‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 18 sur 122 · XIV. — De 15 1545 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

XIV. — De 15 1545 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

peut voulié

be me le persuadait, ; etencore : Rome a parlé, lacause est finie, Ces principes des docteurs du seizième siècle sont les principes de tous » par une bu, siècles chrétiens, les principes du bons sens.

bon 1; etp Que fait maintenant Luther ? Il élude, puis rejette l'autorité de qu’il ne pui "Église, l'autorité du Pape, l'autorité du concile, l'autorité des Pères, tion de co autorité des docteurs, même l'autorité de saint Augustin, si ce n’est ité. Pour mur une méprise ou deux qui lui sont échappées ; puis, abusant de

ette méprise, que lui-même reconnaît deux fois pour telle, Luther > veut, pose en principe que l’homme n’a point de libre arbitre, qu’il pèche ons notre pt Méanmoins dans tout ce qu'il fait, et que Dieu lui commande des par une ind Æhoses impossibles ; c’est-à-dire qu'il pose en principe le blasphème ssions vouli ile désespoir, un Dieu punissant l’homme de ce qu'il ne peut éviter. éméritons. Mais les docteurs scholastiques, saint Thomas à leur tête, ont les ces chom clairci avec netteté et précision ce qui était encore obscur au temps ropositions ke saint Augustin ; pour éviter tous les malentendus, éventer tous les rement, Se iSophismes, ils se sont servis de la logique rigoureuse, non pas invennême dans (fée, mais constatée par Aristote et sanctionnée par l’expérience des iècles. Et voilà précisément pourquoi Luther s’'emporte avec tant de iolence contre les scholastiques, conti saint Thomas, contre Arisote, afin de pouvoir plus facilement ramener parmi les hommes la é 3, L’ApôtéÆonfusion des idées et des mots. Autrefois, et c’est saint Augustin qui immolées 44% fait la remarque, les Donatistes se prévalurent d’une erreur moun péché, entanée, échappée à saint Cyprien, pour diviser l'Afrique par un ar tout ce (chisme déplorable, la remplir de trouble et de sang, et la préparer i sa ruine sous le fer des Vandales et des Mahométans. Luther abuse une méprise de saint Augustin pour diviser l'Allemagne par le ut ce qui n@Mchisme et l’hérésie, la remplir de troubles, de guerres et de haines, pour princ@é plonger dans un chaos intellectuel, dans une confusion d'idées et bonnes ue mots, dont elle n’a encore pu sortir après trois siècles, et qui peuttre la prépare à sa ruine sous le fer ou le knout de quelques nou-

ur très-grat eaux barbares.

Nous avons vu que, dans sa controverse avec Luther, le Dominiain Ttzel s’en rapportait toujours au jugement du Pape et des unie, au temps crsités catholiques. Pareillement, dans la dispute ou conférence de ose ; qu'acipsick, entre Carlostadt et Luther d'une part, et le Dominicain la doctrine MÆckius de l'autre, on était convenu des deux côtés de s’en rapporter inte Église ü jngement des universités d'Erfurth et de Paris. Le 30 août 1519, in, qui di université de Cologne, et le 7 novembre l'université de Louvain, lise catholi{äondamnèrent comme hérétiques, erronées, scandaleuses, plusieurs

Propositions tirées des opuscules de Luther, notamment : que ies — 5 Contr. APMieilleures œuvres sont au moins des péchés véniels, que Dieu nous Mommande des chosesimpossibles, que la concupiscence ou l'inclina-

Avrages, S:

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tion au mal estun péché continuel, même lorsqu'on y résiste. Le ca. pour ramene dinal Adrien, depuis Pape, qui était docteur de Louvain, approuva kéonférences, lu jugement de l’université par une réponse du 4 décembre de la mé) L Lichtenberg. année !. 1 ‘a de soumis

Luther fut prodigieusement piqué de cette condamnation. Il écri hu jugement de vit contre les docteurs de Louvain dès l’an 4520 ; il écrivit encon | es termes, le 3 contre eux vingt-huit thèses, sur la fin de sa vie. Jamais homme hot ® « Au très-Sa nête ne se ferait une idée de ses emportements. Tantôt il fait le bout! aite le salut éte fon, mais de la manière du monde la plus plate ; il remplit toutes « Très-Saintthèses de ces misérables équivoques : vaccultas, au lieu de facult lie des hommes « cacolyca Ecclesia, au lieu de catholica, parce qu'il trouve dans œf hajesté que la vé deux mots, vaccultas et cacolyca, une froide allusion avec les vacha M réter une oreille les méchants et les an Pour se moquer de la coutume d'appel r avec bienveil les docteurs nos maîtres, il appelle toujours ceux de Louvain nos#rull « Le révérend magistrolli, bruta magistrolia, croyant les rendre fort odieux ou fulileté, m’a accusé méprisables par ces ridicules diminutifs qu’il invente. Quand il val ë. e présomption, parler plus sérieusement, il appelle ces docteurs « de vraies bétallié, et a deman des pourceaux, des épicuriens, des païens et des athées, qui ne co È 'ai été bien cont naissent d’autre pénitence que celle de Judas et de Sail, qui preffoupçonnât d’irré nent non de l'Écriture, mais de la doctrine des hommes, tout ce qu'illue que d’en déf vomissent ; » et il ajoute, ce que je n'ose traduire, guidquid ructoni L « Que faire, tr vomuni et cacant. C'est ainsi qu’il oubliait toute pudeur, et ne se suis m'exposer à ciait pas de s’immoler lui-même à la visée publique, pourvu qu Me rétracter ? Si | poussât tout à l'extrémité contre ses adversaires 2. ‘ is prêt. Grâces :

Cependant le pasteur suprème ne négligeait rien pour rame lités, mes écrits cette brebis égarée, qui menaçait de devenir un loup dévorant. Dndais. Mes doctri l'an 1518, il envoya en Saxe un nouveau nonce, Charles de Milt our qu'il soit pos son camérier et gentilhomme saxon. Il espérait que, dans cette deBBurd’hui en homi nière qualité surtout, il pourrait inspirer plus facilement à l’électaBMlonorer l'Église ro de Saxe des sentiments dignes d’un prince catholique, et rameneblke ferait que la soi son devoir le moine de Wittemberg, son compatriote. Pour miabä « Ceux-là, trèsdisposer l'électeur, Miltitz était chargé de lui annoncer et de lui phile Rome, chez na senter ensuite la rose d’or, que le souverain Pontife a coutumei pubattre, et qui, bénir le quatrième dimanche de carême. Il apportaiten même temainteté, n’ont che des lettres pontificales du mois d'octobre 1518 à l'électeur, à un dMfopprobre de |’ Ég ses ministres et à son conseiller ecclésiastique Spalatin, pour If P n’était pas assez exhorter tous les trois, d’un côté, à favoriser l’expédition génénittentats impies, ils contre les Turcs; d’un autre, à réprimer les innovations téméraiÆf «Ah! très-Saint et hérétiques de PAugustin Luther. irme que je n’a

d'attaquer sérieuse:

4 Walch, t. 15, p. 1589 et seqq. — ? Bossuet, Hist. des Variat., 1. 6, n. 39, dire Sainteté, Je « Cont. art, Lov. thes, 28. Hosp. 199, — Walch, t. 19, p. 2260 et sen. Blessus de tout; ni

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