IV. — De 15r qu'il eut er
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à 1545 de l’ère chr.]
au clergé, et de conduire au plus parfait détachement des choses du
monde, les quatre serviteurs de Dieu ne voulurent point avoir de re-
enus même en commun, persuadés que la Providence leur ferait Miirouver de quoi subsister dans les oblations volontaires des fidèles. ACet article éprouva beaucoup d'opposition de la part des cardinaux ; Juls crurent qu'il ne pouvait s’accorder avec les lois ordinaires de la Miprudence. Ils cédèrent pourtant à la fin aux instances des fondateurs, qui leur représentèrent que le genre de vie dont il s'agissait avait été Aelui de Jésus-Christ, des apôtres et des hommes apostoliques, et que ceux qui étaient honorés du même ministère pouvaient encore Me suivre. D'ailleurs, Jésus-Christ ne dit-il pas : Cherchez avant tout Me royaume de Dieu et sa justice, et Le reste vous sera donné par surroit? Une autre difficulté fut l’évêque de Théate. Le Pape et les carinaux représentaient qu'un tel prélat était plus utile et plus néces- Barre à l'Eglise dans l’épiscopat que dans le cloître. Les serviteurs de Dieu répondirent que l’évêque de Théate ne serait pas moins utile à
PS Lglise dans la congrégation des clercs réguliers dont il serait le père,
que dans un diocèse particulier, et qu'après avoir combattu jusqu’a- Dors à la tête des phalanges chrétiennes, il combattrait désormais du Mau d'une tour sacrée avec sa compagnie : exemple non moins utile ue l'autre. Enfin le Pape et les cardinaux cédèrent : le nouvel ordre Mut approuvé ; l’affaire, commencée à l'Invention de la Sainte-Croix, LB mai, fut terminée à l’Exaltation de la Sainte-Croix, 14 septembre. a croix fut comme l'étendard du nouvel ordre. Ce dernier jour, M4 septembre, dans la basilique de Saint-Pierre, devant le grand Butel, après la messe, la communion et la lecture des bulles ponticales, les nouveaux religieux firent leurs vœux solennels entre les pains de l'évêque de Caserte, tenant la place du Pape, avec promesse Hobéissance au supérieur à élire. Le commissaire du souverain Pontife les bénit de sa part, et les revêtit solennellement de l’habit ge clercs réguliers. Pierre Caraffe en fut élu premier supérieur, et, omme il portait toujours le titre d’évêque de Théate, les clercs ré- Buliers dont il était supérieur reçurent le nom de Théatins. Les fins principales que les Théatins se proposèrent furent d’in- Biruire le peuple, d'assister les malades, de combattre les erreurs dans Ma loi, de rétablir parmi les laïques l'usage saint et fréquent des sarements, de faire revivre dans le clergé l'esprit de désintéressement, de régularité et de ferveur, l'amour de l'étude de la religion, le resect pour les choses saintes, et surtout pour ce qui a rapport aux acrements et aux cérémonies du culte Givin.
On s’aperçut bientôt à Rome et dans toute l'Italie des heureux Pliets produits par le zèle de Gaëtan et de ses associés. L'odeur de
sainteté que répandait leur vie multipliait tous les jours le nombr; de leurs coopérateurs. Ils demeurèrent d’abord à Rome dans maison qui appartenait à Boniface de Colle ; étant devenue trop pe tite, ils en prirent une plus grande au mont ils virent leur ordre en danger de périr, lorsqu’à peine il ven de naître.
Comme nous le verrons Rome fut prise d'assaut, le 6 mai 1597, par l’armée de Charles-Quin commandée par le connétable de Bourbon, partie de luthériens et d’ennemis du Saint-Siége. Le Pape et les çy. dinaux se retirèrent au château Saint-Ange. Les soldats vainqueur Pillèrent la ville, et y commirent plus de cruautés que n'avaient fa les Goths mille ans auparavant. La maison des Théatins fut presque entièrement démolie. Un soldat, qui avait connu saint Gaëtan à Vi cence, s'imaginant qu’il possédait des richesses, le représenta comm tel à son officier. On arrêta sur-le-champ le serviteur de Dieu, et x lui fit souffrir mille tortures et mille indignités pour l’obliger à livre un trésor qu’il n’avait pas. A mais extrêmement faible et tout meurtri des coups qu’il avait reçx Il partit de Rome avec ses compagnons. Îls n’emportèrent tous qu leurs bréviaires etles habits qui les couvraient.
S'étant retirés à Venise, ils y furent reçus avec empressement, 4
S’établirent dans le couvent de Saint-N icolas-Tolentin. On élut Gaët supérieur de cette maison. Sa sainteté, son zèle à procurer la gloir de Dieu, son application à inspirer aux ecclésiastiques l'esprit à ferveur et le mépris du monde, firent universellement estimer sy ordre. Cette estime s’accrut encore par la charité dont il parut anim!
durant la peste qui affligea Venise, et durant la famine qui fut la sui
de ce fléau.
De Venise, Gaëtan fut envoyé à Vérone, où son zèle et sa présenc étaient nécessaires. Il y avait une grande fermentation. Les laïque S’opposaient de toutes leurs forces à certains règlements que lu évêque venait de faire par rapport au rétablissement de la discipline Le saint calma peu à peu les esprits ; lorsque tout fut tranquille, i engagea facilement le peuple à recevoir la réforme introduite par l'4 vêque, dont les intentions avaient pour but la gloire de Dieu et l'r tilité de ses diocésains.
Quelque temps après, il fut appelé à Naples, pour y fonder ur Maison de son ordre. Le comie d'Oppino lui donna un bâtimel propre à loger sa communauté; mais il ne put, malgré toutes s instances, lui faire accepter la donation d’un fonds de terre qu'il aval] dessein de lui faire, Les exemples ei les prédications de Gaëtan, sol
HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXIV. — De EN
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1545 de l’ère
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À la mort de ons, celle de \ nsuite quatre p e Sicile, et de lemagne, une gal et une à G.
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1545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 105
enus par des miracles, produisirent bientôt une révolution générale Dans les mœurs du clergé et du peuple. Les travaux du ministère ne ui faisaient pas négliger le soin de sa propre sanctification. Il avait les moments marqués pour ses exercices, il y donnait quelquefois six pu sept heures de suite, et il ÿ était souvent favorisé de grâces Mrtraordinaires, D Étant retourné à Venise en 1537, Gaëtan y fut fait Supérieur une econde iois. Les trois ans de sa supéricrité révolus, il revint à Na- Des, où il gouverna la maison de son ordre jusqu’à sa bienheureuse mort. Ses austérités, jointes à ses travaux continuels, lui Causèrent Dne maladie de langueur, et il s’eperçut bientôt qu'il approchait de on dernier moment. Le médecin lui conseillant de renoncer à Ja outume qu’il avait de coucher sur des planches, il lui répondit :
lon Sauveur est mort sur la croix, laissez-moi du moins mourir sur
à cendre. Il voulut qu'on le couchât sur un cilice co D étendu par terre. Ce fut
ents. Îl expira dans de v i onction, le 7 août 9547. Il s’opéra plusieurs Par son intercession,
une en Pora maison de $ recommandables, entre » Précepteur du dauphin,
Un ami et Contemporain de saint Gaëtan de Thienne fonda une Lire congrégation : ce fut saint Jérôme Émiliani ou Émilien. Il nauit à Venise l'an 1481, et eut pour père Ange Émiliani , et pour ère Éléonore Morocini, tous deux issus de maisons nobles, qui ont Monné à l’Église plusieurs prélats, et à la république vénitienne des locurateurs de Saint-Marc » des sénateurs et de grands capitaines ; on père même était actuellement sénateur lorsqu'il vint au monde. trôme fit paraître dans son jeune âge beaucoup d’inclination pour vertu ; il s’adonna à l'étude des lettres humar., . et il fit même
D'Adcia SS., et Godescard, 7 août.
106 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De j5y 1545 de l’ère
assez de progrès jusqu’à l’âge de quinze ans, où le bruit des armahiisérable des interrompit le cours de ses études, et réveilla en lui le courage maborde. Îl fait v tial que quelques-uns de ses ancêtres avaient fait paraître. ire célébrer En 1495, les Vénitiens levèrent des troupes, et Jérôme ÉmileMar des tables s’engagea dans cette milice, sans avoir égard aux pleurs de sa mèn MS À peine a-t. qui, ayant perdu son mari depuis peu, recevait de nouveaux chagrin mière céleste par l'éloignement de Jérôme, qu'elle regardait comme l'unique cui ait, l'appelle solation qui lui restât dans son veuvage, quoiqu'il fût le dernier 4Bachot, lui con ses enfants : elle appréhendait de le perdre, peut-être de plus d'ulfle le conduit manière. ie Trévise. Il y Ce fut donc à l’âge de quinze ans que Jérôme prit le parti des armalle son autel les
et il se laissa bientôt entraîner au torrent des dissolutions qui règne ses mains, s parmi la plupart des personnes de cette profession. Les reproches és faits de vive sa mère et de ses frères n’y faisaient rien : il n’y eut que l’ambitÿ qui mit à ses désordres quelques bornes. Pour parvenir aux grand À Ja paix, les charges de la république, il fallait avoir tenu une conduite hononts rendues, ils L’an 1508, il servit de nouveau dans l’armée que les Vénitiens ler our reconnaîtr rent pour s'opposer à la ligue de Cambrai. Le sénat de Venise conMkfendu cette | mit à Émilien la défense de Castelnovo sur les confins de Trévislendant trente il y fut à peine entré avec quelques trou pes, que le gouverneur, voyalkce ; mais il n°e les murailles ruinées par l'artillerie, les ennemis prêts à donner mort de son f assaut général, se retire secrètement la nuit, laissant l’épouvagux. En faisan parmi la garnison. Émilien, pour réparer la lâcheté du gouvernerMBever dans la pi fit refaire les brèches, et résolut de défendre la place jusqu’à la du nière extrémité. Il soutint plusieurs assauts ; mais enfin le châte ait faites à Di. fut forcé, la plupart de la garnison passée au fil de l'épée, et ul lien jeté dans une obscure prison. Les Allemands lui mirent les fu égation de La au Cou, aux mains et aux pieds avec un boulet de marbre, ne li voir, et s’aban donnèrent pour toute nourriture que du pain et de l’eau, et lui fra lui fit fouler mille outrages. Émilien renon Rien ne lui semblait plus affreux que la mort qu'il attendait à tulle, 11 n'eut plus moment. Mais bientôt il craignit quelque chose bien plus vivemamilité profonc que la perte de son corps, c'était la perte de son âme. Sans auc guités de sa m secours humain, il ne voyait de ressource qu’en Dieu : Dieu quince qu’une ce avait si longtemps oublié, Dieu qu'ii avait si grièvement offensé || aucoup d’âmes là des regrets amers sur ses désordres : il reconnut, en versent 1Bacérations extr. torrent de larmes, que Dieu n’était que juste, et qu’il avait mérité ik sommeil, pass qu'il souffrait, Pendant que ces tristes pensées le jettent dans u upations pen: afiliction extrême, tout à coup une illumination divine éclaire )pitaux, procur. âme et y ramène le calme : il se ressouvient de Notre-Dame de T8 drels dont ils av. vise, la consolatrice des afiligés, le refuge des pécheurs. Aussitment sur les p:
fondant en larmes et en prières, il la supplie d’avoir pitié du ph Bus les rues, m:
KXXIV. — De 15f1 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 107
ruit des arm isérable des pécheurs, et de lui obtenir de son Fils grâce et miséri- : Courage na Borde. Îl fait vœu de visiter nu-pieds son saint temple à Trévise, d’y aître. ire célébrer des messes, d'y publier ses bienfaits de vive voix et ‘rôme Énilig ar des tableaux.
rs de sa mèx] À peine a-t-il prononcé son vœu, que la prison est éclairée d’une veaux ChagrnBimière céleste. La Mère de Dieu, la consolatrice des afiligés lui appal'unique cuit, l'appelle par son nom, lui donne les clefs de ses fers et de son t le dernier Bchot, lui commande de sortir et d'exécuter fidèlement sa promesse. de plus d'ulle le conduit de même à travers l'armée ennemie, jusqu’à la porte ie Trévise. Il y entre, se rend à l'église de la Vierge, dépose aux pieds arti des arme son autel les clefs de sa prison, les fers de son cou, de ses pieds et ns qui règnaile ses mains, suspend à la voûte son boulet de marbre, publie tous 8 reproches fs faits de vive voix, les fait enregistrer par-devant notaire et peinque l’ambitlre dans des tableaux.
i A la paix, les villes qui avaient été prises sur les Vénitiens leur iite honorat}h é rendues, ils n’eurent pas plus tôt reçu Castelnovo, que le sénat, Vénitiens lenlour reconnaître la générosité d'Émilien, qui avait si courageusement e Venise conMéfendu cette place, donna ce château à sa famille pour en jouir s de Tréviendant trente ans, et Émilien en fut fait podestat ou chef de la juserneur, Voyue ; mais il n’exerça pas longtemps cet emploi, l'ayant quitté après à donner mort de son frère, pour aller à Venise prendre la tutelle de ses nent l’épouva@ux. En faisant profiter leurs biens, il eut grand soin de les faire u gouvernerSever dans la piété : il leur servit même d'exemple ; car, depuis qu'il usqu’à la dut quitté la charge de podestat, il s’acquitta des promesses qu'il fin le châtlait faites à Dieu de changer de vie; et, ne voulant rien faire sans épée, et ÉnBvis d’un sage directeur, il choisit un chanoine régulier de la conmirent les fésation de Latran, qui joignait beaucoup de piété à un profond narbre, ne dB roir, et s’abandonna entièrement à la conduite de ce saint religieux, u, et lui fre@hi lui fit fouler aux pieds tout ce qui ressentait la vanité et le luxe. milien renonça donc à toutes les douceurs et les commodités de la tendait à tue. il n'eut plus d’autres sentiments de lui-même que ceux qu’une plus vivemanilité profonde pouvait lui inspirer. Il oublia la noblesse et les >. Sans auconités de sa maison, et ne retint de tous les avantages de sa naisu : Dieu quiBnce qu’une certaine politesse, qui lui servit dans la suite à gagner it offensé ! Saucoup d’âmes à Dieu. Il afligeait son corps par des jeûnes et des en versent 1Bacérations extraordinaires ; il ne lui accordait que quelques heures vait mérité sommeil, passant le reste de la nuit à la prière et à l'oraison. Ses tent dans WEcupations pendant la journée étaient de visiter les églises et les e éciaire Sbitaux, procurant aux malades tous les secours spirituels et tem- Dame de TEBrels dont ils avaient besoin. Ses libéralités ne s’étendaient pas seuurs. Aussliment sur les pauvres des hôpitaux et les indigents qu'il trouvait pitié du phins les rues, mais, lorsqu'il prévoyait que quelques filles étaient
ayant
RE AE TN SM EM à Bron Sang em
108 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — pe M 1515 de l'ère cl
en danger de prostituer leur honneur, il procurait des dots et gliersonnes, tan partis avantageux pour les pourvoir. 6 foule d'orf Tout le monde fut surpris de ce changement ; mais Émilien l’alendicité, sans encore davantage lui-même, lorsqu'il considérait qu'il avait ét vices. Pour longtemps sans ressentir la pesanteur des chaînes et toutes les hyux qui n'en a reurs de l'esclavage dont Dieu l'avait délivré : il ne pouvait pen les cherche aux désordres de sa vie passée qu'il ne versât des torrents de larmaour leur appr Plus il avançait dans le chemin de la vertu, plus il se sentait ompendiât da ant brasé d'amour pour Dieu et pour le prochain. Il eut occasion d’elpre au bénéfic cer cette vertu dans une famine générale dont l'Italie se ressent salut de leur l’an 1528. Les peuples de la campagne, faute de pain, étaient obigitendre la sain de manger jusqu'aux animaux les plus immondes, ou de se Mise pensée : le tenter de quelque peu de racines pour conserver leur vie lang des lectures sante. La mort en enlevait tous les jours et laissait sur le visage Manies, en parti ceux qui restaient de funèbres indices que leur tour ne tardedii travail, il leur guère. Les préfets de l’Annonne ou des approvisionnements, à | Javant les mal nise, surent d’abord, par leurs soins, remédier à la disette en fax le Miser rex venir des blés de plusieurs endroits ; mais cette espèce d’abonda di mois et aux qu’ils avaient procurée à la capitale y aîtira de toutes parts une nec Ils étaien grande quantité de monde, que la disette recommença bientôt, Édmisait en PTAGeR lien plus que tous les autres eut compassion de tant de misérable Wii de Venise, vis vendit jusqu’à ses meubles pour les soulager, et sa maison devini don. Toute la hôpital où il les recevait et leur procurait tous les secours qu'il por qu'aux larmes vait leur rendre en cette occasion. pauvre et deve Une espèce de maladie contagieuse ayant succédé à cette famili piété, la mo saint Jérôme Émilien en fut attaqué, et réduit à une telle extrémiiplupart des spe qu'après avoir reçu tous ses sacrements, il n’attendait que le inomelc les enfants q de la mort. Mais, appréhendant qu’il n'eût pas assez satisfait plidaient dévote: ses péchés par la pénitence, il demanda à Dieu la santé, pour fi toute la ville. en ce monde une pénitence plus longue, et pour exécuter ce qu'il ue l'on y vit « gerait à propos de lui ordonner pour le salut du prochain. Sa priPant Émilien si fut exaucée, ses forces revinrent, il continua ses exercices de pi ? misère plus g avec plus de zèle encore. Pour s'acquitter des promesses qu'il ven: il eut soin d de faire à Dieu, il rendit compte de l'administration de leur bifurables. Émilie: ses neveux, se dépouilla de la robe de sénateur, revêtit un habit p A ADS saint vre qu'il avait acheté pour quelque indigent, prit de méchants silleurs il avait « liers, et parut dans cet état au milieu des rues de Venise. Les uns@ vbtenir de Die faisaient des risées, comme d’un homme qui avait perdu l'esp quatre petits < d’autres, qui le connaissaient mieux, admiraient son humilité; péiRrquait d’obteni sieurs restèrent en suspens, et attendirent quels seraient les.efet@ft zèle d'Émili cette nouvelle manière de vie. On ne tarda guère à les voir. Juccès. Voyant La famine et la contagion avaient enlevé un grand nombre! pra le soin à qu
KXXIV. — De ji
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1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 109
ersonnes, tant à la ville qu’à la Campagne ; l’on trouvait partout ne foule d'orphelins, privés de parents et de secours, réduits à la
Æendicité, sans aucune éducation, et par là même exposés à tous
Ds vices. Pour l'amour de Dieu, Émilien se fit le père et la mère de eux qui n’en avaient plus. Il disposa une maison pour les recevoir, a les chercher par les rues et les places, leur procura des maîtres our leur apprendre des métiers, sans permettre qu'aucun d'eux jendiât davantage, suppléant par sa charité à ce qui manquait enre au bénéfice de leur petit travail. 11 avait encore bien plus soin
salut de leurs âmes. Le matin, il leur faisait dire leurs prières,
gtendre la sainte messe, apprendre à lire, pour écarter toute mauise pensée : le travail manuel était varié par des moments de silence, ir des lectures qu’on ieur faisait, par le chant des hymnes et des anies, en particulier du rosaire. Deux fois par jour, avant et après travail, il leur apprenait les éléments de la doctrine chrétienne, En lavant les mains, avant de se mettre à table, ils récitaient à haute ix le Miserere pour les âmes du purgatoire. Ils se confessaient tous mois et aux principales fêtes de Notre-Seigneur et de la sainte erge. Ils étaient tous vêtus de blanc. Les jours de fête, il les conisait en procession et chantant des litanies, par les rues et les pla-
kde Venise, visiter les principaux sanctuaires ou entendre quelque mon. Toute la ville accourait à cet édifiant spectacle. On était ému qu'aux larmes de voir ce noble sénateur, ce brave capitaine, vêtu pauvre et devenu le père des orphelins.
a piété, la modestie de ces enfants attendrissaient tous les cœurs : plupart des spectateurs pleuraient de joie; d’autres, faisant chœur ec les enfants qui chantaient les litanies de la sainte Vierge, réndaient dévotement Ora pro nobis. Ce fut une commotion de piété
toute la ville. Tout le monde voulut voir la maison des orphelins. que l’on y vit d’admirable attira bientôt des secours suffisants. Saint Émilien se mit alors à visiter les environs de Venise. Il trouva misère plus grande, des jeunes et des vieux réduits à mourir de
à: il eut soin des uns et des autres. Venise lui confia l'hôpital des urables. Émilien s'en chargea de grand cœur, de concert avecses IX amis, saint Gaëtan de Thienne et Pierre Caraffe de Naples. illeurs il avait encore d’autres puissants soutiens. Quand il vou-
vbtenir de Dieu quelque grâce particulière, il faisait prier avec quatre petits orphelins au-dessous de huit ans, et jamais il ne nquait d'obtenir ce qu’il demandait.
e zèle d'Émilien pour les œuvres de miséricorde croissait avec
Œuccès. Voyant donc celles de Venise dans un état prospère, il en
ia le soin à quelques pieux amis, et vint en fonder de semblables
D Gr
om pas rai
110 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 150 1545 de l'ère ch
à Padoue et à Vérone. Dans cette dernière ville, il vécut quelylrésidents du c temps inconnu parmi les pauvres, mendiant son pain comme enieurs ouvrages afin d’avoir une occasion plus naturelle de les instruire des véritéMians ses bonne de la religion chrétienne. L'hôpital de Vérone fut bâti par son entk li Avec la béné mise. Passé de cette ville à Brescia, il y fonda une seconde maisaourut en apôtr d’orphelins, avec le même ordre qu’à Vénise. Un riche bourgeois iiocèse, accom Brescia voulut en mourant le faire son légataire universel; maisoctrine chrétie refusa la donation, et persuada à cet homme de donner son bien #indroit, il allait grand hôpital, à condition qu'il serait obligé de fournir les orphelireession du sai de médicaments lorsqu'ils seraient malades, de donner des omMihiprès, invitait ments à leur église et de faire bâtir leur maison : ce que saint Charitaient un certa Borromée, faisant la visite à Brescia en qualité de visiteur aposux enfants, let lique, fit éxécuter par les administrateurs de cet hôpital. hystères de la f
A Bergame et dans les environs, il trouva d’autres occasilique, le symt d'exercer sa charité. Par suite de la famine et de la peste, la plupiéglise, quelque des maisons étaient vides d'habitants, surtout à la campagne. C’étdince de quelqu le temps de la moisson, les blés étaient mûrs, maïs il n’y avait Mndaient à ment moissonneur ni faucille, la récolte allait être perdue. Émilien, Mur âge. Le suc faisant tout à tous, ramasse de toutes parts des faucilles et ce qi la campagne peut engager de paysans, se met à leur tête, et scie les blés, malyMurs inimitiés, à les chaleurs insupportables de la canicule en Italie. Pendant que lous ces vices fu autres prennent leur repos ou leur repas, lui s'applique à la pri saint Émilien se contentant pour toute nourriture d’un peu de pain et d’eau. (ur ils le voyaier n'est pas tout. Pour alléger leur pénible travail, les moissonnedrvir les malades avaient l'habitude de chanter quelques chansons frivoles ou mt Quand il revin mauvaises. Émilien, avec sa grâce ordinaire, sut les en détourrels merveilles, dé Ilentonnait lui-même, d’une voix harmonieuse, tantôt l’oraison dexandre Besuzi minicale, tantôt la salutation angélique ou le symbole des apôtra@us deux distribu les autres moissonneurs répétaient après lui, en sorte que touteliketé volontaire d campagne retentissait des louanges de Dieu. sait deux nouvi
Dans la ville même de Bergame, il fonda deux établissements d'élimard Odescalc phelins, l’un pour les garçons, l’autre pour les filles. Mais surtout@itre associé illus! entreprit une œuvre tout à fait nouvelle : c'était de retirer du défiincien roi des Lo ordre les filles et les femmes perdues. En ayant converti quelqu@l fut alors ques unes, il les plaça d’abord chez des dames vertueuses. I alla troumer en congrés les propriétaires dont les maisons servaient au libertinage, et obifBulaient point le qu'ils les fermeraient désormais au scandale, Un plus grand nonitiré qui pût leu de prostituées s'étant converties alors, il les réunit dans une maisitre Milan et Ber, à part, avec un règlement pour les affermir dans leurs bonnes rén de clercs régu lutions et les préserver de la rechute. mmode pour y r
L'évêque de Bergame était alors Louis Lippomani, prélat illut@ure, et je sain par sa doctrine et par l'innocence de sa vie, que nous verrons un d pur le maintien «
(XIV, — De 15
»] r son bien :
1545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 111
résidents du concile œæcuménique de Trente. Il est auteur de plujeurs ouvrages, et fut un généreux soutien de saint Jérôme Émiliani ans ses bonnes œuvres à Bergame. Avec la bénédiction de ce pieux et savant évêque, Émilien parourut en apôtre les villages et les hameaux les plus reculés du iocèse, accompagné de quelques enfants les plus instruits dans la octrine chrétienne. Voici quelle était sa méthode. Arrivés dans un ndroit, il allait d’abord à l’église, implorer la grâce de Dieu et l'intrcession du saint patron sur son entreprise. Une clochette, apportée près, invitait ensuite tous les habitants à se réunir. Quand ils lient un certain nombre, Émilien s’adressait aux plus pauvres et ux enfants, leur apprenait d’une manière familière les principaux iystères de la foi chrétienne, l'oraison dominicale, la salutation anélique, le symbole des apôtres, les commandements de Dieu et de glise, quelquefois même à faire le signe de la croix ; car l'ignonee de quelques-uns allait jusque-là. Ses petits catéchistes le sendaient à merveille, et s’attachaient de préférence aux enfants de r âge. Le succès fut prodigieux. Mieux instruits, les pauvres gens > la campagne commencèrent une meilleure vie, renoncèrent à rs inimitiés, à leurs jurements et à se voler les uns les autres. ous ces vices furent remplacés par les vertus contraires. L'exemple > saint Émilien était encore plus efficace que ses paroles : nuit et r'ils le voyaient occupé à instruire, à prier, ou bien à visiter ct à rvir les malades.
Quand il revint à Bergame, où la renommée avait publié toutes merveilles, deux saints prêtres se joignirent à Jui : C'étaient exandre Besuzio et Augustin Barilo, tous deux riches, mais qui s deux distribuèrent leurs biens aux Pauvres, pour imiter la paueté volontaire de saint Émilien. Dans ce temps-là même celui-ci sait deux nouveaux établissements à Côme, par les libéralités de rnard Odescalchi, qui finit par lui donner sa propre personne. Un tre associé illustre fut le comte Primus, issu d’une sœur de Didier, ncien roi des Lombards, Contemporain de Charlemagne, Il fut alors question plus que jamais entre les pieux amis de se mer en congrégation régulière et de choisir un chef-lieu. Ils ne ulaient point le mettre dans les villes, mais dans quelque endroit iré qui püût leur servir de séminaire. Le village de Somasque, tre Milan et Bergame, leur parut favorable pour cela. De là leur m de clercs réguliers Somasques. Après avoir cherché une maison mmode pour y recevoir les pauvres orphelins, ils y firent leur de
pure, et le saint fondateur y prescrivit les premiers règlements ur le maintien de la congrégation. La pauvreté y paraissait sur
SR à IE oc
toutes choses, tant dans les habits que dans les meubles. Les mule, . monde, f délicats étaient bannis de leur table, etils se contentaient de la now je avait eu riture des paysans et des pauvres. On y faisait la lecture pendant la 1 ses occu repas. Le silence y était exactement observé et les austérités fon fréquentes. Il y avait une sainte émulation entre eux à qui pratique. rait le plus de mortifications, et Émilien était le premier à exciter lu autres par son exemple. Ils joignaient à la mortification une prompt obéissance et beaucoup d’humilité. Ils employaient une partie del nuit à l’oraison ; pendant le jour, ils conféraient ensemble des chos saintes, ou ils s’occupaient de quelque travail manuel, et ils allaien dans les environs servir les malades et instruire les pauvres gens la campagne. Le but principal des Somasques était dès lors et al encore l'instruction des enfants et des jeunes ecclésiastiques.
Saint Jérôme Émiliani se rendit à Milan et à Pavie pour faire d'a tres établissements, auxquels François Sforce, duc de Milan, cor tribua beaucoup. Repassant par Somasque, il alla jusqu’à Venis, flosophie et en mais n’y fit pas un long séjour. Une horrible peste ayant envahi; + à Crém territoire de Bergame, il y revint promptement servir les malades IES 1 hésita fut attaqué lui-même et mourut à Somasque le 8 février 4537, l’âge de cinquante-six ans. Il fut béatifié par Benoit XIV et canon die. Un Pà par Clément XIII. En 1769, le Saint-Siége approuva un office cm conseilla d'er posé en son honneur, et perinit de le réciter le 20 de juillet. |
En 1540, la congrégation des Somasques fut approuvée comm ordre religieux par Paul III. Pie V et Sixte V confirmèrent ce approbation sous la règle de Saint-Augustin, l’un en 1571, laut en 1586. Les Somasques n'ont de maisons qu'en Italie et dansia cantons suisses demeurés fidèles à la religion catholique. Leur ori est divisé en trois provinces, celle de Lombardie, celle de Venise4 celle de Rome. Le général est triennal et tiré alternativement & chacune de ces provinces 1, igé de faire |
Trois gentilshommes italiens, l’un de Crémone, deux de Mix établirent, vers 1530, une congrégation semblable, connue sousk barthélemy, né nom de Barnabites. a mère, étu dia
Antoine-Marie Zacharie naquit à Crémone l'an 1000, de pare à Milan qui tenaient rang parmi la première noblesse de cette ville. Son pè se nommait Lazare Zacharie, et sa mère Antoinette Piscarola, ps l'habit cléric
le mit au monde le septième mois de sa grossesse, et peu aprèss trouva veuve à la fleur de son âge. Elle ne songea point à convoe, ter les hô à de secondes noces. La perte de son mari la rendit plus libre deu quer x : ?, exercices de piété, et sa plus grande attention aux affa
2 1515 de l’ère ch
arie voulût di ‘il lui voyait !
e faisant encor on apprend d' uses inclinatio s paroles. Elle tente, Un jour n habit à un p ine, La pieuse puis ce temps habits humbles DAprès ses étui
net la théologie.
ts Pères, où i oua tout entie:
ès, et avec tant ns considérabl
était nécessaire entes exhortatio misères, et il { 1 Acta S8,, 8 febr, Godescard, 20 juillet. Hélyot, Ordres rel'gieuæ, t. 4, in filles que la né
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(IV. — De 15:
vrier 1537, V et canon n office com illet.
)uvée Com rmèrent cell 1571, l’autr
15 libre dei n aux affai
eux, t. 4, ind
1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 113
e ce monde, fut de donner une bonne éducation à son fils, l'unique u'elle avait eu de son mariage. Les jeûnes, les veilles, les oraisons aient ses occupations continuelles. Il semblait que le petit Antoinearie voulût déjà l’imiter dans son jeune âge, en faisant tout ce ‘il lui voyait faire, n'ayant pas de plus grand plaisir que quand, s faisant encore que bégayer, on lui faisait réciter les prières que on apprend d'ordinaire aux enfants. Sa mère, lui voyant de si heuuses inclinations, les fortifiait encore plus par ses exemples que par s paroles. Elle fut secondée par la grâce de Dieu au delà de son tente. Un jour le petit Antoine-Marie vint lui dire qu’il avait donné a habit à un pauvre, et que, si c'était une faute, il venait subir sa ine, La pieuse mère lui témoigna, au contraire, une joie sensible.
puis ce temps, il ne voulut plus porter de soie, et se contenta habits humbles et modestes.
jAprès ses études d’humanités, il se rendit à Padoue, étudia en
ilosophie et en médecine, reçut le grade de docteur à vingt ans, revint à Crémone. Sa mère lui confia le soin des affaires domeses. Îl hésita longtemps s'il devait exercer la médecine, pour ler l'oisiveté et pour avoir lieu de secourir les pauvres dans leurs aladies. Un Père dominicain, qu'il avait pris pour son directeur, conseilla d’embrasser l’état ecclésiastique. Il étudia pour cet
et la théologie, lisant avec application la sainte Écriture et les
ts Pères, où il fit un grand progrès. Ayant reçu la prétrise, il se oua tout entier au salut du prochain, prêchant tous les dimanrs, et avec tant de succès, qu'on vit en peu de temps des converns considérables à Crémone. Sa compassion pour les pauvres crut avec le sacerdoce. Il les recevait en son logis, leur donnait à nger et les soulageait dans leurs misères. Les étrangers venaient iement à lui pour recevoir ses avis et ses conseils. Dbligé de faire plusieurs voyages à Milan, il s’y lia d’amitié avec ix pieux gentilshommes, Barthélemy Ferrari et Antoine Morigia. Parthélemy, né à Milan même en 1497, perdit tout jeune son père a mère, étudia le droit à Pavie, sans se laisser entraîner au mal, retour à Milan, il entra dans la confrérie de la sagesse éternelle, née à l'instar;de celle de l'amour divin à Rome, et prit en même ps l’habit clérical. Il s'acquitta très-fidèlement de tous les devoirs tles confrères étaient chargés, On le voyait avec un soin infatile visiter les hôpitaux, soulager les malades, leur donner ce qui était nécessaire, les exhorter à la patience et les consoler par de
entes exhortations. Les pauvres honteux étaient soulagés dans
misères, et il fournissait abondamment de quoi marier de pauà filles que la nécessité contraignait à prostituer leur honneur.
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L'état déplorable où était réduit le Milanais par suite des guerres 5 village des en: lui fournissait que trop d'occasions pour exercer sa charité. Pirois mois, Di Jacques-Antoine Morigia naquit, l’an 1493, d’une ancienne famille templer les ch de Milan, qui compte parmi ses ancêtres les saints martyrs Naborq peine eut-elle Félix, sous Maximilien Hercule. Il perdit son père peu après sa mi@ jtier son co sance : sa mère, femme du monde, négligea son éducation sous ME bonjours cor rapport de la religion et de la vertu. Après ses études, il se livra dl clque froid à tous les plaisirs et désordres de la jeunesse. Cependant, de temBitente par des à autre i: allait rendre visite à quelques-unes de ses parentes, ak sur la terre étaient religieuses. Leurs exhortations finirent par le ramener. IB;yjant imiter conçut un tel dégoût pour les vanités du monde, que, mettantlB%}e renonça à ses habits précieux, il se revêtit d’une pauvre soutane et demants eçut que sous d'être inscrit parmi les clercs du diocèse. Il entra aussi dans la socif M'entretien de s de la sagesse éternelle. | "Après avoir Mais cette société était bien déchue. Les confrères étaient rédiévenne. Dieu à un petit nombre; le tumulte de la guerre et une cruelle pee Qu saint h avaient interrompu les œuvres de charité à quoi ils étaient engaghiverses maladi qui étaient de fréquenter les sacrements, d'enseigner la jeunesse, Mes hommes. C: vaquer à la prédication, à l'oraison et à la prière, visiter les pauvaBouché sur un : les soulager. dans leurs misères, et autres exercices semblables. Bin grand nomb thélemy Ferrari et Antoine Morigia gémissaient de ces désordres @Sile dans ses m ne trouvèrent d'autre moyen d'y remédier que de s’anir à Zachahaux comme la de Crémone, pour former ‘ensemble une congrégation de clercsrhrisie, par où .e guliers, dont les principales obligations seraient de confesser, ions, son esprit cher, enseigner la jeunesse, diriger les séminaires, faire des missooñensait, plus et conduire les âmes, selon que les évêques les emploieraient ddncore douceme leurs diocèses. Ce fut donc l’an 1530 qu'ils s’unirent ensemble pendant, Dieu, q ce sujet à Milan. En peu de temps ils eurent d’autres compagroussi que ceux n dont les premiers furent devx prêtres d’une éminente piété. Ils mé publier ses lou: rent le nom de clercs réguliers de saint Paul, mais sont plus conSBmps étaient si \ sous le rom de Barnabites, à cause d’une église de saint Bar se convertirent qui leur fut donnée plus tard. Leur institut fut approuvé par Un et de l’autre ment VII, Paul III, Grégoire XII. Saint Charles en avait la ps lumières: surr haute estime. Il choisit son confesseur parmi les Barnabites : cœlbies de leur salu le bienheureux Alexandre Sauli, évêque d’Aléria et apôtre dE C'est ce qui lui Corse 1. aquelle elle dor Ce qui est peut-être encore plus merveilleux, à Ravenne, une # le oblige princip grégation semblable, celle des clercs réguliers du bon Jésus, futé grand amour | blie par une pauvre fille aveugle, et aveugle depuis l’âge de teur, l'humilité, mois. La bienheureuse Marguerite de Ravenne, née dans un Mnion, la concor Bequenter souven ‘ Hélyot, t. 14. BAines et les abstir