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à l'adminis Eole et pour assister les membres souffrants de Jésus-Christ, Il avait à protection En soin tout particulier des jeunes filles que la misère aurait pu , permanent Brécipiter dans le crime ; il travaillait en même temps à retirer de ja ita la chart Bébauche celles qui avaient eu le malheur de s’y laisser entraîner, et , D'aurait 4} lui arriva plus d’une fois d’aller trouver, le crucifix à la main, les était un mo Bbécheresses publiques, et de les conjurer, avec larmes, d’entrer dans les voies de la pénitence. Il en convertit plusieurs, et pourvut à leur Grenade, kEMubsistance, afin de leur ôter l'occasion de retomber dans leurs pre- 1elles le sait BMhiers désordres.
le lui la pu A une vie aussi active il joignait une prière continuelle et de épondit qu'iBigrandes austérités. Il avait le don des larmes et possédait supérieu- Dieu, rép Element l'esprit de contemplation. Toute sa conduite portait l'emmême temp rente d’une profonde humilité, et il était si affermi dans cette vertu, opres main Blue rien n’était capable de l’altérer, Cela parut surtout à la cour de gieux ; au BWalladolid, où ses affaires l'avaient appelé. Le roi et les princes lui raient, à suBMonnèrent à l’envi des marques éclatantes de leur estime, et lui rerte son nnEhirent des sommes considérables, qu’il distribua avec une économie 1556. Quaidmirable dans Valladolid même et dans les environs. Quant aux ses disciplaMonneurs dont on le combla, il les reçut avec une sainte insensibilité, Qui caractérise un homme vraiment mort à lui-même. Il s’accommouve le dési-BMait bien mieux des humiliations, qui faisaient ses délices ; il les lui demand portait avec joie et les recherchait même avec empressement. idispensabl ne femme l'ayant un jour traité d’hypocrite et accablé de mille intout ce ques, il lui donna secrètement de l'argent, pour répéter dans la reille géné Blace publique ce qu’elle lui avait dit. nquante écu 1! y avait dix ans que notre saint soutenait avec un courage invinjour d’aboBSble les fatigues qu’entrainait le service de son hôpital, lorsqu'il Dmba malade. On attribua principalement la cause de sa maladie ; malades x peines qu'il s’était données dans une inondation pour tirer de ‘le feu prit iBleau des effets appartenant aux pauvres et pour sauver la vie à un les malad omme qui allait se noyer. Il dissimula d'abord le mauvais état de sa ettait sur siBBnté, de peur qu'on ne l'obligeât à relâcher quelque chose de ses les flamme Bhavaux et de ses austérités. Il travailla en même temps à faire l’ince ; car ni lüientaire de ce qui était dans son hôpital et à revoir tous les comptes ; Mrevit aussi les sages règlements qu'il avait dressés pour l’adminisde son hüpBation du spirituel et du temporel. L'archevêque de Grenade lui hors. Il éaiBant fait part d'une plainte portée contre lui, sur ce qu'il avait reçu onnes étaien Etes vagabonds et .des hommes de mauvaise vie, il se jeta à ses pieds s les pauvre ES lui dit : « Le Fils de Dieu est venu au monde pour le salut des urnissait anBécheurs, et nous sommes obligés de travailler à leur conversion par u travail Bios soupirs, nos prières et nos exhortations. J'ai été infidèle à ma ât pour cmBYocation en négligeant ce devoir, et j'avoue, à ma confusion, que
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je ne connais d'autre pécheur dans mon hôpital que moi-même, qi
suis indigne de manger le pain des pauvres. » Il prononça ces pa roles avec une telle candeur, que tous ceux qui les entendirent 4 furent attendris, et que l'archevêque, plein de respect pour le sain laissa le soin de tout à sa discrétion.
Cependant la santé du bienheureux Jean s’affaiblissait de jour jour, et sa maladie devint si dangereuse, qu'il ne lui fut plus po sible de la cacher. Le bruit s’en étant répandu, une dame vertuery nommée Anne Osorio, le vint voir. Elle le trouva couché avec ses dé
bits dans sa petite cellule, n’ayant d'autre couverture qu'une vicikBh casaque. Le saint avait seulement substitué à la pierre qui lui «M
vait habituellement d'oreiller le panier dans lequel il avait coutum
de mettre les aumônes qu’il ramassait par la ville. Les malades et Ù 4 pauvres fondaient en larmes autour de son lit. Anne Osorio fut vir.Bi
ment touchée de ce spectacle, et avertit secrètement l’archevêque à
l’état où était le saint. Le prélat envoya aussitôt dire à Jean qu'il elle à obéir à cette dame comme à lui-même. Anne, ainsi autorisée, obiB
gea le serviteur de Dieu à quitter son hôpital; mais avant que d'a
sance et de la charité. Il visita ensuite le saint sacrement, et r'épanil son cœur en la présence de Jésus-Christ, Sa prière fut si longue qu'Anne Osorio se vit obligée de l’interrompre pour le faire mont dans son carrosse. Elle le conduisit à sa maison, se réservant à@
et à ses filles le soin de le servir dans sa maladie. On lui faisait sou vent la lecture de la passion de Jésus-Christ, ce qui le portait À pro
duire des actes d’humilité, en considérant qu’il était bien traité tail
que le Sauveur mourant l'avait été si mal.
Les progrès de sa maladie furent si rapides, qu'on n’eut bientl
l’homme de Dieu ; toute la noblesse le vint visiter, et les magistral accoururent pour le prier de donner sa bénédiction à la ville. Le sai répondit à ces derniers qu’ils ne devaient point demander la bénéd tion d’un aussi grand pécheur que lui ; il leur recommanda ensui { les pauvres et ses frères qui avaient soin de l'hôpital. L’archevêqu lui ayant enfin ordonné de se rendre aux instances des magistrats, il donna sa bénédiction à la ville de Grenade, et fit les exhortationsk plus pathétiques à tous ceux qui étaient présents. Il s’entreteni continuellement avec Dieu par une prière accompagnée des sen ments de la componction la plus vive et de l’amour le plus ardeil | L’archevêque dit la messe dans sa chambre, et lui administrald derniers sacrements, après avoir entendu sa confession. Il lui pr
1515 de l'ère
Miracles, Urb:
isa l'an 1690.
Me ses disciple # L'ordre des “hdes, fut app:
bpagne ont un £ Mn qui réside Italie, on ratelli, ou, p aient ainsi l’a:
Qui disait : Me.
Bétait dans le t sortir, il nomma supérieur Antoine Martin, donna quelques instru
tions à ses frères, et leur recommanda surtout la pratique de l’obésh
ue les bonnes tout le mond al. — Aussi 1 + A cette mêr onde un autre e saint Pierre
à I! naquit l’an
amadure en E agistrat et got oble, et elle se
été. À peine le plus d’espérance. Tout le monde fut alarmé du danger où ét
issait déjà rerr rveur et son ap
Ppèce de prodig Qurs de philosof ESalamaque por
$ qu’il passa d
ment son temps Bs hôpitaux.
2 En 1543, il fu
élibérer sur le g
A Hélyot, t. 4, Acta
XXIV, — Dei 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
noi-même, qMimhit de payer ses dettes et de pourvoir aux besoins des pauvres dont
ononça ces pion hôpital était chargé. Jean, étant encore à genoux devant l'autel, entendirent aBMxpira le 8 de mars 1550. Il avait cinquante-cinq ans accomplis. Il pour le san Mt enterré par l'archevêque avec beaucoup de solennité, Le clergé éculier et régulier de Grenade assista à ses funérailles, ainsi que la sait de jour aBour et la noblesse, Dieu ayant glorifié son serviteur par plusieurs i fut plus phiracles, Urbain VIII le béatifia l'an 1630, et Alexandre VIII le canolame vertueu Mis l'an 1690. Ses reliques furent transférées l'an 1664 dans l'église hé avec ses lle ses disciples. > qu’une vieil, Ê L'ordre des frères de la charité, institué pour le service des mare qui lui sBdes, fut approuvé par le pape Pie V. Les frères de la charité d’Esavait coutumBagne ont un général particulier ; ceux de France et d'Italie en ont malades etkBMn qui réside à Rome : ils suivent tous la règle de saint Augustin. 'sorio fut vien ltalie, on ne les connaît que sous le nom de Frères Fate ben archevêque dratelli, ou, par abréviation, Ben Fratelli, à cause qu'ils deman- Jean qu'il aient ainsi l’aumône autrefois, à l'exemple de leur saint fondateur, utorisée, oliBqui disait : Mes frères, faites-vous du bien pour l'amour de Dieu 1, avant que d'afff était dans le temps où l’hérésiarque de Wittemberg, en soutenant lques instruue les bonnes œuvres étaient autant de péchés, disait par là même que de l'obé@£ tout le monde : Frères, ne vous faites pas de bien, car c'est du it, et répaniial. — Aussi le premier est-il surnommé saint Jean de Dieu. fut si longue À cette même époque, l’ordre de Saint-François présentait au faire montMonde un autre prodige de sainteté et de pénitence : nous parlons éservant à die saint Pierre d’Alcantara.
Lui faisait 8 11 naquit l’an 1499 dans Alcantara, petite ville de la province d’Esportait à pBfamadure en Espagne. Son père, nommé Alphonse Garavito, était nn traité tani@Bagistrat et gouverneur de la ville. Sa mère sortait d’une famille oble, et elle se distinguait, comme son mari, par ses vertus et sa | n'eut bient{Rété. À peine le jeune Pierre faisait-il usage de sa raison, qu'il panger où éaiBBisait déjà rempli d’amour pour Dieu. Sa fidélité à ses devoirs, sa les magistaBBrveur et son application à la prière le faisaient regarder comme une ville. Le sanpèce de prodige. La mort lui enleva son père lorsqu'il finissait son er la bénédi@urs de philosophie à Alcantara ; quelque temps après, il fut envoyé randa ensul@éSalamaque pour y étudier le droit canonique. Pendant les deux L'archevéqis qu'il passa dans l’université de cette ville, il partagea régulièremagistrats, iBBent son temps entre l'étude, la prière et le service des Pauvres dans hortations las hôpitaux.
s'entretenils En 1513, il fut rappelé dans sa patrie. ée des sent@ilibérer sur le genre de y > plus ardafi l'attendait dans le mo ministres n. Î lui prb} Hélyot, t, 4. Acta SS,, et Godescard, 8 mars.
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Son premier soin fut de ie qu'il embrasserait, D’un côté, la fortune nde se présentait à lui ; mais, de l’autre, il
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126 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 15 à 1545 de l'ère
considérait les dangers auxquels on est exposé dans le siècle, LBde violentes avantages et le bonheur de la solitude. Enfin la grâce l'emporta l'humilité, il résolut d'embrasser l'état religieux. 11 fixa son choix sur l'ordre Quelques 1 Saint-François, et il en prit l’habit à seize ans, dans le couvent dans un cou Manjarèz, situé sur les montagnes qui séparent la Castille du PyMconstruisit , à tugal. On le distingua des autres moines par son zèle pour les WMdes branches miliations, pour les veilles, pour le jeûne, pour les autres pratiquMMextraordinair de la pénitence. Sa ferveur était si grande, que les plus rigoureugBon le fit supé austérités n'avaient rien d’effrayant pour lui. Son détachement éuBdajoz, métror si parfait et si entier, qu'il était véritablement crucifié au mondes ans. Le temp qu'il ne trouvait que peine et afliction dans tout ce qui flatte les snpréparer à rec et la vanité des hommes. Son union avec Dieu était si continuelkBMlong délai. Il que rien n’était capable de l'interrompre. On lui donna divers enle chargea d'a plois, dont il s’acquitta à la plus grande satisfaction de ses sup gardien du co: rieurs. Il veillait si exactement sur ses sens et particulièrement wliqui lui furent ses yeux, qu’il fut un temps considérable sans savoir comment l'es frères, et glise du couvent était faite. Le supérieur l'ayant repris de ce qulexemples. De depuis plusieurs mois qu'on lui avait confié le soin du réfectoire Misous sa condi ne servait point. aux frères le fruit qui était-dans la dépense, il os uniqueme pondit avec humilité qu'il n’avait point regardé le plancher, où il paraissait de fruits étaient suspendus, comme il se pratique dans le pays, surtpour inspirer L par rapport aux grappes de raisin, que l’on garde après les avoir ter du feu de 1 sécher. Il avoua depuis à sainte Thérèse qu'il avait été trois ans durables. 11 joi une maison sans connaître les frères autrement que par la “’oix, les voies intér Depuis son entrée dans l'état religieux jusqu’à sa mort, il ner acquiert poin garda jamais en face aucune femme. Pendant plusieurs années, il» prière. La vue vécut que de pain trempé dans de l’eau et d'herbes insipides:duflisait qu'il F lorsqu'il menait la vie érémitique, il en faisait bouillir une granfäire couler des quantité à la fois, afin de donner moins de temps au soin de son com L'amour de] Il ne faisait alors qu'un repas léger par jour, et il lui arriva souvalfion dominante de passer trois jours de suite sans prendre aucune nourriture, LdSMans quelque grandes fêtes, il ajoutait quelquefois à sa portion d'herbes une esp exercice de la de potage fait avec du sel et du vinaigre. Il ne buvait que de l'eulBiie mit dans le c encore n'en buvait-il qu'en petite quantité. A force de se mortifaMmaison était da il en était venu au point de perdre presque entièrement le sens die fut cependar goût ; en sorte qu'il ne savait ordinairement ce qu'il mangeait, le gouverneme: cilice étendu par terre lui servait de lit: il dormait peu, et le remrentale. Il l'écr qu’il accordait à la nature, il le prenait communément assis et la ui l'avait souv appuyée contre ia muraille. La longueur et la continuité de ses veldegardé comme étaient incroyables ; il s'était accoutumé par degrés à ce genredfiibrenade, par sa mortification, afin de ne point endommager sa santé ; et, comme auteur y prou était d’une constitution robuste, il fut en état de la supporter, lei méthode et le
41545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 127
Mie violentes tentations; mais il en triompha par ia prière et par l'humilité.
Quelques mois après sa profession, Pierre d’Alcantara fut envoyé dans un couvent situé près de Belviso dans un lieu solitaire. Il y Moonstruisit , à quelque distance de la communauté > Une cellule avec des branches d'arbre et de la terre; il y pratiqua des austérités extraordinaires, qui ne furent connues que de Dieu. Trois ans après, Mon le fit supérieur d’un petit couvent qui venait d'être fondé à Baœisjoz, métropole de l'Estramadure, quoiqu'il n’ett encore que vingt Mans. Le temps de sa supériorité expiré, son provincial lui dit de se ctpréparer à recevoir les saints ordres. Il demanda inutilement un plus Mong délai. Il fut ordonné prêtre en 1524; et peu de temps après, on le chargea d'annoncer la parole de Dieu. L'année suivante, il fut fait gardien du couvent de Placentia, Dans toutes les places de supériorité qui lui furent confiées, il se regarda toujours comme le serviteur de ses frères, et il se croyait obligé de les instruire, surtout par ses exemples. De là cette ferveur qu'il inspirait à tous ceux qui vivaient Mbous sa conduite. Après son second gardiennat , il fut pendant six dépense, il ns uniquement occupé du soin de prêcher l'Évangile aux peuples. ancher, où Ml paraissait dans les chaires sacrées comme un ange envoyé de Dieu > pays, surtipour inspirer l'esprit de pénitence aux pécheurs, et pour les embraser du feu de l'amour divin, Aussi opérait-il des conversions innomwBbrables, Il joignait aux talents naturels une connaissance parfaite ar la “oix. les voies intérieures, et ce vif sentiment des choses de Dieu qui ne mort, il ne acquiert point par l'étude, mais qui est le fruit de la grâce et de la s années, iliprière. La vue seule du saint instruisait, et l’on disait de lui qu’il dpufisait qu'il parût pour opérer des conversions, pour toucher et
aire couler des larmes.
L'amour de la retraite étant toujours, pour ainsi dire, son inclinajion dominante, il pria ses supérieurs de lui permettre d’aller vivre ans quelque couvent solitaire, où il pût s’adonner librement à d'exercice de la contemplation. Il obtint enfin ce qu'il demandait, On de mit dans le couvent de Saint-Onuphre à Lapa, près Soriana. Cette aison était dans une solitude affreuse. La permission de s’y retirer be fut cependant accordée au saint qu’à condition qu’il en prendrait Aie souvernement, Ce fut là qu'il composa son traité de l’Oraison entale. Il l’écrivit à la prière. d’un gentilhomme rempli de piété qui l'avait souvent entendu parler sur cette matière. Ce traité a été ; de ses veilfegardé comme un chef-d'œuvre par sainte Thérèse, par Louis de à ce genre itrenade, par saint François de Sales, par le pape Grégoire XV, etc. et, comme auteur ÿ prouve ia nécessité de l’oraison mentale ; il en explique pporter, Ile méthode et les avantages. Il y donne quelques méditations courtes
men mr nn mq em, à ne Be TT ee MT PR DE Ce * x AT — 5
128 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1511 1545 de l'ère
. Sur les fins dernières et sur la passion de Jésus-Christ, nour servi Bnentés de set de modèle. C’est d’après le même plan que Louis de Grenade à Bent ces éprei d’autres écrivains ascétiques ont tâché de faciliter aux Chrétiens nilité et la ] pratique de l'oraison mentale, qui est si négligée, et cependant Bkomme la plu nécessaire pour entretenir la piété. Nous avons de notre saint m Lneure du Sai autre traité qui n’est pas moins excellent, et qui est intitulé : De y Mebffet, quoique Paix de l'âme. 11 établit cette maxime fondamentale, que la vertu & BR souffle imp la perfection consistant dans la pureté et la ferveur de l’amour divin, BMoute action et nous devons tendre à ce but de toutes nos forces. La première chos Mfertus, et occu que nous avons à faire, dit-il, c’est de crucifier tous nos désirs dé. PM Pierre d'Al ordonnés et de soumettre nos passions ; ce qui réglera notre inté. Binion avec Die rieur, établira la paix dans nos cœurs, et y excitera de vifs sent. BMotion extraon ments d'humilité, de douceur ei des autres vertus chrétiennes. Noy Mit rester en pi devons avoir soir que tous nos exercices et toutes nos actions soiuBBvés au ciel, s: animés de l'esprit intérieur ; les austérités mêmes sont perdues gluraient longti deviennent quelquefois pernicieuses si elles ne sont fondées sur er le saint sac principe. À ce soin, qui a pour objet d’arracher la semence des in. Mour suffisaien clinations terrestres et vicieuses, nous joindrons celui de rempli rai pas possi tous nos devoirs avec affection et avec suavité, aimant les devonBBcevait de Diex eux-mêmes, et ne faisant rien par contrainte ; car cette mauvais irensports d disposition est principalement contraire à la paix intérieure, Rien & li louanges d plus essentiel que d'éviter toutes les occasions de trouble. Il fBimps en temps, donc ne rien négliger pour conserver son âme en paix, pour ne je Mes paysans q mais perdre Dieu de vue, et se proposer en tout le désir de ne plait point en sor qu’à lui. Le trouble commence-t-il à naître en nous ? recourons MN Vean III, roi c Dieu par la prière, tournons nos cœurs vers lui, imitons Jésus qu Ré dont jouissa dans le jardin des Olives, pria trois fois, prosterné devant son Pères difficultés 1 céleste. On ne bâtit point une ville en un jour. Pensons que c'e le lui envoyer une entreprise aussi imp-rtante que de bâtir une maison à Dieu ao avait prép un temple au Saint-Esprit, quoique le principal architecte soit dans } suivant sa € le ciel. L’humilité doit être la pierre angulaire de notre édifice spi lié de toute s: rituel. « Désirons d’être méprisés aux yeux du monde, et de nejr rès. Dans ces mais faire notre propre volonté. Mettons tous nos désirs devant Die: Bnbre de seigne demandons-lui l’accomplissement de sa volonté, afin qu'il puiseMoutes les pom] régner seul en nous. Quiconque nous tire de l'humilité, quelgwMision, se réser spécieux prétexte qu’il apporte, est un faux prophète, un loup n-W\ivre à la cour vissant qui se couvre de la peau d’une brebis pour dévorer ce quMites y:rendait « nous avons amassé avec beaucoup de temps et de peine. » ne un monast
Le saint veut que l’on joigne à l'humilité le renoncement à soi- M se joignit au même et le recueillement. 11 veut aussi que l’on se défie du zèle pour ui construisit ie salut des âmes quand on néglige les moyens de procurer sa RE: cxercices ord propre salut, Il observe, pour la consolation de ceux qui sont tour. énients dans
KXIV. — De 1511 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
st, Dour serv Eentés de scrupules et de peines intérieures le Grenade 4 jent ces épreuves pour faire faire à x Chrétiens h Milité et la pureté de cœur. La
. Cependant ÿ Bomme la plus efficace des préparations pour faire d'une âme la deotre saint wBeure du Saint-Esprit, n'est ren moins qu’un état d inaction. En ntitulé : De " fet, quoique l’âme ne soit point couverte de ténèbres, ni agitée par ue la vertu & Be souffle impétueux des Passions, il n’est pas moins vrai qu’elle est l'amour divi, BMoute action et tout feu, étant pénétrée du vif se=timent de toutes les remière chox ertus, et occupée à en produire les actes les plus fervents. os désirs dés RM Pierre d’Alcantara était lui-même un grand contemplatif; son ra notre int Bnion avec Dieu était habituelle. II Célébrait la messe avec une dé- de vifs sent. BMotion extraordinaire, et souvent avec des torrents de larmes. On le tiennes. Nou ft rester en prières pendant une heure, les bras étendus et les yeux actions soie MBvés au ciel, sans mouvement. [l avait fréquemment des extases qui nt perdues dBuraient longtemps. 11 aimait surtout à méditer sur l'incarnation et ondées sur Mr le saint sacrement de l'autel ; le nom seul de ces mystères d’amence des in. Bour suffisaient quelquefois Pour lui causer des ravissements, Il ne ai de rempi@rait pas possible d'exprimer les douceurs et les consolations qu'il nt les devonBBcevait de Dieu dans l’oraison. Quelquefois il ne pouvait contenir ette mauvais transports de l’amour divin, et on] entendait chanter tout haut eure. Rien & is louanges du Seigneur, d’une manière toute merveilleuse, De rouble. Il fui mps en temps, il se retirait dans les bois Pour avoir plus de liberté ; k, pour ne kW es paysans qui l’entendaient le Prenaient pour un homme qui n’ér de ne pla Mit point en son bon sens. À ? recourons ia lean IL, roi de Portugal, étant informé de la réputation de sainons Jésus qui ME dont jouissait le serviteur de Dieu, voulut le consulter sur quelnt son Pères difficultés relatives à sa Conscience, Il pria donc son provincial là ‘ele le lui envoyer à Lisbonne. Le saint refusa de se servir des voitures si : “+ : {Ron avait préparées pour lui ; il fit le voyage à pied et sans sandass D , Suivant sa coutumé. Le roi fut si satisfait de ses réponses et si ed u we ilié de toute sa conduite, qu'il le fit encore revenir quelque temps his “ES rès. Dans ces deux visites, Pierre d’Alcantara convertit un grand Le du # Anbre de seigneurs de la cour. L'infante Marie, sœur du roi, renonça vi ni outes les pompes du monde, et fit en particulier les trois vœux de Fe qe igion, se réservant néanmoins le droit de porter l'habit séculier et si je vivre à la cour, parce que la conduite de quelques affaires imporhate ques y-rendait sa présence nécessaire, Cette princesse fonda à Lis. ne un monastère de pauvres clarisses pour les dames de qualité. ra à soi. 5e joignit au roi pour retenir le saint ; et, pour l'y déterminer, du zèle pour lui construisit une cellule avec un oratoire, afin qu'il pèt vaquer procurer sufRé* Exercices ordinaires. Mais Pierre d Alcantara trouvait trop d’in-
qui sont tour MRYénients dans la proposition qu’on lui faisait, pour l’accepter. XXI,
» que Dieu permet souune âme des progrès dans l'hutranquillité qu'il recommande ,
130 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV.— 1h,
Une grande division s’étant élevée parmi les habitants d'Alcuig,. L il se rendit dans cette ville pour y rétablir la paix. Sa présence 4 pa — 4 discours produisirent l'effet qu’on en avait attendu. Les troubla, de nt sèrent, et les semences de discorde furent étouffées. À peine 4 ie é affaire était-elle terminée, qu’on l’élut, en 1538, provincial del tramadure. Cette province, qui appartenait aux religieux dits «y tuels, avait adopté depuis quelque temps certaines constitutioy réforme. Comme ce saiat n’avait point encore l’âge que l’on er ordinairement pour le provincialat, il allégua cette raison po dispenser d'accepter; mais on n’eut point d'égard à ses représ tions, et l’on crut que ses vertus et sa prudence suppléeraient a faut de l’âge. Il profita de l'autorité que lui donnait sa pla En étrme d’: établir une réforme sévère; etles règlements qu’il dressa relativoli Lisbonne, D à ce projet furent reçus de toute la province, dans un chapitre: Les ; | tint à Placentia l'an 1540. Fi t RARE Le temps de son provincialat étant expiré, il retourna l’ann& D di vante à Lisbonne pour joindre le père Martin de Sainte-Mari, | AH cs jetait les fondements d’une réforme austère, et qui était oc à d a Ne bâtir un ermitage sur des montagnes arides, appelées Arabil ne de situées à l'embouchure du Tage, sur la rive opposée à Lisbonx : #8 a “8 duc d’Aviero donna le terrain, et fournit, de plus, ce qui était ni de : 8 1 pal saire pour construire les cellules. Saint Pierre anima la ferveuk PA 11e religieux qui avaient embrassé la réforme, et leur proposa plu règlements qu'ils adoptèrent. Les ermites d’Arabida marchaiei pieds, couchaient sur des paquets de sarment ou sur la terren s'interdisaient l'usage de la viande et du vin, et ne mangeaë poisson que les jours de fête. Ils disaient matines à minuit, etle se chargea du soin de les éveiller; matines finies, ils restaienti dans l’église jusqu’au point du jour. Ils récitaient alors pri nt fut bâti était suivie d’une messe, conformément à la règle primitive de | DORE François. Ensuite ils se retiraient dans leurs cellules, d’où ils taient que pour réciter ensemble tierce et les autres heurescanod, à, saint P Le temps qu'il y avait entre vêpres et complies était empli . de travail des mains. Les cellules des frères étaient petites et hu PRE celle de notre saint était si petite, qu'il ne pouvait s’y tenir deb s’y coucher sans avoir le corps plié. Le père Jean Calas, géné l'ordre, étant venu en Portugal, voulut voir Pierre d’Alcant Jui fit une visite dans son ermitage. Il fut si édifié de ce qu'il ati qu’il permit au père Martin de Sainte-Marie de recevoir des n0 Il lui permit aussi d'établir sa réforme dans les couvents dell, comte d'O et de Santarem, et it y érigea une custodie. Son compagnôt, = Fe des exem} les qu'il avait sous les yeux, le quitta pour embr, În ten
1545 de l’ère c
me encore ph ença par se fai
Eux, le genre d rès, il fit un vc
XIV UE 5 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
tants d'Al me. Le couvent de Palhaës fut désigné pour servir de noviciat ; Sa présence 4 en donna la conduite au saint, ainsi que celle des novices.
Les troubla Pierre d'Alcantara fut chargé du noviciat pendant deux ans, c’estes. À peine jusqu’en 1544
» que ses supérieurs le rappelèrent en Espagne. es frères de la province d’Estramadure témoignèrent la plus grande ie en le revoyant. Il exerça les fonctions du ministère par obéisnc; mais son attrait pour la contemplation lui
i fit demander Ja emission de demeurer dans les couvents les plus solitaires de l'or-
e. Quatre ans se passèrent de la sorte. 11 fut rappelé en Portugal ar le prince Louis, frère du roi, et par le duc d’Aveiro, Durant les is ans qu'il passa dans ce royaume, il donna la dernière perfection a réforme d'Arabida, et l'an 4550 il fonda un nouveau couvent près à Lisbonne. Dix ans après, la custodie fut érigée en province de prdre. Les vertus de Pierre d’Alcantara lui attirant beaucoup d’adjirateurs, ce qui le troublait dans sa solitude, ilse hâta de retourner à Espagne, où il espérait être moins connu. Il arriva à Placentia n 1551, et les frères le prièrent d’accepter le provincialat ; mais il manda la liberté de vivre quelque temps pour lui-même, et elle i fut enfin accordée, Deux ans après, il fut élu custode dans un apitre général qui se tint à Salamanque.
En 1554, il forma le plan d’une congrégation qui suivrait une réme encore plus austère que celle qui existait déjà, Mais il comença par se faire autoriser, en obtenant un bref du pape Jules III. n projet fut aussi approuvé par la province d’Estramadure et par vêque de Coria, dans le diocèse duquel il essaya, avecun autre relieux, le genre de vie qu’il se proposait d'introduire. Quelque temps rès, il fit un voyage à Rome, et il obtint un second bre
Sainte-Mark
1e mangeail minuit, etle
f par lequel ls restaientià ; permis de bâtir un couvent conformément à son plan. Ce t alors pro pt bâti tel qu'il le désirait, près de Pedroso, dans le diocèse primitive de
Palentia. On en met la fondation en 1555; et c’est de là que l’on le là réforme des Franciscains déchaussés, ou de l’étroite obsernce de saint Pierre d’Alcantara. Le couvent dont il s’agit n'avait e trente-deux pieds de long sur vingt-huit de large. Les cellules ient extrêmement petites, et le lit du religieux, qui consistait ea is planches, en occupait la moitié. Celle du saint était la pius petite la plus incommode de toutes. L'église était comprise dans le bâent dont nous venons de parler, et elle en faisait partie. Il suffisait haque religieux, pour s'exciter à la pénitence, de considérer sa [lule, qui ressemblait à un vrai tombeau, e comte d'Oropesa fit bâtir au saint deux nouveaux couvents sur ierres ; la réforme y fut établie, ainsi que dans plusieurs autres Bisons, En 1561 » ces différents couvents furent érigés en province,
s’y tenir deb Calas, géné re d’Alcant
ompagnôn, pour embris
132 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — 1 M4; de l'ère chi
Pierre d’Alcantara régla par des statuts particuliers les dimens études, et l’a: que devaient avoir les cellules, l’infirmerie et l'église de chaque nl de Dieu. 11 son. La circonférence d’un couvent n’excédait point quaran: M en sa faver cinquante pieds. Il ne devait y avoir que huit frères, qui él séré les plus obligés d’être toujours nu-pieds. Ils couchaient sur des planche Mt à rétablir : sur des nattes étendues par terre. Leurs lits étaient élevés à un cipalement s de terre quand le lieu devenait malsain par l'humidité. L'usageiMrèse, et vou viande, du poisson, des œufs et du vin n'était permis qu’auxn seils, il lui fit des. On employait chaque jour trois heures à l’oraison mental depuis quara on ne recevait rien pour la célébration de la messe. elle apprit ( Saint Pierre d’Alcantara était commissaire de l’ordre, lors! me dit que le fit provincial de sa réforme. Il se rendit à Rome peu de talilne heure et d après, et il demanda la confirmation de son institut. Le pape Paui avait fait par une bulle du mois de février 1562, affranchit la congrégatinl surmonter le saint de la juridiction des Franciscains conventuels, et la souni@ie dormait assis ministre général des Observantins, avec la clause qu’elle suivra muraille de s jours les règlements donnés par le saint réformateur. Il s’est fi il n'aurait P des établissements en Italieet dans plusieurs provinces de l’'Espa et demi de Le Chaque province de cette réforme est composée d'environ hit de son capt maisons. bât. Il marcha L'empereur Charles-Quint s'était retiré, après son abdiurta que son se dans la province d'Estramadure, et il avait choisi pour sa dem qui était fort c le monastère de Saint-Just, de l’ordre des Hiéronymites. Ce piiirand froid, il crut devoir prendre Pierre d’Alcantara pour confesseur, du cellule ouver! persuasion que personne n’était plus propre à le préparer à lanMbnt sa porte, sc Mais le saint, qui prévoyait que cette espèce de ministère ne qu'une fois en cordait point avec ses exercices ni avec son genre de vie, alk s'y accoutum diverses raisons pour ne point accepter la place qui lui était oMiuctois huit jou et il vint à bout d'obtenir le désistement de l'empereur. es et ses ravisse Il faisait la visite de son ordre en qualité de commissaire géextrême ; il ét: lorsqu'il vint à Avila, l’an 1559. Sainte Thérèse, qui demeurat@oir demeuré tr cette ville, éprouvait alors une dure persécution de la part dWR aucun religieu amis et de ses propres confesseurs. Elle était aussi tourmentéliers du couvent des scrupules et par d’autres peines intérieures. On lui disait qiit aussi par les. pouvait être séduite par les illusions du démon, et cette id. Son corps ét causait de temps à autre des troubles désolants. Guiomera d'Miutôt à une écc veuve d’une piété éminente, qui lui était tendrement attachée Mk le rendait poil connaissait son état, lui fit passer huit jours dans sa maisons Drogeñt ; mais cc en avoir obtenu la permission de ses supérieurs. Le but qu'dliirès-doux et trè proposait était de lui faciliter les moyens de s’entretenir à lois dis que le saint Pierre d'Alcantara. Le saint, qui avait été lui-même favori
grâces extraordinaires, eut bientôt connu son état ; il dissipa ss
. LXXXIV. — hs
lité. L’usage( mis qu'aux m aison menti
ordre, lorspi 1e peu de ta Le pape Pail | congrégatin , et la soumi elle suivrait!
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Bus de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 133 études, et l’assurs que tout ce qui se passait en elle venait de l'Es-
de Dieu. Il se déclara hautement contre ses calomniateurs, et la en sa faveur à celui qui dirigeait sa conscience. Après lui avoir géré les plus puissants motifs de consolation, il l’exhorta fortent à rétablir sa réforme dans l'ordre des Carmes, et à la fonder cipalement sur la pauvreté. Touché de com rèse, et voulant augmenter la seils, il lui fit diverses confiden depuis quarante-sept ans.
v'elle apprit de lui dans cette circonstance. Jlme dit que, durant l'espace de quarante ans, il n’avait dormi ne heure et demie par jour, et que cette mortification était celle lui avait fait le plus de peine dans les commencements ; que, surmonter le sommeil, il se tenait toujours debout ou à genoux ; dormait assis, et la tête appuyée sur un morceau de bois attaché muraille de sa cellule. Quand il aurait voulu se coucher de son le faire, parce que sa cellul i
8, aucune chaussure. I!
était fort étroit, et son mane étoffe très-vile. Pendant le et laissait la porte et la fenêtre reprenant ensuite son manteau et quelque soulagement, 11 ne man— et il assurait que cela était facile lorsses Compagnons me dit qu’il passait uefois huit jours sans manger : C'était sans doute durant ses es et ses ravissements, dont j'ai été une fois témoin. Sa pauvreté extrême ; il était si mortifié, même dans sa bit demeuré trois ans dans un cou aucun religieux qu’à la parole ; ers du couvent, et il n'y allait it aussi par les chemins...
s. Son corps était si faible e Dlutôt à une écorce d’
ême favoris
il dissipa sé
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brassé la réforme, il tomba malade dans le couvent de Viciosa, l, br, suscitail comte d'Oropesa n’en fut pas plus tôt instruit, qu'il le força de ver tre les bonr chez lui, afin de lui procurer les secours dont il avait besoin. Mi opéissance les remèdes et les adoucissements qu’on s'empressait de lui procueMleuses d'Alle ne servirent qu’à augmenter sa maladie ; la fièvre redoubla, etily s, Dieu su: forma un ulcère à une de ses jambes. Le serviteur de Dieu, s’apere M. de plusie: vant que sa fin approchait, se fit porter au couvent d’Arenas, 4e education d'y mourir entre les bras de ses frères. À peine y fut-il arrivé, ail; Ja foi, la voulut qu’on lui administrât les sacrements de l'Église. Il necuumes. Not d’exhorter ses religieux à chérir }:: vertus de leur état, et surtout} scia, fondat: pauvreté. Il expira tranquille : .. .: Yoctobre 1562, à la soixantainte Angèle troisième année de son âge, en rè 1. 1 à genoux ce psaume : « Lot! ano, près «( tus sum in his quæ dicta sunt mihi : In domum Domini ibimus. Jenlents étaient : suis réjoui quand on m'a dit cette nouvelle : Nous irons danstres. Quels maison du Seigneur. » selle les per Sainte Thérèse, après avoir rapporté cette bienheureuse fin ÆSe, auprès d’ saint Pierre d’Alcantara, s’exprime de la sorte : autre un cœ « Dieu a permis que depuis sa mort il m'ait encore plus assistés, n’avaier diverses rencontres qu'il n'avait fait durant sa vie. Je l'ai vu plusiu@iques de dé fois tout resplendissant de gloire, et, la première, il me dit que bill es, mais des heureuses étaient les austérités qui lui avaient fait mériter une epos sur la ti grande récompense, et autres choses semblables. Un an avant: faire leurs mort, étant absent, il rvapparut ; et comme j’appris dans cette vides fréquents qu'il mourrait bientôt, je lui en donnai avis au lieu où il était, dia retraite ave tant de quelques lieues de mon monastère. Il m'apparut encore Mhouvaient si fs me dit qu’il allait reposer. Je n’ajoutai point de foi à cette vis seul, qu'un que je rapportai cependant à diverses personnes ; et nous rech : mais elles : dix jours après la nouvelle qu'il était mort, ou, pour mieux damena chez | qu’il était mort pour devenir immortel. Ce fut ainsi qu’une vition que d’êt pénitente fut couronnée d’une si grande gloire; et il me paraît ot lui fut bien ce saint homme m’assiste encore beaucoup plus depuis qu’il est dme son appu le ciel que lorsqu'il était sur la terre. Notre-Seigneur me dit un js elle souff: qu'on ne lui demanderait rien en son nom qu'il ne l’accordât, dBhnission à la v l'ai éprouvé diverses fois. Que sa divine majesté soit éternellenaReu de temps & louée 1 ! » D lois orphelin Saint Pierre d’Alcantara fut béatitié par Grégoire XV, en 1622 E de plus en] canonisé par Clément IX, l’an 1669 2. à dans le tiers Mais aux temps de saint Pierre d’Alcantara, de saint Jean de Die observer exa de saint Jérôme Émiliani, il y eut peut-être quelque chose de pe à celles qui ; merveilleux encore. Tandis que l'ange apostat, tombé du cilrincipal objet ( D ni dans ses | 1 Vie de sainte Thérèse, ar elle-même, c. 21. — ? Godescard, 19 octobre. Mple. Elle se re
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