XIV. — De 158 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE
ai offrirent BR On lit donc dans les œuvres complètes de Luther, même dans celles de Hutten. plecueillies et publiées par un ministre protestant, en l’année 1746, ten les rendiMprsque les esprits avaient eu deux siècles pour se remettre et revenir itures. Luth#Mju bon sens :
2 «Explications de deux monstres horribles, l’une du Pape-âne, ent plusiemmédigée par Mélanchton, avec l’amen de Luther; l’autre du moineeau, rédigée par Luther l’an 1593,
«Le Pape-âne, expliqué par Mélanchton, et perfectionné par
siége sur uther {.
1e qui se d « En tout temps, Dieu a préfiguré sa miséricorde et sa colère par ntife, nage ertains signes miraculeux, notamment en ce qui regarde les empires, “uns sont pmine nous voyons en Daniel, 8, 24, où il annonce aussi l'empire ple couronbe l'antechrist romain, afin que les vrais Chrétiens se pussent garder res le tirent Pile sa malice, laquelle est si perfide, que les élus mêmes pourraient
bois et du eds, afin q
re séduits, comme dit le Christ en Matthieu, 24, 24. C’est pourquoi, ers le milieu de cet empire, Dieu a donné beaucoup de signes, et put récemment cette horrible figure de pape-âne, qui a été trouvé m de la Tubmort à Rome dans le Tibre, en 1496, et qui retrace si exactement larges flanbmessence de l'empire papal, qu’il eût été impossible à des hommes e le cheval l'inventer, et qu’on est forcé de convenir que Dieu même l’a s adorateushépeint.
dans un nu « Et d'abord, la tête d'âne signifie le Pape. Car l'Église est un corps lices le neirituel, un empire spirituel, qui ne saurait avoir ni tête ni supé-
ots : Mauvad eur visible, mais le Christ seul, régnant dans les cœurs par la foi. avec ton cab, le Pape s’est imposé pour chef extérieur et visible à l'Église ; ment. onc le Pape est signifié par la tête d'âne sur un corps d'homme. au mofne dr comme une tête d'âne va au corps humain, ainsi le Pape comme
ents humabief à l'Église. Aussi les saintes Écritures entendent-elles par âne elque chose d'extérieur et de charnel. Exode, 13, 13.
«2 La main droite, semblable au pieu d’un éléphant, signifie le
ouvoir spirituel du Pape, dont il frappe et brise les consciences trem-
ton et perPaBantes ; comme l'éléphant qui, de sa trompe, appréhende, foule,
ise ut déchire. Car le papisme, est-ce autre chose qu’une sanglante
anchton, puænmolation des consciences, au moyen de la confession, des vœux, i impies pal célibat, des œuvres apparentes, des messes, d’une fausse péniait pu cronce, des piperies indulgentielles, du culte superstitieux des saints ?.… pôt se laisdihivant ce que dit Daniel, 8, 24 : Il tuera le peuple des saints.
es. Et cepa@if (3° Main gauche d'un homme: c’est le pouvoir temporel du Pape,
x hommes due le Christ lui a dénié, Luc, 22, et qu’il s’est conféré à l’aide du
jeu et des dBBable, pour se constituer le maître des rois et des princes.
En ces granit PE 1 Walch, t, 19, p. 2403 et seqq.
FT HISTOIRE ‘UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV .— De 16 1545 de l'ère chr
«4e Pied droit à sabôt'de bœuf indique les ministres spirituels de Bierme, qu'elle v papauté, qui ‘aïdenit et’soutiennent le papisme pour l'oppression dé sée par toutes
âmes, c'est-ù.dire les docteur papistes, les prédicatéurs, les curé, mage s'accorde les confesseurs, et surtout les théologiens scholastiques. Car'plus cet BU l'une et l'at maudite engeancé multiplié, plus elle tient captives les malheureuss Ba 1° cheveu. consciences sous le pied de l'éléphant + base ét fondément du paf «9° Le dragor es flammes, ve
pisme, qui sans eux n'aurait pu-{süubsister ‘aussi longtemps. Car LB théologié scholastique,'qu'énfet'me-t‘elle, sinon des'songes délirant E fous, ineptes, exécrables, sataniques , des rêves de moines, dont ul. se sert pour troubler, fasciner, éendormir, perdre les'Amés ? Comm" : ser iL est dit en Matthieu, 24, 344 viéridta de Maux'christs’ét de fn ‘10° De ce que prophètes:" Léo 8€ 8 laine se enovov à ë onfirme tout ce «Bo Pied gauche d'un’ griffont : ntinistres'du pouvoir témporel, c'ali ee à-dire les canonistes. Quand le gtiffon tient dans son ongle ur proie, il ne la laisse plus'aller'; dé même ces satellites du papisnelh qui, à l’aide des hamecçons canoniqués, ont pêché les biens de l'Exb rope, qu’ils gürdent'et rétiennent cémme'le diable, en sorte que lg} " : nivers entier, corps et âme; biëñ'ét honneur} soit-écrasé, opprimé 4 A Mae anéanti par ce monstres 1 lu) HG Es SA «6° Ventre ët poitrinérdé femme : le'corps papal, savoir, les card PRE Are naux, les évêques, les prêtres, les moines, les étudiants et toute cel ie pans œ race dé paillards-et de dochofs d'Épieure, quin'äsouci que de bon 8! de Dieu est de manger’et de’se vaütrer dans toutes‘sortés devoluptés, avec ll tableau ; et l’autre séxe/ Comme le: papé-âne montre à qui veut son vent k sou Ms de femme, ‘eux vont têté levée ét font, parade dé leurs soûuillurall «Réjoulssons-r comme il'est dit en Daniel ét'en Saint Paul! Leur dieu}: C’est les pe DAUROE ie vétitit es . | bre libérateur «7e Écaïlles de poisson aux 'brds, aux pieds, -au cou, mais non Lo 4 le poitrine ni au ventre : ce sont les (princés et les Seigneurs temportk nos | de ce royaume. Les écailles, Job, 41; c'est union ou étreinte ; ani Fa Ê qe pl les princes, les puissances de la terre sont unis et collés à la papau TANIA EU Et bien qu'ils ne puissent, ces grands du monde, dissimuler, apprÿé EE médule:t ver, pallier le luxe, le libertinage, les 'infânes instincts du papismk ” hi SEE car le ventre est là tout nu pour montrer son dévergondage, cepa ad É SL dant ils dissimulent, ils sé taisent, ils souffrent et: s’attachent à si . Ur cou, à ses bras, à ses pieds, c'est-à-dire qu'ils l'embrassent, l'étra ie sa as d gnent, et défendent ainsi son pouvoir tyrannique, comme s’il ét SH HAnLUe de Dieu. DA «8° La tête de vieillard sur le postérieur signifie la vieillesse, déu si . os dence et chute de l'empire papalin. Car, dans l'Écriture, la face 8e des échof gnifie le lever et le progrès ; le dos ou postérieur, le coucher et mort. Cela nous montre que la tyrannie pontificale touche à se