‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 122 · IV. — De 1510 1515 de l’ére chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

IV. — De 1510 1515 de l’ére chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

iste. Le cx%$ Pour ramener ce dernier, le nonce Miltitz eut approuva konférences, l’une à Altenbourg, de la mm Lichtenberg. Le résultat de la p

ÆBettre de soumission au pape Lé ion. Il écri jugement de quelque archev rivit encon Mes termes, le 3 mars 1549 :

omme ho. « Au très-Saint-Père, le pape Léon X, frère Martin Luther soufait le boutMaite le salut éternel.

"4 «Très-Saint-Père ! la nécessité me contraint de nouveau, moi, de faculta Me des hommes et poussière de terre, à m'adresser à une aussi grande

Majesté que la vôtre. Daigne donc votre Sainteté, à la place du Christ,

M prèter une oreille miséricordieuse à une pauvre petite brebis, et écoue d'appeler avec bienveillance mes bêlements !

ain nosérolllS « Le révérendissime Charles de Miltitz, camérier de votre Saineux où fubeté, m'a accusé en votre nom, auprès de l’illustre prince Frédéric, Pe présomption, d'irrévérence envers l'Église romaine et votre Sain-

raies bé lé, et a demandé, en conséquence, que je fisse une rétractation. i ‘ai été bien contristé d’avoir été assez malheureux pour qu’on me joupçonnât d’irrévérence envers l'Église romaine, moi qui n’ai en que que d'en défendre l'honneur.

id ructa «Que faire, très-Saint-Père? Les conseils me manquent. Je ne t ne se suis m'exposer à votre colère ; comment y échapper ? Je ne le sais. e rétracter ? Si la rétractation qu'on me demande est possible, je

is prêt. Grâces à mes adversaires, à leurs résistances et à leurs hosir rameng@lités, mes écrits se sont répandus beaucoup plus que je ne m’y atvorant. DEndais. Mes doctrines ont pénétré trop profondément dans les cœurs our qu’il soit possible d’en effacer les traces. L'Allemagne fleurit au-

urd'hui en hommes de génie, d'érudition, de jugement, Si je veux onorer l'Église romaine, c’est de ne rien révoquer., Une rétractation

avec lui jusqu’à trois l’autre à Liebenwerda, la troisième remière fut que Luther écrirait une on X, et qu’il soumettrait sa cause êque d'Allemagne. Il écrivit donc en

s cette de à l’électe

ramener fe ferait que la souiller et la livrer aux accusations des peuples.

our mia « Ceux-là, très-Saint-Père, l'ont injuriée et souillée, cette Église de lui prb Rome, chez nous autres Germains, ceux-là que je n’ai cessé de outume ombattre, et qui, dans leurs discours insensés, sous le nom de votre ême temBlainteté, n’ont cherché qu'un gain sordide, ont jeté sur le sanctuaire ar, à un Mopprobre de l'Égypte, et en ont fait une abomination; et comme si 1, pour If n’était pas assez de toutes ces iniquités, moi qui ai lutté contre leurs n généré

tentats impies, ils me chargent de tout le poids de leurs témérités. témérai@® «Ah ! très-Saint-Père, devant Dieu et devant toutes ses créatures, Jafiirme que je n’ai jamais eu ni n’ai encore la pensée d’affaiblir ou Wattaquer sérieusement en rien l'autorité de l'Église romaine et de tre Sainteté, Je confesse que la puissance de cette Église est au-

| sus de tout; ni au ciel, ni sur la terre, il n’est rien au-dessus

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d'elle, Jésus excepté. Que votre Sainteté n’ajoute aucune foi à cent doctrine un qui parlent autrement de Luther, sance, et VOUS ! « Quant aux indulgences, je promets à votre Sainteté de ne plu perbe et aut m'en occuper, de gnrder le silence, pourvu que mes adversaires kMont-ils ces ho: gardent à leur tour ; de précher dans mes sermons au peuple d'ai pmmes 1? » Rome, de ne pas lui imputer les folies des autres, et de ne pas croir/ Dans la conft aux parôles amères dont j'ai usé et abusé envers elle en combattai our juge l’arcl ces jongleurs. Car tout mon but était que l’Église de Rome, now xtes, de remp

mère commune, ne füt pas contaminée de la souillure de ces hommainnée 1 519, da: d'argent, et que le peuple apprit à préférer la charité aux indu fil persistait da gences 1, » e Trèves. Luth.

Charles de Miltitz était tellement convaincu de la bonne foi d Qui nous appre: Luther, qu’il écrivit à Tetzel une lettre d’amers reproches. Le paume seconde fois « Dominicain en tomba malade et mourut de chagrin, Luther li far l'électeur d même en eut pitié, et lui adressa 4. ilques paroles de consolatiuk Miller ecclésiast mais qui arrivèrent trop tard. Cependant le confiant Miltitz était En automne dupe du moine, son compatriote. Il ne voyait pas que sa lettre, a @Buther promit à apparence si soumise, refusait opiniâtrément le point capital, u Œivit en effet le rétractation. Luther promettait bien de se taire, mais seulement sbfomplètes la qu: les indulgences, et à condition que les catholiques se tairaient 4P Ms passages sui même. Il ne promet nullement le silence sur des articles beaucou «Au milieu d plus graves : que l’homme n’a point de libre arbitre, qu'il pèckepuis trois ans dans tout ce qu’il fait, même dans ses bonnes œuvres, et que Diabès-Saint-Père. lui commande des aoibs impossibles. ai parlé de vou D'ailleurs, voulez-vous savoir sous quels traits le moine dépé ent, je serais gnait le crédule nonce, à cette même époque, dans ses lettres confk@aniel dans la fo dentielles ? « C’est un trompeur, un menteur, qui l’a quitié nce contre un donnant un baiser, baiser de Judas, et en versant des larmes de en builler ?.… Vous codile ?; avec qui il a fait bonne chère, vraiment, et dont il à fenliltes assis surpass de ne comprendre ni la ruse, ni les italianités ; qui venait armé à à tte Rome impi soixante-dix brefs apostoliques, pour le prendre et le conduire cap! nation en voyal tif dans son homicide Jérusalem, dans sa Babylone pourprée, COMIx | peuple de Jés

on l’a dit à la cour du prince 8. » N Que je combattre Désirez-vous connaître ce qu'il pense &: la cour de Léon X ? «A! ue je croie, ce qt ue je voudrais qu’on répandit ce dialogue de Jules et de Pierre, LL: tourbe d’adula

nous sont révélées les abominations de Rome ! révélées, non pabl us, chargé de 1 car où ne sont-elles pas connues ? et que les cardinaux vissent la i ssent pas la pr tyrannie et leur impiété traduites à tous les regards #! » ine de corrupti

Sur la proposition de Militz, il à consenti à choisir pour juge il due l'Église rom: k fs devenue une f

* Walch, t. 15, p. 850 et seqq. — ? 2 Feb. 1519. Sylvio Egrano. — 3 20 Fi Siaupitio, — * 20 Feb, Christoph. Scheurl. F4 t Feb, Spalatino. .

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ne foi à ceux doctrine un évêque. Tournez quelques feuillets de sa corresponlance, et vous verrez quel cas il fait de l’épiscopat : « Ils m'appellent é de ne plu perbe et audacieux, ces évêques; je ne dis päs non, mais que dversaires ont-ils ces hommes-là, pour savoir ce qu'est Dieu et ce que nous uple d’anngMiommes 1? »

ne pas croi Dans la conférence d’Altenbourg, Luther s'était engagé à prendre \ combattan our juge l'archevêque de Trèves ; ensuite il refusa, sous divers pré- Æxtes, de remplir son engagement. Au mois d'octobre de la même nnée 1519, dans la conférence de Liebenwerda, Miltitz lui demanda il persistait dans la convention de prendre pour juge l'archevêque e Trèves. Luther répondit qu'il le voulait bien. C’est Luther lui-même ui nous apprend ces engagements divers 2. Il n’y fut pas plus fidèle s. Le pauv seconde fois que la première ; il se sentait protégé de plus en plus ar l'électeur de Saxe, qui avait reçu la rose d’or, et dont le conconsolatin. Miller ecclésiastique Spalatin était son ami de cour. iltitz était 24 En automne 1520, dans une dernière conférence à Lichtenberg, Œuther promit à Miltitz d'écrire une nouvelle lettre au Pape. Il l'éivit en effet le 6 septembre. Le collecteur protestant de ses œuvres mplètes la qualifie de très-humble. On jugera de cette humilité par s passages suivants :

«Au milieu des monstres de ce siècle, avec qui je suis en guerre puis trois ans, ma pensée et mon souvenir se lèvent vers Vous, iabMfès-Saint-Père. Je le proteste, et ma mémoire est fidèle, jamais je ai parlé de vous qu'avec honneur et respect. S'il en était autreent, je serais tout prêt à me rétracter. Ne vous appelai-je pas le niel dans la fournaise ? n’est-ce pas moi qui défendis votre innonce contre un homme tel que Sylvestre Priérias, qui osait la uiller ?.. Vous ne sauriez le nier, mon cher Léon, ce siége où vous es assis surpasse en corruption et Babylone et Sodome : c’est contre ait armé d Mftte Rome impie que je me suis révolté. Je me suis soulevé d’indinduire cap nation en voyant qu'on se jouait si indignement, sous votre nom, rée, commu peuple de Jésus-Christ ; c’est contre cette Rome que je combats, MQue je combattrai tant qu’un souffle de foi vivra en moi. Non pas on X ? «Aïe je croie, ce qui est impossible, que mes efforts prévaudront contre e Pierre, 2 tourbe d’adulateurs qui règne dans cette Babylone désordonnée ; s, non palais, chargé de veiller sur le sort de mes frères, je voudrais qu'ils ne vissent le L ssent pas la proie de toutes les pestes romaines. Rome est une senbne de corruption et d’iniquité. Car il est plus clair que la lumière our juge dique l'Église romaine, de toutes les églises la plus chaste autrefois, mpst devenue une fétide caverne de voleurs, un lupanar de débauches, . — 3 20 F4

Feb, Spalatino, — 3 Walch, t, 15, p. 902.

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le trône du péché, de la mort et de l'enfer, et que sa malice ne pour! rait pas monter plus haut quand l'antrechrist y régnerait en personneh « Vous, Léon, vous voilà comme un agneau au milieu des loup comme Daniel au milieu des lions, comme Ézéchiel parmi les scoA pions. À tous ces monstres qu’allez-vous opposer? trois ou quatr cardinaux, hommes de foi et de science : qu'est-ce que cela au miliu* de ce peuple de mécré. 11° Vous mourrez de leur venin, avant mên M d'avoir songé au remède... Les jours de Rome sont comptés, la lère de Dieu a soufflé sur elle. Elle haït les sages conseils, elle craiy! la réforme, elle ne veut pas qu’on mette un frein à sa fureur d'i piété. On dira d'elle ce qu’on a dit de sa mère : Nous avons préven ÆÆ: pour qu'on 1 Babylone, elle ne peut être guérie, laissons-la. C'était à vos card. Mreille doctrine naux à remédier à tant de maux, mais ia podagre rit de la main de Mit de croire à médecin, le char n’écoute plus les rênes. À e saurait nous : « Plein d'amour pour votre personne, j'ai souvent gémi de vou Mcrions mille fo voir élevé sur le siége pontifical dans un siècle comme le nôtre M oulait faire app vous méritiez de naître à une autre époque. Le Siége de Rome n'a fne apparence d pas digne de vous, il devrait être occupé par Satan, qui, en vériiif Avec ses amis règne beaucoup plus que vous dans cette Babylone. N'est-il pal Spalatin en fé vrai que, sous ce vaste ciel, il n’y a rien de plus corrompu, de pluine plume ; la p inique de plus pestilentiel que Rome ? Vraiment, Rome surpasse tiine, c’est le 5 impiété le Turc lui-même ; elle, autrefois la porte, du ciel, est aujoubt omme parle An d’hui la gueule de l’enfer, que la colère de Dieu empêche de fermer "8 forêt. à peine s’il nous est permis du sauver quelque âme du gouffre « Si tu connai fernal… » V'elle ne peut s Après avoir raconté à sa manière comment la querelle s’est eng: ll sens Dieu qui gée entre lui et les courtisans du Pape, Luther termine ainsi : re; mais on me « Je ne veux pas venir à vous les mains vides, je vous offre un pell 4 fallait me laisse traité, sous votre nom ; gage de mon amour pour la paix, témo##hrist. Calomniai gnage de ce dont j'aurais aimé à occuper mes loisirs si vos aduiateu rverse, enfants me l'avaient permis ; présent de peu de valeur si vous considére) and il les nomr la forme de l’œuvre ; bien précieux si je ne me trompe, si vou ntre un faux pr vous attachez à l'esprit du livre. Moi, pauvre moine, je n'ai rien de Me la folie, et qu'i meux à vous offrir, vous n’avez besoin d'autre don que d’un do Œâme pleine de d tout spirituel 1, »

1545 de l'ère ch

Veut-on conn invoie à Léon on traité ou se hrétien est roi euvre, qu'il de ustice ou la gré onnes œuvres tr out le reste, c« ans la gueule, | tla viande et l'i

Pins ménagemen Luther traduisit en allemand sa lettre à Léon X. Cette traductiol 4 « Grand Dieu ! diffère en quelques passages de l'original. Le texte allemand est beaub@r la terre! et F

coup plus énergique et plus violent. Sodome et Gomorrhe y reviennent bien plus souvent. La version allemande était destinée à ses citoyens, la version latine aux lettrés 2,

ècles ? Tromper piges effrontés,

L1 Walch, t. 19, p.

1 mm. * ir

* Traduction d'Audin, t, i. — 3

Waich, t. 15, p. 934 et seqq.

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