XIV. — Det 1545 de l'ère chr.) DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE
les guerres Pvillage des environs de cette ville, perdit en effet la vue à l’âge de irité. Plltrois mois, Dieu permettant que celle qui n’était née que pour coneienne famil/Bee templer les choses célestes fût privée de voir les choses terrestres, A tyrs Nabors Mpeine eut-elle atteint l’âge de cinq ans, que, voulant de bonne heure après Sa na châtier son corps, elle l’accoutuma à marcher nu-pieds : ce qu’elle ation sous ME toujours continué de faire dans quelque saison fâcheuse et par 1 se livra dot quelque froid que ce pût être. A sept ans, elle augmenta sa vie péant, de temBhitente par des jeûnes et des abstinences; elle ne prenait son repos parentes, alue sur la terre nue ou quelquefois sur un peu de sarment ; enfin, e ramener, Eoulant imiter la pauvreté de celui qu’elle avait choisi pour époux, e, mettant Me renonça à tout ce qu’elle pouvait posséder et prétendre, et ne
ône tout ce qui était nécessaire pour
e et demmneont que sous le titre d’aum dans la so entretien de sa vie.
M Après avoir demeuré quelques années à la Campagne, elle vint à étaient rédifRavenne. Dieu voulant y éprouver sa patience comme il avait fait > cruelle pelle du saint homme Job, il l'affligea l'espace de quatorze ans par aient engagBiverses maladies, pendant lesquels elle ne reçut aucune consolation à jeunesse, Mes hommes. Comme les amis de Job, le voyant couvert d’ulcères et er les pauveouché sur un fumier, venaient insulter à ses maux, il y eut aussi
nblables. B ersonnes qui ne venaient visiter cette sainte s désordres, que pour s'en moquer et Jui reprocher ses inir à Zacha@haux comme la preuve de ses péchés, et en particulier de son hypon de-clercsrrisie, par où elle trompait les peuples. Au milieu de ces persécuonfesser, pions, son esprit ne perdit point le calme et la tranquillité; plus on re des misso@offensait, plus elle témoignait de joie, persuadée qu’on la traitait
ncore doucement et qu’elle méritait de plus grands opprobres. Ceensemble pakendant, Dieu, qui avait permis qu’elle fût ainsi méprisée, permit s compagnoussi que ceux mêmes qui en étaient les auteurs fussent les premiers : piété. Ils pi publier ses louanges. Les discours qu’elle leur tenait de temps en nt plus conEmps étaient si vifs et si touchants, qu’ils rentrèrent en eux-mêmes saint Bar se convertirent tout à fait. Il y eut plus de trois cents Personnes de ouvé par un et de l’autre sexe qui, persuadées de la sainteté de sa vie et de n avait la ps lumières: surnaturelles, la voulurent avoir pour guide d nabites : cbies de leur salut.
B C'est ce qui lui donna Occasion d'établir la confr laquelle elle donna des règlement
enne, une (file oblige principalement ses disci} 1 Jésus, futé grand amour pour Dieu ; elle 1 s l'âge de ur, l'humilité, Je mépris de s > dans un Pnion, la concorde entre eux, de fuir les jugements téméraires, de Bequenter souvent les sacrements, et de châtier leurs corps par les BMünes et les abstinences, qui sont marqués dans le vingt-quatrième
ans les
érie du bon Jésus, s en vingt-quatre articles. A quoi les, c’est d’avoir sur toutes choses eur recommande la simplicité de oi-même; de conserver la paix,
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article, savoir : de jener, outre les jours prescrits par l'Église, tuBbnent. Ce fat à l’avent, tous les mercredis, vendredis et samedis de l’année, et aies prêtres de pain et à l’eau les veilles des fêtes de l’Annonciation de la sainte ViermBMGésène. Ayant et le Vendredi-Saint. Elle survécut encore quelques ai. nées à l’éa Be ses disciple blissement de cette confrérie, et mourut le 23 janvier 450%, âgée &té ordonné pr. soixante-trois ans {. 1 lui était reste Entre'les disciples de cette sainte vierge, il y eut une veuve non prêtre et qui c mée Gentile, qui mérita aussi par la sainteté de sa vie le titre &EMagea Jérôme ] bienheureuse. Elle naquit à Ravenne, l’an 4471, d'un orfèvre, ThomaBensemble les r Giusti, craignant Dieu, aussi bien que sa femme Dominica. Ils eurey Dbuerite, observ. grand soin de l'éducation de leur fille, et elle profita si bien de lewn Buercices de pi bonnes instructions, que dès sa jeunesse elle fit paraître de grandB#% Le démon, v marques de sainteté. C’est ce qui l'attira de bonne heure dans la sans la vertu, ciété ou confrérie de la bienheureuse Marguerite de Ravenne, duépécheurs qui se elle fut une des premières disciples ; elle fit sous sa conduite de qui les accusèr grands progrès dans la vertu, qu’après la mort de cette sainte file Me superstition elle de’ ‘nt la directrice des autres. Ayant été recon! Ses parents l’ayant engagée au mariage, elle épousa un Vénitin Dita une nouvel tailleur d’habits, homme cruel et farouche , qui non-seulementiBRavenne. La pe traitait comme une esclave, la frappant souvent et la maltraituB#entile, Léon, s cruelleinent, mais la dénonça même un jour à l'archevêque de Re la ville, quoi venne comme une sorcière et une magicienne. Son innocence ayalervés de la con: été reconnue, et son mari ne pouvant plus supporter l'éclat de sBiette ville fut en sainteté, il l’abandonna dans un temps de famine, ne lui laissant reeureuse Gentil pour sa subsistance. Mais cette sainte femme, ayant mis toute disait était si gre confiance en la Providence divine, en ressentit souvent les efi@k chambre, ne merveilleux. Elle demeura plusieurs années ainsi abandonnée desnuelles. Elle pe mari, qui revint enfin à la maison tout changé, qui, d'homme cn£@nt lieu. Elle le et barbare qu'il était auparavant, devint doux comme un agneau, {an 1530, le 94 n’eut plus que de l'estime et de la vénération pour sa femme, aBu'elle lui ordon laquelle il vécut encore quelque temps et mourut ensuite de la m@rait plusieurs des justes. Il s'appelait Jacques Pianella. dueraient à cet o C’est aux prières de cette sainte femme que l’on peut attribuer! à Jérôme Malus conversion de son mari; mais ce ne fut pas la seule qu’elle procure la bienheureu Il y avait à Ravenne un jeune homme de vingt-cinq ans, qui, apiälavenne, il jeta ] la mort de ses père et mère, s'était abandonné à toutes sortes delfguoi cences et était le scandale de la ville ; il y avait même plusieurstfentile avait pré nées qu'il ne s'était approché des sacrements.'Mais ayant été sollitit édifice se tror par sa sœur d’aller voir la bienheureuse Gentile, il fut si touché ilfut consacré 1 ses discours et des avis qu’elle lui donna, qu'il se convertit ent} Mais une nouve
1 Acta SS., 3 januarii, Di Acta S5., 28 yan