‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 44 sur 122 · AS CM 4 D · texte numérisé non relu

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170 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Deus M; 1515 de l'ère

qu'il a fait d’abord dans la cène, meis aussi son oblation sur la Croix. M ther. Et cepe: car c’est sur la croix qu’il a consommé le sacrifice commencé dans h M car saint Au cène. Et la commémoration de tout l’ensemble, savoir, de la con. autres quand cration dans la cène et de l’oblation sur ia croix, se célèbre et sem “4 Christ ait sou présente dans le sacrement de la messe. C'est pourquoi Ta mor Mjour, le Chris est plus représentée que la cène ; car, quand l’Anôtre écrit aux M La quatrièr rinthiens : Chaque fois que vous mangerez ce pain et que vous bo chair, pour a ce calice, il ajoute : Vous annoncerez, non pas la cène du Seigneur de la loi évang mais la mort du Seigneur 1, » Dai, mais p

Luther avait prétendu que le troisième genre de captivité éaiqueies, comn le sacrifice de la messe offert pour les péchés. Voici comme le nérecomuande Henri cite ses vaines arguties,et comme il les réfute par les sentenx de ne pas fair opposées des saints : « Pour n’avoir pas l'air d’imiter Luther, qiMtl'audace de to n'a rien pour lui que ce qu’il forge de sa tête, nous rappellerons#MChrétien ou l'1 que saint Ambroise dit de la messe. — Avec quelle contrition dson salut, par cœur et quelle fontaine de larmes, dit-il, avec quel respect dMveuille pas crc quei “emblement, avec quelle chasteté de corps et quelle pu la seule incréd reté d'âme faut-il célébrer, 6 Seigneur Dieu! ce divin et célek Mt role si odieuse mystère où l’on mange en vérité votre chair, où l’on boit en véib Donc on ne s votre sang, où ce qu'il y a de plus bas s’unit à ce qu'il y a de phipour le parjur baut, l'humain au divin, où, d’une manière merveilleuse et inefhb sauvé par la pr vous êtes à la fois prêtre et sacrifice ? Qui peut célébrer dignemnMtchose qu'un p: ce sacrifice si vous, Dieu tout-puissant, n’en rendez digne celui qisürement, apr l'offre ? — Vous voyez comme cebienheureux Père appelle la nav pouille l'Église une oblation, et dit que le Christ y est à la fois prêtre et sacrifeMfché de cette p: comme il le fut sur la croix; c’est maintenant à Luther de voir qué Entre les p égard il aura pour l'autorité d’Ambroise.. Quel égard avait pour he Luther avait c le bienheureux Grégoire, il le fait assez connaître lorsqu'il ditàslles fidèles, dé imitation : — Qui des fidèles peut douter que dans le moment mt barbares. Hen: de l'immolation, à la voix du prêtre, les cieux s'ouvrent ; que danse j'admire qu’un mystère du Christ les anges sont présents, que ce qu’il ya de plus surdes : comm s’unit à ce qu’il ya de plus haut, la terre au ciel, et que des chose; iil immense mul sibles et invisibles il s’en faitune même? — Et ailleurs : Cette victiy Rrégler ni pour | unique délivre les 4mes de la perdition éternelle, en ce qu’elle rent le même desse velle pour nous la mort du Fils unique. — Et non moins clairemaM} et celle des pri lorsqu’il dit : — Pensons de là quel est pour nous ce sacrifice, qi prélat s’il ne pe imite toujours la passion du Fils unique. — Nous voyons comte jque le peuple f saint Ambroise et saint Grégoire non-seulement appellent la mevl est donc ce m une imraolation et un sacrifice, mais confessentque la passion du Si puissances sup gneur y est représentée, et non simpiement la cène, comme dit LA roi, car ce n’es

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XIV, — De fr Ma 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

on sur la croix. MM ther. Et cependant ce ne sont pas les seuls Pères qui aient ainsi parlé ; 1mencé dans h MN car saint Augustin confesse plus d’une fois la même chose, entre r, de la cons Bautres quand il dit : Cette oblation se réitère chaque jour, quoique le élèbre et ser "4 Christ ait souffert une seule fois > Parce que nous tombons chaque uoi Ta mor; Mjour, le Christ est immolé pour nous chaque jour 1, » e écrit aux (M La quatrième captivité babylonienne de Luther fut la liberté de la que vous boï RE chair, pour attirer les pécheurs à l’assurance du salut sans les œuvres e du Seigner de la loi évangélique. Le roi le réfute ainsi. «Il relève les richesses de Bai, mais pour nous rendre pauvres des bonnes œuvres, sans lescaptivité éaiMqueies, comme dit saint Jacques, la foi est morte, Mais Luther nous comme le nrecomuande la foi de telle sorte, que non-seulement il nous permet ir les sentenuMde ne pas faire de bonnes œuvres, mais qu’il nous suggère encore * Luther, mil'audace de tous les crimes. Car il dit : Voyez combien est riche le appellerons# Chrétien ou l’homme baptisé, puisque, le vouiût-il, il ne peut perdre Contrition &fson salut, par quelques grands péchés que ce soit, à moins qu'il ne uel respect aBMveuille pas croire; car nuls péchés ne peuvent le damner, si ce n’est et quelle pla seule incrédulité. Parole impie et maîtresse de toute impiété ! pavin et célMirole si odieuse aux oreilles pieuses, qu’il n’est pas besoin dela réfuter! boit en véDonc on ne sera damné ni pour l’adultère, ni pour l'homicide, ni il y à de ph pour le parjure, ni pour le parricide, pourvu qu’on croie qu’on sera se et inefhbk sauvé par la promesse du baptême. — De la foi même, il ne fait autre rer dignenaMéchose qu’un patronage de la vie criminelle, Et pour y parvenir plus ligne celuimstrement, après avoir dépouillé les sacrements de la grâce, il dé-

pelle la neMpouille l'Église de tous les vœux et de toutes les lois, sans être tou re et sacre ché de cette parole de Dieu : Faites des vœux et accomplissez-les 2, » er de voir qu Entre les prétendues inventions de la captivité babylonienne , avait pour ES Luther avait compté les lois pontificales et impériales, pour amener qu'il dit àMlles fidèles, dégagés de la crainte de toute loi, à la condition des moment mémb barbares. Henri le réprimande de cette sorte : — « Quant aux lois, it ; que danse j'admire qu’un homme ait pu sans rougir avoir des pensées aussi aby a de plus surdes : comme si les Chrétiens ne pouvaient pas pécher, ou que des chose l'immense multitude des croyants fût si parfaite, qu’il n'y eût rien à : Cette viclirégler ni pour le culte de Dieu, ni pour éviter les désordres. Mais, par qu'elle ren le même dessein, il abolit à la fois toute puissance et toute autorité, ns clairemai fi} et celle des princes et celle des prélats. Car que fera le prince ou le » sacrifice, Qi prélat s’il ne peut établir de loi, ni exécuter celle qui est établie, mais oyons com que le peuple flotte sans loi, comme un navire sans gouvernail? Où Ilent la mel est donc ce mot de l'Apôtre : Que toute créature soit soumise aux assion du SE puissances supérieures ? Et cet autre : Si vous faites mal, craignez le omme dit Le roi, car ce n'est pas en vain qu'il porte le glaive ? Et d’autres paroles

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semblables. Ce n'est pas en vain, dit saint Augustin, qu'ont été MiRome, car jam stitués et la puissance du roi, et le droit du juge, et la hache du bour. Mépouvait satisfa reau, larme du soldat, la discipline du maître, et même la sévérig Mes œuvres son d’un bon père. Toutes ces choses ont leurs modes, leur cause, leursrg Bis œuvres, alo sons, leurs utilités; et lorsqu'on redoute ces choses, les méchants sy Mition avec le S réprimés, et les bons vivent tranquilles parmi les méchants. J'évit sans les œuvres de parler des rois, pour ne pas avoir l'air de plaider ma propre cause D Luther avait Je demande seulement : Si personne, ni homme, ni ange, ne peu qu'il ne lisait établir de loi sur un Chrétien, pourquoi l’Apôtre établit-il tant de 1, institué. Le roi touchant l'élection des évêques, touchant ies veuves, touchant le voi, Miglise a reçues d que doivent mettre les ferames ? pourquoi règle-t-il que le conjyMgile: « De cett fidèle ne se sépare point de l’infidèle, à moins qu’il n’en soit abm. Mie saint Jean, donné ? pourquoi ose-t-il dire : Aux autres je dis, moi, non pas ke cause que Je: Seigneur? pourquoi a-t-il exercé une si grande puissance, jusqu Bimème conseil d livrer l’incestueux à Satan pour la perte de sa chair ? pourquoi Pie tue Jésus a fait a-t-il frappé Ananie et Saphire d’une peine semblable, à cause qui tans ce livre, e: s'étaient réservé un peu de leur argent ? Si les apôtres ont statnétMhieurs de ces ch de choses sur le peuple chrétien, outre le précepte spécial du Se. ibar les apôtres. gneur, pourquoi ceux qui ont succédé aux apôtres n’en feraient éatholique. Et f pas autant pour l'avantage du peuple 1? » Muoiqu'ils ne se

Passant au sacrement de pénitence, Henri confond d’abord a @eint Augustin, l’impuéence de Luther par les autorités des saints Pères : « Si l'a-Mhême savoir qu torité des saints Pères doit valoir quelque chose, c’est surtout ce querit jamais eu u dit saint Ambroise : Nul ne peut être justitié du péché s'il ne lyMidèles un évang confessé. — Que peut-on dire de plus clair ? Et puis saint Chrynegélistes : il reste iôme : On ne peut recevoir la grâce de Dieu si on n'est purifié poient plus ancic tout péché par la confession. — Et saint Augustin : Faites pénitensMitegarder comme comme on le fait dans l'Église. Que personne ne se dise : Je fais péri Mo!! s'il ne Ie tro tence en secret, je fais pénitence auprès de Dieu. C’est donc en uylirmé tout cela qu'il a été dit : Tout ce que vous délierez sur la terre ; c’est doncaMaioute : Beaucou vain qu'ont été données les clefs. — Quant aux paroles du Chifotamment celu touchant les clefs, Luther affirme qu’elles ont été dites aux laïque porte que le pe Augustin le nie ; à qui pensez-vous qu'il faille croire davantage? Lf#ant par l’imp ther affirme, Ambroise nie; à qui pensez-vous qu’il faille croire a. Mescendus vers « vantage ? Luther affirme, l'Église entière nie ; à qui pensez-vous quil Le roi presse | faille croire davantage 2? » Me mariage : « L

Sur la satisfaction que l’hérésiarque voulait abolir, voici commekMfansmis par Jés roi le réfute : « Lorsqu'il dit qu'on ne satisfait pas à Dieu par lsMies saints Pères œuvres, mais par la foi seule, s’il pense que ce n’est pas par les œuvaMNoïlà ce que cro seules sans la foi, c'est sottement qu'il s'emporte contre le SiégedlMtous le dit, com

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