XXXIV. — De
ville était prise oliman, qui, de es. Par un trait eux et pour Je urs armes, dans s vases sacrés et nt pas non plus ent le traité, pi.
ès, pillage, viol an en Mosquée, eaux des grands la boue. C'était n VI pontifiait ai tomba devant boulevard de h
nbla de marques naient : Ce n'est 1 âge, de quitte
opéens le fils de donna ordre de ouper la tête?
r 4523. Le pape les égards dus êcha de réalise son successeur, commandeur d:k intérêt ; il s'en.
qu’il le vouvai,R it qu’on eût fi sez longues néu 142 mars 15), Malte et les il its religieux, ar.
à l'empire al:
nce.
ant leur vie pol rade et Rhodt qui prétenihit
D ctles rois ne sont plus retenus par
L mille, leur enleva les captifs, quarante étendards,
LPivrre Bragadin, du 2 février 1526. — Dschel]
à 1515 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 213
être le modèle de la chevalerie chrétienne ? Occupé de ses plaisirs avec les femmes et de sa querelle romanesque avec Charles-Quint, il ne fit rien pour sauver les deux boulevards de la chrétienté, La Providence l'en punit deux ans après, par sa défaite et sa captivité à Pavie. Voici comme il profita de la leçon, Par ses envoyés et ses lettres, il supplia l'ennemi de la chrétienté, le vicaire de Mahomet, sultan Soliman, de porter ses armes dans la Hongrie, afin d'y occuper Charles-Quint et son frère Ferdinand, C'est ce que nous attestent de concert et les hist riens ottomans et la Correspondance de | l'ambassadeur de Venise à Lonstantinople 1, Vers le commencement de février 1526, Soliman renvoya l’ambassadeur français, avec un présent de dix mille aspres et un vêtement d'honneur, mais surtout avec l'assurance d’une prochaine expédition en Hongrie. Ainsi donc le premier ambassadeur du royaume très-chrétien aux Turcs de Constantinople y fut envoyé pour trahir la chrétienté. Nous regrettons de publier une chose si peu honorable pour la | France et pour un de ses rois les plus “élèbres et les plus glorifiés. Mais l'histoire est comme le jugement de Dieu en première instance : il faut y produire la vérité envers et contre tous, afin que si les peuples
la conscience, ils le soient au moins par la crainte de l’infamie.
Depuis la chute de Belgrade, en 1524, étaient sans cesse ouvertes aux vante 1522, ils emportèrent Ost
attit au nombre de quinze avec beaucoup de général à Bude, au roi Jaïcsa fut assiégée par trois S la défendirent et la déliy et Christophe Frangipane.
P; avec soixante étendards, eu auparavant, Blaise Chéry, €, lui cou, a la cuisse d’un coup
chevaux et d'armes, et envoya la tête de leur Louis II. La même année, la ville de pachas turcs. Trois guerriers chrétien vrèrent : Pierre Keglovitch, Blaise Chér Les Turcs furent battus, tout leur cam tomba entre les mains des vainqueurs. P appelé en duel par un Capitaine tur
à de sabre, en sorte qu'elle tomba incontinent à terre
, avec la botte et l'éperon 2
Au printemps 1526, suivant sa promesse au roi de France, Soliman Î marcha lui-n:
:ême contre la Hongrie, avec une armée de plus de cent mille hommes, trois cents Canons, accompagné de ses trois
! Hammer, D. 48, note B; b- 5i, note À, — Marini Sanuto, vol. 41, Lettre de
alfade, fol, 104, = 2 Hammer, p.6t,
trmmennes 4 Mage ame us cu |
Ce ST ER ro n
214 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De (ue
vizirs, tous trois chrétiens apostats. Le principal était Ibrahim, Gr de naissance, favori de Soliman, qui venait d’en faire son beau.
frère en lui donnant pour épouse sa sœur, Comme Ibrahim av étouffé naguère une révolte en Égypte, une insurrection Parmi | janissaires, puni la trahison d’un pacha, les concussions d'un autre, sa faveur auprès de Soliman était sans bornes. Non-seulement jk mangeaient ensemble, mais souvent ils couchaient dans le même {it Le 30 juillet, le grand vizir Ibrahim prit Petervaradin, après doux jours de siége et trois assauts.
Le 28 août dans les plaines de Mohacs, eut lieu une grande lu. taille contre les Hongrois, commandés par Pierre Pereny et Pay Tomorée, surnommé le Moine, et ayant à leur tête leur jeune ni Louis, âgé de vingt ans. Les Hongrois attaquèrent avec une imp. tuosité si terrible, qu’ils firent plier les Turcs; mais, ayant été prise flanc par un corps d’infidèles sortis d’une embuscade, ils furent olj. gés de se partager en deux. Le roi Louis, avec sa division, pénétn par cette ouverture jusqu'aux janissaires et au poste où se tenait k sultan. Trente-deux Hongrois s'étaient dévoués à la mort pour tua Soliman ; trois d’entre eux pénétrèrent jusqu'à sa personne ; sa fut cuirasse le défendit contre les flèches et les lances. Tout à COUP une batterie masquée commence à foudroyer les premiers rangs du Hongrois, dont l'aile droite prend la fuite. Le jeune roi avait di. paru : son corps fut retrouvé deux mois après dans un marais, 0} son cheval l'avait précipité. Vingt-quatre mille Hongrois restèrei sur le champ de bataille, sans compter ceux qui périrent dansls marais et dans le Danube. Denx mille têtes, dont sept d’évéque, furent plantées devant la tente de Soliman. Sept jours après lab taille, il ordonna d’égorger tous les prisonniers et lès paysans quid trouvaient dans le camp ; et cela fut exécuté. Il n’y en eut que quat à qui l’on accorda la vie. Mohacs fut livré aux flammes.
Le dix septembre, Soliman entra à Bude, capitale de la Hongrie dont on lui avait envoyé les clefs. Une partie de la ville fut brik avec la grande église. A Pest, Soliman promit aux grands de Ho grie de leur douner pour roi Jean Zapolya vayvode de Transit vanie. Depuis le massacre des prisonniers, à Mohacs, la marcel l'armée se reconnaissait de loin aux colonnes de fumée ct 4 flammes qui s’élevaient des villages et des villes incendiées, si aucun égard à la soumission volontaire ni à la sûreté promise, To jours après a reddition pacifique de Cinq-Églises, qui avait en ses clefs, les habitants furent convoqués sur la grande place et il
1 Hammer, p. 56 et seqq.
à 1545 de
mainem jusque Î couronn des moi dut le sit si cruell roth, ma du châte avoir, bie riots. L’e la masse autant de hommes.
deux cent meurtre € marches f coup de cl et Peterva par des fo avec leurs femmes. L man que t grie, et mé néraux res Tel fut le çois Jer : il Par suite ou Zapolye triche, bear reprit Bude L'an 1528, lui, le 29 fe chrétienté, puissances c et contre na sions de M.
Parti de 20 juillet, s protégé Zap:
le roi légitin
! Hammer, p
à 1545 de l’ère chr.]
7e LXXXIV, — De f5r
tait Ibrahim, Grec \ faire son beau.
ame Ibrahim aval rrection parmi ls ssions d’un autre, Non-seulement dans le même adin, après doux
mainement égorgés. Le Pays entre le Danube et le lac de Baiaton jusque Raab fut dévasté par le fer et le feu. Wissegrad, l'asile de Ja couronne royale de Hongrie, ne dut son salut qu’à des paysans et à des moines ; la forteresse de Gran, abandonnée de son gouverneur, dut le sien à un heiduque ou fantassin hongrois. Nulle part ne sévit si cruellement la soif des Turcs pour le sang et le pillage qu’à Moroth, maison de plaisance de l'évêque de Gran : confiants en la force du château, bien des milliers de Personnes y avaient transporté leur | avoir, bien des milliers étaient retranchés dans une enceinte de chariots. L'enceinte résista à l'assaut, mais non Pas au gros canon ; toute la masse des fugitifs fut égorgée. Le massacre lapporta aux Turcs autant de sang hongrois que la bataille de Mohacs, vingt-cinq mille hommes. D’après ces deux articles du budget de sang, la somme de deux cent mille âmes, dont cette guerre pressura la Hongrie par le | meurtre et le pillage, ne paraît Pas trop élevée. Soliman traversa à marches forcées des bruyères où, malgré des torrents de pluie, beaucoup de chevaux périrent manque d'eau et de fourrage. Entre Obecse et Petervaradin, se trouvait, au milieu des marais, un camp retranché par des fossés : plusieurs milliers de Hongrois s’y étaient réfugiés avec leurs biens et devoués à Ja mort avec leurs enfants et leurs femmes. L’assaut et la prise de cette place coûta plus de sang ottoman que toutes les forteresses emportées auparavant dans la Hongrie, et même plus de chefs que la bataille de Mohacs : plusieurs généraux restèrent sur le terrain, entre autres celui des janissaires 1, Tel fut le résultat de ja guerre de Hongrie, demandée par François Ier : il en doit Compte à Dieu et aux hommes.
Par suite de cette guerre, la Hongrie se divisa entre Jean Zapolski où Zapolya, créature de Soliman, et l’archiduc Ferdinand d’Autriche, beau-frère du dernier roi Louis par sa femme. Ferdinand reprit Bude, fut élu roi à Presbourg, et couronné à Albe-Royale.
L'an 1528, Zapolski implore le secours de Soliman, et conclut avec
lui, le 29 février 1528, une alliance offensive et défensive contre la
chrétienté, avec promesse de l’informer de tous les desseins des puissances chrétiennes : traité fatal de la première alliance traîtresse
et contre nature entre la Turquie et la Hongrie, ce sont les expres-
sions de M. de Hammer, historien de l'empire ottoman 2.
Parti de Constantinople le 10 de mai 1629, Soliman reçut le #20 juillet, sur le champ de bataille de Mohacs, l'hommage de son protégé Zapolya, roi illégitime de Hongrie, dans l'endroit même où le roi légitime avait péri trois ans auparavant. C’était faire à la
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! Hammer, D. 62-64, —32 T, 3, p. 71.
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216 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 1$l}
Hongrie un double affront. Le 3 septembre, il reprend Bude par} lâcheté de la garnison allemande, qui ne demanda que de se retiw avec armes et bagages. Les janissaires, frustrés du pillage, s’en dé. dommagèrent en vendant les habitants comme esclaves et en égor. geant la garnison au moment où elle sortait. Sept jours apr Soliman installa Zapol sur le trône de Hongrie, non par lui-même non par un de ses visirs, non par un de ses premiers généraux, ma par un général de second ordre. Le 27 de septembre, il campa de. vant les murs de Vienne avec deux cent cinquante mille hommes y compris sa flotte sur le Danube. La ville, dont les murs n'avaient pas six pieds d'épaisseur, sans aucun boulevard extérieur, ne Comp. tait que seize mille hommes de garnison ; mais, commandés par le comte palatin Philippe, duc de Bavière, le comte Nicolas de Salm et le baron de Roggendorf, ils étaient animés, comme leur chefs, d’un courage invincible, et avaient en horreur le joug des Turcs. Tout le temps du siége, les horloges furent arrêtées, là cloches restèrent muettes. On n’entendait que les trompettes et k canon, quelquefois une musique guerrière du haut des tours du principales églises. Les Turcs livrèrent vingt assauts dans Vingt jours : toujours ils furent repoussés avec une indomptable valeur. Le 14 octobre fut le dernier jour du siége : les Turcs, animés px les récompenses et la présence du sultan, montèrent une derni fois à l'assaut, avec un redoublement de feu et de courage, par ur brèche de quarante-trois toises de largeur : repoussés d’abord, ilsre. vinrent à la charge à trois heures après midi; ils échouèrent enco une fois contre la valeur héroïque des Chrétiens. Alors Soliman fl sonner la retraite. Le 14 octobre 1529 fut le point d’arrêt de sa puis sance. Sans lhéroïque résistance de Vienne, l’Allemagne était un province turque, comme la Barbarie.
Pendant les trois semaines que dura le siége, les coureurs et là incendiaires de l'armée infidèle mirent à feu et à sang non-seukment les alentours de Vienne, mais la haute et basse Autriche, k haute et basse Styrie; dix mille habitants furent les uns tués, le autres emmenés en esclavage. Soliman, contraint de lever le siéce de Vienne par les murmures des janissaires, qu’il eut déjà de Ja peine à contenir à Bude, par les plaintes des troupes asiatiques sur le froi et de toute l’armée sur le manque de vivres, Soliman dissimulaw échec par de grandes libéralités à tout le monde, même au simpk soldat, par des fêtes magnifiques sur la route, mais principalemeit à Constantinople. Dans ses lettres et ses audiences, il disait et faisait dire qu’il avait voulu simplement rendre visite à Ferdinand ; que, rt l'ayant pas trouvé à Bude, il avait été le chercher à Vienne: que,
31515 de
comme E les murs que le vé conquête revenu pe dit en pa Ferdinanc L'an 1!
Mais elle | brûler que de ses cor les lettres glorieuse | vainement de l’année triche et Sc et le grand miers, que de sacrifice triche achet Les deux dition en P« de sa puisse bassadeurs comme de c frère, et dont dans son lit, après. Telle Quant’aux
Français à c naître, Aprè après avoir « coup et licen l'argent qui | qu'il serait a]
! Hammer, p.
HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV,
berousse devait prendre en Épire, puissante armée de Musulmans Rome, tandis que François Ler, à la tête de cinquante mille Français entrerait en Lombardie. Déjà, l’année précédente, le baron 4 Saint-Blancard avait joint la flotte turque avec douze galères fr. çaises, et l'avait secondée dans ses ravages sur les côtes de la Ponile et de la Sicile 1. Les places propres à un débarquement avaient 4; reconnues par lui. Un grand seigneur napolitain, offensé par k vice-roi de Naples, Troïlo Caraccioli, avait passé à Constantinopk. quatre-vingts galères avaient été mises en construction dans cell ville, pour transporter l’armée qui devait faire disparaître la re. gion, la civilisation et la liberté de la contrée qui les avait donnée; l’Europe. Pour exécuter cet odieux traité, François Ier avait pronis de marcher immédiatement vers le Midi avec son armée. IL attendi cependant l'automne, dans la mollesse oisive de sa cour, avant deg remettre en mouvement ?,
Le même historien dit du même roi un peu plus léin: «Il avi fait échouer par sa négligence la campagne .de Picardie, puis cd du Piémont ; dans ce moment même, il manquait aux engageme qu'il avait pris avec Soliman IT, engagements qu’il devait tenir, ma qu'il n'aurait jamais dû prendre. Cet empereur, traversant ar rapidité la Péninsule illyrienne, avec une armée qu'on Sup pos destinée contre la Hongrie, et que la terreur des Chrétiens portai deux cent mille combattants, était arrivé à la Valona, au pied 4 monts de la Chimère ; c’est la pointe de l'Illyrie la plus rapproché de l'Italie, et de là il voyait la terre d’Otrante s'étendre sous ses yeu à l’horizon. Il y avait donné rendez-vous à Barberousse et à toutes flotte. L’émigré Troïlo Caraccioli l’assurait que la Pouille et la Ca bre, accablées sous le joug du vice-roi don Pedro de Toledo, er pouvant plus souffrir l’avarice et la cruauté espagnoles, étaient pré à se soulever, pourvu que des Français parussent sur les vaissea turcs, et garantissent aux habitants que leur religion et leurs pr priétés seraient respectées. En effet, Barberousse, avec soixanteAi galères, parut au mois de juillet devant Castro, petit port de mer huit milles d'Otrante. Les portes lui furent aussitôt ouvertes par cod fiance pour M. de La Forêt, ambassadeur de France, qu'on di être sur la flotte ; mais La Forêt était demeuré malade à la Valon et mourut peu de jours après. Troïlo Caraccioli s’assura que ler de France n’était point descendu en Italie à l'époque où il avait pr