‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 42 sur 122 · XIV. — De; à 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

XIV. — De; à 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

, V'Écriture ' Miicats dès qu'on les soupçonne infectés d’un: goutte de venin ; qu'il ne vo d'ailleurs, ce qui peut s’y trouver de bon a déjà été dit et répété par ger la pari les saints Pères, et peut se lire en eux sans péril. Il ordonne donc aux andions quil princes et aux magistrats de les brûler et de les abolir entièrement. vraie pard Bit d'autant qu'il s’est fait et imprimé en divers endroits des abrégés d'où il sé de ses livres, il défend absolument de les imprimer, comme aussi de à qui Note Migarder aucune de ces estampes etimagesinventées pour rendre odieux que celui met ridicules non-seulement des personnes privées, mais le souverain un public MéPontife, les prélats et les princes. Il commande aux magistrats de nventions dWès'en saisir et de les brûler, punissant les imprimeurs et tous ceux qui st l'hérétinMen vendront ou en achèteront, Enfin, il fait une défense générale ls une fin ji M d'imprimer aucun livre en matière de foi, si petit qu’il puisse être, qu'il avait Misans la permission de l’évêque diocésain 1, s fidèles, (x : Dans les commencements, Luther avait pris la faculté de théologie venu envoyMiide Paris pour juge de ses différends avec le Saint-Siége. Le 45 avril plus agréatM1521, la faculté de théologie de Paris censura les ouvrages et les u, c’est-à.dnMéerreurs de Luther, et condamna sa doctrine en pins de cent propotres, des miäitions. Cette censure fut arrêtée et confirmée du consentement es de LuthyMeunanime de tous les docteurs.

1e fausse Mt La faculté y expose d’abord la nécessité de s'opposer au poison des nouvelles erreurs, capables &'infecter les fidèles, saint Paul ayant 1 de LutheMtrecommandé à Timothée de se conduire comme un ministre irré- Aprochable du Seigneur, sachant dispenser à. propos la parole de la révéremivérité et fuir les discours vains et profanes, qui contribuent beau- > apostolique coup à inspirer l’impiété ; car si ces erreurs saisissent une fois l'esprit zèle que nuMtessimples, elles s'étendent toujours davantage, elles gagnent comme xposer tout«Mia gangrène, qui, aussitôt qu’elle a atteint les chairs vives, ne manque L âme méme pas d'infecter tout ce qu’elle approche, jusqu’à ce qu’elle ait causé la otection deymort. La censure le prouve par les exemples d'Hermogènes, de Philet, rité impérik j'Hyménée, d’Ébion, de Marcion, d'Apelles, de Sabellins, de Manès, s, des prineMid'Arius; dans ce dernier temps, par ceux de Valdo, de Wiclef, de du Pape, mifean Hus, et enfin par celui de Luther et de ses sectateurs. « Nés de ur hérétiquieette race de vipères, dit la faculté, ces enfants d'iniquité s'efforcent endant à toxfte déchirer le sein de l’Église, leur mère, Luther tient entre eux le nne à touslsWremier rang, comme un autre Ahiel, qui, contre l’anathème de umées, dek#osué, voulut rebâtir Jéricho. 11 ramène les anciennes erreurs, rs expiré, MP applique à en forger de nouvelles, et croit avoir seul plus de sagesse , les dépoul-Wue tous ceux qui sont ou ont été dans l'Église. Il ose préférer son ant les loistMugement à celui de toutes les universités. Il méprise les autorités ni de gardeMides saints Pères et des anciens docteurs de l'Église, et, pour mettre

— 0 po 2 Se

s les plus défi ‘ Le Plat, Monument, Concil. Trid.,t. 2, p. 116 et seqq.

160 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De {5 le comble à son impiété, il s'efforce de détruire les décisions dy

sacrés conciles, comme si Dieu avait réservé au seul Luther la con. B

naissance de plusieurs vérités nécessaires au salut, que l’ Église aura ignorées dans les siècles précédents, et comme si elle eût été aban. donnée jusqu’à présent par Jésus-Christ, son époux, aux ténèbres 4 l'erreur. »

La faculté montre après que Luther a tiré ses erreurs des ancien hérétiques ; qu’il suit l’hérésie des Manichéens sur le libre arbitre des Hussites sur la contrition, des Wicléfites sur la confession, du Bégards sur les préceptes de la loi, des Cathares sur la punition de hérétiques, des Vaudois et des Bohémiens sur les immunités eco siastiques et les conseils évangéliques. Sur les serments, il convie avec ces hérétiques qui se vantaient d’être de l’ordre des apôtres: son opinion sur l’observance des cérémonies légales approche fn de l’hérésie des Ébionites. Au reste, il renverse la doctrine de l'at. solution sacramentelle, de la satisfaction, de la préparation à l'ex charistie, des péchés, des peines du purgatoire, des conciles géné.

raux. Il parle en ignorant des principes de la hiérarchie, commedel li;

puissance ecclésiastique et des indulgences : et non content d'avor souvent prêché des erreurs si pernicieuses, il les a voulu perpétua dans un ouvrage auquel il a donné le titre de la Captivité de B bylone ; ouvrage rempli de tant d'erreurs, qu’il mérite d'être compar avec l’Alcoran, puisqu'il y renouvelle des hérésies tout à fait éteint dont il ne restait aucun vertige, principalement sur ce qui concem les sacrements de l'Église. Un tel écrivain peut passer pour l'évi

vain le plus pernicieux de l'Église du Christ, comme ne travailuil

qu’à rétablir les blasphèmes des Albigeoïis, des Vaudois, des Hén: cléonités, de Pépuziens, des Aëriens, des Jovianistes, des Artotyrits et d’autres monstres semblables.

On entre ensuite dans le détail des propositions que l’on censurk

La faculté s'attache d’abord au livre de la Captivité de Babylw, comme renfermant plus d'erreurs. Elle réduit le tout à cinq articks

qui regardent les sacrements, les lois de l Église, l'égalité des œuvre hi

les vœux et l’essence divine.

Sur les sacrements, voici les propositions qu’elle condamne: 40 Les sacrements sont d’une nouvelle invention : cette proposili est téméraire, impie et manifestement hérétique. 2° L'Église d Christ ne connaît point le sicrement de l’ordre : proposition hèé tique, qui est des pauvres de Lyon, des Albigeois et des Wicléfita 3, 4o et 5o Tous les Chrétiens ont la même puissance pour prêt} et pour administrer les sacrements ; les clefs sont communes à toi les fidèles ; tousles Chrétiens sont prêtres : chacune de ces trois pr

Da 1545 de l'ère ©

positions est d des hérétiques confirmation € stitués par le L'erreur des Al Ddes Héracléoni

N Christ ; elle Lides Artotyrites.

moines, les év Des idolâtres, el

à tout l'ordre e Let en ce qu’elle Da de pareilles et Phoutenaient que 20° Je crois fer Mer : cette créd Sepuis longtem 25 deux espèce.

D hatique, impie,

Miens. 120 Ce n diques et hérétiq Avorise l'impiét D3 Le mariage Mventé dans l'E

Dnique, et a été co

Dis ecclésiastiqu e ceux qui sont propositions sont Mince de l'Églis 26° Toute l’effica Mroposition est h XXII,

Page 1