‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 53 sur 122 · AI · texte numérisé non relu

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et de regrets; le marquis de Pescaire oublie sa r à Son secours ; {eint du sang des Français, le bon s’attendrit à la vue du héros expirant. Ce est pas moi qu’il faut plaindre, lui dit Bayard, mais Vous, qui com- 6. — 2 Simon ltez contre votre roi et Contre votre patrie ! Peu de minutes après

Bapira, à l’âge de quarante-huit ans. Son corps resta au pouvoir XXII, 13

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ch 4 22

19% HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De tft

des ennemis, qui le firent embaumer et lui rendirent les plus gran, M

honneurs. On le transporta ensuite à Grenoble, à travers les États du duc de Savoie, qui lui fit rendre les mêmes honneurs funèbres qu'aux À princes de son sang. La consternation fut générale dans toute 18 France : jamais deuil ne fut plus sincère ; la mort de Bayerd ét devenue une calamité publique.

Pierre du Terrail, seigneur de Bayard, naquit, en 1477, d’Aymy du Terrail et d'Hélène des Allemands, au château de Bayard, dn la vallée de Graisivaudan, à six lieues de Grenoble. La maison d Terrail était une des plus anciennes du Dauphiné. Le jeune Bayari À élevé sous les yeux de son oncle, Georges du Terrail, évêque de Grenoble, puisa de bonne heure, à l’école de ce digne prélat k germe des vertus qui devaient l'honorer un jour. Mon enfant, lj

disait ce bon évêque, sois noble comme tes ancêtres, comme tyB

trisaïeul, qui fut tué aux pieds du roi Jean, à la bataille de Poitiers. comme ton bisaïeul et ton aïeul, qui eurent le même sort, l'mi Azincourt, et l’autre à Montlhéry; et enfin comme ton père, qui fl couvert d’honorables blessures en défendant la patrie. Né avec da inclinatic \s hbres et généreuses, Bayard fut étranger à la souple des cours et aux artifices de la politique ; aussi n’a-t-il jamais con mandé les armées en chef. Ce fut ur malheur réel pour la Franc une faute de François Le’, qui, dominé par les femmes, accord plus à la faveur qu’au mérite 1.

La même année mourut, dans la vingt-cinquième année de w âge, la pieuse reine de France, Claude, fille de Louis XII. Le son époux, qui se prétendait toutefois le modèle de la chevalerie, 1 lui avait jamais montré ai respect ni affection. Bien plus, si l’on se rapporte à Brantôme, elle mourut victime d’une maladie honte que lui avait communiquée son indigne mari. Nous disons indi | à dessein ; car, et c’est la remarque d’un historien protestant, nil chagrin de perdre une si sainte épouse, ni le danger du royaux attaqué au midi par le connétable de Bourbon, ne suspendaient passions brutales, Comme, peu de semaines après la mort de reine, il entrait à Manosque, les bourgeois de cette ville de Provis lui firent présenter les clefs de leur cité par la plus belle persul qu'ils purent trouver : c'était la fille d'Antoine de Voland, leur con patriote. Cette jeune personne, aussi vertueuse que belle, fut ef des regards lubriques que le roi lança sur elle, et crut n'avoir d'a moyen pour sauver son honneur que de détruire la beauté qui mettait en péril. Elle se détigura les traits avec de l’eau forte el

1 Biographie universelle, t. 5.

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FUhargeons, chargeons ! répétèrent les gén Biisans qui l’accompagnaient. Dès lors, grâce à cette ro

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Ds écraser les Français mêmes. Ces fuyards, que Blrouver en désordre, s'étaient de

: Ona fait grand bruit d’une lettre

pongue et peu signifisate ! nous nous contenterons d’ Fmoyenner la sûreté que mérite la prison d’un roi d

Guest, au lieu d’un prisonnier inutile, de ville de Provr

as belle person

peu de reconfort j'ai prié qu’on

4, Dans nos jeunes années, ; £ :

ce adultère de Rome Païenne,

un mot de cette Lucrèce sans tache de k France catholique.

L'an 1525, rentré en Italie, François assiégeait la v depuis plus d’un mois, en présence de l'armée im quelle se trouvait Je Connétable de Bourbon. Le périaux entreprennent. de dé passer, dans un endroit, sou pitaine espagnol, Pour que ses soldats souffri

[taversée, leur commande de S'éparpiller, de sereformer plus loin dans un petit vallo

ille de Pavie périale, dans Ja- 24 février, les imn de la ville, Il fallait erie française, Un cassent moins dans cette de prendre la Course, et n. Voyant donc Courir les ui fuient, chargeons! — éraux et les jeunes cour-

yale imprudence, la bataille était perdue. L’artii'erie française,

ngs ennemis, suspe

battit avec acharnement de part out était fini. La plupart des lués, et le roi prisonnier,

une heure française étaient

qu'il écrivit à sa mère dans cette

occasion. Voici ce qu'en dit l’auteur protestant de lÆistoire des

rangais :

«François Jer remit lui

petre dans laquelle il ;

lle de François était : sa lettre est

en rapporter ès phrases : — Par quoi, s’il vous plait avoir cette honnête pitié, e France, levous pouvez faire un

rendre un roi à jaraais otre esclave, — Le même CoMmmandeur portait une lettr de Fran-

os à sa mère, à laquelle, en en détachant une seule phrase, on a onné une célébrité qu'elle ne méritait Pas ; la voici tout entière : — (ur VOUS averir comment se porte le ressort de mon infortune, de butes choses ie m'est demouré que l'horineur et la vie, qui est sauve : bourcs que, en notre adversité, ceite nouvelle vous fera quelque

me laissât vous écrire ces lettres,

juel on veut rendre ami et non désespéré,

Sismondi, t, 16,C, 3, — Note de du Bellay, au 1, 2,

EE are um vooee, 2-- mcm ei menus

196 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 5x

ce qu'on m'a agréablement accordé. Vous suppliant ne vouloir pren. dre l'extrémité de vous-même, en usant de votre accoutumée prudence, car j'ai espoir en la fin que Dieu ne m'’abardonnera point: vous recommandant vos petits-enfants et les miens ; vous supplia faire donner sûr passage et le retour pour l’aller et retour en Ki. pagne à ce porteur, qui va vers l’empereur pour savoir comme j faudra que je sois traité. Et sur ce très-humblement me recommande à votre bonne grâce. — Il n’y a peut-être aucun lieu de blâmer k style très-humble de ces lettres, car alors cette humilité passait pour un mérite ; mais on doit s'étonner de la hardiesse de ceux qui a fait de la dernière le billet fameux par son laconisme et son énergie — Madame, tout est perdu, fors l'honneur 1. »

Charles-Quint, maître de ses passions, attentif aux convenance extérieures, et n’oubliant jamais qu'il était sur un grand thétw, exposé aux regards de tous, s'était attiré de grandes louanges por la manière dont il avait reçu la première nouvelle de sa victoire, |

l'avait rapportée uniquement à Dieu ; il avait parlé avec un tendr

intérêt du malheur de son rival captif, et interdit toute réjouissane publique ?.

François fut emmené à Madrid. Il y eut de longues négociation pour sa délivrance. Charles-Quint, qui voulait profiter de ses avartages, y mettait des conditions bien dures. Il était résolu à se fan restituer le duché de Bourgogne, et H ne voulut entendre à aucun

arrangement sur toute autre base. Il ne restait qu’une ressource

François Ier; il la vit, mais il n’eut pas le courage, après l'a

choisie, d'y persister. Il fit dresser, au mois de novembre, un étil

dans lequel, après avoir exposé quelle avait été la dureté de l'ex

pereur à son égard, il ajoutait : — Nous avons voulu et consenti, uk édit perpétuel et irrévocable, ‘que notre cher et très-aimé fils, Fu

çois, dauphin, duc de Viennois, soit dès à présent déclaré roi tr chrétien de France, et, comme roi, couronné, oint, sacré, en gard toutes les solennités requises, et à lui seul, comine vrai roi, obéi En même temps, il confirmait la régence à la duchesse d’Angoulte en cas de mort, il lui substituait la duchesse d'Alençon ; enfin ils réservait à lui-même, comme par droit postliminii, le recouvreme de sa couronne, s’il était plus tard remis en liberté 3. L’abdication de François Ier était en effet le seul moyen de con

lier ce qu’il devait à son pays et ce qu’il devait à son honneur, Apr

l'avoir accomplie, le roi n’aurait plus été qu’un prisonnier ordina P q

1 Sismondi, Hist, des Français, t. 10,c. 3. — 2 Alf. di Atloa, Vita di Carh 1. 2, — Robertson, Hist. de Charles-Quint, 1. 4, — 3 Sigmondi, c, 4.

41545 de l’èr

prêt à payer dépourvu d

Charles, et, le portât à signe Mipotentiaires

il protesta « L'auteur pr aité de Madr

igner, et que,

amais dû rom omté de Char

à vicomté d’A:

Pi, d'hommag:

Don, le roi dev:

h frontière cc son choix, cc eurs de Fran on de la prom 7 . . n éfait pas livré étaient pas éc ordonnerait. L

œereur, au royal

Gênes et d’A landre et d'Art

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