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1545 de l'ère chr.]. DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 95
rme, qu'elle vieillit et meurt de sa maladie ou de consomption, sée par toutes violences extérieures. Enfin nous voyons que cette page s'accorde parfaitement avec toute la prophétie de Daniel, et ue l’une et l'autre s'appliquent au papisme > Sans qu’il y manque
l'un cheveu.
«9° Le dragon qui sort du postérieur, la gueule béante et vomissant es flammes, veut dire les menaces, les bulles virulentes, les blashèmes que le Pape et les siens vomissent sur le globe, au moment ù ils s'aperçoivent que leur destin est accompli et qu’il faudra dire
«40° De ce que ce pape-âne a été trouvé à Rome , et non ailleurs, cela
Monfirme tout ce qui précède, et qu'on ne peut l'entendre que de la uissance romaine ; or, à Rome, il n’y a point de puissance égale ou
périeure à celle du Pape. D'ailleurs, Dieu montre toujours ces sies là où leur signification s'applique, comme à Jérusalem. «11° Et de ce qu'on l’a trouvé mort, cela confirme que la papauté
uche à sa fin, et qu’elle ne sera pas détruite par le glaive ni de main
a. homme, mais qu'elle périra d’elle-même.
, opprimé 4
«Donc, vous tous, tant que vous êtes, et qui me lirez ! je vous prie > ne pas mépriser un si grand prodige de la majesté divine, et de bus arracher de la contagion de l’antechrist et de ses membres. Le bigt de Dieu est ici, dans cette peinture si fidèle, si ornée, comme
Bus un tableau ; c'est une preuve que Dieu a eu pitié de vous, et
‘il a voulu vous tirer de cette sentine de péché.
«Réjouissons-nous, nous autres Chrétiens, et saluons-le, ce signe, mme l'aurore qui nous annonce le jour de Notre-Seigneur et de tre libérateur Jésus-Christ 1, »
Telle est cette farce sacrilége, où le nom adorable de Dieu et de sus-Christ, les paroles sacrées des divines Écritures sont mélés à
paul y a de plus sale et de plus obscène, et cela par deux hom-
es qui se disent les envoyés de Dieu ! et cela pour accréditer la plus
Hossière comme la plus infâme des impostures ! et cela pour trom- HR: la crédule bonhomie des populations allemandes ! Séduction
royable, et qui dure depuis trois siècles. Nous avons vu, dit un oin oculaire, nous avons vu dans le Wittemberg la figure du pe-âne suspendue au chevet du lit des pauvres paysans, à la place l'ancien bénitier catholique, de la vierge Marie, consolatrice des igés, ou du saint patron de la paroisse; nous l'avons retrouvée rière les vitres des libraires, comme au temps de Luther, et sur lalage des échoppes d’Eisenach et de Francfort 2.
Waïch, ubi suprà, — 2? Audin, Hist. de Luther, t. 2, c, 8.
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96 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1511
Ï iti d'Allemagne ! Le cœur y eu ! ayez pitié du pauvre peuple rs et de dégoût à la vue de pareilles choses, à la vw d'un pareil aveuglement. Portons un instant nos regards vers quel. que nation plus sensée, plus polie, plus chrétienne. La
1545 de l'ère ct
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