IV. — De js
écisions du ther la con.
Ma 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
dpositions est destructive de la hiérarchie et hérétique, c’est l'erreur des hérétiques susdits, ainsi que des Pépuziens ou Montanistes. 6° La Église aurai confirmation et l’extrême-onction ne sont point des sacrements inàt été aban. M stitués par le Christ : cette proposition est hérétique et renouvelle K ténèbres & erreur des Albigeois et des Wicléfites sur le premier sacrement, et Ldes Héracléonites sur le second. 7° On croit ordinairement que la s des ancien MMmesse est un sacrifice que l'on offre à Dieu, d’où Jésus-Christ est libre arbitre Aappelé la victime de l'autel ; l'Évangile ne permet pas de dire que la nfession, dx Mlmesse soit un sacrifice : la seconde partie de cette proposition est punition de BMéimpie, blasphématoire et hérétique. 8° C'est une erreur manifeste unités ecck. M d'appliquer et d'offrir la messe pour les péchés, pour les satisfacs, il convie ions, pour les défunts, pour ses besoins et pour ceux des autres : des apôtres: ete proposition est outrageuse envers l’Église catholique, l'épouse pproche fu Christ; elle est hérétique et conforme à l’hérésie des Aëriens et trine de lab des Artotyrites. 9° Il n’y a point de doute que tous les prêtres, les ration à l'ex moines, les évêques et leurs prédécesseurs n'aient été et ne soient onciles géné es idolâtres, et dans un très-grand péché, à cause de l'ignorance comme del bi ils sont du sacrement, et de l'abus et de la risée qu’ils en font : ntent d'avo Btette proposition est fausse, souverainement scandaleuse, outrageuse 1lu perpétue 4 tout l'ordre ecclésiastique et proférée avec une arrogance insensée ; Mt en ce qu’elle prétend que nul n’est en état de salut s’il n’acquiesce être compai à de pareilles erreurs, elle renouvelle la perfidie des Donatistes, qui houtenaient que l'Église de Dieu n’était demeurée que chez eux. qui concem M0 Je crois fermement que le pain est le corps du Christ, dit Lur pour l'éc BMher : cette crédulité de Luther est absurde, hérétique et condamnée ne travail fiepuis longtemps. 110 C'est une impiété et une tyrannie de refuser is, des Hén: es deux espèces aux laïques : cette proposition est erronée, schises Artotyris matique, impie, et renouvelle l'erreur déjà condamnée des Bohé- Mens. 12° Ce ne sont pas les Bohémiens qu’il faut appeler schismal'on censure ques et hérétiques, mais les Romains : cette proposition est fausse, de Babylone Evorise l'impiété des Bohémiens, et est injurieuse à l'Église romaine. cinq arlida 43 Le mariage n'est pas un sacrement divinement institué, mais ë des œuv Erenté dans l’Église par les hommes : cette proposition est héré- Daique, et a été condamnée autrefois. 440 et 18° L'union d’un homme condamne Bt d'une femme doit tenir, quoiqu’elle ait été faite contre les lois ; les le proposilithrètres doivent approuver tous les mariages contractés contre les » L'Église die; ecclésiastiques dont les Papes peuvent dispenser, à l’exception position hétée ceux qui sont expressément défendus dans l'Écriture : ces deux es Wicléfils Sropositions sont fausses, dérogent d’une manière impie à la puispour préctnce de l'Église, et sont du nombre des erreurs des Vaudois. munes à té Toute l’efficace des sacrements de la loi nouvelle est la foi : cette
ces trois proposition est hérétique et déroge à l'efficace des sacrements de la : XXL, 11
162 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXIV. — De is Ma 1545 de l'ère
loi nouvelle. 17e Tout ce que nous croyons aller recevoir, nous} Best ennemi recevons réellement, quoi que fasse ou ne fasse pas le ministre Minéraux !. qu’il agisse par feinte ou par dérision : cette proposition est absurde On condan hérétique et appuyée sur un sens erroné de l'Écriture. 48 Il a de Luther, qu dangereux et même faux de croire que la pénitence est une second M conception planche après le naufrage : cette proposition est téméraire, erroné Mroisième del avancée follement et injurieuse à saint Jerôme, qui assure ce qu'ek ide la satisfai attaque. 19° Celui qui, s'étant confessé spontanément ou étant r. haristie, le s pris de sa faute, demande pardon devant quelqu'un de ses frères, ÿ Bdes péchés, le ne doute pas qu’il ne soit absous de ses péchés : cette proposition BMides conseils é qui insinue que les laïques, tant hommes que femmes, ont le por. MMj'autorité des voir des clefs, est fausse, injurieuse aux sacrements de l’ordre et torzième de le la pénitence, hérétique et conforme aux erreurs des Vaudois. de la cessation Le second titre des propositions extraites du même livre, que k es Turcs, le d faculté condamne, est Des Constitutions de l'Eglise. Il ne renferme huitième du 1] qu’une seule proposition, qui est: Nile Pape, ni les évêques, Da théologie sc aucun homme n’a droit de rien ordonner à un Chrétien, pas mêm L'avant-der la valeur d’une syllabe, sans son consentement, et tout ce qui se hi Eions : 1° Le li autrement ne provient que d’une espèce de tyrannie : cette propoMfausse, contrai sition, qii soustrait les sujets de la soumission et de l’obéissmeM erreur des M dues à leurs supérieurs, tend à la sédition et à détruire les lois pos ent et avance tives; elle est erronée dans la foi et dans les mœurs, et du nonbbas totalement des erreurs des Vaudois et des Aëriens,. Qui l'ont ensei Le troisième titre est De l'égalité des œuvres, et ne renfemBustin et à sair qu'une proposition, conçue en ces termes : Les œuvres ne si rien devant Dieu, où elles sont toutes égales en mérite; proppon du libre a sition fausse, contraire aux saintes Écritures et tirée des Jovini-Mite qui est en sc nistes. euse, impie, € Le quatrième titre, éouchant les vœux, contient deux proposition fbitre, avant la Lo Il faut conseiller d'abolir tous les vœux et de n’en faire aucu ie repentir ; ce proposition contraire à la doctrine de Jésus-Christ et à la conduBition, en prei des Pères, qui ont conseillé des vœux, et elle provient de l’erreurdauteur, est er Wicléfites. 2 Ilest probable que les vœux, aujourd’hui, ne servaux saintes Éa qu'à donner de l’orgueil et de la présomption : cette propositionaRers et tronqué fausse, injurieuse à l’état religieux, et conforme aux mêmes Want plus de li æléfites. ui est le senti Le cinquième titre est De la divine Essence, et l'on y condamnant lagrâce co cette proposition unique: Depuis trois cents ans, on à détermimétourne des b plusieurs choses sans raison et mal à propos; par exemple : piMubroise. l'éssence divine n’engendre point et n’est point engendrée ; qui Le dix-neuvi l'âme est la forme substantielle du corps hunain : cette proposii}ss est fausse, avancée avec beaucoup d'arrosance par un homme qi! Le Plat, ubi su
XIV. — De 15 Ma 1646 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. evoir, nousk EMest ennemi de l'Église catholique, le ministre néraux !.
n est absurde On condamne ensuite les propositions tirées de re. 48° Il «de Luther, qu'on réduit sous dix-neuf titres. Le premier traite de t une second Mn conception de la sainte Vierge, le deuxième de la contrition, le ‘aire, erronée Mtroisième de la confession, le quatrième de l'absolution le cinquième sure ce qu'elk Mide la satisfaction, le sixième de ceux qui s’approchent de l’eut ou étant re Echristie, le septième de la certitude de ‘la justification, e ses frères, k Mdes péchés, le neuvième des commandements de Dieu, Le proposition des conseils évangéliques, le onzième du purgatoire, le douzième de s, Ont le por l'autorité des conciles généraux, le treizième de l'espérance, le quale l'ordre et Etorzième de la peine des hérétiques, le quinzième de l’observation et Vaudois. ide la cessation des cérémonies légales, le seizième de la guerre contre e livre, que kles Turcs, le dix-septième de l’immunité des ecclésiastiques, le dix- I ne renferme uitième du libre arbitre, le dix-neuvième de la philosophie et de les évêques da théologie scholastique.
ien, pas mên L'avant-dernier titre ou le dix-huitième renferme cinq proposiit ce qui se hi ions : 1° Le libre arbitre n'est pas maître de ses actions : proposition : cette proper fusse, contraire aux saints docteurs et à la morale, conforme à de l’obéissan erreur des Manichéens, et hérétique. 20 En vain les sophistes dire les lois poi fisent et avancent qu’une bonne action est toute de Dieu, mais non , et du non has totalement : cette proposition est injurieuse aux saints docteurs Qui l'ont enseignée, principalement à saint Ambroise, à saint Aut ne renfmpustin et à saint Bernard, que Luther traite ici de sophistes ; et quant euvres ne sue ce qu’il prétend que toute bonne action est totalement de Dieu, et nérite; prop Wpon du libre arbitre, c’est une hérésie, 30 Le libre arbitre, en faisant e des Jovin te qui est en soi, pèche mortellement : cette proposition est scandaeuse, impie, erronée dans la foi et dans les mœurs. 4 Le libre arx proposition Bitre, avant la grâce, n’a de vertu que pour pécher, en faire aucue repentir ; ce qui est le sentiment de saint August à la condifäition, en prenant la grâce pour la grâce sanctifiante, dont parle , de l'erreurk auteur, est erronée, conforme à l'erreur des Manichéens, contraire hui, ne seraBux saintes Ecritures, et citée de saint Augustin dans un sens perpropositionalters et tronqué. 5e Le libre arbitre, sans la grâce, s'approche d'auux mêmes Win! plus de l’iniquité, qu'il s'applique plus fortement à l'action ; ce ui est le sentiment de saint Ambroise : cette proposition, en pren y condantbgant lagrâcecomme ci-dessus, est fausse, offense les oreilles pieuses, on à déterniétourne des bonnes œuvres, et est tronquée méchamment de saint exemple : qénbroise.
ngendrée ; qi Le dix-neuvième et dernier titre, De la Philosophie et de La Théo-
et injurieuse aux conciles gé-
S autres ouvrages
le huitième le dixième
et non pas pour in : cette propo-
un homme qi: Le Plat, ubi suprà, p. 98 et seqq.
464 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 15r
logie scholastique, renferm: sept propositions : 4° La philosoph; d’Aristote, sur la vertu morale, sur l'objet, sur l'acte de la volonté, est telle, qu'elle ne peut être enseignée au peuple et ne sert de rie pour l'intrlligence de l'Écriture, parce qu'elle ne contient que à grands mots inventés pour la dispute : cette proposition, quant toutes ses parties, en parlant de la philosophie d’Aristote, principa. lement dans les choses où il ne s’écarte pas de la foi, est fausw avancée avec folie et arrogance par un ennemi de la science. 2° Toutx les vertus morales et toutes les sciences spéculatives ne sont ni vrai vertus ni sciences, mais des péchés et des erreurs : cette proposition quant à la première partie, que les vertus morales sont des péché doit être qualifiée de la même manière que cette autre de Luther. Que toutes les actions, avant la charité, sont des péchés. Quant à, seconde partie, savoir, que les sciences spéculatives sont des erreur, elle est manifestement fsse. 3° La théologie scholastique est 1e fausse intelligence de l’Écriture et des sacrements, et a banni d’entre nous la théologie véritabie et sincère : cette proposition est fausse téméraire, avancée avec orgueil, et ennemie de la saine doctri. 4 Luther dit : Je trouve dans les sermons de Jean Tauler, écrits langue allemande, plus de théologie solide et sincère qu'on n'a trouve et ne peut en trouver dans tous les docteurs scholastiques dx universités : cette proposition de Luther est manifestement témérair, 8o Dans le même temps la théologie scholastique a commencé à pari. tre pour nous tromper, dans le même temps la théologie de la croix: été snéantie, et tout est entièrement renversé : cette proposition ex fausse, présomptueuse, avancée sans raison, et approche de l’errer déjà condamnée des Bohémiens. 6° Depuis trois cents ans l'Église sout fre. à sa ruine entière, que les docteurs scholastiques se soient domi la licence de corrompre les Écritures : cette proposition est fausse 4 avancée follement et méchamment. 7e Les théologiens scholastiqua ont menti en disant que les morales d’Aristote s'accordent entière ment avec la doctrine de Jésus-Christ et de saint Paul : par celt proposition, l’auteur impose faussement et impudemment aux thé: logiens scholastiques, parce aw'ils n’ont pas parlé ainsi, quoiqui soit assez prouvé qu’en beaucoup de choses les morales d’Aristok s'accordent avec la doctrine de Jésus-Christ et de saint Paul! En Angleterre, la bulle de Léon X contre les erreurs de Luthe avait été reçue avec une soumission religieuse. Les livres de l'héri: siarque avaient été brûlés publiquement. L’évêque de Rochester,
Jean Fisher, prélat singulièrement distingué par sa science et si
1 Le Plat, ubi supra,n.98etsc;4. D'Argentré, Collectio judiciorum, t. 1 el?.
à 1545 de l'ère
2 vertus, pronc l'antique relig Luther attaqu
à avec l'Église,
porte d'où e
à Aaron, est le
: Luther toucha
Venant aux l'hérésiarque, à vous entendez à dans les sainte
L considérez en
L dans l'Église d
Diprétation des |
Par quelle ten
L'Église? com Mdoctrine, d’ur Mlsainte. N'a-t-i Desquelles il a Afut une étince Méteinte aussitôt Ma vexé l'Église
qu'à ce que, à Jateur de l'Égli
mdocteurs, elle |
De plus, qua onstante et fi dire la vérité,
Hnéréliques ont Mleurs comme é Rreux qui ne su
ainsi firent les
l'Église du Chr
IV: — De tôt DS à 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 165
philosophi Be sertus, prononça un discours, dans cette circonstance, en faveur de e la volonté, NN l'antique religion reçue des apôtres et de leurs successeurs, et que sert de rie MM Luther attaquait. Il fit voir que l'Esprit de vérité demeure toujours atient que de MN avec l'Église, qu'il la préserve de toutes les fausses opinions, n’imon, quant à MN porte d’où elles viennent, que le Pontife romain, préfiguré par te, principa MN Aaron, est le chef suprême de l'Église, et réfuta le faux dogme de |, est fausse ñ Luther touchant la justification par la foi sans les œuvres. ce. 2° Toutx Venant aux choses avantageuses qu’on répandait sur le compte de ont ni vrais MN l'hérésiarque, il les discute en cette manière : Chrétiens ! lorsque proposition, M vous entendez dire que Luther est d’une grande doctrine, bien versé | des péché, MM dans les saintes lettres, doué de vertu, qu'il a beaucoup de partisans, de Luther: EM considérez en vous-mêmes qu'avant lui il y en a eu beaucoup d’autres, . Quant àh ME dans l'Église du Christ, qui, par leur doctrine et leur perverse intert des erreur, ; prétation des paroles divines, ont soulevé des tempêtes semblables, tique est une 2 Par quelle tempête ce fameux hérétique Arius n’a-t-il pas affligé banni d’entre MM’ Église? combien d’âmes n’a-t-il pas perdues? Il était d’une grande n est fause EMdoctrine, d'une singulière éloquence et d’une vie, en apparence, ine doctrine, Msainte. N'a-t-il pas appuyé sur la sainte Écriture ses opinions par ler, écrits Mlesquelles il a séduit tant d’Ames? Saint Jérôme dit de lui: Arius e qu'on n'a fut une étincelle dans Alexandrie; mais parce qu’elle n’a pas été lastiques dx éteinte aussitôt, la flamme en a ravagé tout l’univers. Cette étincelle nt témérair Ma vexé l'Église du Christ, elle a perdu des âmes innombrables, jus- 1encé à para Mqu'à ce que, avec le temps, par l'Esprit de vérité, qui est le consoe de la croix Mateur de l'Église et qui parle par la bouche de ses Pères et de ses roposition et Médocteurs, elle a été convaincue et entièrement rejetée.
he de l’errx Ee De plus, quand vous entendrez dire que Martin Luther a une âme l'Égliseson Miconstante et fixée en Dieu, et que nulle autorité ne l'empêche de soient donné Wire la vérité, mais qu'il regarde comme séparés de l'Église catho- 1 est fausse a Mique tous ceux qui ne suivent pas ses opinions, au point qu'il a scholastiqua Ecommunié le Saint-Père : présomption inouïie ! folie intolérable ! rdent entière MQuand vous entendrez de pareils propos, sachez bien que d’autres ul : par cek Mbérétiques ont fait de même, se regardant eux seuls et leurs sectaent aux thé MMeurs comme étant l'Église catholique, et comme séparés d'elle tous nsi, quoiqu'ifeeux qui ne suivaient pas leur dogme. Ainsi fit Novatien à Rome, les d’Aristoe dorsqu'il exclut de ses églises les prêtres et les évêques catholiques ; it Paul. ainsi firent les Ariens en Grèce, les Donatistes en Afrique. Mais rs de Luthe M Elise du Christ n’est autre que l’Église une, sainte, catholique et res de l’héri. MBpostolique. Cette Église est une, ayant un seul chef, savoir le Pape, de Rocheste ui est le vicaire du Christ, d'où elle est appelée une. Et quoique science et sxMlans cette Eglise il y ait beaucoup de pécheurs, cependant, à cause
à saints sacrements qui y demeurent et qui rétablissent les pé-
crum, t.1ett, fleurs chaque jour, et aussi à cause de l'Esprit-Saint qui demeure
166 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — Dejn à 1515 de l’ère €
toujours en elle, elle est appelée sainte. Et parce qu’elle n’est poïi es accordé des it assignée à certaine nation, mais commune à toutes, elle est appels, By non plus exen catholique, c'est-à-dire universelle. Enfin, parce qu'elle est dérivé MM gences si long! des apôtres, principalement du prince des apôtres, saint Pierre, el, M plutôt acquies est appelée apostolique. Seule cette Église est l'épouse du Christ. RM seul Luther, q les autres n'en saut nes, mais ce sont des synagogues de Satan et{ M Le roi d’An conciles de deruc la papauté. Qu Enfin, quand vous entendrez dire que Martin Luther a pour Dix BI qu'il ne conna un zèle ardent, qu’il se croit en conscience obligé de faire ce qu - de droit divin fait, que par là il pense plaire à Dieu et lui rendre un éminent servie Be maintenant en en ce qu'il se persuade avoir gagné au Dieu tout-puissant toutes x … de l'un ni de | âmes que, par sa fausse doctrine, il tue et égorge, soyez néanmoï tyrannie par lk fermes dans votre foi, et considérez que le Sauveur vous a préver li} au moins par t de cela même en disant : {/ viendra même un temps où quiconm Mi été déférée au vous tuera croira rendre service à Dieu. 2 il le pensait te Le roi d'Angleterre, Henri VI, fit plus encore : l'année suivant M ce qu'ils se sé} 4321, il composa lui-même une défense des sept sacrements cout rant que tous l'ouvrage de Luther, De la Captivité de Babylone. Le royal autm béissaient pas dédia son livre au pape Léon X, comme un monument de sa déxefiS nant il tombe | tion filiale pour sa mère, la sainte Église de Dieu. de sa constan: Parlant d’abord des indulgences reconnues par tous les’ cathy l'excommunic: liques, mais représentées par Luther comme des fourberies d'adikiiet patience, p teurs romains et comme de purs moyens d’amasser de large D sentence avec Henri VIII raisonne de là manière suivante : Si Luther dit vrai, tua ri8e. | s'empi ont été des imposteurs. Combien plus raisonnable n'est-il past nulle oreille ne croire que ce petit frère est une brebis galeuse, que de supposer qui ceux qui sont ( tant de Pontifes ont été de perfides pasteurs ? Car quel homme ci luries et agités que Luther, combien il est étranger à toute charité, il le montrel{iinaguère voyait évidemment lorsqu'il ne rougit pas d’impuler un tel crime à tant voyait rien alo saints et souverains Pontifes. Mais, quelques uisputes qu’on (h la vue plus per sur les indulgences du Pontife, toujours faut-il qu’elles demeure“ joindre la inébranlables ces paroles du Christ, par lesquelles il à confié les caf pour voir plus de l'Église à Pierre : Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans Je ne ferai p ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les ceuMBpdroit, comme Et encore : Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remet sent que son e et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. Si par ces à lui-même tot
roles il est constant que tout prêtre a le pouvoir d’absoudre des PASS Pt Sa malice, chés mortels et de remettre l'éternité de la peine, à qui ne para qu'il dit, Il ne il pas absurde que le prince de tous les prêtres n'ait aucun droit wiRet ne révère la la peine temporaire ? Certainement, si les Pontifes ont péché qui payant la prima
gx:
1 Raynald, 1520, n, 64. D ‘Raynald, 1521
IV, — De iyp > n'est po > est appelé » est dérivé | Pierre, el e du Christ.
Satan et du
"a pour Dix faire ce qu inent service.
ant toutes lx z néanmon 18 a prévers Où quiconqu
nnée suant aments contr royal auli t de sa dér
us les cali.
eries d'adul r de large, * dit vrai, ton est-il pas à SUPPOser qu
1 homme ci le montre br
rime à tantik ss qu’on cl les demeure
confié les ckil
sera lié dansk dans les cieur s les remetire Si par ces pl soudre des à i ne parailrik
aucun droit si t péché quid
à 1515 de l’ère chr.]
accordé des indulgences, l’assemblée entière des fidèles n'était pas non plus exempte de péché, puisque ces fidèles ont reçu ses indulgences si longtemps et avec un tel accord, Pour moi, je crois devoir plutôt acquiescer à leur jugement et à la pratique des saints qu'au
seul Luther, qui condamne si furieusement toute l’Église 1,
Le roi d'Angleterre réfuie ensuite les blasphèmes de Luther contre la papauté. Qui n'admirerait ici l’inconstaisce de cet homme, à moins qu'il ne connaisse sa malice ? D'abord il avait nié que la papauté füt
. de droit divin, mais avait accordé qu'elle était de droit humain ; « maintenant en désaccord avec lui-même, il soutient qu’elle n’est ni
de l’un ni de l’autre, mais que le Pontife s’est arrogé et a usurpé la
À tyrannie par la seule violence. Il pensait donc autrefois que c'était Jau moins par un consentement humain, pour le bien publie, qu'avait
été déférée au Pontife romain la puissance sur l'Église catholique, et
A il le pensait tellement, qu'il détestait le schisme des Bohémiens, de
ce qu'ils se séparaient de l’obéissance de la Chaire de Rome, déclarant que tous ceux-là péchaient d'une manière damnable qui n’obéissaient pas au Pape. Ayant donc écrit cela depuis peu, maintenant il tombe dans ce qu'il détestait alors. Voici un autre échantillon de sa constance. Après avoir dit dans un sermon au peuple que l'excommunication est un remède qu'il faut supporter avec obéissance
Set patience, peu après, étant excommunié lui-même, il endure la D sentence avec si peu de retenue, que, transporté d’une espèce de rage,
| s'emporte à des injures, des outrages, des blasphèmes que nulle oreille ne saurait entendre, prouvant ainsi par sa fureur que ceux qui sont expulsés du sein de l'Église sont aussitôt saisis par les furies et agités par les démons. Mais, je le demande, cet homme qui naguère voyait ces choses-là, comment voit-il tout à coup qu’il ne voyait rien alors? Quels nouveaux yeux s'est-il procurés ? aurait-il la vue plus perçante depuis qu’à la superbe accoutumée sont venues se joindre la colère et la haine, lunettes bien propres sans donte pour voir plus loin ?
Je ne ferai pas l’injure au Pontife de discuter avec anxiété son
idroit, comme s’il pouvait être mis en doute : c'est assez pour le pré-
sent que son ennemi soit tellement entraïné par la fureur, qu’il s'ôte à lui-même toute croy ace, et qu'il fait voir clairement que, aveuglé par sa malice, il n’est point d'accord avec lui-même ni ne sait ce
Moqu'il dit. Il ne peut nier que toute l'Église des fidèles ne reconnaisse
et ne révère la sainte Chaire de Rome comme leur mère et comme
Jayant la primauté, au moins les fidèles que la distance des lieux ou
TRaynald, 1521, n. 54 et 55.
D Re
LS | pneus
168 © HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV.— De it la grandeur des périls n'empêchent pas d'approcher. Encore les h-
diens, qui viennent de si loin et d'au delà de tant de mers et de $0« litudes, se soumettent au Pontife romain. Si donc ce Pontife mA obtenu une si grande puissance ni par l’ordre de Dieu ni par la w, lonté des hommes, mais qu'il se la soit arrogée lui-même, Luthe voudra bien nous dire à quelle époque il a envahi une telle domins, tion. Le commencement d'un pouvoir si immense ne saurait tre obscur, surtout s’il est né depuis les temps dont les hommes Conser. vent le souvenir. S'il dit que c’est au delà d’un ou de deux âges, | nous montrera le fait par les histoires. Si l’origine d’une si grande chose est si ancienne qu’on en ait perdu le souvenir, il saura que d'après toutes les lois, tout droit qui dépasse toute mémoire hu maine, en sorte qu'on ne peut savoir quelle en fut l'origine, ej censé avoir eu une origine légitime, et que, d’après le droit d toutes les nations, il n’est pas permis d’ébranler ce qui a demew immuable si longtemps.
Si l’on parcourt les annales de l'histoire, on trouvera que, depui la paix rendue au monde, généralement toutes les églises de l'uni. vers chrétien obéissaient à l'Église romaine, et que la Grèce méme quoique l'empire eût passé chez elle, appartenait à la primauté à cette Église, et que, sauf le temps de schisme, elle lui était soumis. Combien il faut déférer au Siége de Rome, saint Jérôme le fait assu voir lorsqu'il dit, lui qui cependant n’était pas Romain, que ce li était assez que le Pape de Rome approuvât sa foi, n'importe quek autres l’improuvassent 1,
Décrivant ensuite la perfidie de Luther, qui avait rompu le tripk lien de Chrétien, de prêtre et de moine, le roi ajoute que, par l'ab. lition des indulgences et de la papauté, Luther se préparait la voie l'abolition des sacrements. « Aussi des sept, il n’en laisse que trois: encore n'est-ce que pour un temps, donnant à entendre que dan peu il ôterait encore les autres. Car, des trois, il en ôte bientôt dans le même livre, par où il déclare assez ce qu’il prétend faire du reste. » Henri établit ensuite la doctrine de l'Église sur les sept sacre ments, et, commençant par leucharistie, il convainc de perf Luther, pour avoir commencé à l'appeler le sacrement du pain, tar dis que saint Ambroise dit expressément : Quoiqu’on voie sur l'auté la figure du pain et du vin, il faut néanmoins croire que ce n'a rien autre que la chair et le sang du Christ.
Plus loin, Henri réfute les arguties de Luther, prétendant que Christ a donné aux apôtres le pain avec son corps, en ce qu'il estdi
1N. 66 et 57.
1515 de l’ère
e qu'il avait un en l’autre
ba main et à | ubsisté avec établie. Que
ais qu'elle a
ugustin, Grég joute : Mais ] benser là-desst on côté que < uther ne doit
gomme lui, pui
mais il doit pet
Avoue n'être e)
uther contre ]
ous les âges ; i
ais, les tirant uther lui-mên
duisant au préc
t par à même Le même roi
à Christ n’a pas
Mi-même, que | a ni force ni p Best pourquoi :
N. 58 et 59.
NXXIV.— De 1j
Encore les In.
mers et de sp.
ce Pontife », 1 ni par la w nême, Luthy : telle domi, le saurait (ty mmes Conser.
> deux âges, j une si grande il saura qu mémoire lu.
l'origine, « >s le droit de jui a demew
1545 de l'ère chr.]
que quelqu'un ne soutienne ubsisté avec le serpent, ou
bien moins le pain pourra-tsubstance incomparable ! »
Le roi Henri prouve ensuite amplement que la transsubstantiation Da pas été inventée par des modernes, comme
ra que, depui lises de l’un.
Grèce même à primauté de était soumis, 1e le fait ass in, que ce li importe quek
mais qu'elle a été crue par MAugustin, Grégoire de
ompu le tripk que, par l'abr arait la voiei sse que trois:
dre que dax Ôte bientôt étend faire du
t par là même pleines de pé les sept sac:
c de perd
du pain, tar BMkitué à la place de tous les
oie sur l'autl Moïse. « Si Luther objecte que le prêtre ne pe
que ce n'a Christ n’a pas offert dans la cène, Ai-même, que le testament implique
endant quek a ni force ni perfection complète av
2e qu'il est di
LEON. 58 et 50.
FA
que le Christ a pris du pain. « Mais, Donner le pain à manger aux apôtres, plus le pain qu'il avait pris qu’ils reçoivent, mais avait converti le pain. De même que, si quel ence, eût lonné à un autre lafleur née de là ee qu'il avait pris, quoique l’ ‘un en l'autre ; de même et beaucoup moins le Chr pôtres ce qu'il avait pris en ses mains, si grand miracle, en sa propre chair le P
a main et a jeté la verge de sa
établie. Que si la verge n’
Nysse, Théophile, Cyrille, Ambroise. Puis il joute : Mais Luther lui-même avoue qu'il n’y à poin penser là-dessus comme toute l'Église, Or, on côté que celui-là est hérétique qui pen uther ne doit exciter personne,
fonme lui, puisque toute l'Église mais il doit persuader à ceux qu'il
proue n'être exposés à aucun péril, uther contre la foi publique, non-
Mous les âges ; il ne délivre p ais, les tirant de la liberté de la foi uther lui-même avoue être sûr,
Buisant au précipice, et par des vo
Le même roi pulvérise d’autres sophismes d
Best pourquoi au testament du Chri
répond le roi, comme avant de il le convertit en chair, ce n’est son corps auquel il qu’un, ayant pris une seile lui aurait pas donné ordre commun de la nature eût changé ist a-t-il donné aux après avoir changé, par un ain qu'il avait pris. A moins parce que Aaron a pris la verge en main, la substance de la verge à la substance du serpent avec la verge a pu subsister avec le serpent, comil subsister avec la chair du Christ, cette
que,
prétendait Luther,
les anciens, tels qu'Eusèbe d'Émèse,
t de péril à toute l'Église décide de se comme Luther. Donc à qui il veuille du bien, à penser condamne sa manière de penser ; aime, de s’adjoindre à ceux qu'il Elle est donc fausse la voie de seulement de ce temps, mais de as de la captivité ceux qui l'en croient, » C'est-à-dire d’un lieu que il les captive sous l'erreur, les conies perdues, incertaines, douteuses À ril; or, qui aime le péril y périra 1,
e Luther contre le sa-
ice de la messe, et enseigne que le sacrifice de la messe a été in-
sacrifices qui s’offraient sous la loi de
ut pas offrir, parce que qu'il se rappelle ce qu'il a dit la mort du testateur, et qu’il ant la mort de celui qui a testé.
st appartient non-seulement ce