‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 22 sur 122 · V. — De 15 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

V. — De 15 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

aire place Mt, lorsqu'ils se voient condamnés, de s'emporter aux outrages. Car, ncore que vous ayez dit qu’il faut qu'il y ait des hérésies pour xercer les fidèles, cependant, de peur qu'elles ne prennent de l’acroissement, comme de petits renards prêts à ravager la vigne, il st nécessaire, par votre intercession et votre secours, de les éteindre leur naissance.

Qu'elle se lève enfin toute l’Église des saints et le reste de l'Église iniverselle, de qui méprisant la vraie interprétation des saintes ettres, quelques-uns, dont le père du mensonge a aveuglé les inteligences, suivant l'ancien usage des hérétiques, sages par devers ux-mêmes, interprètent ces mêmes Écritures autrement que ne emande l'Esprit-Saint, et cela d’après leur propre sens, par ambiion et pour une renommée populaire, ou plutôt, comme l’atteste Apôtre, ils les torturent et les adultèrent ; en sorte que, selon saint Jérôme, ce n’est plus l'Évangile du Christ, mais celui de l’homme, u, ce qui est pire, celui du diable. Qu'elle se lève donc la sainte glise de Dieu, et, conjointement avec les bienheureux apôtres,

Qu'elle intercède auprès du Dieu tout-puissant, afin que, toutes les œreurs de ses brebis étant purgées, et toutes les hérésies étant éliqinées d'entre les fidèles, il daigne conserver la paix et l’unité de sa

ainte Église.

À Depuis longtemps, chose que nous pouvons à peine exprimer ans l'excès de notre affliction, nous avons appris par la relation de personnes dignes de foi et par la renommée publique que, par ainte Égh suggestion de l'ennemi du genre humain, des erreurs nombreuses Ja foi: « diverses ont été renouvelées et répandues depuis peu parmi cervotre sughipines personnes légères dans l'illustre nation germanique ; erreurs venir, sont quelques-unes ont déjà été condamnées par les conciles et par s de part @s constitutions de nos prédécesseurs, et qui contiennent expresyant unzbément l'hérésie des Grecs et des Bohémiens ; d’autres respective t sont ma ent ou hérétiques, ou fausses, ou scandaleuses, ou offensant les Mreilles pieuses, ou pouvant séduire les âmes simples ; que ces eravez échil Œurs ont été renouvelées et répandues par de faux fidèles qui ont re martyrhi erdu la crainte de Dieu, et qui, ambitionnant la gloire du monde iqua autbMpar une orgucilleuse curiosité, veulent, contre la doctrine de l’Apônt, non pe, être plus sages qu’il ne faut ; dont le babil, selon saint Jérôme, loctrine, ie trouverait aucune créance, s'ils n'avaient l'air de confirmer leur nos prédiperverse doctrine par des témoignages divins, mais mal interprétés. elon la co ous sommes d’autant plus affligés que cela soit arrivé en Germanie, ne dit sibue nous et nos prédécesseurs avons toujours eu pour cette nation re conda@ne charité intime. Car, après que l'Église romaine eut transféré du serpab@ empire des Grecs aux Germains, nos prédécesseurs et nous avons

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toujours pris d’entre eux les avocats et les défenseurs de cette mémMMpuchant la con Église, lesquels se sont en effet toujours montrés les ardents adya#Mpuveraine péni saires des hérésies. Témoin les louables constitutions des empereu#mez en aucun germaniques pour la liberté de l’Église, pour l’expulsion des hérMBus les mortel tiques de toute la Germanie, sous les peines les plus graves, méméus les péchés : de la perte des terres et des domaines contre ceux qui les recevraig#ie confessait qu ou ne les expulseraient pas; constitutions confirmées par nos prédéns entièrement cesseurs, et dont l’observation, si elle avait lieu aujourd’hui, noyÿ Mhose que de ne eût préservés de ce chagrin, et nous et eux. Témoin la perfidie déieu. Hussites et des Wicléfites, ainsi que de Jérôme de Prague, sa" 10’ Les péché damnée et punie au concile de Constance ; témoin le sang des Gusnt remis quar mains versé tant de fois contre les Bohômes ; témoin la réfutatig on ne croyait réprobation et damnation, non moins docte que vraie et sainte, désMon de la grâce 1 dites erreurs ou de plusieurs d’entre elles par les universités de (Mt remis. 14° N logne et de Louvain, qui cultivent avec tant de piété et de religion muse de votre cc champ du Seigneur. Nous pourrions alléguer encore beaucoy put ce que vous d'autres choses, que nous croyons devoir passer sous silence, por M@ÿez reçu l'abso n'avoir pas l’air d'écrire une histoire. D'après la charge pastord sous, et vous qui nous a été enjointe par la grâce divine, nous ne pouvons dofaitre contrition. plus ni tolérer ni dissimuler le venin pestilentiel desdites erreupint contrit, ou sans flétrissure pour la religion chrétienne et sans injure pour la fieusement , si t orthodoxe. Or, de es erreurs, nous avons jugé à propos d’inséreri* 4° Dans le sacre quelques-unes, dont la teneur est telle : Pape ou l’évêc 4o C'est une opinion hérétique, mais assez commune, de dire quels, quand il n° les sacrements de la nouvelle loi confèrent la grâce justifiante à cutimme et un enfa qui n’y mettent point obstacle. 2 Nier que le péché demeure dubit répondre à 1 un enfant après le baptème, c’est fouler aux pieds tout ensembledMi doit pas l’inte: saint Paul et Jésus-Christ. 3° Le foyer du péché (ou la concupi@ux qui s’appro cence), quand même il n’y aurait point de péché actuel, suffit poils se sont con! empêcher une âme, à la sortie du corps, d'entrer dans le ciel. 41 M mortel, et qu charité imparfaite d’un homme mourant emporte avec soi nécessii Mngent et boive: rement une grande crainte, qui toute seule fait la peine du purgaton @fte confiance qu et l'empêche d'entrer dans le ciel. 5° Qu'il y a trois parties de la p dignes de recev nitence : la contrition, la confession et la satisfaction ; cela n'élns une assemble fondé ni sur l'Écriture sainte ni sur l'autorité des anciens docteubMissent sous les d du christianisme. 6° La contrition qui s'acquiert par ‘examen Die manière, ne : comparaison et la détestation des péchés, par laquelle un péniteMTe Les trésors repasse ses années dans l’amertume de son âme, en pesant la grièvetÆiit ni les mérite la multitude ei la laideur de ses péchés, la perte de la béatitude étaPlgences sont de nelle et la peine de l'enfer qu'on mérite, cette contrition ne sert quilnes œuvres et rendre l’homme hypocrite et plus grand pécheur. 7° La maximeBsconviennent pas plus excellente et la meilleure de tout ce qu'on a dit jusqu’à pré itablement, ne

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puchant la contrition, est que la nouvelle vie est la meilleure et la puveraine pénitence, en ne faisant plus ce qu’on a fait, 80 Ne prépmez en aucune manière de confesser les péchés véniels, ni même us les mortels, parce qu’il est impossible que vous connaissiez bus les péchés mortels : d’où vient que, dans la primitive Église, on e confessait que les péchés mortels manifestes. 9° Quand nous vour nos prédéslns entièrement confesser tous nos péchés, nous ne faisons autre Pd'hui, noy pose que de ne vo loir rien laisser à pardonner à la miséricorde de perfidie du MMieu.

rague, co 0 10’ Les péchés ne sont remis à aucun s’il ne croit pas qu’ils lui mg des Gesbnt remis quand le prêtre les lui remet ; et le péché demeurerait a réfutatigs Mon ne croyait pas qu’il fût remis ; car la rémission du péché et le t sainte, de 1 pn de la grâce ne suffisent pas, il faut croire encore que le péché rsités de (1 Mt remis. 11° N'ayez pas cette confiance que vous êtes absous à de religionk use de votre contrition, mais à cause de cette parole du Christ : re beaucoy Mu ce que vous aurez délié sur la terre, etc. Croyez, dis-je, si vous silence, pos Mÿez reçu l’absolution du prêtre, et croyez fortement que vous êtes ge pastonh sous, et vous serez véritablement absous, quoi qu’il en soit de ouvons dobaltre contrition. 12 Si, par impossible, celui qui se confesse n’était dites erreut bit contrit, ou que le prêtre l’eût absous par dérision et non sée pour la fleusement , si toutefois il croit être absous, il l'est véritablement. s d’inséreri* 8° Dans le sacrement de pénitence et dans la rémission de la coulpe, * Pape ou l'évêque ne fait pas plus que le dernier des prêtres; bien , de dire qhafus, quand il n’y a point de prêtre, chaque Chrétien, même une ifiante à came et un enfant, peut alors exercer cette fonction. 44° Aucun ne emeure dé it répondre à un prêtre s’il a de la contrition ou non, et le prêtre ensemble# M doit pas l’interroger là-dessus. 18 C’est une grande erreu: dans la concupié@ux qui s'approchent du sacrement de l’eucharistie fondés sur ce 1, suffit po ( ‘ils se sont confessés, et qu’ils ne se sentent coupables d'aucun péle ciel. 4° 1 mortel, et qu’ils s'y sont préparés par des prières ; tous ceux-là soi nécesai Mngent et boivent leur condamnation. Mais s’ils croient et s'ils ont lu purgaton @te confiance qu’ils recevront la grâce, cette foi seule les rend purs ies de la pé dignes de recevoir l’eucharistie, 460 Il serait à propus que l'Église, n ; cola n'es une assemblée ou un concile, ordonnât que les laïquesfcommuiens docteubi pssent sous les deux espèces ; et les Bohémiens, qui communient de ‘examen, Pie manière, ne sont pas hérétiques, mais seulement schismatiques. un pénite@MT Les trésors de l'Église d’où le Pape donne les indulgences, ne nt la grièvetÆht ni les mérites de Jésus-Christ, ri cc :x des saints. 180 Les inéatitude éthlgences sont de pieuses iromperies des fidèles, des dispenses de ne sert quénes œuvres et du nombre des choses qui sont permises, mais qui a maximelBMéconviennent pas. 19 Les induigences, dans ceux qui les gagnent qu’à préalablement, ne leur remettent pas les peines dues à la justire di-

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