IV. — De 15118 le perditio
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ez ! tout œ* e. Le vent ble. On nv” entière jus pas publiel# 3; C'est trop n’est ni l'a la gloire, M : Je suis LA je n'ai pal emple ?, 4 ccusent! 4 À rreurs CON É es anges d\ 4
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1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 15
‘accroît. Il n’ÿ a pas deux ans que j'écrivais sur les indulgences ; je oudrais détruire mes livres. J'étais alors sous le joug de la tyrannie je Rome ; je ne voulais pas qu'on les rejetât ces indulgences, et, en érité, à quoi bon s’en émerveiller? J'étais seul à rouler ce rocher. fais bientôt mes yeux se sont ouverts, et j'ai vu que ces pardons ‘étaient que de misérables impostures, inventées pour voler l’argent ux hommes et leur foi en Dieu. Ah ! que je voudrais qu'on brûlât es livres sur les indulgences 11... Gloire et paix dans le Seigneur. lon cher Nicolas, il ne faut rien répondre à Emser, parce que c'est n homme dont l’apôtre Paul dit : « Il est condamné, évitez-le, son arler est mortel. » Encore un peu de temps, et je prierai contre lui ; e demanderai à Dieu qu’il lui rende selon ses œuvres, qu’il meure ; vaut mieux qu’il périsse, que s’il continue de blasphémer contre à Christ. Je ne veux pas que vous priiez pour ce misérable, priez our nous seulement 2, » :
Cependant Luther voyait contre lui la
presque totalité du clergé, pus les évêques,
mais principalement le Pape, qui ne pouvait man-
œuer de le condamner. Il chercha son refuge dans la puissance sécu-
ère, par un pamphlet adressé à l'empereur et à la noblesse allehande. L'empereur était Charles-Quint, élu le 28 juin 1519, à la ace de son aïeul, Maximilien Ier, mort le 12 janvier de la même née. Le pamphlet est accompagné d'une dédicace du 24% de juin
ik 228520, où Luther dit qu'il adresse à la noblesse allemande quelques Magments sur la réformation du christianisme, pour voir si Dieu Moudrait secourir son Église par l’état laïque, puisque le clergé, à
i cela convenait davantage, y était devenu tout à fait indifférent 3. « Les Romanistes, dit-il, se sont entourés de trois murs derrière quels ils éludent toute réformation, ce qui cause à la chrétienté e décadence effroyable. D'abord, les presse-t-on par la puissance éculière? ils ont établi et disent que la puissance séculière n’a aucun oit, mais que la puissance ecclésiastique est supérieure à celle du
ce. En second lieu, les a-t-on voulu réprimer et punir par l'É-
iture sainte? ils opposent que ce n’est qu’au Pape à interpréter criture. En troisième lieu, les menace-t-on d’un concile? ils avannt que personne ne peut convoquer de concile que le Pape #, »
Pour renverser le premier mur, Luther pose en principe que, après ces paroles de saint Pierre : Vous êtes un sacerdoce royal et royaume sacerdotal 5, tous les Chrétiens sont également prêtres
' Archidiac, Elsterwic., 30 maii 1520. — 2 Nicolao Haussmann., 26 april., Maduc. d’Audin. — 8 Walch, t. 10, p. 297 et seqq. — * Ibid., t. 10, p. 301. —
Ras! Petr., 2,
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et rois. De là il conclut que les barons allemands, ayant reçu le bap. Provinces ecclés tême, sont tout aussi prêtres, évêques et papes que ceux qui en por-PMemagne, garan tent le nom, et qu'ils ont le ponvoir et le devoir de corriger, mémllemands ne sc par la force du glaive, toutes les fois qu’ils le jugent à propos. Del Mélibat, plus d’i aussi on pouvait conclure que les paysans ont tout autant de droit ui font autant aux domaines des barons, des princes, des rois et des empereus M'indulgences, f allemands, que ceux qui en portent les titres, et que, toutes les fox lus de peines e qu'ils le jugeront à propos, ils pourront se mettre à leur place ; mail ous terre ! Enf Luther avait trop d'esprit, et les barons allemands trop peu, pou Prébendes, si «2 tirer tout de suite une conclusion aussi naturelle, Il fut seulement, la chronig conclu que c'était aux barons allemands de mettre le Pape à lEMfavorable aux no raison, füt-ce à coups d’épée. Et voilà comme, avec sa trompet-}éfefusé une digni de Jéricho, ce sont ses expressions, Luther renversa le premier mb Quant aux be des Romanistes. Bn échantillon d Le second mur ne tint pas plus longtemps. Comment, en effafittérateur. Il pu: le Pape serait-il le seul interprète infaillible de l'Écriture sain EMourner en dérisi puisque, d’après saint Paul, l’homme spirituel juge de tout et n'a rit malade, où | jugé par personne. Or, tout luthérien est un homme spirituel, puisbft où l'on ne tro qu'il le dit. Donc il juge de tout, de l’Écriture comme du Pape, dP@ul idiome vivan ne peut être jugé par personne, à moins que ce ne soit par un conble tréteaux, que ciie œcuménique de sa façon et de son avis. Cela se prouve mêmbMeux, qu'Ulric re par l'Ancien Testament. En effet, si une ânesse a remontré le prob@lus horrible des phète Balaam, pourquoi un luthérien quelconque ne pourrait-il paPMÉcriture sainte, remontrer le Pape ? C’est un des derniers arguments de Luther. -BMnfants de noble: Conclusion finale : Tout savetier, tout maçon luthérien est un int montre élevé prète infaillible de l’Écriture : donc le Pape, avec tous ses cardPfans le monde naux, avec toute l'Église romaine, n'y voit pas plus qu'une taupe Mayence, qui lui Et voilà comme, avec sa trompette de Jéricho, Luther renversek}Æ camp, où il ga second mur des Romanistes. arde, et trouvant Le troisième mur était tombé de lui-même sur les deux autre Æhanter la vertu En effet, comment le Pape de Rome aurait-il seul le droit de convo fn gucrre ouvert quer un concile général, puisque chaque baron allemand est prêtre ans une petite il évêque et pape ? C’est donc à chaque baron allemand de convoqueh@ine ?, Voilà l’hc un concile œcuménique, d'y présider, d'y décider sur la foi et ldblesse allemande, mœurs, d’autant plus qu’il a une épée à la main. Et voilà commebodèles de style avec sa trompette de Jéricho, Luther renverse le troisième et dernith@rouve du moins c mur des Romanistes. Æ Lt voilà quels Cela fait, il examine ce qu’il conviendra de traiter dans le concil Dour des siècles, œcuménique des barons allemands. D'abord, le Sauveur a dit : Ma À helle et morale, « royaume n'est pas de ce monde. Donc les barons allemands devroil Pdgion, serment, & ôter au Pape sa tiare, sa cour, ses revenus, la suzeraineté sur k k royaume de Naples, la souveraineté de la Romagne et des autre M 2 Walch, t. 10, p. 3
IV. — De 1510 155 de l'êre chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 77 "eçu le bap. Provinces ecclésiastiques, ses droits particuliers sur les églises d’A1qui en por MMlemagne, garantis par le concordat ; car, envers le Pape, les barons iger, ménMMBllemands ne sont tenus qu’à ce qui leur plaît, Du reste, plus de upos. De élibat, plus d’interdit, plus de pèlerinage, plus de ces fêtes d'Église nt de droit! qui font autant de tort à l’âme qu’au corps, plus de dispenses ni empereur M'indulgences, plus d’abstinence de viandes, plus de messes privées, ites les fox @blus de peines ecclésiastiques : que tout cola soit enterré à dix pieds place ous terre ! Enfin, plus de chapitres de chanoines, plus de grasses peu, pou) @rébendes, si c2 n’est pour les enfants des barons allemands!. En L seulemenM@ftet, la chronique rapporte que, si l'électeur de Saxe se montra si Pape à 1 Mavorable aux nouveautés de l’hérésiarque, c’est que le Pape lui avait à trompetth Æefusé une dignité ecclésiastique pour un de ses bâtards. remier mul Quant aux barons allemands du seizième siècle, nous en avons | Mn échantillon dans Ulrie de Hatten, qui fut à la fois chevalier et t, en effiPfittérateur. Il publia les épîtres de quelques hommes obscurs, pour ure sainte PMourner en dérision les clercs et les moines. C’est une débauche d’esout et n'aP@rit malade, où l’on se tourmente à chercher quelque fine raillerie, ituel, puisMt où l'on ne trouve la plupart du temps que des équivoques, dont u Pape, dPul idiome vivant ne saurait rendre la saleté; que des polissonneries ar un Corse tréteaux, que des plaisanteries ordurières, balayures de mauvais uve mémbMeux, qu'Ulric ramasse comme des diamants, et auxquelles, par la tré le prol@lus horrible des profanations, il méle à chaque page les paroles de rrait-il paMÉcriture sainte. Or, Ulric de Hutten était précisément un de ces Luther, nfants de nobles nourris aux dépens du sacerdoce. L'histoire nous st un intefÆæ montre élevé d'abord dans le monastère de Fulde, puis entrant ses card@ans le monde littéraire sous le patronage de l'archevêque de une taupe Mayence, qui lui prête deux cents ducats, quittant les lettres pour renverse KP camp, où il gagne une maladie honteuse, abandonnant le corps de arde, et trouvant sur sa route du bois de gaïac dont il se met à eux autraPMhanter la vertu dans les maladies invétérées de la débauche; puis de convo} h gucrre ouverte avec les Couvents, et finissant par aller mourir est prêtre Mans une petite île du lac de Constance, rongé par la lèpre napoliconvoqué @ine ?. Voilà l’homme qui encourageait Luther au nom de la nofoi et less allemande, et dont Luther regardait les lettres comme des là commeEModèles de style épistolaire, des trésors d'heureuse raillerie : ce qui > et dernitE@rouve du moins combien l’un et l’autre avaient le goûtpuret honnête. Et voilà quels hommes et quels moyens plongeront l'Allemagne, s le concour des siècles, dans le chaos d’une anarchie religieuse, intellecà dit : MoBMuelle et morale, où disparaissent, confondus, urbanité, pudeur, reds devroiBsion, serment, autorité légitime, subordination, lien social, libre eté sur À
des autel : Waïch, t. 10, p. 369, n, 121, — ? Audin, t, 1, c. 5,
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arbitre de l’homme, idée d’un Dieu bon et juste, pour faire place} l’horrible fantôme d’un Dieu cruel, qui punit l'homme du mal qu'il ne peut éviter et même du bien qu'il fait de son mieux. — Qui don sauvera l'Allemagne, qui donc sauvera l'Europe, qui donc sauve} l’humanité parmi l'invasion de ces nouveaux mahométans, de «y nouveaux barbares? — Qui les a sauvés, qui les sauvera toujours l'Église romaine, le successeur de saint Pierre.
L’an 1520, 15% jour de juin, le souverain pasteur à qui, dans personne du prince des apôtres, le Fils de Dieu a dit : Pais m agneaux, pais mes brebis ; affermis tes frères ; tout ce que tu lier sur la terre sera lié dans les cieux : le Pontife romain prononcça l' révocable sentence de condamnation en ces termes :
Léon, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, pour mémo perpétuelle de la chose.
Levez-vous, Seigneur, et jugez votre cause ; souvenez-vons insultes qu'on vous fait, de celles que vous font les insensés tout jour ; inclinez votre oreille à nos prières, car des renards ont surg qui cherchent à démolir votre vigne, elle dont vous avez foulél pressoir tout seul, et dont, en remontant à votre Père, vous commis le soin, le gouvernement et l'administration à Pierre, com au chef et à votre vicaire, ainsi qu’à ses successeurs, à l’instard l'Église triomphante. Le sanglier de la forêt s'efforce de l’exte miner, et une bête singulièrement farouche la ravage.
Levez-vous, Pierre, et, conformément au soin pastoral qui va a été divinement confié, prenez en main la cause de la sainte Égh rornaine, la mère de toutes les églises et la maîtresse de la foi ; e que, d'après l'ordre de Dieu, vous avez consacrée par votre sambs contre laquelle, ainsi que vous avez daigné nous en prévenir, s'il surgent des maîtres de mensonge, introduisant des sectes de perd" tion et s’attirant à eux-mêmes une prompte ruine ; qui, ayant unxbM amer et des contentions dans leurs cœurs, se glorifient et sont ma A teurs contre la vérité. É
Levez-vous aussi, Paul, nous vous en prions, veus qui avez échibi et illustré cette Église et par votre doctrine et par votre martyhi car un nouveau Porphyre s'élève : comme le premier critiqua aut A fois injustement les saints apôtres, de même celui-ci, usant, non pli de prières, mais de reproches, contrairement à votre doctrine, % rougit pas de critiquer et de déchirer les saints Pontifes, nos prélk A cesseurs, et, quand il se défie, de recourir aux injures, selon la co : tume des hérétiques, dont le dernier refuge est, comme dit siës Jérôme, lorsqu'ils s’aperçoivent que leurs causes vont être condan nées, de commencer à épandre par la langue le venin du serper
1545 de l'ère chi
it, lorsqu'ils se v bncore que vou xercer les fidèle Hroissement, cor st nécessaire, p:
leur naissance.
Qu'elle se lève hniverselle, de « ettres, quelques:
Migences, suivant
ux-mêmes, inte emande l'Esprit jon et pour une Apôtre, ils les te érôme, ce n’est u, ce qui est pi glise de Dieu, .
elle intercède :
reurs de ses bre inées d’entre le:
hinte Église.
Depuis longten
Hans l'excès de 1
e personnes digi suggestion de l’ t diverses ont ét ines personnes ont quelques-unc ès constitutions ( ément l’hérésie c ent ou hérétiqu eilles pieuses, o eurs ont été renc erdu la crainte « ar une orgueilleu e, être plus sage:
le trouverait aucu
erverse doctrine | ous sommes d’a uenous et nos pi ne charité intime empire des Grecs