‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 5 sur 122 · XIV. — De 150 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

XIV. — De 150 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

portes massiipas plus. Dans une autre lettre, 11 novembre de la même année, à nent comme"eorges Spalatin, secrétaire intime de l’électeur de Saxe, il soutient n particulier l’une des plus révoltantes, et cela contre l'enseignement léfendre toute tous les docteurs 1. Il en faisait soutenir plusieurs à l’université de Mittemberg, sous sa présidence. Le 16 juillet 4547, il mande au rieur d'Erfurth qu’il prépare six ou sept candidats à l'examen, pour onfusionner Aristote 2. Dès l’année précédente, il écrivait au même : n'ayez dansNotre théologie et saint Augustin sont en progrès, Aristote est en baisse avec les scholastiques. Frère Martin, en l'absence du provinial Staupitz, remplissait alors les fonctions de vicaire et de visiteur le la province : ce qui dut augmenter sa hardiesse 3. Enfin nous avons de frère Martin Luther, sur l’année 1517 et avant e séduite aMfa question des indulgences, une série de quatre-vingt-dix-neuf conorté, qui si-Mflusions ou thèses contre la théologie des scholastiques et les rêves ss autres s'y Aristote, où il dépose tout le venin de ses plus graves erreurs. Voici e, en sortemuelle nous en paraît être la filiation. as deux vé- : Nous avons vu frère Augustin, tourmenté de ses pensées de déses- , rentreront iboir et obsédé des apparitions du diable, se réfugier dans cet article lus furieux Mu symbole : Je crois la rémission des péchés. Nous l'avons vu ar déclarer "@xpliquer cet article, non pas comme les catholiques : Je crois que on humaine Dieu a donné à son Église le pouvoir de remettre tous les péchés; je soi-même, "@rois qu’il les a remis à David et à saint Pierre; j'espère, j'ai confiance {ui m'a remis ou qu’il me remettra les miens. Non, telle n’était pas explication de Luther, il donnait cette autre toute nouvelle : Je it des nou-"frois fermement, comme un article de foi, que Dieu m’a pardonné à tends avec MMmoi-même tous mes péchés, et que je suis en état de grâce; jy crois paradoxes, MRussi fermement qu’à la bonté et à la puissance de Dieu, qu’au mysropositions Mère de la sainte Trinité ; en douter, serait pécher contre la foi; tout iissent être Ie qui ne se fait pas dans ou par cette conviction, tout cela est péché, ossible, et "même la prière, l'aumône et les autres bonnes œuvres.

Luther abusait étrangement, pour cela, d’un mot de saint Paul. Parlant aux Romains des scrupules de certains fidèles touchant les iandes immolées aux idoles, dont ils ne se croyaient pas permis de anger, tandis que les autres mangeaient de toutes les viandes sans aire de distinction, l’Apôtre établit cette règle pour les premiers :

que frère "uant à celui qui distingue, dès qu'il en mange, il se rend cous choque. Mipable, parce qu'il ne le fait pas de (bonne) foi. Or, tout ce qui ne se s’en cache MMait pas de (bonne) foi, est péché 4. Évidemment, il est ici question

‘un fidèle qui mange contre sa conscience, le croyant défendu ; évi-

Jemment, le mot foi veut ici dire bonne foi, conscience, persuasion , du protes- Wa -12 (en al- = 1Walch, t, 18 p. 16 et 17.,—% Ibid., p. 2488, — 3 Ibid., p. 2486, — * Rome, 14, 23.

16 HISTOIRE UNIVERSELLE {Liv. LXXXIV. — De 15110 1515 de l'ère intime. Deux fois, dans ses écrits, Luther convient que celte inter-"ira, en dépit prétation des catholiques est juste 1, Cependant, partout il y donneMilt du bon sens une interprétation contraire, savoir, cette interprétation inouïe : Tout « L'homme ce que vous ne faites point dans cette foi, dans cette conviction iné-Miresse, lorsqu'il branlable que tous vos péchés vous sont pardonnés et que vous étesM— Et il pèche en état de grâce, tout cela est péché, même vos prières, vos jeûnes #linent. — Ne «

vos aumônes et vos autres œuvres de pénitence. Voilà ce que Luther#'adultère, de

donne partout comme l’essence même de sa doctrine 2. Certainemen Les quatre-vingt-dix-neuf thèses contre la théologie des scholas-MLuther ne s’e: tiques et les rêves d’Aristote en sont le développement. Moi, encore qu’

La trente-neuvième nie le libre arbitre en ces termes : « Nous ni auvaise par | sommes pas maîtres de nos actions, mais esclaves, depuis le commen-Mibonne au deho cement jusqu’à la fin. Contre les philosophes 5. » iques. — Mau

De cette proposition, la raison et Aristote concluraient avec tout lMNon-seulement monde : Puisque l'homme n’est pas maître, mais esciave de ses a ommandemen tions, il n’en est pas responsable; on ne peut ni l'en récompenser lair que toute l'en punir. Par aversion d’Aristote et des scholastiques, Luther ra Demanderez.sonne différemment. Il a une vingtaine de thèses pour établir queiuse de péché ? l'homme peut le mal et ne peut que le mal. En voici quelques-unes" Il n’est pas des plus remarquables. ontre tous les

« Il est faux que la volonté puisse, de sa nature, se diriger d’aprèsMionnait ni Dieu la saine raison. Contre Scot et Biel. — Mais la volonté sans la grâce@iest toujours inv de Dieu ne peut agir que déraisonnablement et mal. — De là n Révolté de c suit pas que la volonté est mauvaise de sa nature, c'est-à.dire qu'elle Mais c'est absur est la nature du mal, comme enseignaient les Manichéens. — Ce la logique ? — pendant la nature est naturellement et inévitablement mauvaise !, "Ma logique, sous — Il n’est pas étonnant que l’homme puisse se diriger d’après | Voyez-vous n raison fausse, et non d’après la raison droite. — Car telle est sa na-nemi? Parmi sc ture, qu'il se dirige uniquement d’après la raison faussée, et non d’a-MMiontre les maîtr près la raison droite 5. — En un mot, la nature n’a ni raison pure n#ormir le soldat bonne volonté. Contre tous les scholastiques. — La nature est néces Miles armes les pl sairement orgueilleuse au dedans, même dans les œuvres qui parais-Mréussi. Aujourd

sent bonnes au dehors 6. » Maissent pas encc

La justice et le bon sens concluront toujours avec les scholastiques Mt les scholastiq

et Aristote : Si l’homme fait nécessairement le mal, et non pas libre-"M'expérience.

ment, ce n'est plus un péché dont il soit juste de le punir. Luther "# Ce n'est päs tc héologie des scl trois en-faveur L'est encore une Nous avons vu

® Walch, t. 4, p. 1066, n. 9; t. 18, p. 875, n. 5. —®? Ibid. t. 2, p. 1987 a seqq.; t. 3, p. 1595;t, 4, p. 417 et seqq. Ibid., p. 1066; t. 6,p. 1877; t. 8, P. 1809, 1810, 2398, 2129 ; t. 9, p. 2800 ; t. 10, p. 1569 et seqq.;t. 11, p. 1268; t. 12, p. 2084;t. 16, p. 1004, 1364, 1484; t. 19, p. 1847 ;t. 21,p. 8317, addition; "4 t.22,p. 351. — 3 Ibid.,t. 18, p. 10, n. 39. — # Walch, n. 6, 7,8,9, p. 7. "= 5N.i4et 15, — 8 N, 34 et 37. 0 'N. C3, Giet 65,

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