pour le salut de son âme. C'est laussi une B* P
rande miséricorde de Dieu que son vicaire, le ce ”, g que son vicaire, le Pape, décharg espèces de pein
soit délié de la peine que Dieu lui a imposée et assignée pour ses pé-
chés, lorsque, après la contrition et la confession, la’peine etfla péni- Ba
l'homme de la peine de son péché moyennant l’indulgence. C'est
pourquoi iles paroles de David, dans cet article erroné, sont alléguées EX
sans leur sens chrétien et véritable et d’une manière captieuse, Il B
HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Deist:
PNA
à 1545 de l’ère cl aut donc lire Apéter en aveu péchés de ses à la contritior sert l’indulger L'on a pleurés aflige quelqu
Æcomme Job;
aint Paul; q de Moïse ; que quelquefois pc de l'&ucre, con
cle est donc er:
En huitième
Réfutation.
: D qui peut être ç Réfutation. — D'abord, cet article est un {bavardage et un argu-ba q | : ‘ : du. Ce \ .. 08 seulement par
ment pour rien. Car Dieu, qui dit: Sites enfants pèchent, je visiterail
: < : LE sustin et tous | leurs péchés avec des verges, cependant je ne détournerai pas d’euxhi ©
ra ; À A Le : L ) culiers que cett ma miséricorde, ce même Dieu a donné la plénitude de!sa puissancebu À
! connu de ceux
ceux qui séduis En neuvième
que les œuvres
quoique quelqu
Mais, Dieu mer mépriser un p
R1545 del'èrechr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 37 aut donc lire cet article avec des yeux bien attentifs, et ne pas répéter en aveugle et à l’aventure : Quand Dieu dit qu'il visiterait les péchés de ses enfants avec la verge, cela veut dire qu'il les amènerait à la contrition par la peine ; car ce n’est pas contre cette peine que ert l’indulgence, mais uniquement contre la peine des péchés que [l'on a pleurés et confessés. Car on voit dans l'Écriture que Dieu afflige quelquefois les hommes pour les faire croître en mérite, comme Job; quelquefois pour leur conserver la vertu, comme à saint Paul; quelquefois pour punir du péché, comme Marie, sœur de Moïse ; quelquefois pour la gloire de Dieu, comme l’aveugle-né ÿ lquelquefois pour faire commencer dès ce monde les peines éternelles de l'aire, comme à Hérode. Ces peines et ces châtiments de Dieu,