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182 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 15 à 1545 de l’ n'étant prononcée que contre ceux qui imprimeraient l'ouvrage 4 A litique, as qui le vendraient sans le consentement du poëte.. Cette dernière nation des clause, qui se trouve dans tous les actes du même genre, ‘et qui qua. A l'Église, cc quefois est plus fortement énoncée, avait pour objet de contenir, points qu'i au delà des limites du territoire de l'Église, le brigandage de ces pi | « Lors rates qui, depuis l'invention de l'imprimerie, ont toujours été prêts M nacée par à faire tourner à leur profit les talents des littérateurs 1, » Voili testines. Li
les Françai princes éta | intérêts qu D ardent dési
} étrangers ; | Les deux e:
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vaux, le cen être exposé rains obtene
comme le protestant Roscoë réfute des calomnies protestantes, ré. pétées par plus d’un catholique. ‘ On reproche encore à Léon X sa passion pour la chasse ; mais sa médecins lui er avaient fait un précepte hygiénique; le repos eût abrégé ses jours. Vers la fin de l'été, il commençait ses promerada aux environs de Rome. Quand les pluies avaient rafraichi l'atmosphère, si chaude dans la Romagne jusqu’à la fin de septembre, il# rendait à Viterbe, et s’amusait à chasser aux perdrix, aux faisans e aux oiseaux de toute sorte, dont le pays abonde ; puis il continuait | ses excursions, s’embarquait sur le lac Bolsène, mettait pied à tee
dans l’île qui s’élève au milieu des eaux, et pêchait pendant des heures M dance des É entières. Le soir, il se livrait à un autre plaisir, qu’il chérissait par: Mes intrigues dessus tout, la conversation. ; Si vales ne por Une des maisons de campagne où il se rendait le plus volontien Btion et l’alar:
était la Maliana, à quelques milles de Rome. On savait le jour où le M que le Pape Pape viendrait l’habiter ; alors le chemin que devait traverser le Saint Nnablement es Père était rempli de paysans qui, à la vue de leur souverain bien. peut expliqu
Bduite, qui san à «llétaitir si formidable
aimé, s’agenouillaient pour recevoir sa bénédiction. Sur son passage, on élevait des bancs de verdure, des arcs de triomphe tressés de fleurs. Le Pape descendait de cheval ou de voiture, s’asseyait sur un du bancs rustiques improvisés par la piété, interrogeait les vieillards, embrassait les petits enfants, dotait les jeunes filles, payait les dette des pauvres laboureurs, et s’en allait comblé de bénédictions et de témoignagnes d'amour 2.
Un point difficile et délicat pour le pape Léon X fut la conduitel tenir envers les souverains temporels dans les différends qu'ils avaienl entre eux, principalement François Ier, roi de France, et Charles Quint, roi d'Espagne, roi de Naples et empereur d'Allemagne. Voié ie le jugement qu’en a porté le protestant Rocoë:
() « Les grands objets que Léon X paraît s'être toujours propos dans sa conduite politique démontrent qu'il était doué d’un espil d’une vaste étendue, et qu'il avait conçu une juste idée de la platE importante qu’il occupait, Pacifier l'Europe, y établir l'équilibre po
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‘Uffisance de qu'une solde te secours, il } Puissance sup
1 Roscoë, !, 4, c, 24, p. 386 — 2 Audin, {. 2, c. 25, p. 571 et 574.
(XXIV. — De 151
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D cuflisance de l’armée pontificale
: litique, assurer la tranquillité générale, soustraire l'Italie à la domination des puissarices étrangères, recouvrer les anciens domaines de l'Église, contenir et abaisser la puissance des Turcs, ce furent là les points qu’il ne perdit jamais de vue.
« Lorsqu'il parvint à la Papauté, il trouva l'Italie opprimée et me-
F nacée par des princes étrangers, et déchirée par des dissensions intestines. Les Espagnols étaient en possession du royaume de Naples ; les Français se disposaient à attaquer les Milanais et les États où les
g princes étaient en guerre les uns contre les autres pour soutenir des | intérêts qui ne les concernaient pas directement. Le premier, ie plus ardent désir du souverain Pontife fut de délivrer l'Italie du joug des
} étrangers ; et loin de l’accuser de l'avoir eu, on eût pu l’en féliciter.
| Les deux extrémités septentrionales et méridionales de ce pays étant occupées par deux Monarques arnbitieux, puissants et toujours ri-
vaux, le centre devait servir constamment de théâtre à Ja guerre et être exposé à des ravages continuels. L'un et l'autre de ces souverains obtenant la prépondérance, ce devait en être fait de l’indépen- | dance des États de l'Italie, et à tout événement, les négociations et les intrigues que devait occasionner la lutte des deux puissances ri- Si vales ne pouvaient manquer d'exciter perpétuellement la fermentaton et l'alarme dans les esprits. L’accomplissement des grands objets D que le Pape avait en vue était le seul moysi par lequel il pût raison- Knablement espérerde rétablir la tranquillité ; et le désir qu'il en avait Dpeut expliquer, sinon justifier toujours, plusieurs parties de sa con- Rduite, qui sans cela paraissent faibles, inintelligibles et contradictoires. «Il était impossible qu'il pût attaquer de vive force des ennemis si tormidables ; et tandis que les causés de dissensions subsistaient, ilne pouvait espérer de réunir par un fien commun les divers États de l'Italie, plusieurs desquels, suivant une politique mal entendue, prenaient le parti des étrangers. Tout ce que pouvait faire le Pape Wélait d’exciter l’un contre l’autre deux rivaux puissants, et de mettre à profit toutes les occasions que leurs querelles offriraient de les éloigner d’un pays qu’il avait à cœur d’affranchir. En conséquence, Bil s’'efforça constamment de se concilier, par des protestations d’attachement, la bienveillance et l'estime des rois de France et d'Espagne, d'intervenir dans toutes leurs négociations, et d'entrer dans tous leurs projets, afin d'être en état de maintenir l'équilibre entre eux ou de ps déclarer d'une manière conforme à ses vues. Il suppléa à l’inpar des corps de troupes suisses, qu'une solde considérable attachait à son service, Au moyen de te secours, il expulsa deux fois de l’Italie les Français, Quoique la Rpuissance supérieure des deux monarques, contre l’un ou l'autre
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desquels il avait toujours à lutter, ait contrarié ou même renvers quelquefois les projets de Léon X, il ne parut jamais, dans tout ke temps de son pontificat, s’écarter du but qu’.. s'était originairement proposé. Ses efforts redoublés lui permirent de se flatter du succès; et il est probable que, si ure mort prématurée ne les avait arrêtés, il aurait effectué cette grande entreprise. [l est certain qu'il voulait réunir le Milanais à l'État de l'Église, ou en transmettre la souveri. neté au cardinal Jules de Médicis ; et, jointes à celles de la Toscane et aux secours qu'il pouvait tirer des Suisses, ses alliés, les forcx que cette réunion lui aurait procurées l’auraient mis en état d’atta. quer ou plutôt de conquérir le royaume de Naples, dont Charles. Quint ne s’occupait que faiblement alors.
« En considérant sous ce point de vue général la conduite poli. tique de Léon X, on y reconnaît une habileté qu’on ne peut apercevoir en ne l’examinant que partiellement. Sans le justifier, son manque de sincérité dans ses négociations avec François Ier fut causé par la constance avec laquelle il suivait l’exécution de son dessein primitif, où le confirma ce prince en s'emparant de Parme etde Plaisance. Le monarque français aurait dû savoir qu'il ne faut pa toujours user des droits que donne la victoire, ni imposer des conditions trop dures à un ennemi vaincu, et que, pour qu’on les remplisse avec bonne foi, il est nécessaire que la modération et la justice forment la base des engagements publics.
« Léon X ne mit pas moins de persévérance dans les efforts qu'il
fit pour apaiser les dissensions qui divisaient les princes chrétiens,
et les faire tourner leurs armes contre les Turcs. Ce dernier projet a été considéré comme extravagant ; mais pour en juger sainement, il faut examiner l’état des choses à l’époque où il a été conçu. d se rappeler que les barbares Musulmans venaient de s'établir en Europe, qu’ils venaient de renverser l'empire des Mameluks en Égypte, et de faire sur les côtes d'Italie plusieurs tentatives, dan l’une desquelles ils s’étaient emparés d’Otrante. Si le projet de
Léon X échoua, ce fut la faute des princes chrétiens, qui se redou-
à 1545 de l’è parée à ce peut consic Voilà co pour pacifi
B qui ne lui é à C'esi la pol
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à de l'Europe Rconder le p Brier et à se sauve la far : Le sultan Dà la tête de
{ Léon X eu Jean et Saint
taient plus les uns les autres qu'ils ne craignaient les Turcs. Mai k
souvent il arrive, dans les grandes entreprises, que, sans parvenir
au but où l’on s’est proposé d'atteindre, on obtient des avantage :
proportionnés aux efforts qu’on a faits. Si le Pape ne put faire par tager ses sentiments aux princes de la chrétienté, s’il ne put leur inspirer une bienveillance réciproque et diriger leur haine conte l'ennemi commun, il est probable du moins qu’il empêcha les Ture de tourner leurs armes contre les peuples de l'Occident ; et, durait
d'ambition. A.
elle, il dit à s W'affiger, Les aint Lambert
Dors; il la reçu
; lRoscoë, 1. 4, tout son pontificat, l’Europe s’est vue dans une situation que, con: BB.
257, — Raynal
KAXIV. — De 151
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dont Charles.
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Be chercher elle-même
ele, il dit à ses amis : Si ce que l’on ditest vr
D. 257, — Raynald, 1518, n, 43,
à 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
parée à celle des temps qui l'ont précédée ou qui l'ont sui peut considérer comme heureuse et tranquille 1, »
Voilà comme le protestant Roscoë apprécie les efforts de Léon X pour pacifier l'Europe au dedans et la défendre au dehors : politique B qui ne lui était point particulière, mais commune avec tous les Papes.
à C'esi la politique du père de famille, qui veille à maintenir la paix D dans la maison et à l’assurer contre les attaques étrangères. Les rois | de l'Europe étaient les fils aînés de la maison; mais, au lieu de se-
{conder le père, ils épuisaient leur esprit et leurs forces à se contra-
Lrier et à se battre entre eux : plus d’une fois il faudra que le père }sauve la famille sans eux et malgré eux.
} Le sultan Sélim venait de conquérir l'Égypte, la Syrie et la Perse : Là la tête de ses hordes tartares, chaque jour il faisait un nouveau pas Len Europe, où il se proposait de détruire les principales monarchies. (Pour arrêter cet autre Attila, le Pape, qui représentait à la fois le christianisme et ;a civilisation, à l’aide de ses légats, remuait les cours chrétiennes ; et partout on promettait des soldats et de l’argoent; mais les secours promis n'arrivaient pas. En Allemagne, le oine hérésiarque de Wittemberg et ses semblables conseillaient à D'empereur, aux princes, aux diètes de refuser leur Concours 1 père bdes fidèles ; et la voix des apostats était plus puissante que celle du Nicaire de Jésus-Christ. Alors, dit un historien philosophe, on vit à BRome le souverain Pontife marcher nu-pieds, et appeler sur son peuple, par des gémissements et des larmes, la Protection céleste. Ses prières furent plus efficaces que ses négociations : Sélim mourut Brant d’avoir pu exécuter ses projets ?, { Léon X eut pour successeur Adrien VI, cardinal-prêtre de Saintjean et Saint-Paul, évêque de Tortose en Espagne, né l’an 1459, le parents obscurs, à Utrecht. Il fut élu d’une voix unanime par les rente-neuf cardinaux du conclave, le 9 janvier 1529, Il conserva son non d'Adrien, contre l'usage établi depuis plusieurs siècles. Le mérite seul d’Adrien et la protection de Charles- Quint, dont il prait été précepteur, l’élevèrent à cette suprême dignité, qui alla » Sans qu'il s’y attendit, n'ayant jamais eu ambition. Adrien était pour lors en Espagne. A la première nouai, j'ai bien raison de ffrirent une relique de vaient refusée jusqu'aet la regarda comme le plus
vie, on
'aîiger. Les habitants de Saragosse lui o aint Lambert, leur compatriote, qu’ils lui a os; il la reçut avec une joie extrême,
Lt Roscoë, t. 4, c, 21, p. 367 et seqgq. — 2 Gaillard, Hist, de Françg. Ier,t, 1,
fallait pour être au niveau de la France et de l’époque contemporaire, sans rien pour s'élever au-dessus : il en est ainsi un fidèle miroir. C’est le roi de France si connu et si peu connu, François Ier, Né) Cognac le 12 septembre 1494, il avait vingt ans et quelques mo lorsqu'il succéda, le 4er janvier 4545, à Louis XII. Son éducatin avait été commencée par le maréchal de Gié, que Le. XIlawi remplacé, en 4506, par Arthur Gouflier, sire de Boisy; ce demis avait fait toutes les campagnes d'Italie, et il avait acquis dans ce pay un goût pour les arts et la belle littérature qui ne se voyait guère pamni les gentiishommes. Il comprit qu’une certaine gloire pouvait être alh.
chée à l'étude des lettres ; il accoutuma même son élève à témoigne}
des égards aux érudits et à rechercher leur conversation; mais Boisy se plaisait à lire lui-même, il chercha vainement à inspirer a prince qu’il formait le désir de lire d’autres livres que des romans chevalerie. François ler y puisa presque sa seule instruction; ils
1 Raynald, 1522 et 1523, avec les notes de Mansi.
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précieux fruit de son pontificat. Il refusa un second bénéfice à son neveu. Il avait coutume de dire : Je veux orner les églises de prêtres, et non les prêtres d'églises. L'Italie était affligée de la guerr et de la peste : ce fut un motif pour lui de se rendre promptement; Rome. Il y fut couronné le 31 août 1522. Il avait vivement à co la restauration des mœurs et de la discipline dans le clergé et dansk peuple fidèle, à commencer par la cour de Rome. Il se: consulat cet égard avec saint Gaëtan de Thienne, Pierre Caraffe, archevêque de Théate, et d’autres pieux personnages. Il canonisa saint Antonin, archevêque de Florence, et saint Bennon, évêque de Misnie. A peirs couronné, il abolit les réserves et les expectatives, et commença d'a. tres réformes. L'Europe chrétienne se voyait dans un état bien triste Le roi de France et l’empereur Charles-Quint la déchiraient au de. dans par leurs sanglantes rivalités ; au dehors, Soliman IL, fils de Sélim, lui portait des coups plus cruels les uns que les autres ; l'anar. | chie religieuse et intellectuelle de l’hérésiarque de Wittemberg 4. tendait de plus en plus en Allemagne, et de là menaçait d’autres pay, Adrien VI s’efforça de porter remède à ces trois calamités ; il ny réussit pour aucune, et mourut le 24 septembre 1523, après un por tificat d’un an huit mois cinq jours, y compris celui de son élection, Il fut enterré avec cette épitaphe : Jci repose Adrien VI, qui n'estim rien de plus malheureux pour lui que de commander. Il eut pour suc. cesseur le cardinal Jules de Médicis, cousin de Léon X, élu le 49 denc vembre 1523, couronné le 25, et qui prit le nom de Clément VII:
Un Français de ce temps est à connaître. Il avait tout juste ce qu
à 1515 de l'è
forma sur 1 non sur Ce!
que comme figure, On :
sa bravoure plaisir, que
Blités morale ne connaiss:
Sa mère,
et qui conse fils, ne l’ava Jangage, et Navarre, de Dremière, va selles nobles belle appela ( d'honneur. | l'honneur eu drince jeune, Doint de résis plus de plais:
ence du lan; in d’être pu
Monte ; tandis
le Savoie, la ence le sujet mœurs alla 6 falois 2,
à Louise, qui
enirs, dans le a mort de so jourri Franço ses espéranc
Ai avait fait c
ésumé dans li lant de l’éléva
les héros, et c
and et des Am tla magnifice
Dée, et ne sou
2! Sismondi, His