IV. — De
2rons sur les forces cette st trouvé mn et le chef de était torabé, opposer au de nos biens Germanie re 1s désormais Jnnaître l'in.
gner et à & 3e, Sans qu'l es !,
lurent tente tes membres )n essayât de particulière er se montr de soumet.
l'empire, | le jugemet , Sur laquelk t se rétracte role plus ludu ciel ave alût bien ne le l'Écriture, vous pas di vaincu par ke ite évidence, érieure à k teur. Luther essus de l'É.
es Écriture locteurs, s& tait sa raisol ariable de « t religieuse.
> la sentent
Ænpériale. Luther, dit-il, puisque vous n'avez pas voulu écouter
les conseils de sa majesté et les ordres de l'empire, et confesser vos erreurs, c’est à César d'agir maintenant. De par ordre de l’empereur, il vous est accordé vingt jours pour retourner à Wittemberg, libre, Let sous la sauvegarde de la parole du prince: pourvu que sur votre passage vous n’excitiez aucun trouble par vos paroles ou vos disours. Luther témoigna beaucoup de reconnaissance envers l'empeeur, et partit le 26 avril.
L'électeur Frédéric de Saxe avait mis en doute que Luther ensei- Mnût réellement les erreurs énormes qu'on lui attribuait. Si ce n’était pas une pure feinte de l'électeur, Luther eut soin de le détromper Mien vite. À peine sorti de Worms, il composa le crédo luthérien
Plans les dix-huit articles que voici :
ue ; mais lx EN
«Le Chrétien baptisé ne peut perdre le royaume céleste, de quel- Mque péché qu'il se souille, pourvu qu’il croie. — Car la foi ôte tous jes péchés du monde. — Au Chrétien, ni l'Église ni les anges ne
Dpouvent imposer des croyances. — C'est la doctrine de saint Paul, ALol. 2. — Il n'est pas d’État qui puisse être heureusement gouverné
par des rois. — C'est l’enseignement de l'expérience. — Tout homme peut confesser et absoudre. — Il est écrit dans saint Matthieu : Ce
que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que vous
jélierez sur la terre sera délié dans les cieux : ces paroles s'adressent Atous. — Le péché est de sa nature toujours le même : il ne s’ag- Œrave pas parce qu'il est commis avec une mère, une sœur, une Slle. — Le Christ l'enseigne. — Tout homme peut confesser, dédier pue église, conférer les ordres. -— Viletés qu'on doit abandonner aux Mubalternes : à l’évêque de précher l'Évangile. — Quand saint Pierre même trônerait à Rome, je ne le reconnaîtrais pas pour Pape. C'est que la papauté n'est qu’une fiction. — Libre arbitre! chi-
Mère, non-sens ! — C’est la nécessité qui nous pousse et nous ré-
gt. — L'homme ne peut opérer que l'imquité, je l'ai prouvé. — De Pape est hérétique, schismatiqué, idolâtre; salut Satan. — C'est à vérité 1, »
Tel est le crédo luthérien en 15921 ; crédo tellement impie, telleent scandaleux, tellement subversif de tont ordre, de toute suuété, etoute morale, de toute religion, que Luther lui-même, malgré son Audace, n’osa point le professer à la diète de Worms.
D Luther viola sur la route les ordres formels de l’empereur et les
Honditions du sauf-conduit : il prêcha et à Hirsfeld et à Eisenach. Il mbuit ainsi au ban de l'empire. Comme on approchait d’Actens-
M: Audin, 338, Opera Lutheri, t, 2, p. 172, Wittembergeæ.
a Luce trs iaee taue Ven .
152 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Deyÿ
tein, des chevaliers masqués se présentèrent tout à coup à l’ertré Mtruire en nous d’une forêt, se jetèrent sur les rênes des chevaux, et feignirent d'e, Brions mille fo lever le moine. C'était une comédie jouée et arrangée par l’électey MM Voilà comm du consentement de Luther ‘. Un cheval était tout prêt, ainsi qu'ukgde Dieu, de 1 vêtement de cavalier et une barbe postiche, pour déguiser le fugit BMoutrager Jésus On erra dans la forêt pendant quelques heures, et, la nuit veny BMl'homme seul vers les onze heures, on frappait à la porte du château de la Wan. BMnait des leçon:
à 1545 de l'ère
bourg, célèbre par le séjour qu'y fit et les héroïques vertus qu'y pr. e Il m'arriv tiqua sainte Élisabeth de Thuringe. det Satan conin Ceux des compagnons de Luther qui n'étaient pas dans le seu Midocteur éclaire
ous les jours Drivées étaient sang de Jésus- Dudoré et fait ad Mldis : J'ai été f Mmains de l’évê upérieurs et p je pas consacr Mésus-Christ, € Mu le sais ? — Baies font au et ils y font s Héroboam faisa ontre les vrais Mordination et ta Blures et des Sa:
imièrement, tu :
Mésus-Christ ni pas mieux qu't “loire de Jésus:
mnort, etc. ; ma Dons point de « pour notre mé Meur de lui con point d'autre q
onnaient ou q Hésus-Christ : il Bl'onction, vous nomme des pai ez-VOUS pu
crurent être tombés dans une embuscade, et répandisent à Wittem berg le bruit de sa mort. Cependant il vivait bien tranquille et dax les délices aux dépens du prince, dont il ne laissait pas de se mo. quer. « Je crois bien que c’est le prince qui paye, dit-il dans w lettre du 25 août à Spalatin, car je ne voudrais pas rester une hew ici si je savais que je mange le pain de mon hôte (le gardien d château). Le pain du prince, soit; car enfin, s’il faut manger la fx tune de quelqu'un, ce doit être des princes, car prince et larm c’est à peu près synonyme ?. »
Maintenant, comment Luther, le prétendu apôtre, vivait-il dan ce qu'il appelait son Patmos, dans cette solitude sanctifiée par l« vertus si chastes, si douces de sainte Élisabeth ? Écoutons-le hi: même. «Ah ! c'en est fait, écrit-il le 43 juin à Mélanchton, je ne pui plus prier ni gémir; la chair me brûle, cette chair qui bout en mo quand ce devrait être l'esprit. Paresse, sommeil, mollesse, volupt toutes les passions m'assiégent ; c'est sans doute parce que vous ak cessé C’intercéder pour moi que Dieu s’est ainsi retiré. Voilà lui jours que je n’écris ni ne prie, à cause des tentations de la chair:
Certes, voilà l’état d’un réprouvé, non d’un apôtre. Dans la ter tation, saint Paul redcublait de prières, il châtiait son corps, il rer dait son corps livide de coups, de peur qu'après avoir préché au autres, il ne fût lui-même réprouvé. Il ne se seatait coupable rien, mais il ne se croyait pas justifié pour cela. Chez l'apôtre à la prétendue réforme, c’est tout l'opposé. Il ne prie pas, il ne chält pas son corps. Qu'est-ce donc qui ie rassure ? la présomption la plu impie. Écoutons ce qu'il écrit au même Mélanchton le 4er d'aoit « Sois pécheur et pècie énergiquement, mais que ta foi soit plu grande que ton péché... U nous suflit que nous ayons connu l+ gneau de Dieu qui efface les péchés du monde ; le péché ne peut de
i Manuscrits de Spalatin. — ? Spaiatino, 25 aug. 1521. — Ÿ Hela
13 juni. 1 Melanchtoni, 1
XIV, — De 15 Ma 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 153
up à l'ertr Mruire en nous le règne de l'agneau, quand nous forniquerions et tueignirent d'e. Mrions mille fois par jour 1, »
ar l’électey M Voilà comme Luther, le prétendu apôtre, abuse de la miséricorde t, ainsi qu'n ide Dieu, de la passion de Jésus-Christ, pour offenser Dieu, pour iser le fugit BMoutrager Jésus-Christ avec plus de liberté et d’audace. Ceci est-il de la nuit venu l'homme seul ou d’un être plus méchant encore, et dont Luther preu de la Wat pait des leçons ? Écoutons encore Luther lui-même.
rtus qu'y pre «Il m'arriva une fois de m’éveiller tout d’un coup sur le minuit, Jet Satan conimença ainsi à disputer avec moi : — Écoute, me dit-il,
dans le see docteur éclairé. Tu sais que durant quinze ans tu as célébré presque ent à Witte tous les jours des messes privées. Que serait-ce si de telles messes quille et dixMtprivées étaient une horrible idolâtrie ? que serait-ce si le corps et le
as de se mo:
it-il dans vw ter une her le gardien manger la fo nce et lan
Msang de Jésus-Christ n’y avaient pas été présents, et que tu n’eusses Dadoré et fait adorer aux autres que du pain et du vin ? — Je lui répondis : J'ai été fait prêtre, j'ai reçu l’onction et la consécration des Anains de l'évêque, et j'ai fait tout cela par le commandement de mes upérieurs et par l’obéissance que je leur devais. Pourquoi n’auraisje pas consacré, puisque j'ai prononcé sérieusement les paroles de ésus-Christ, et que j'ai célébré ces messes avec un grand sérieux, vivait-il duWtu le sais ? — Tout cela est vrai, me dit-il; mais les Turcs et les ctifiée par lipaiens font aussi toutes choses dans leurs temples par obéissance, outons-le hiBMet ils y font sérieusement toutes leurs cérémonies. Les prêtres de ton, je ne pi éroboam faisaient aussi toutes choses avec zèle et de tout leur cœur bout en mo contre les vrais prêtres qui étaient à Jérusalem. Que serait-ce si ton esse, volupéordination et ta consécration étaient aussi fausses que les prêtres des que vous ar MSTurcs et des Samaritains sont faux, et leur culte faux et impie ? — Pre- &... Voilà hiBnièrement, tu sais, me dit-il, que tu n'avais alors ni connaissance de de la chair ésus-Christ ni vraie foi, et qu’en ce qui regarde la foi, tu ne valais Dans la tm pas mieux qu'un Turc; car le Turc et tous les diables croient l’his- corps, ilreitoire de Jésus-Christ, qu'il est né, qu'il a été crucifié, qu'il est ir prêché aufimort, etc. ; mais le Turc et nous autres esprits réprouvés nous n’at coupable dons point de confiance en sa miséricorde et nous ne le tenons pas 2 l'apôtre pour notre médiateur et notre sauveur; au contraire, nous avons s, il ne chätBipeur de lui comme d’un juge sévère, C'était là ta foi, tu n’en avais mption la pufpoint d'autre quand tu reçus l’onction de l'évêque, et tous ceux qui le 4er d'ail Monnaient ou qui recevaient cette onction avaient ces sentiments de . foi soit paMésus- Christ : ils n’en avaient point d’autres... Vous avez donc reçu ns connu ll onction, vous avez été tondus, et vous avez sacrifié à la messe hé ne peut dé Ex omme des païens, et non comme des Chrétiens. Comment donc D'e-vous pu consacrer à [a messe ou célébrer vraiment la messe,
: 1 Melanchtoni, 1 aug,
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154 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 15n 1545 de l'ère cl
puisqu'il y manquait une personne qui eût la puissance de consacrer, Mn homme qui ce qui est, selon votre propre doctrine, un défaut essentiel ? » Abrôte, il n’a be Tel fut, suivant le récit de Luther, le premier argument ou w, A ce récit, L phisme de Satan. En quoi le maître avance pour le moins deux grx Mitomment il ar! mensonges, dont le disciple ne s'est pas aperçu ou n’a pas voulu s Meur lit : c'est £ percevoir : 4° Mensonge historique, que le Turc croie que Jésw. BMampade et d' Christ a été crucifié et qu'il est mort, puisque Mahomet dit positine. BMnflammés et 1 ment, dans son Alcoran, que Dieu enleva Jésus-Christ et qu’un au MM Telle était la fut crucifié à sa place. 2° Mensonge énorme et contemporain, quels Mfécrie ailleurs catholiques n’eussent pas plus de confiance en Jésus-Christ que Bucer, Oecolar Turc et que les diables, puisque Luther même est témoin du co res? C'est qu traire, lui qui reproche aux catholiques d'appuyer leurs indulgenos MMuand nous n’e sur les mérites surabondants de Jésus-Christ. ue de piètres t Dans ses autres arguments, le père du mensonge ne raisonne px M Cependant l' plus vrai. « Tu vois maintenant, dit-il à Luther, qu'il manque du BB diète de Wor ta messe, premièrement, une personne qui puisse consacrer, c'esti Milerg, pour être dire un homme chrétien ; qu’il y manque, en second lieu, une per MMence en ces tk sonne pour qui on consacre et à qui on doit donner le sacrement Bi Charles-Quin c'est-à-dire l'Église, le reste des fidèles et le peuple. » Mais si Luthe Mbujours august s'était rappelé son catéchisme ou les simples prières de la messe, ie Sicile, de Jé aurait pu répondre à son maître que le sacrifice des messes privés chiduc d'Autr comme des messes solennelles est offert à Dieu pour toute l'Égli BMlarinthie, de ( tant militante que souffrante, pour tous les fidèles orthodoxes, tail rol, etc. Dan absents que présents, mais spécialement pour ces derniers ; que l'ap Mie seigneur du plication du sacrifice de la messe aux personnes absentes n’offre px dernand Cortèz plus de difficulté que l'application qu’on leur ferait d’une prière qua-MBrançois Pizarre conque. L'édit expose Martin Luther, ce grand docteur, cet ecclésiaste de Wittember, Be l'empereur r qui se mettait au-dessus de tous les docteurs et de tous les Pères, BR défense de I: sut pas faire à Satan des réponses aussi simples. Il se laissa vaine Rec grand soin honteusement. Lui-même en convient dans ces . roles : « Je vo WiBmaine, toutes d'ici les saints Pères qui rient de moi et s’écrient : Quoi ! c’est là « umises. Que s docteur célèbre qui est demeuré court et n’a pu répondre au diable me Dieu a rend Ne vois-tu pas, docteur, que le diable est un esprit de mensong'MBRre, des très-c Grâce, mes Pères! j’aurais ignoré jusqu’à présent que le diable a BPur80gne, et,] un menteur, si vous ne me l'aviez affirmé, mes doctes théologien Mile et de Jérusa Certes, s’il vous fallait souffrir les rudes assauts de Satan et dispute utôt des hérési avec lui, vous ne parleriez pas comme vous le faites de l'exemple dl les décrets d des traditions de l'Église ; car le diable est un rude jouteur, et il vou ln presse si violemment, qu'il n’est pas possible de lui résister Sans UD: pe issd angut don particulier du Seigneur. Tout d’un coup, en un clin d'œil, Uin, t, 1,2 D
vus
remplit l'esprit de ténèbres et d’épouvantements, et s'il a affaire iEN.