IV. — De
lice ne pour n personneh
1545 de l'ère chr.]J DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 73
Veut-on connaître maintenant ce livre de prédilection que Luther nvoie à Léon X en témoignage d'amour et de piété filiale ? C'est
1 des lou Won traité ou sermon de la liberté chrétienne, où il avance que tout mi les sc; étien est roi et prêtre, qu'il est libre de toute loi et de toute bonne S OÙ Quai uvre, qu'il devient juste par la foi seule à sa justificotion, que la la au miliu®
ustice ou la grâce ne se perd que par l'infidélité, que de croire les onnes œuvres nécessaires c’est perdre la foi, c'est perdre avec la foi out le reste, comme le chien qui, portant un morceau de viande ans la gueule, en voulut happer l’image dans l'eau, et perdit ainsi ta viande et l'image. C'est la noble comparaison de Luther même !, ns préven M. pour qu'on ne pût se méprendre sur le sens et la portée d’une à VOS Card. Mreille doctrine, il dira l’année suivante à Mélanchton: « Il nous la main dé Mfit de croire à l'agneau qui efface les péchés du monde, le péché he saurait nous arracher à cet agneau, quand nous forniquerions et mi de vois@erions mille fois par jour ?. » Et voilà les doctrines infernales qu’il e le nôtre Moulait faire approuver au pape Léon X en lui offrant la paix avec Rome n'e ne apparence de soumission.
, en vériilf Avec ses amis il était plus franc : « Je ne veux pas, écrivait-il Spalatin en février 4590, je ne veux pas que d’un glaive on fasse pu, de plune plume ; la parole de Dieu est une épée, c'est la guerre, c’est la surpasse «iine, c’est le scandale, c’est la perdition, c’est le poison, c’est, est aujousÆomme parle Amos, l'ours sur le grand chemin et la lionne dans de ferme forêt. gouffre in « Si tu connais bien l'esprit de la réforme, tu dois comprendre L'elle ne peut s'opérer sans tumulte, sans scandale, sans sédition. est eng" sens Dieu qui m’enlève. Oui, je l'avoue, je suis trop violent peutte; mais on me connaissait bien, on ne devait pas irriter le chien, fre un pet fallait me laisser en repos. Jette les yeux, cher Spalatin, sur le aix, témom@hrist. Calomniait-il, lui, quand il appelait les Juifs race adultère et aduiateunMlerverse, enfants de vipères, hypocrites, fils du diable? Et Paul, considéra Mhand il les nommait chiens, insensés, imbéciles ? quand il s'élevait e, si vou Mnire un faux prophète avec une violence qui pourrait passer pour ai rien delle la folie, et qu'il le traitait de fils du diable, d'ennemi de la vérité, > d’un do Æâme pleine de dol et de, tromperie ? La vérité ne connaît pas de Pins ménagements 3.
traductiolÆ « Grand Dieu ! que de ténèbres, que d'iniquités Rome a vomies l la terre! et par quel jugement de Dieu a-t-elle vécu tant de : y revier-ècles ? Tromper les hommes par d'impures décrétales et des mer tinée à ssPbnges effrontés, dont elle faisait autant d'articles de foi! J'en suis
avant mêny iptés, la cok , elle crai ureur di
® Walch, t, 19, p. 1219, n. 29. — ? Melanchtoni,
ho. 1520.
74 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De1sip
presque convaincu, le Pape, c'est l’antechrist, le fils de perditimh qu’attend le monde. Tout ce qu'il fait, tout ce qu’il dit, tout ce a prescrit sent l’antechrist 1. i « Qu'on ne me parle plus de mes emportements. Voyez ! tout (2 qu'on fait dans notre siècle avec calme s'évanouit et tombe. Le ventnii de Rebecca porte des embryons qui se battent ensemble. On nm juge mal aujourd’hui. La postérité me rendra pleine et entière jus tice.. Le révérend père vicaire m'’écrit d'Erfurth de ne pas publiut# mon livre De la Réforme à faire dans l'état des Chrétiens ; c’est trop on cher Nicols tard... Il faut que l’Esprit-Saint me pousse, puisque ce n’est ni l'a Mn homme dont mour de l'or, ni l'amour des plaisirs, ni la passion de la gloire, }} k arler est mortel ressemble au Christ qu’on crucifia parce! qu'il avait dit : Je suis k e demanderai à roi des Juifs. On me condamne pour des doctrines que je n’ai pal vaut mieux q enseignées, la communion sous les deux espèces, par exemple ?. PM Christ. Je ne « L'évêque de Misnie, avec lui d’autres évêques, m'accusent! ne our nous seule saurai bien leur répondre ; je ne souffrirai pas que des erreurs con! Cependant Lu damnées dans l'Évangile soient enseignées même par des anges à 4 pus les évêques, ciel, à plus forte raison par ces idoles d’ évêques. Je veux bien leu @uer de le conda pardonner pour le moment; qu’on leur écrive donc de se taire, dewbère, par un pa rien faire contre Luther. Qu'ils prennent garde à eux ; ils croient évite Hande. L’emper la grêle, ils mourront sous une avalanche de neige. Que si Dieu ace de son aïe: m'ôte pas la raison, le fumier qu’ils voudraient remuer sentira bi née. Le pampl mauvais. Quels imbéciles que vos docteurs de Misnie et de Leipsic 6520, où Luther est-ce qu'on leur a enlevé le sens commun ? jamais je n’eus de sen agments sur |: blables adversaires ; iles niais ? ! » Moudrait secourir « À la volonté de Dieu, me voici : aux vents et aux flots le navir!} Mi cela convena Je ne puis plus rien à cette heure, que prier Dieu. Je lis dans} « Les Romani: venir, le Seigneur m'en a levé un coin; je vois des tempêtes pr squels ils élude chaines, si Satan n’est enchaîné. Les pensées de mes ennemis soillne décadence et des pensées d'artifices et de méchanceté. Que voulez-vous, mo culière ? ils ont ami? la parole divine ne marche jamais sans troubles, sans tumulte! M@roit, mais que | cette parole de toute majesté qui opère de si grandes merveilles, qu} ÆMècle. En seconc gronde sur les hauteurs et les sublimités, et qui tue les âmes pare @iture sainte? il seuses d'Israël. Il faut ou renoncer à la paix ou renoncer à la par Écriture. En tro divine. Le Seigneur est venu apporter la guerre, et non la paix. lent que personni suis tout frappé de terreur. Malheur à la terre #! Pour renverse: « Des visions nouvelles ont paru dans le ciel ; à Vienne, des flamf@après ces parol mes et des incendies. Je voudrais les voir ; c'est ma tragédie que hi royaume sacer signes annoncent 5. Que je le veuille ou non, chaque jour ma scienté
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‘accroît. Il n’y Doudrais détrui le Rome ; je ne érité, à quoi | fais bientôt me étaient que de ux hommes et es livres sur le
1 Archidiac, Elste 1 Wenceslas. Linck, 19 aug. — ? Spalatino, 14 januar. — 3 Ibid., 18 féb.= Maduc. d'Audin, — : * Staupitio, feb. — 5 Spalatino, 19 mart. mn! Petr., 2, 9,
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