‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 38 sur 122 · XIV. — De 15 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

XIV. — De 15 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

a u qu'ils se mettent fortement à eut pas pour cela et qu'ils demeurent toujours dans sa grâce. Il leur a promis, en compensation,

Ds biens des couvents, des hôpitaux, des chapelles, des cathédrales ; car on ne conservera plus de prébendes que pour leurs enfants, bâ- Mards ou autres. Enfin, comme tout Chrétien est prêtre, les barons 3 lemands seront naturellement grands prêtres, présideront dans les PAR LE R0 Bbonciles, et y réglementeront à coups d'épée la foi et la morale des Ppeuples. Certes, avec de telles amorces, ce qui étonne le plus, c’est Mque tous les barons allemands ne s’y soient pas laissé prendre. les avons y? Charles-Quint venait d’être couronné à Aix-la-Chapelle le 23 ocerg, et juste obre 1520, et avait quitté cette ville pour se rendre à Cologne. Une e gardien w. MMiète avait été convoquée à N uremberg pour le mois de janvier 4521. "e. Comme ba peste chassa la diète, qui se réunit à Worms. Les discussions s’és pire, le pay nt ouvertes sur l’état de l'église germanique, le célèbre littérateur 521, le frapy he léandro, ambassadeur du Pape, prit la parole en ces termes : n devoir, cé « César, princes, députés! Jamais, devant aucune assemblée, oraelligents, dur ne se présenta avec une parole moins trompeuse que la mienne. t pas mauqué Nous s:vez que l'orateur, pour flatter ceux qui l’écoutent, s'annonce l’homme wMiomme tout plein de zèle pour leurs intérêts, libre de toute passion former ena ans ia question qu’il doit agiter. C’est la bienveillance de l’audibaptême, abire, et rarement la raison, qui assure son triomphe. Je viens devant it 1à ruiner hEMous en confessant tout d’abord que j'apporte dans la cause que je de toute pr. Mis plaider le plus vif intérêt, la passion la plus puissante, Je ne suis depuis long fes libre, car il s’agit pour moi d'empêcher qu'on ne porte atteinte " royaume 48: couronne qui orne le front du prince que je représente. Cependu roi d'Arfeant vous n’ajouterez foi à mes arguments qu'autant qu’ils auront le l'emperu@lairé vos consciences.

t-il chez kB « À entendre les novateurs, de quoi s'agit-il dans ces débats relion embarnBleux? Tout au plus de quelques points controversés entre Luther et t, la maiilES papauté, et qui regardent spécialement l'autorité du Saint-Siége. , l'on en ga est une grave erreur, puisque, sur quarante articles condamnés mais ailleun ns la bulle, quelques-uns seulement intéressent la dignité du Saint- , on y aidée. Voici les livres que Luther a écrits en latin et en allemand, ra désormi@@'la imprimés et répandus en son nom. Il suffit d'ouvrir les yeux Mur rester convaincu. Mais peut-être que les erreurs que flétrit Ja bulle

arons d’Ale Mint de peu d'importance ? Voyez : Luther nie la nécessité des bonnes

la crapuledEAivres pour le salut ; il nie la liberté de l’homme dans l'observation

uelle de pri la loi naturelle et de la loi divine ; il affirme que l'homme en toute

e l’obligatioWition pèche damnablement. Trouvez-vous que la papauté seule ait

ses passion Erét à proscrire de telles maximes ? qu'au Pape seul il appar-

ils peuval@énne de s'élever contre le mépris que le novateur enseigne pour les DE xxnr, 10

146 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Dej;;

sacrements, et cette manne céleste que le Fils de Dieu fit pleuvoirg la croix pour le salut de l'humanité? Que dirons-nous de ce pour D ans cette po monstrueux qu’il confère aux laïques d’absoudre, et aux laïques jh pouvoir aux | l'un et de l’autre sexe? Mooup cette B:

« Laissons cette folle doctrine de Luther, qui affirme qu’il est qi EE noderne. fendu de résister aux Turcs, parce que Dieu nous visite par les x. M «Maison o fidèles : apparemment comme il est défendu de recourir aux rem), premiers si dans les maladies du corps, parce que Dieu nous envoie ces maladi d'être aussi gr pour châtier nos fautes. Mais admirez le cœur de Luther, qui aie ourrions der: rait mieux voir l'Allemagne déchirée par les chiens de Constantnol ir de gla que gardée par le pasteur de Rome! Bois de laver Le « J'ai parlé de Rome, de cette Rome dont la tyrannie Pèsei Psemble au cor] fort à Luther. A l’entendre, Rome est le séjour de l'hypocrisie; « : suppose que Rome est l’asile des vertus : on ne fait pas de l'or fr Après avoir dans un pays où l'or véritable n’est pas à un haut prix. ne « Luther continue : Le Pape a usurpé la puissance qu'il s’arrog Maincre l’opinia Usurpé! et comment? peut-être avec les phalanges d’Alexant:Rs l'épée de César ou la hache du bourreau ? Quoi! tous ces peuk Bontre l'hérésis qui parlent une langue différente, qui vivent sous un ciel divers ES 4 Voulez-vor mœurs, d'origine, d'intérêts opposés, s’accorderaient à reconmt@y décider? ] comme vicaire de Jésus un pauvre prêtre sans puissance, ne HMhérienne, — sédant pour patrimoine qu’un petit coin de terre, et les évêques: Bermanie, les 6 raient incliné leur mitre, les rois leurs diadèmes, si l'antique tue; proscrite, tion ne leur avait enseigné que ces hommages de foi, d’obéisendé, er publique s’adressaient à l'héritier de Pierre, et qu'ils exécutaient le testane barons, les g du Fils de Dieu ? Mais supposons que le Christ abandonne son KE nents. Mais que cette assemblée, frappée de vertige, dépouille la papauté des n} mauté: cette primauté détruite, comment gouverner l'Église ? Chan entrée de ses É évêque, dites-vous, sera souverain absolu dans son diocèse! Al, une dis oi lieu d’une tyrannie, en voilà milleque vous voudrez bientôt détruiéSS, » et de s lu c’est l’épiscopat qui se fractionne et se divise, c’est l'anarchie quitStorre n'a vou dans le temple du Seigneur, c’est la couronne jetée à tout baron à fi c athok possède un château. On ajoute : Au-dessus des évêques régner ES ence ot qui concile ; évêques, baissez la tête! Sans doute un concile permet effsi, Vos vois et où seront alors les pasteurs? loin de leurs troupeaux. EtleuS, mesures én cile dissous, à qui recourir pour administrer les remèdes que rètk tent que la fià ment les maladies de la communauté générale ? qui convoque là beur que la concile? l'autorité séculière, peut-être? Mais voilà le pouvoir st malheurs du qui envahit l’Église. Et qui le présidera, le concile? Et ne vd COUP que v vous pas que chaque question : = ée est grosse de trouble, de rétéS, \ivrait peuté et d'inquiétude * Quel dédale de lois, de règlements, de rites don étoutés d

à 1545 de l’ère tiendra que s

Molescence ne

ans les royaurr

doctrines va sortir d’un semblable conciliabule, où chaque fl gnée, je le vois

CN DE is de l'été cr. DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

tiendra que son évêque seul a mainte Mans cette polyarchie, vous verrez l Bpouvoir aux évêques, les prêtres a coup cette Babylone que Luther pl

nu l'intégrité de la foi! Bientôt, es recteurs ou curés envier je ux recteurs; alors Surgira tout à ace insolemment dans sa Rome

Lämoderne.

site par lesn D | Maison oppose cet argument sur on dans r'aux rembn) premiers siècles de l'Église, tait loin e ces Mmalkda D jétre aussi grand ? Mais avec €, nous her, qui aime ssé de se Constantino]l

les filles des Ï ?

ypocrisie ; cel

comme l’âge, que l’aas de l'orfn

olescence ne porte pas les habits de l'enfance ? » F Après avoir montré les efforts inutiles tentés Dour ramener Luther, Aléandro demande ce Maincre l’opiniâtreté du nov

us ces peui

ciel divers 4e Voulez-vous l'expérience et les garanties de la Là reconnus décider? Les plus célèbres

sance, ne uthérienne, — Les hautes dig

es évêques à

bermanie, les évêques, les docteurs, ont proscrite. — Les puissances t rüler publiquement dans ses États le ès barons, les grands de l’Allem

l'antique tra » d'obéiseant nt le testame

les recteurs, les ecclésiastiques errestres ? L'empereur a fait S œuvres du moine Augustin ;

abomination ses enseinne son Égi ements. M ntre-coup de cette lutte pauté desip ance vient de défendre Église ? Chan l'université Parisienne, cèse ! Alors, toute la force de son entôt détruir iè ci ouvelles. Le roi d’Anrchie qui ais ’ i de défendre l'intégrité tout baron VOUS savez avec quelle ques régner l'Espagne ont jeté un cri ile permanel

tux. Et le cu èdes que rétk

qui ont accueilli l'erreur, applaudiront * mesures énergiques que vous prendrez, parce que, si l’on est Dutent que la fièvre vienne descendre dans 1

uble, de re vivrait peut.être s, de rites din Gtoufés à à chaque fl pence, je le voi

a Maison de son ennemi, convoque à peur que la peste ne s’y établisse, Que si la malice des hommes, Jouvoir SES malheurs du temps, la colère de Dieu voulaient que, malgré le ? Et ne vo COUP que vous allez porter,

cette plante maudite restât encore, > Mais languissante, malade,

ans des temps meilleurs.

S, cet arbre de Nabucho

et ses germes se- Que si vous ne prenez la donosor, étendre ses ra-

148 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 151

meaux, s'épanouir, et étouffer la vigne du Seigneur ; l’hérésie an fait de l'Allemagne ce que l'épée de Mahomet aura fait de l’Asiet,, Ce discours fit une vive impression sur l'assemblée. Si l'on avi été aux voix sur-le-champ, on eùt pris apparemment quelque ny. sure efficace pour arrêter le mal. Mais déjà l'Allemagne n'était ply une, déjà son unité nationale était brisée pour des siècles, sinon por toujours. Frédéric, électeur de Saxe, patron de l’hérésiarque, d manda à répondre au nonce du Pape : la diète s’ajourna. au lende. main. L’électeur protesta de son respect pour les décisions de Rome mais mit en doute que les livres cités fussent de Luther, ou qi soutint réellement ces erreurs : il témoignait donc le désir quek moine, muni d’un sauf-conduit, vint librement exprimer sa penw devant la diète; que, s’il persistait, alors il promettait de l’abw donner. C'était colorer adroitement un refus de soumission aux d cisions de l'autorité religieuse. Aléandro répliqua que, le Pape ayai prononcé, il ne s’agissait plus de disputer, mais d’obéir. Quelqw hommes politiques de l'assemblée furent du même avis. Mais l'em pereur se joignit à l'électeur ; toutefois il promit qu’une seule que tion serait adressée à Luther, s’il rétractait ou non ses erreurs. Le 17 avril 1521, Luther comparut devant la diète. L’officilg l’archevêque de Trèves l’interrogea en ces termes: « Martin Lutia sa sacrée et invincible majesté, d’après l'avis des ordres de l’empi vous appelle devant sa face, afin que vous répondiez aux deux que tions que je vais vous adresser : — Vous reconnaissez-vous l'autel des écrits publiés sous votre nom et que voici devant vous, et cons tez-vous à rétracter quelques-unes des doctrines qui s’y trouventa seignées ? » Luther répondit à la première question, qu’il reconnaisi comme de lui les livres qui portaient son nom. Sur la seconde, fl voulait rétracter les erreurs qu'il y établissait, il pria l’empereur lui accorder le temps nécessaire pour répondre en toute connaissa de cause. Cette hésitation surprit beaucoup de monde, et l'empew dit aussitôt : Cet homme ne me rendra pas hérétique. Les chefs des ordres délibérèrent un moment, et l’official se de nouveau : « Martin Luther, dit-il, bien que vous connais

depuis longtemps le message de sa majesté impériale et le butée

votre comparution devant la diète, et qu’on pût vous refusa délai que vous demandez, toutefois la clémence insigne du souveri veut bien vous accorder un jour pour préparer votre réponse.

Le lendemain, l’official lui demanda de nouveau : « Voulez-w

Wormat. Arch, vat.

à 1545 de l'ère |

Édominations de ini cornue, ni €

M'erreur par le Mini ne veux me

Pape et des coi Jet je ne reconn:

Les ordres s parole : « Mart

Med point à un

à la question.

quelques-uns

aviez désavoué

mandez à être iberté de disput bar l'Église et 1 logme, rien de enir SOUS peine autorité du cor onciles, puis le:

arole individue oquons aussi, (

De et précise, a:

atholiques tous désavouer ? »

Luther consun onse plus nette Deux jours af

t défenseurs de 1 Audin, Hist, de Luther, t. 1. Pallavic., Hist. Conc. Trid., 1 t, c. 25, «ns et de leur tndit aux décret

XIV, — De sn

à 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. l'hérésie aux

défendre toutes vos œuvres, ou bien désavou de l'Asie! per fit une longue dissertation en faveur d Si l’on avi décrétales des Papes, la tyrannie, quelque ne Mon. L’official en fit la remarque, e n'était plu Miiscuter des maximes déjà condamnées par les conciles ; qu'on de- 8, Sinon por Enandait une réponse simple et non cornue, s'il voulait ou non se ré- "ésiarque, de racter. Luther reprit alors : « Puisque votre sacrée majesté et vos na. au lende Eominations demandent une réponse simple, je la ferai : elle ne sera ons de Rome; cornue, ni dentée, et la voici. A moins qu'on ne me tonvainque her, où qi 'erreur par le témoignage de l’Écriture ou de l'évidence, je ne puis pi ne veux me rétracter ; car je ne crois pas à la seule autorité du ner Sa pen Pape et des conciles, qui si souvent ont erré ou se sont contredits, dt je ne reconnais de maître que la Bible et la parole de Dieu. » ® Les ordres se retirèrent pour délibérer, puis l’official prit ainsi la le Papeaya role : « Martin Luther, vous venez de parler avec un ton qui ne éir. Quelque ed point à un homme tel que vous ; et vous n’avez point répondu is. Mais l'en ja question. Sans doute vous avez composé divers écrits, dont 1e seule que uelques-uns pourraient n’être l’objet d'aucune censure. Si vous ETPEUTS, aviez désavoué les livres où sont répandues vos erreurs, sa majesté, . L'officiléians sa bonté in‘nie, n’aurait pas permis qu’on poursuivit ceux où Martin LutheMe sont enseignées que de pures doctrines. Vous venez de ressus- 8 de l’emprfiter des dogmes condamnés par le concile de Constance, et vous deux deux qumandez à être convaincu par les Écritures. Mais si chacun avait la VOUS l'autniberté de disputer sur des points depuis tant de siècles désapprouvés ous, et consbar l'Église et les conciles, il n’y aurait plus de doctrine, plus de y trouventaiogme, rien de certain, rien de fixe; plus de croyances qu'on devrait Il reconnaisiBlenir sous peine du salut éternel. Car aujourd’hui, vous qui rejetez a seconde, autorité du concile de Constance, demain vous proscrirez tous les l'empereuronciles, puis les Pères, les docteurs : alors, plus d'autorité que cette e connaisam@Burole individuelle que vous appelez en témoignage et que nous in- , et l'empexdoquons aussi. C’est pourquoi sa majesté demande une réponse simle et précise, affirmative ou négative. Voulez-vous défendre comme

official se léatholiques tous vos enseignements, ou en est-il que vous soyez prêt us CONNASAS désavouer ? »

er quelques-unes ? » Lue ses livres, et contre les mais ne répondit point à la quesajoutant qu'il ne s'agissait pas de

Luther consuma le reste de la séance sans vouloir

onse plus nette et plus précise.

Deux jours après, le secrétaire de la diète y lut à haute voix le e réponse,» Eescrit impérial, conçu en ces termes : Nos ancêtres, les rois d’Es- « Voulez-1Æagne, les archiducs d'Autriche, les ducs de Bourgogne, protecteurs L défenseurs de la foi catholique, en ont défendu l'intégrité de leur 11,0. 25, 0Rns et de leur épée, en même temps qu'ils veillaient à ce qu’on ændit aux décrets de l'Église l'obéissance qui leur est due. Nous ne

donner une ré-

450 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Dejsr:

perdrons pas de vue ces beaux exemples, nous marcherons sur le traces de nos aïeux, et nous protégerons de toutes nos forces cett: foi que nous avons reçue en héritage. Et comme il s’est trouvé m frère qui a osé attaquer à la fois les dogmes de l’Église et le chef de la catholicité, défendant avec opiniâtreté les erreurs où il était toraby, et refusant de se‘rétracter, nous avons jugé qu'il fallait s’opposer an progrès de ces désordres, même au péril de notre sang, de nos bien, de nos dignités, de la fortune de l'empire, afin que la Germanie se souillât pas du crime de parjure. Nous ne voulons plus désormais entendre Martin Luther, dont les princes ont appris à connaître li. flexible opiniâtreté ; et nous ordonnons qu'il ait à s'éloigner et à & retirer sous la foi de la parole que nous lui avons donnée, sans qu'l puisse dans son chemin prêcher ou exciter des désordres f.

Depuis ce moment, il n’y eut plus de séance publique ; mais ls

ordres de l'empire, dans l'intérêt du repos public, voulurent tente de fléchir l’obstination de Luther. Ils députèrent quelques membre de la diète auprès de l'empereur, qui consentit à ce qu'on essayät de nouvelles voies d'accommodement. Les conférences particulière n’avancèrent pas plus que les séances publiques. Luther se montn toujours opiniâtre. Un des interlocuteurs l'ayant adjuré de soumet tre ses écrits au jugement des princes et des ordres de l'empire, i répondit qu’il ne voulait pas qu’on crût qu'il déclinât le jugemen de l’empereur et des ordres; mais que la parole de Dieu, sur laquelk ils’appuyait, était à ses yeux si claire, qu’il ne pourrait se rétracte qu’autant qu’on apporterait dans la discussion une parole plus lumineuse; — que saint Paul avait dit : Si un ange vient du ciel avx un nouvel évangile, qu’il soit anathème ! — Qu'on voulût bien » pas violenter sa conscience, enchaînée dans les liens de l’Écriture — Mais, reprit le margrave de Brandebourg, n’avez-vous pas di que vous ne céderiez qu'autant que vous seriez convaincu park texte même de l'Écriture ? — Ou par des raisons de toute évidencs dit Luther. — Mais vous adinettez donc une raison supérieure à k parole de Dieu? objecta vivement le premier interlocuteur. Lutha resta silencieux 2. C'était en effet le point capital. Au-dessus de IE: glise de Dieu, avec sa tradition toujours vivante, avec ses Écritura toujours interprétées par elle, avec ses Pères, ses docteurs, s& conciles, ses Pontifes, vicaires du Christ, Luther mettait sa raisol individuelle, avec ses variations. C’est pour la raison variable de « moine que l'Allemagne rompra son unité nationale et religieur. Enfin l'official de Trèves manda Luther, afin de lui lire la sentent

1 Audin, t. 1, P. 324. —? Ibid., P. 329.

1545 de l'ère

Ænpériale. Lut les conseils de erreurs, C'est à

| ours. Luther !

eur, et partit L'électeur F

Mien vite. À pei ans les dix-ht «Le Chrétier que péché qu'i

Atous. — Le p rave pas parce dlle. — Le Chri

C'est que la } mère, non-sens Œit. — L’homm Ie Pape est hér à vérité 1, »

Tel est le cré.

ment scandaleux etoute morale, Mudace, n’osa pc 2 Luther viola s Monditions du sa Hombait ainsi au

À: Audin, 338, Ope

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