‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 122 · XIV. — De 151 4 1545 de l’êre chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

XIV. — De 151 4 1545 de l’êre chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

l'Église, tuBbnent. Ce fat !e vénérable père Jérôme Maluselli, innée, et mes prêtres de l'ordre du bon Jésus, natif de Mensa, au territoire de rainte ViermBACésène. Ayant été ainsi converti par la bienheureuse, il devint l’un .aées à l'étBMe ses disciples, et mena une vie si sainte et si exemplaire, qu'ayant BUY, âgée té ordonné prêtre, la sainte veuve le prit pour son directeur. Comme 5] lui était resté de son mariage un fils nommé Léon, qui était aussi e veuve nonBprétre et qui demeurait chez elle avec une de ses cousines, elle ene le titre 4 EMagea Jérôme Maluselli à venir demeurer avec eux ; et ils pratiquèrent èvre, ThomiBMensemble les règles qui avaient été laissées par la bienheureuse Marica. Ils euruBuerite, observant exactement les jeûnes, les abstinences et les autres bien de lemBBxercices de piété qu’elle avait prescrits à ses disciples. re de grandB# Le démon, voyant le progrès que cette sainte compagnie faisait e dans la sans la vertu, et combien leur exemple lui enlevait tous les jours de avenne, duMbécheurs qui se convertissaient, suscita des personnes dans la ville onduite desBqui les accusèrent auprès de l'archevêque de mener une vie pleine e sainte file de superstition sous une fausse apparence de sainteté. Mais la vérité Mayant été reconnue et le démon trompé dans ses artifices, il leur sus- ‘un Vénitinäita une nouvelle persécution, et réussit enfin à les faire chasser de -seulementiBRavenne. La peste ayant affligé cette ville l'an 1519, la bienheureuse a maltraitnBBentile, Léon, son fils, sa parente et Maluselli furent renvoyés hors vêque de Re la ville, quoiqu’ils n’eussent aucun mal et qu’ils eussent été préocence ayuBervés de la contagion ; et ils ne retournèrent à Ravenne que lorsque r l'éclat de kette ville fut entièrement délivrée de ce fléau. La sainteté de la bieni laissant reBBeureuse Gentile augmentait tous les jours, et l'estime que l’on en mis toute Mhisait était si grande, que le Pape lui permit d’entendre la messe dans ent les eff chambre, ne pouvant aller à l’église à cause de ses infirmités conlonnée desnuelles. Elle perdit son fils en 15928 : mais Jérôme Maluselli lui en homme cnéf@nt lieu. Elle le fit même héritier de ses biens un agneau, @an 1530, le 28 janvier, Elle lui laissa femme, awu'elle lui ordonna de changer en église, ite de la mBrait plusieurs personnes pieuses, qui, Aueraient à cet ouvrage 1, it attribuer Jérôme Maluselli exécuta la même année les dernières volontés l’elle procure la bienheureuse Gentile, et avec la permission de l'archevêque de ns, qui, apRavenne, il jeta les fondements de cette église le 23 septembre 1530, s sortes defuoiqu'il n’eût en main qu’une somme fort médiocre. Mais ce que plusieursu@entile avait prédit arriva, les aumônes de ceux qui contribuèrent à nt été soll@t édifice se trouvèrent suftisantes pour le conduire à la perfection, si touché 884 il fut consacré l'an 1531, le 4er jour d'août, par le même archevêque. vertit entièfi Mais une nouvelle persécution s’éleva aussitôt contre le saint fon-

principal fondateur

à sa mort, qui arriva .

entre autres une maison, l’assurant que Dieu susci-

par leurs aumônes, contri-

l'Acta SS., 28 panuarit,

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dateur. Quelques prêtres, ayant conçu de la jalousie contre lui, ch. BA En attendant chèrent les moyens de lui ôter cette église. Il y en eut quelques-un Biens de son m qui, pour soulever contre lui le peuple, prêchèrent publiquemenBntreses mains, gue c’était un hérétique, un trompeur et un superstitieux ; et déjà oBtans la maison. vayait accourir le peuple pour raser cette église; mais il ne s’en troun Bacher sans reto aucun d'assez hardi pour l’entreprendre. Etle pape Jules II, en ayai Mende dévotion eu avis, envoya des commissaires à Ravenne pour prendre connai. An son honneur sance de cette affaire, qui fut décidée à l'avantage de Maluselli etBipagnie de solda la confusion de ses ennemis. Pdles Français à F Ce saint fondateur, se voyant paisible dans la jouissance de salé Le tamulte d église, dressa les règlements de la congrégation des prêtres quilifrent oublier se: projetait d'établir. Il les tira des règlements qui avaient été dicti Maire comme les par la bienheureuse Marguerite, retranchant ce qui n’était propeMgui le firent ren que pour les personnes qui vivaient dans le monde. Paul III #. Pfean, comme le prouva la congrégation des clercs réguliers du bon Jésus; Jérômoisin. Il montai Maluselli en futle premier supérieur, et la gouverna jusqu’en 454 BMeconnaissant le: où il mourut le 20me d’août 1. Mumé ; Jean voul L'Italie ne fut pas la seule terre qui produisit alors des personnaB@ierres sans mou et des œuvres saintes. En Espagne, un vieux soldat devenu berge hit à genoux, in devint, par son seul exemple, le fondateur d’un ordre de charité giiomber entre les s’est propagé dans bien des royaumes. Nous voulons parler de san@u camp des Es. Jean de Dieu. bte plus fidèle Il naquit, le 8 mars 1495, à Monte-Major, petite ville du royaumfon capitaine lui de Portugal, dans l’archevêché d'Évora, de parents peu fortunésalBit sur l’ennem peu distingués parmi le peuple. Son père, André Civdad, et sa mèrM'infidélité, le m dont on ne sait pas le nom, l’élevèrent dans tous les exercices Rte. Plusieurs f piété dont son enfance était susceptible. Mais ils le perdirent à l'aylifrice, à conditio: de huit ou neuf ans. Comme ils exerçaient volontiers l’hospitalii@ 1! revint à Oro ils logèrent chez eux un voyogeur qui se disait prêtre et allait tiec beaucoup di côté de Madrid. Dans la conversation, il parla de la piété qui réguilis biens. Il s’acq dans cette capitale de l'Espagne, et des églises célèbres qu’on y voyalitude, de telle sa Cela fit une telle impression sur le petit Jean, qu’il voulut suivre HE? gendre. Jean voyageur. Il se déroba de son père etde sa mère, etse mit en route pouMBoursuites, prit 1 Madrid, Mais il n’y arriva point : le voyageur le laissa dans la vihguerre de Charles d’Oropesa en Castille. Des personnes pieuses eurent pitié de l’enfanpgne expédition s François, chef des bergers du comte d’Oropesa, le prit à son servit sus-Christ. Il é Cependant sa mère, après beaucoup de perquisitionc inutiles, 1 remière, et, bie l'avant pu trouver, en mourut de chagrin au bout de vingt jour igmenta, son père, non moins afiligé de son absence, se retira à Lisbonne, à Le guerre finie s’y fit religieux de l’ordre de Saint-François. Pulut aller voir : morts l’un et l’a 1 Hélyot, t. 4. | Quitter le pays, p

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re lui,cha D En attendant, Dieu bénissait les soins et le travail de leur fils. Les uelques-un Biens de son maitre, qui l’en avait établi l'économe, s’augmentaient abliquemen Bintre ses mains, les troupeaux se multipliaient, et la prospérité régnait ; et déjà oBWlans la maison. Le maître le prit en grande affection, et, pour se l’at- > s’en trou Bacher sans retour, lui offrit sa fille en mariage. Jean, qui avait uné Il, en ayan Rendre dévotion à la sainte Vierge, et disait tous les jours le rosaire ire connai Men son honneur, refusa cette alliance, et prit parti dans une comfaluselli etiBipagnie de soldats au service de Charles-Quint, pour marcher contre Mes Français à Fontarabie,

| Le tumulte des armes, le mauvais exemple de ses camarades lui jrent oublier ses exercices de piété ; il s’accoutuma insensiblement à t été dictaBMaire comme les autres. La Providence lui ménagea des accidents, était propBgui le firent rentrer en lui-même. Un jour, on manquait de vivres : Paul II ap Bean, comme le plus jeune, fut chargé d’en trouver dans un village sus ; JérômWfoisin. Il montait une jument nouvellement prise sur les Français ; qu'en 454 BMfeconnaissant les livux, elle courut à toute bride vers le camp accou- Qui ; Jean voulant la retenir, elle se cabra et le jeta parmi des es persomalpierres sans mouvement et sans vie. Étant un peu revenu à soi, il se venu berga hit à genoux, implora le secours de la sainte Vierge, pour ne pas e charité gi@lomber entre les mains de l'ennemi, dont il était tout proche. Rentré rler de saïfêu camp des Espagnols, il pleura ses désordres, et promit à Dieu Daétre plus fidèle à le servir. De ce malheur, il tomba dans un autre. on capitaine lui ayant confié la garde de quelque butin qu'il avait Mit sur l'ennemi, des voleurs l’enlevèrent. Le capitaine l’accusa ‘infidélité, le maltraita, et voulut le mettre entre les mains de la jusce. Plusieurs personnes s’intéressèrent pour lui, et obtinrent sa

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