IV. — De 1517 MM 1515 de l’êre chr
de vingt-six | 1e la Rote, où les affaires sont instruites et jugées avec beaucoup de fut reçu ba. Mjustice !. » Ces paroles de Luther sont remarquables.
l'an 1510, Le consistoire est l'assemblée des cardinaux, présidée par le Pape, ait faire une pour délibérer sur les affaires générales et les plus importantes de ept couvents MMitoute l'Église. La Rote est un tribunal de douze docteurs, pris d’entre tte affaire à les principales nations chrétiennes, pour juger les affaires des parti- 1oux, il leva culiers qu’on lui défère, Finalement, l’an de grâce 1510, Luther ne nt sanctifiée trouve à louer, dans Rome et dans l'Italie, que la police pour le bon ourut toutes ordre, que la justice pour les particuliers et pour les nations, que la t et croyait, K charité pour les pauvres et pour les malades, et enfin que la foi de tout oulu la dire Mlemonde, puisque lui-même croyait alcrs que tout le monde y croyait. n’y eut pas Jamais il n’a dit autant de bien de l'Allemagne, même luthérienne. que que se %# Que, s’il a dit aussi bien du mal de l'Italie et de Rome, il y a ceci du purga- : à considérer. En bonne justice, le témoignage d’un ennemi est rece-
est Luther Mvable contre lui et pour son adversaire, mais non pas pour lui et temps où
contre l’autre.
4 De zetcur à Witternberg, frère Augustin Luther continua d’enseiys dans son 4 gner et de prêcher. Le 19 octobre 1512, il fut reçu docteur en théon pourvus, lM logie, sous la présidence d'André Carlostadt, archidiacre de l'église s serviteurs M de Tous-les-Saints. L'électeur de Saxe fit les frais de la cérémonie. t très-pro- if Comme docteur, frère Augustin Luther prêta serment d’enseigner la . Aussitôt foi catholique et de la défendre contre toutes les hérésies, même sence d’un "2 jusqu'à effusion de son sang.
pour qu'il; L'Église seule, c'est-à-dire saint Pierre et les autres apôtres, le e met dans 4 Pape et les évêques, a reçu de Jésus-Christ le devoir et le droit d’enlui amener M seigner tout ce qu'il leur à recommandé, lui qui est avec eux tous les anger et à M jours jusqu’à la consommation des siècles. L'Église seule peut donc | du doigt, 4 conférer à un homme, en qualité de pasteur ou de docteur, le droit )ilent pen. et le devoir d'enseigner, mais d'enseigner ce qu’elle-même croit et on ne sait 4 enseigne. Jamais elle n’a donné, jamais elle ne peut donner à per- — J'ai vu ME sonne le droit d'enseigner le contraire d’elle. Le prétendre, ce serait ces soins; X fouler aux pieds les premières notions du bon sens.
fants sont à Frère Augustin Luther ne fut pas longtemps fidèle à son serment nent tous | de docteur, si jamais il le fut. On suppose généralement qu'il ne 2,» LA commença d'innover que sur la fin de 41517, à propos des indulgenque nuit, M Ces. C'est une erreur. En 1517, le volcan commença d’éclater et de mmes, et M répandre ses laves pestilentielles ; mais dès auparavant il fermentait, saisit sur M il bouillonnait, il fondait et confondait tous les métaux, il minait les é dans le M bases des montagnes et des empires, et donnait les sigaes d’une érup- > tribunal N. tion et d’une dévastation prochaines
1 Walch, t, 22, P. 2376.
rl rene Parrot oser, ter ms
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Luther a dit de lui-même un mot épouvantable, dans la préfaceh du premier volume de ses œuvres : « Je n’aimais pas, je haïssais au contraire un Dieu juste et punissant les pécheurs, et, si ce n’est pan un blasphème tacite, du moins avec un immense murmure, je m'in dignais, j’entrais en fureur dans ma cruelle conscience et bourrel de remords 1, »
Nous l'avons vu, au milieu des terreurs de cette conscience et de opsessions du malin esprit, ne trouver de refuge que ce princip faux : Je dois croire, comme article de foi, que je suis en état d grâce et que mes péchés sont remis ; en douter, serait pécher contr la foi et soupçonner Dieu de mensonge. C'était dire, en d'autre termes : Je dois croire, comme article de foi; tout ce que je m’ima.#
1545 de l’ère «
qui seraient pr Hans cette bot essent pas de pnaient ou rêv « Je voudrai ensemble d’un 'ai toutes les :
iens pour con ême, si, com ans un éterne berg, le 8 févri gine ou que j'ai intérêt de m'imaginer, füt-il mille fois contraire à lb So croyance des fidèles et à l’enseignement des docteurs. Or, de ci pe 1. dv: principe, voici ce que frère Augustin Luther tira dès avant la fn" Nr Le de 1517. x Le 8 février 1516, il écrit au prieur des Augustins d'Erfurt Rite « Mon père, j’envoie à l'excellent Jose d’Eisenach cette lettre pleine is 1 hi de quelques questions contre la logique, la philosophie et la théol Eh la pr fe è gie, c’est-à-dire pleine d'anathèmes et d’exécrations contre Aristote MP er Platon et À Porphyre et les scholastiques, savoir les mauvaises études de notre dan temps. Car ainsi l’interpréteront ceux qui ont résolu de se taire av t la ; les morts, non pas cinq ans comme les Pythagoriciens, mais à to : ea | jamais; de tout croire, de ne faire qu'écouter, sans se permettre une” UE f : ire seule fois la plus petite escarmouche ou escrime contre Aristote alS0PAIE d Le la scholastique, ni dire un seul mot. Car que ne croiraient-ils pa pe eux qui ont cru une fois Aristote, et tiennent pour vrai ce que celà nedans les archicalomniateur impute aux autres, encore que ce füt si absurde "4 di combth qu’un âne ou une pierre même ne pourrait s’en taire? as dla : « C’est pourquoi, veuillez faire tenir cette lettre à cet excelle but emesniile homme, et vous informer exactement de ce que lui et d’autres” mêmes: 1l 0 nier
myopes ; il crie:
phie christianise gie, contre la di
main les commentaires sur ses livres de physique, et je veux y joue la fable d’Aristée contre ce Protée, qui fait raffolir les têtes les pin sages, à tel point que, si Aristote n'avait pas été de chair, Je ne crain-» même ? Pourqu drais pas de l’appeler un diable, Une des principales portions de mi
Rs , ar k : “tes, en bastions croix, c'est d'être obligé de voir les meilleures têtes de nos frères à b ee déon cl
î Raynaid, 1517, n. 72, — Sanderus, De visib. monarch., 1, 7.
© Watch, t 18,p
D es de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 13 sh préface) Hui seraient propres aux beaux-arts, perdre leur temps et leur peine cn Mans cette boue et ces immondices. Et cependant les universités ne PU Ce PAM essent pas de brûler de bons livres et de crier : Les méchants enseini Hs se jé pnaient ou révaient encore quelque chose. de ae « Je voudrais que M. Using ct celui d’Eisenach se désistassent tout ensemble d'un pareil travail, ou même l’abandonnassent tout à fait. ai toutes les armoires pleines contre de semblables éditions, que je iens pour complétement inutiles. Tous les autres penseraient de Mnême, si, comme il a été dit plus haut, ils n'étaient pas enchaînés ans un éternel silence. Portez-vous bien, et priez pourmoi. Witteme m'im erg, le 8 février 1516. Frère Martin Luther, Augustin 1, » e je m’ima.# . k : 4 Nous avons vu, au treizième siècle, les plus grands et les plus ntraire à 1 . FT À jrs E saints docteurs de l'Église, ayant à leur tête saint Thomas d Aquin, . Or, de « a k : 2.
oncilier dans un harmonieux ensemble toutes les sciences divines t humaines, les organiser entre elles comme une armée rangée en d'Erfurth. bataille, sous le suprême commandement du Verbe de Dieu, la sa- SES gesse éternelle, de laquelle toutes elles émanent. Nous les avons vus ; oncilier la philosophie païenne avec la doctrine chrétienne, et faire t la théolo. : ee x servir la première à la seconde. Nous les avons vus, pour cela, résuer Platon et Aristote, adopter ce qu'ils ont de bon, rectifier ce qu'ils ont d'inexact, ajouter ce qui leur manque. Nous les avons vus, . fmoyennant la méthode scholastique ou géométrique, distribuer tout mais à toui +, 4 :
“ensemble comme un camp, comme une place forte, où la philo mettre une! AUS à nn i ' Aristote al sophie fait l'avant-garde, le boulevard extérieur, et la théologie le corps de l’armée, le corps de la place.
ASUS Pa Naturellement, l’ennemi n’aime point cette discipline et cette tacce que cl 4. : ; : ns: :
si absurde Mtique dans les défenseurs de la patrie chrétienne, il n’aime point cette savante combinaison de toutes les forces, elle est trop favorable à la défense de la place, à la défense du camp. Il aimerait mieux y voir t excellen à 5 en :
dan tout en confusion, et chacun n’y voulant recevoir d'ordre que de soi- | sos même. Il criera donc contre, par quelques esprits de travers ou ettre à mit Y0P6s ; il crier contre le boulevard extérieur, contre la philoso-
phie christianisée de Platon et d’Aristote ; il criera contre la stratégie, contre la distribution intérieure de la place, contre l’ordre scholastique de la théologie ; il criera contre les exercices militaires, contre Ale maniement des armes, contre:la logique et la dialectique, exercices {militaires de l'esprit. Est-ce que la place n’est pas assez forte par elle-
enecrain + , . k : en ons de mt Même ? Pourquoi tout ce terrain perdu en forts détachés, en redoutes, en bastions, en fossés ? Ne vaut-il pas mieux changer ces inutiles
105 frères, k ‘04 boulevards en charmantes avenues, où vous vous promènerez tran-
Walch, t. 18, p. 4-5.
Re ME CR
FT mme de mar RES AY ES
14 1545 de l’ère
pas plus. Dar Leorges Spal:
en particulier
de tous les do ittemberg, :
rieur d’Erfur onfusionner / otre théolog baisse avec les ial Staupitz, je la province Enfin nous :
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quillement à l'ombre? A quoi bon ces ponts-levis, ces portes mass vesen zig-zag, cette enceinte continue, qui vous emprisonnent comme" des criminels ? Est-ce que vous n’êtes pas dignes de respirer un ai plus libre? est-ce que vous n’êtes pas hommes à vous défendre tou seuls ? Pourquoi enfin vous tuer à manier le sabre, le fusil, le canon! Vous n’avez d’ennemis que parce que vous apprenez à manier les armes et à connaître les ruses de guerre. Laissez la prudence du serpent, ne conservez que la simplicité de la colombe; n'ayez dans une main que le bâton de pèlerin, qu’un rameau d’olivier dans l’au. tre, et vous ne ferez plus peur à personne, et tout le monde vous aimera à croquer.
Voilà ce que, vers l'an 1516, l'ennemi de Dieu et des homm | ; sou‘lait dans le camp des Chrétiens, par une sentinelle séduite elfe question des gagnée, esprit de travers et myope, mais hardi et emporté, qui si-MBlusions ou th gnait : Frère Martin Luther. Bien des Allemands et des autres s’y" Aristote, où laisseront prendre, briseront tout sous nom de réforme, en sorteuelle nous en qu'après trois siècles il n’y aura pas pierre sur pierre, pas deux vé-Mf Nous LORS rités ensemble : les plus sages, reconnaissant leur tort, rentreront por et obsédé lu symbole : , xpliquer cet a Dieu a donné à rois qu'il les a qu'il m'a remis explication di rois fermemen “moi-même tou:
grande douleur, anxiété et envie, ce que vous dites de nos paradoxes, MRussi fermemer Car je pense bien que les vôtres les prendront pour des propositions Mère de la sainte paradoxales, et même archimauvaises, quoiqu’elles ne puissent être M Re se fait qu'orthodoxes pour nous. Informez-moi donc le plus tôt possible, et "même la prière assurez les révérends Pères de la faculté de théologie que je suis prêt Æ Luther abusa à venir en disputer publiquement, soit en conférence, soit dans le MParlant sux Rc monastère, afin qu'ils ne s’imaginent pas'que je veux marmotter dans Miandes immolé un coin rien de semblable, notre université étant en effet assez mé- aneeT, tandis diocre pour paraître un coin 2. » ire de distinc
Cette lettre, qui est du 4 septembre 1517, nous montre que frère Muant à celui q Martin Luther sentait fort bien que ses thèses prodigieuses choque- “pabke, parce qu raient tout le monde ; mais il n’y tient pas moins, et ne s’en cache «ait pas de (bor un fidèle qui r #lemment, le mc
peu à peu dans le camp des soldats demeurés fidèles ; les plus furieu: continuant l’œuvre de destruction et d’anarchie, finiront par déclare que l'ordre est un abus, le bon sens une chimère, et la raison humain une éternelle et irremédiable mystification de soi-même à soi-même Voilà où ils en étaient en 1843 1.
1 Voir: Der Protestantismus in seiner selbstauflæsung. Dissolution du protes-
tantisme en lui-même et par lui-même. Schafhouse, 1843, 2 vol. in-12 (en al- # : 1
lemand), — ? Walch, t, 18, p. 15, 4 ‘Walch,t.18p. 1