‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 32 sur 122 · XIV. — De · texte numérisé non relu

XIV. — De

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sensé, à cos

igéqiôt que notre saint n'était point tel qu’il paraissait à l’ lui parlait en particulier, entendit sa confession générale, lui donna les avis salutaires, et lui promit de l’assister en toute occasion.

à 1545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 121

cet de sang. Il donna aux pauvres tout ce qu'il avait,et se réduisit à Wouue pauvreté universelle. Il recommença à contrefaire l'insensé, et à

courir dans les rues comme auparavant. Quelques personnes eurent pitié de lui; elles l’arrétèrent et le conduisirent au vénérable Jean d’Avila. Ce grand homme, plein de l'esprit de Dieu, découvrit bien-

extérieur ; il

Cependant notre saint, brûlé d’un ardent désir des humiliations, contrefit de nouveau l’insensé ; en sorte qu'on crut devoir l’enfermer

fcomme un frénétique. On employa les remèdes les plus violents Mpour le guérir de sa prétendue maladie. Il souffrit tout en esprit de Lnénitence et en expiation de ses péchés passés. Jean d'Avila, informé Mde ce qui se passait, alla le visiter. Il le trouva épuisé de forces et Jtout couvert des plaies faites par les coups de fouet qu’on lui avait Mionnés; mais si son corps était dans un état de faiblesse, son âme était pleine de vigueur et de Courage, et saintement avide de nou-

elles souffrances et de nouvelles humiliations. D’Avila fut extrême

Bnent édifié d'un amour si extraordinaire de la pénitence. Cependant, après avoir donné aux motifs du saint les éloges qu’ils méritaient, il ui conseilla de changer son genre de vie, et de s’occup PA quelque chose dont il püt résulter une plus grande utilité pour le

public. Jean profita des avis de son directeur, et revint aussitôt à son

er désormais

état naturel, ce qui surprit beaucoup les personnes chargées de le

Mearder. Il servit quelque temps les malades de l'hôpital où il était, et Ben sortit le jour de la Sainte-Ursule de l’année 1539.

Îlne pensa plus qu'au moyen d'exécuter le dessein qu'il avait vrmé de faire quelque chose pour le soulagement des pauvres. Mais, avant que de rien entreprendre, il se mit sous la protection de la

Bante Vierge, et fit un pèlerinage à Notre-Dame de Guadeloupe en

stramadure. À son retour, il commença à vendre du bois au marhé, et il employait au soulagement des malheureux le gain qui lui en revenait. Il loua ensuite une maison pour y retirer les pauvres

malades, et il pourvoyait à tous leurs besoins avec une activité, une

igilance et une économie qui étonnèrent toute la ville, Ceci arriva an 1540. Telle fut la fondation de l'ordre de la charité, qui, par

ne bénédiction visible du ciel, s’est depuis répandu dans toute la Khrétienté, Le saint passait les jours auprès des malades, et employait

es nuits à en transporter de nouveaux dans son hôpital. Les habiants de Grenade furent si édifiés de cet établissement, qu'ils s’em-

ressèrent à l’envi de fournir toutes les choses dont les malades ouvert de bolavaient besoin. L'archevêque,

témoin des grands biens qui en résul-

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taient et de l’ordre admirable qui y régnait par rapport à l’admini. =

tration des secours spirituels et temporels, le prit sous sa protection et donna des sommes considérables pour le rendre fixe et permanent L'exemple du prélat produisit les meilleurs effets, et excita la char de plusieurs personnes vertueuses. Comment, en effet, n'aurait

pas favorisé un institut aussi utile, et dont le fondateur était un mob

dèle accompli de chsrité, de patience et de modestie ?

L'évêque de Tuy, président de la chambre royale de Grenade, } : retint un jour à diner. Il lui fit diverses questions, auxquelles le sai Bah

répondit avant tant de justesse, que l'évêque conçut de lui la plu

haute idée. Le prélat lui ayant demandé son nom, il répondit quil s’appelait Jean. Vous vous appellerez désormais Jean de Dieu, répi 4 qua l’évêque, et ce nom lui demeura. Il lui prescrivit en même temp

une forme d’habit convenable, et l’en revêtit de ses propres mai,

Jean n'avait jamais eu l'intention de fonder un ordre religieux ; aus À

ne dressa-t-il point de règle pour ceux qui se consacraient, à s exemple, au soulagement des malades ; car celle qui porte son nn

aux vœux de religion, ils ne furent introduits parmi ses discipla

qu’en 1570.

Le marquis de Tarisa voulut un jour mettre à l'épreuve le désir

téressement du saint. Il l’alla trouver étant déguisé, et lui demand

de quoi poursuivre un procès qu’il disait être juste et indispensabk Jean lui donna aussitôt vingt-cinq ducats, qui étaient tout ce qui possédait. Le marquis fut extrêmement édifié d’une pareille généw

sité; il rendit les vingt-cinq ducats, et y joignit cent cinquante écuk

d’or. Pendant qu'il fut à Grenade, il envoya chaque jour d’abor dantes provisions à l'hôpital du saint.

Jean avait une tendresse singulière pour les pauvres malades ;i en donna les preuves les plus frappantes, un jour que le feu priti son hôpital. Vivement alarmé du danger que couraient les malade

il résolut de s'exposer à tout pour les sauver. Il les mettait sur sil

dos les uns après les autres, et les emportait à travers les flamme Il éprouva bien visiblement la protection de la Providence ; car nili ni les malades ne furent endommagés par l'incendie.

Mais sa charité ne se concentrait pas dans l’enceinte de son hôpi tal ; elle était trop active pour ne pas se produire au dehors. Il éta

percé de douleur lorsqu'il apprenait que quelques personnes étaiehet

dans l’indigence. Il fit faire une exacte recherche de tous les pauvra de la province, afin de pourvoir à leurs besoins. Il fournissait au uns de quoi vivre dans leurs maisons, et procurait du travail au autres. Enfin, il n’y avait pas de moyen qu’il n’employât pour cor

Monnèrent à l'er Dirent des som ne fut faite que six ans après sa mort, c'est-à-dire en 1556. Quai

1545 de l’ère ch

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