‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 41 sur 122 · TP EE PS · texte numérisé non relu

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156 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De {y

mais ramenées de nouveau du fond des enfers, menacent de préc. piter toute la nation allemande, et, par suite de la contagion, tous la république chrétienne dans des déchirements effroyables, la per des bonnes mœurs et de la paix, et enfin dans leur propre ruix Pour prévenir de si grands maux, le pape Léon X, à qui c’est d veiller sur la foi catholique et les sacrements de l'Église, exhorte HA ternellement frère Martin Luther à révoquer ses erreurs. Celui-ci en ajoute de plus mauvaises encore. Le Pape est obligé, avec le sam collége, de condamner ses écrits, de le déclarer lui-même hérétiqu s’il ne se rétracte dans un temps donné. La bulle est apporté; l’empereur, comme vrai et suprême défenseur de la foi chrétienns premier fils et avocat du Siége apostolique, ainsi que de la sain Église romaine et universelle, avec prière de la faire publier et ok. server, suivant son office, d’abord dans tout l’empire romain, ete. suite dans tous les royaumes soumis au même prince.

La constitution pontificale ayant été publiée et exécutée dans plu

rentrer dans son devoir, répandit chaque jour, par des écrits sy latins, soit allemands, des hérésies pires les unes que les autres.] renverse le nombre, l’ordre et l'usage des sept sacrements obserw depuis tant de siècles par l’Église ; il dégrade scandaleusement

lois inviolables du mariage; renouvelle l'erreur de Wiclef sn

l’extrême-onction, celle des Bohémiens sur la communion ; tran forme la confession en confusion ; attribue le sacerdoce aux femma et aux enfants même ; excite les laïques a se laver les mains dansk sang des prêtres ; outrage par des invectives inouïes le souveni

Pontife de notre religion, le successeur de saint Pierre, le vicaire 1e

à 1515 de l’ère

M saints Pères et

s'il n'avait pas

D cations et les

Après ces ©

tan, et l'empe Mdes apôtres de

Pisi Jean Hus a Pldavantage : ho:

Diquiln'a presq sieurs provinces, ledit Martin Luther, bien loin de s’amender et il

quelque aiguill On dirait enfin maine et la cu

dans une mêm

dans les choses Quoiqu’il fù

Christ ; soutient avec Manès et Wiclef qu'il n’y a point de libre

bitre, que tout se fait par une nécessité fatale, que le sacrifice del messe ne profite qu’au célébrant, et non à d’autres, ni vivants, nid funts; reproduit les erreurs des Vaudois et des Wicléfites sur k purgatoire, des Pélagiens et des Hussites sur l’Église militante; mé prise l'autorité des Pères reçus par l’Église ; vilipende même qu quefois le culte qu’on leur rend. 11 détruit enfin toute obéissance 4

Davis de ses pr

lution pontific:

tout gouvernement, de manière à provoquer les peuples à la défeÆs

tion et à ia rébellion contre lours seigneurs, tant spirituels que ten. porels, pour se livrer aux brigandages, aux meurtres, aux incendia au péril manifeste de la république chrétienne. Bien plus, commel s'efforce d'introduire une certaine manière de vie sans règle ni li aucune, mais licencieuse et vraiment sauvage, cet homme, sans li et hors la loi, condamne et méprise tellement toutes les lois ells

mêmes, qu'il n'a pas craint de brûler publiquement les décrets dl

L'empereur reconnut ses les rétracter, Q

XIV. — De (5 à 1515 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. : 457

ent de préc. DS saints Pères et les sacrés canons ; prêt à faire pis encore au droit civil atagion, tout M s'il n'avait pas plus redouté le glaive du siècle que les excommuni ibles, la pere M cations et les censures du Pontife.

propre ruine M Après ces observations frappantes de justesse et en quelque sorte | qui c’est prophétiques, le rescrit impérial signale le mépris du moine pour e, exhorte px es conciles, notamment pour le concile de Constance, la gloire de la rs. Celui-ci, nation allemande en ce qu’il avait rendu la paix à l'Église divisée , avec le sac M d'avec elle-même. A la honte de l'Allemagne, Luther soutient que me hérétiqu Mc concile a erré très-grièvement ; il l'appelle une Synagogue de Sast apporté) tan, et l'empereur Sigismond un antechrist : les princes de l'empire oi chrétienne des apôtres de l’antechrist, des homicides et des pharisiens :

e de la soie prouve tout ce qui ÿ a été condamné dans l’hérésiarque Jean publier et oh let condamne tout ce qu'on y a toléré ; s’emportant jusqu’à dire que, omain, eter si Jean Hus a été hérétique, lui Martin se glorifie de l'être dix fois Bidavantage : homme tellement avide d'innover et de perdre les hommes, tée dans plu Biqu'il n’a presque rien écrit ni publié où ne se trouve une peste ou mender et & quelque aiguillon mortel : chacune de ses paroles paraît empoisonnée. des écrits si MOn dirait enfin que ce n’est pas un homme, mais, sous la tigure hules autres] maine et la cuculle d’un moine, le démon même, qui, rassemblant ients observädans une même sentine les plus exécrables des anciennes hérésies ileusement avec quelques hérésies nouvelles qu'il vient d'inventer, détruit enle Wiclef witièrement la foi véritable sous prétexte de prêcher la foi, introduit le union ; tra joug et la servitude du démon sous une apparence de liberté, et, 2e aux femmalisous le nom de profession évangélique, cherche à renverser, ébranler mains dans kBet ruiner complétement toute paix et charité évangélique, tout ordre le souveri dans les choses humaines, et la face si belle de l'Église entière.

, le vicaire ü® Quoiqu'il fût contre tout droit d'entendre un homme condamné nt de libre par le souverain Pontife et le Siége apostolique, endurci dans sa sacrifice dehperversité, séparé de la communion de l'Église catholique et hérévivants, nidéMique notoire ; cependant, pour ôter prétexte à toute chicane, de cléfites sur kEl'avis de ses princes et de ses coneillers, avant d'exécuter la constimilitante ; mé lution pontificale, nous avons fait citer ledit Martin à la diète, non e même quéfäpour juger ni connaître des choses de la foi » Ce qui appartient sans obéissance éfaucun doute au Pontife romain et au Siége apostolique, ni non plus les à la défe-Rpour les laisser remettre en discussion après tant de siècles, mais uels que ten Æpour ramener cet homme dans le bon chemin par de fortes et salu-

aux incendie Btaires exhortations.

lus, comntifé L'empereur expose ensuite comment Luther comparut à la diète,

s règle ni li reconnut ses écrits, mais demanda du temps pour dire s’il voulait

mme, sans hfMles rétracter. Qu'’enfin il osa soutenir que les décrets des souverains les lois elle MPontifes et les conciles contenaicnt beaucoup d’erreurs et de contraes décrets d8 à dictions ; qu’il n’en tenait nul compte, et qu'il ne rétracterait rien de

il ap- Hus,

D Pa DK on 4 nn TT pasmmarnessd

158 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Dei;y à 1545 de l'ère «

ce qu'il avait écrit, à moins qu’on ne le convainquit par V'Écritures Miicats dès qu' l'évidence de manière à le satisfaire, répétant sans cesse qu'il ne vo, Mi d'ailleurs, ce « lait point agir contre sa conscience ni ne pouvait changer la paroi les saints Père de Dieu. Mauvais prétexte. Comme si nous lui demandions quBéprinces et aux changeît la parole de Dieu, et non pas que, suivant la vraie parç Bt Et d'autant qu de Dieu, il revint au giron de la sainte mère Église, d'où il s'éti Me de ses livres, il écarté d’une manière aussi impie que honteuse ; Église à qui Not itgarder aucune Seigneur Jésus-Christ a donné une autorité si grande, que celui Bctridicules noi ne l'écoute pas doit être regardé comme un païen et un publican Bi Pontife, les pr Qu'il faille donc la préférer, même seule, à toutes les inventions 4, Mis'en saisir et di hérétiques, personne ne l’a jamais mis en doute, si ce n’est l'hérétiuBen vendront où Luther, qui, pour donner à de mauvais commencements une fin pid'imprimer au encore, n’a pu dissimuler, même en notre présence, ce qu’il avait sans la permis: fond du cœur et combien il se réjouissait de la perte des fidèles. (y Dans les con abusant de cette parole de l'Évangile : Je ne suis pas venu envom bide Paris pour ; la paix, maïs le glaive, il témoigna ne voir rien de plus agréa@#1521, la facult que des partis et des dissensions pour la parole de Dieu, c'est-à.gyMerreurs de Lutl des dissensions, des schismes, des guerres, des meurtres, des isitions. Cette ( gandages entre Chrétiens pour les opinions hétérodoxes de Luthe unanime de tot qu'il décore du nom de parole de Dieu comme d’une fausse M9 La faculté y seigne. des nouvelles er Après avoir rapporté le reste de ce qu'il fit à l'égard de Luther frecommandé à Worms, l'empereur conclut en ces termes : Aprochable du Avant tout, pour l'honneur du Dieu tout-puissant, la révéreivérité et fuir le que nous devons au Pontife romain et au Saint-Siége apostolique Bcoup à inspirer suivant l'office et le devoir de la dignité impériale, le zèle que nuMfessimples, elle avons hérité de nos ancêtres, nous sommes prêts à exposer toutWfa gangrène, qu nos forces, empire, royaumes, domaines, amis, vie et âme même pas d'infecter to pour la défense de la foi catholique, l'honneur et la protection deylemort. La censur sainte Église romaine et universelle. Puis, de son autorité impérM Hyménée, d’E et royale, du conseil et du consentement des électeurs, des prinaMd'Arius; dans « et des États de l'empire, en exécution de la sentence du Pape, m#ean Hus, et en juge en cette partie, il. déclare tenir Martin Luther pour hérétiquWiette race de vif notoire, et commande à tous de le tenir pour tel, défendant à toule déchirer le si de le recevoir ni de le protéger en aucune façon ; ordonne à touslk dpremier rang, ( princes et États de l’empire, sous les peines accoutumées, de osé, voulut : prendre et emprisonner, après le terme de vingt-un jours expiré,4 applique à en f de poursuivre tous ses complices, adhérents ét fauteurs, les dépoui: que tous ceux q lant de tous leurs biens, meubles et immeubles, suivant les loisWgugement à celu constitutions de l'empire. Il défend encore de lire ni de gard des saints Pères aucun de ses livres, quand même ii y en aurait quelqu'un où *$ trouveraient de bonnes choses; car on rejette les mets les plus défff ‘Le Plat, Honun

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