XXXIV. — De
d bénéfice à sm * les églises de gée de la guerx promptementi ivement à cu clergé et dans l se, consultait; affe, archevêque a saint Anton, Mi:nie. A peire commença d'au état bien triste, chiraient au de.
iman IL, filsde
s autres ; l’anar. à
Wittemberg si.
it d’autres pay, alamités ; il ny , après un por de son élection, VI, qui n'estinn Il eut pour su.
, élu le 19 den.
Clément VII!
ut juste ce qui contemporaine, n fidèle miror, ançois Jer, Né}
quelques moi
Sou éducatin Le. XITawi isy; ce derniæ ais dans ce pay yait guère parn ouvait être ath:
ève à témoigne
sation; maisd nt à inspirer al > des romans de istruction; ils
à 1515 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 187
forma sur les héros de la Table-Ronde et du palais de Charlemagne, non sur ceux de l’histoire ; il voulut briller comme un Amadis plutôt que comme Un souverain, et la hauteur de sa taille, la beauté de sa figure, son adresse dans les armes et dans tous les exercices du corps, sa bravoure, qu'il avait déjà eu occasion de montrer, son amour du Dphaisir, que ses jeunes camarades estimaient en lui plus que ses qualités morales, le signalaient à l'admiration de ceux qui, comme lui, ne connaissaient le monde que par les romans 1,
Sa mère, Louise de Savoie, de mœurs très-équivoques elle-même, et qui conserva toute sa vie un pouvoir presque sans bornes sur son fis, ne l'avait point accoutumé à la retenue dans les mœurs ou le langage, et elle avait permis à sa fille Marguerite, depuis reine de Navarre, de n'être guère plus réservée. Anne de Bretagne avait, la première, voulu que le palais royal devint une école où les demoiselles nobles viendraient se former à la vertu et aux belles manières : le appela dans ce but autour d'elle nn grand nombre de filles d'honneur. Louise de Savoie conserva cet usage; mais ses filles l'honneur eurent la beauté et non la vertu de celles de sa rivale. Un prince jeune, beau, inconstant dans ses amours, et qui ne rencontrait point de résistance, eut bientôt corrompu cette cour, qui ne connut plus de plaisir que dans le déréglement, de gaieté que dans l’indéence du langage. Les mœurs, dans les temps de barbarie, étaient in d'être pures, mais on cachait du moins les scandales avec quelque
monte; tandis que, depuis le commencement du pouvoir de Louise
le Savoie, la galanterie devint une partie des belles manières, la lience le sujet éternel des plaisanteries de cour, et la corruption des hœurs alla dès lors toujours croissant jusqu’à la fin du règne des Yalois 2,
Louise, qui a laissé d'elle un jouroal ot plutôt un livre de souenirs, dans lequel elle a inscrit également la naissance de son fils, a mort de son petit chien, Happeguai, et celle de son mari, avait jourri François avec un amour idolâtre, et mettait en lui sa joie ses espérances ; elle ne s'était opposée à aucun de ses désirs, et ne bi avait fait connaître d’autres devoirs que ceux dont il trouvait le Ksumé dans les romans de chevalerie, Comme François avait cepenant de l'élévation dans le caractère, il voulut marcher sur les traces les héros, et comme il ne connaissait d'héroïsme que celui des Roend et des Amadis, il ne se proposait d’autres vertus que la bravoure {la magnificence ; il comptait se signaler par ses grands coups d’é-
pe, et ne soupçonnait pas même qu'il existât un art de la guerre
4 Sismondi, Hist, des Français, t, 16, ce. 1, — 2 Ibid,
188 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 167 A 1515 de l'èr
plus important dans les combats que la valeur personnelle du api. Mes entrave: taine. En même temps, il était toujours occupé de ce qu'il croya Aide pages !. devoir à la majesté royale; car il pensait qu’un roi chevalier ne Poe Cependan vait ni marcher, ni camper, ni livrer bataille, ni surtout se retiy Michoses à la £ devant un ennemi supérieur en forces, comme l'aurait fait un guer. Mpagne et le P rier ordinaire. C’était dans les mêmes romans qu'il avait puisé touts Meais de son t ses notions sur l'étendue de la prérogative royale. 11 voulait tre y Mencétres, les bon et grand roi, gracieux , magnifique et galant pour les dames: Mde Lorraine, mais il voulait aussi qu’une parole de sa bouche füt le décret de, mais surtout destinée, qu’elle n’admit point d'examen, qu’elle fût irrésistible, ej dernière mai ne concevait pas comment des parlements, des princes, une noblesse Mnent les frui des états généraux, et moins encore un tiers-état qu'il mépris, Monder un ro pourraient avoir ou le droit ou l'audace d'apporter des limites à sy M8 Dieu ; fond autorité 1, iquales plus Après la victoire de Marignan, la conquête du Milanais et la cn. Me royaume f clusion du concordat, abandonnant l'administration à ses ministre, Me royaume | il ne songeait lui-même qu’à jouir, dans les plaisirs et le luxe, de sn er èce, l'empi opulence et de sa foute-puissance. Il avait alors vingt-quatre an. Meur les traces tout frein, tout respect humain lui était ôté : sa mère, qui gouver. Mlisme et l'idol nait le royaume, qui se mélait de toutes les affaires, qui est toujonWivilisation ct nommée par les légats et les ambassadeurs dans leurs correspon. Mat les destr dances, comme la personne avec laquelle ils traitaient de tout, nait les apôtr contrôlait jamais sa conduite privée, ou plutôt elle le poussait elle ns les Fran même à la galanterie, et elle se montrait pleine d’indulgence ponMpisnols et les des vices auxquels, de son côté, elle ne demeurait pas étrangère, Serie de l'Ami femme, Claude, « cette bonne et sainte princesse, dit Brantôm: fit ambitieux n'avait pas grand crédit 2. » erième siècle Elle lui avait cependant déjà donné deux fils. Son ministre prirent rien à cipal, le chancelier Duprat, croyait s’affermir dans sa place en fu-Beulement dou tant les passions du maitre et en l’abandonnant aux voluptés. LaMomer une te autres étaient pour la plupart des jeunes gens associés à ses déba-Mi À la fin du t ches. François avait montré, à l’occasion de son ordonnance sur ke la France, c chasse et de l'enregistrement du concordat, qu'il était résolu à n'a-Miition chrétien: corder aucune attention aux remontrances de son parlement; il sols que lui-m geait bien moins encore à rassembler les états généraux et à réel manière de ses finances de concert avec eux. Les princes du sang, les pairs dluerre slorieus France, les trois ordres de l’État lui paraissaient également destin ancrède, de sa à lui obéir sans hésitation : tout partage d'autorité avec eux lui smMiégénérée à u blait honteux pour la majesté royale. Il s’applaudissait d’avoir secoienteuse avec
1 Sismondi, Histoire des Français}, t, 16, ©, 1. — ? Éloge de FrarM çois Ier, LSismondi, t, 16
LXXXIV, — De fÿp
onnelle du Capie ce qu'il croyai hevalier ne pou.
urtout se retiry ait fait un ge.
vait puisé touts 1 voulait être 1m pour les dames, it le décret dek
irrésistible, et es, une nobles
qu'il méprisait, des limites à sy
lanaïs ‘et la con.
| à ses ministres, t le luxe, de sn ngt-quatre an:
ère, qui gouve.
qui est toujour eurs COrrespon ient de tout, re le poussait elk.
ndulgence por as étrangère, & , dit Brantôme
n ministre prie sa place en ft ix voluptés. La iés à ses débar donnance surk it résolu à n'a rlement; il son raux et à régle ng, les pairs de lement destiné ec eux lui sem t d’avoir secou
Éloge de Fran
à 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 189
ces entraves et de ce qu’il appelait avoir mis les rois de France Lors
de pages 1,
Cependant l'époque était bien favorable pour faire de grandes choses à la gloire de Dieu et de la France. Charles-Quint, avec l'Espagne et le Portugal, en donnait l'exemple, Si François Ier et les Franais de son temps avaient eu les pensées nobles et généreuses de leurs ancétres, les pensées de Charles-Martel » de Charlemagne, de Godefroi de Lorraine, de Tancrède de Normandie, de Baudouin de Flandre, ais surtout du roi saint Louis de France, ils auraient pu mettre la dernière main à l'œuvre de leurs ancêtres et en recueillir glorieuserent les fruits : ils auraient pu nettoyer la Méditerranée des pirates, onder un royaume français à Tunis, où saint Louis rendit son âme
à Dieu ; fonder un royaume français en Égypte, où saint Louis pra-
iquales plus héroïques vertus dans les fors : ils auraient pu rétablir
eroyaume français de Jérusalem » le royaume français d'Arménie,
e royaume français de Chypre, les principautés françaises de la Lrèce, l'empire français de Constantinople : ils auraient pu, naviguant ur les traces des Espagnols et des Portugais, attaquer le mahomé-
ime et l'idolâtrie par l’Inde, et préparer tout l’ancien continent à la
hilisation chrétienne et véritable : tandis que Charles-Quint réprinait les destructeurs de cette civilisation en Allemagne et en seconkit les apôtres dans le Nouveau-Monde. Voilà ce qu’eût pu faire lans les Français une noble émulation pour ce que faisaient les Eshgnols et les Portugais. L'univers, agrandi de moitié par la découete de l'Amérique, eût suffi à deux hommes bien autrement actifs
‘ambitieux que François kr et Charles-Quint. Les Français du
ezième siècle, dégénérés de leurs ancêtres du treizième, ne com-
rirent rien à ces grandes choses : on n’en voit Pas un qui s’en soit ulement douté. Et cependant la Providence divine venait de leur omner une terrible leçon, et cela pendant près de deux siècles.
A la fin du treizième, Philippe le Bel répudie la gloire héréditaire je la France, qui est de consacrer ses armes à la défense de la civili- Hlion chrétienne contre les Barbares et les infidèles. Philippe ne voit lus que lui-même et sa famille : à peu près toute la France partage à manière de voir. Voici maintenant ce qui arrive. Au lieu de la uerre glorieuse de Charles-Martel » de Charlemagne, de Godefroi , de ancrède, de saint Louis contre les infidèles et les Barbares, la France générée à une guerre civile, une guerre parricide, une guerre Donteuse avec les princes français d'Angleterre, et cela pour une mme adultère, fille;de Philippe le Bel, meurtrière de son mari et
1 Sismondi, t, 16, ce. 2,
— Fr. Belcarii Comment., 1. 16.
190 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — be 1ÿfr
de son roi. Des princes du sang royal de France vendront la Francs à une nation étrangère. La France, divisée, déchirée, mais Surtout abâtardie et désespérant d'elle-même, allait devenir une Province anglaise : déjà Paris est tont anglais. I faut qu’une jeune fille arrite de Lorraine pour rendre la France aux Français, au risque de se voi abandonnée par eux aux flammes d'un bûcher. Voilà ce que noy avons vu. Sous François I-r, on en voyait un reste. Calais, la clef de la France, était encore à l'Angleterre,
Cependant François Ier commencera une nouvelle série de honte et de calamités semblables. Au lieu d'achever l'œuvre glorieuse de ses ancêtres, en défendant, en propageant la civilisation chrétien en Afrique, en Égypte, en Syrie, en Arménie, et jusqu'au fond 4 l'Inde; d'égaler ainsi, de surpasser même noblement la gloire de sy émule, Charles-Quint, il fera précisément le contraire. Il fera Préde sément ce qu’il faut pour ruiner l’œuvre glorieuse de ses ancêtres, | dégradera sa politique le plus bas possible, jusqu’à trahir la ch. tienté, jusqu’à protéger et seconder l'anarchie religieuse et intellece tuelle de l'Allemagne, afin qu’elle püt diviser et brouiller religieuse. ment etintellectuellement toute l'Europe; jusqu’à inviter le successen de Mahomet, le plus furieux ennemi des Chrétiens, Soliman Ii venir s'emparer de l'Italie et de Rome, avec le secours des arms françaises. Voilà ce que nous allons voir faire à François Ier, say qu'un seul Français élève la voix contre.
En retour, l'anarchie religieuse, intellectuelle et politique, ain favorisée en Allemagne, s’implantera en France, divisera la Fran contre elle-même par des fleuves de sang, par d’atroces guer civiles ; on verra des rois assassinant et assassinés ; la France, trahi par des Français, ne sera plus une, elle ne saura même plus si dl restera France, première des nations catholiques, ou deviendra pro vince étrangère, et dernière des nations apostates. Îl faudra que à même pays que Jeanne d'Arc, arrive une famille d'hommes pou maintenir l'unité de la France avec elle-même, en y maintenant tique foi de Clovis, de Charlemagne, de Godefroi, de Tancrède ete saint Louis. Un homme de cette famille reprendra la clef de la Fran à l'Angleterre, et restituera Calais à la France.
Cependant, de ces fréquentes infidélités à sa mission provid: tielle, de ces coupables. hésitations entre la vérité et l'erreur, ila demeuré à la France une baisse si notable dans les esprits et les « ractères, un amoindrissement tel dans les vues et les idées, que rares ment se rencontre un Français capable de saisir bien tout l’ensenik de l'Église, de sa doctrine et de son histoire, et qu'aujourd'hui encor il faut que Dieu suscite d’honnêtes protestants pour nous guérird
Di1515 de l'è
nos préven mère, et po Mais pen gloire solide cupait donc tendait être Puis, à lan candidat à | d'Autriche,
battu les infic François qu omme Charl
es promesses à la guerre < bublic que les eurs, En mêr jouverain du
je l'empire; « xclu de la ca jériales et po qu'il portait à orruption qu eus, C'était o les suffrages à tles comtes a resque toujou Burs en prena:
Qui se trouvait
gents de Char ur aide, Frar
Bux ambassade
rtendant à r
Guichardin, 1,
ïancfort, 29 juin
AXXIV, — De 1 M à 1515 de l'êre chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
1dront la Frans M nos préventions nationales envers la sainte É e, mais surtoy M mère, et pour nous apprendre à lui rendre e ir une provine Mais pendant qu'il négligeait ces grandes occasions d'acquérir une jeune fille ariy M gloire solide devant Dieu et devant les hommes, quelle idée préocrisque de se voy M cupait donc François Ier? Non content d'être roi de France, il pré- )ilà ce que noytendait être seigneur italien et duc de Milan. Telle était son idée fixe. Calais, la clef & Puis, à la mort de l'empereur Maximilien, it se présentait comme
candidat à l'empire, en concurrence avec Charles-Quint, archiduc > série de honts d'Autriche, roi de Naples et d'Espagne. Voici comme l'auteur provre glorieuse 4 testant de l'Æistoire des Français apprécie la conduite du roi de ation Chrétiens MFrance en cette occasion :
isqu'au fond & D « 11 semble que ce projet fut suggéré à Fran t la gloire de su Mises jeunes courtisans, tous pleins des idées de la re. IL fera préc dans les romans que Charlemagne avait été e e ses ancêtres. | cident, que les paladins avec lesquels ils se cor à trahir la ch hattu les infidèles et recouvré le Saint-Sépul ieuse et intelle. M François que lui, le premier chevalier
uiller religieux. Mronme Charlemagne à gouverner le monde Jatin et barbare, et à reiter le succeseuMfouler en Asie les Musulmans. Les exemples pris de Charlemagne, s, Soliman I], iles promesses de faire concourir la France avec l'Italie et l'Allemagne cours des arms la guerre contre les Musulmans, furent les seuls motifs d'intérêt rançois Er, snbublic que les ambassadeurs français firent valoir auprès des éleceurs, En même temps, ils leur représentèrent que François, comme politique, ais Bouverain du royaume d’Arles et du duché de Milan, était membre visera la Fran l'empire ; que Charles, au contraire, comme roi de Naples, était atroces gueral\clu de la candidature Par un grand nombre de constitutions ima France, traiMériales et pontificales, qui interdisaient la réunion de la couronne ême plus sien portait à celle de l'empire 1, Mais ils comptaient plus sur la L deviendra proorruption que sur les raisons. Ils avaient avec eux quatre cent mille faudra que, hcus. C'était ouvertement et sans pudeur qu'ils tâchaient de gagner d'hommes poufes suffrages à prix d'argent. Ils invitaient en même temps les princes maintenant l'ait les comtes allemands à des festins, d’où tous les convives sortaient
> T'ancrède etthBresque toujours ivres ; ils avaient aussi songé à intimider les élec-
clef de la Franurs en prenant à leur solde l’armée de la ligue des villes de Souabe,
Qui se trouvait sur les lieux ; mais ils se laissèrent devancer par les ssion provideBsents de Charles. Et pendant qu'ils appelaient ainsi tous les vices à t l'erreur, laur aide, François, conservant le langage de la galanterie, disait sprits et les «fBux ambassadeurs du roi d'Espagne : Nous sommes deux amants idées, querat@iitendant à même maitresse ; lequel des deux qu’elle préfère, tout l’ensenbk
ourd'hui encor ‘Guichardin, 1, 13, — Sleidan, Comm.
» 1. — Lettres du cardinal Cajétan.
nous guérir b fancfort, 29 juin 1519, — Lert, di Principi, t. 1,p. 70.
glise romaine, notre nfin justice.
çois Ier seulement par chevalerie, Ils lisaient mpereur de tout l’Ocnparaient avaient comcre , et ils persuadaient de son siècle, était appelé
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192 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — le \gr:
l'autre doit se soumettre et ne pas en garder de ressentiment!
Charles fut préféré, et François en garda du ressentiment; ily prépara même dès lors à faire la guerre à son heureux rival, et in. posa pour cet effet des contributions très-pesantes sur toute la France Mais bientôt les attraits du plaisir et de la dissipation lui faisaj perdre de vue ses affaires. Après des bontades de colère où d'h. meur, il retournait à ses amours et à ses fêtes, dans lesquels il dis. pait en peu de jours l'argent qu'il avait arraché à ses sujets son prétexte des besoins de l’État. Il ruina surtout son trésor et Sa no. blesse en 1520, dans une entrevue avec le roi d'Angleterre, Henri VII, près de Calais. La magnificence de cette assemblée, qui dura depui le 7 juin jusqu’au 24, fit nommer ce lieu le camp du drap d'or. El fut telle, que plusieurs, dit Martin du Bellay, y portèrent leurs mu. lins, leurs forêts et leurs prés sur leurs épaules.
François aurait bien voulu humilier Charles, mais il ne pouvait prendre sur lui de lui déclarer la guerre. Il aurait fallu pour œh renoncer à son luxe et à ses plaisirs, rompre le commerce scand. leux qu'il entretenait avec une femme adultère, la comtesse de Chi. teaubriand, fille de Phébus de Foix, qu’il avait contraint son mari de faire venir de Bretagne à la cour; il aurait fallu enfin épargner pour la guerre ce trésor qu’il vidait sans cesse pour ses plaisirs, 4y lieu de prendre contre son rival une résolution hardie, il se contents de le harceler à petits coups d'épingle, comme s’il n’avait pas prin qu'il allumerait ainsi une guerre générale 2.
La femme adultère, nommée plus haut, était parente du roi de Navarre. Dès lors certains nobles de France tenaient à honneur «t} profit de prostituer leurs femmes au caprice du souverain. Fu çois I envoya donc au roi de Navarre un corps de troupes por reprendre Pampelune sur les Espagnols. La place fut emportée; m de ses défenseurs y fut blessé; il se nommait Ignido ou Ignace Loyola : c'était en 1521. Peu après, les Français furent chassés deh Navarre espagnole, aussi vite qu'ils y étaient entrés.
Presque en même temps, d’autres hostilités commençaient sur la frontières du nord ; et là aussi François donnait cours à sa mauvis humeur, sans songer à déclarer la guerre. Le 22 octobre, pouvl battre l'ennemi, il le laisse échapper par son hésitation. Lautr gouverneur du Milanais, demande de l'argent pour s’y maintenir; François lui en promet, mais lui manque de parole ; Lautrec éprour des échecs et perd Milan. Il est battu l’année suivante 4522 à la Be
1 Sismondi, Hist. des Français, t. 16,0. 2. — Belcarii, t. 16, — ? Sismoul, ibid.
41545 de l'ère coque, et le
deux faction:
tète de laut
et porta les a L'année st ardie sont o été blessé, re alier Bayard pt qui méritai és al; mais è vous prom 'agissait de p orce. Bayard.
ait vigoureu lix heures du lu dos. Jésus, i pour le reti parderai bien oyant approc rdonner d’alle eltez-moi, dit krniers mome
! chrétienne q
jut de croix, il se confesse à
aignant qu'ils e lui épargne lamp de batai rmes d’admira cloire pour ac bnnétable de E est pas moi qu
Altez contre vot expira, à l’âge
XXIe
XXXIV. — ne re MA 51 de l'ère Chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 193
ressentiment coque, et les Français évacuent la Lombardie, En 1523, François entiment ; il y jai manquer deux fois la victoire à son arr'e de Picardie pour avoir ux rival, et im. Mvoulu s'y trouver lui-même.
toute la France, La cour, uniquement dominée par les femmes, était divisée en on lui faisaier Mdeux factions jalouses, A la tête de l’une était la mère du roi; à la
colère où d'y Bitte de l’autre était la femme adultère pour laquelle il délaissait sa lesquels il dissi. Rvertueuse épouse. Une intrigue de la première de ces femmes porta ses Sujets sw Me connétable de Bourbon,
prince du sang royal, à trahir la France.
trésor et sa mo. ii ofrit au roi d'Angleterre et à l'empereur de la démembrer en trois, erre, Henri VII, Sun tiers pour lui érigé en royaume, un tiers pour l'empereur, je
qui dura depui reste pour l'Anglais. Son complot ayant transpiré, il quitta la France drap d'or. El Bet porta les armes contre elle. C'était en 1593. . rent leurs moy. L'année suivante, après plusieurs revers, les Français de Lom-
bardie sont obligés de battre en retraite. Le général en chef, ayant js il ne pourai Mkté blessé, remet le sort de l'armée française entre les mains du chefallu pour cu alier Bayard, surnommé le chevalier sans Peur et sans reproche, imerce scande Bet qui méritait ce beau surnom. Il est bien tard, répond Ba ard au 'mtesse de Ch ér..al; mais n'importe, mon âme est à Dieu et ma vie à la France ; traint son maille vous promets de sauver l'armée aux dépens de mes jours. Il enfin épargne M'agissait de passer une rivière, à la vue d’un ennemi supérieur en ses plaisirs. ABorce. Bayard, toujours le dernier pour soutenir la retraite, chare, il se contenait vigoureusement les Espagnols, lorsque, le 30 avril 1524, vers avait pas pré heures du matin, il est frappé d'une balle
lu dos. Jésus, mon Dieu, je suis mor
rente du roi hi pour le retirer de la mélée : Non, à honneur etiBarderai bien de tourner le dos à l’e ouverain. Fr-Æoyant approcher les Espagnols, il r le troupes porfBrdonner d'aller à la ch
o ou Ignace derniers moments portent 1 nt chassés dell chrétienne qui distingue ut de croix, il baise ja cro
ençaient sur sf se confesse à son écuyer; il console
s à sa mauviuignant qu'ils ne tombent au pouvoi tobre, pouvait lui épargner ce surcroît de doul ation. Laut amp de bataille, viennent à leur
s’y maintenr/Brmes d'admiration autrec éproucloire pour accouri e 4522 à lab
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