‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 64 sur 122 · LXXXIV. — De · texte numérisé non relu

LXXXIV. — De

1évitable, il n'ya le mal comme je nous n’aurons pu de notre mieux, sur Mahomet, qui \ême, et que les

st le prophète de sus-Christ : nous Le luthéranisne pour réformer là , Nous verrons de . Toutes les théo. s, Si vous les ri.

imais que ceci:

se; cependant, } par la révolte de i réparera tout :

tre mille ans: i ivine. IL bâtit son révaudront point Jus les jours juss, l'Esprit-Saint, ais. Cependant que sa religion v svaut contre son Juit le dogme du ivres ; jusqu'à te qui raccommoie ils, en apprenait -même. » Voil, ce qu’il en est de :demption. Rest Dieu, et que Din

irréconciliable à ivaille sans cest sainte hiérarchie, le mahomét

de l'Église, ca its : le mahoni ix pieds. La or!

tommun que parmi les Juifs et les Mahom

Mahomet. Celui-ci a Pour maxime que 1

Ale 10,

41515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

L de l'Église, c’est la chasteté de £es prêtres, | religieux et de ses vierges au service de Dieu et du prochain par les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance : le mahométisme enlève les vierges chrétiennes, pour les prostituer à la luxure de ses chefs,

} Or, ce que le mahométisme fait le premier, le luthéranisme le répète. Ilest de sa nature une guerre irréconciliable à l'Eglise Catholique et

| à son chef; tout ce qui fait la force de cette Église, il l'attaque, le nie, le foule aux pieds : la hiérarchie, le sacrifice, les sacrements, la chasteté sacerdotale, les vœux religieux :

; il détruit ies monastères et multiplie les lieux de prostitution. Comme le Mahométan et sur ses pas, le Luthérien brise les im

ages des saints, les images de Jésus- L Christ et de sa sainte Mère ; Comme le Mahométan et sur ses pas, Île } Luthérien crache sur la croix du Sauveur, la foule aux pieds, la | traine dans la boue. Un frère ne ressemble pas plus à son frère que le luthéranisme au mahométisme.

Mahomet a ramené parmi les Arabes la polyg Luther a fait la même chose parmi les siens, autant du moins qu’il La ou. D'abord, dans son commentaire sur le seizième Chapitre de k Genèse, il enseigne qu'il n’est pas défendu d’avoir plus d’une lemme. Voilà ce qu'il enseigne dans ses œuvre imprimées à Téna, Nuremberg et Altenbourg, mais non dans l’édition de Wittemberg 1 ; ar il changeait d’un jour à l’autre, suivant qu’il était plus ou moins hardi. Quelquefois aussi certains éditeurs, pour ne Pas trop effaroucher la pudeur publique, ont Supprimé ce qui leur paraissait trop au. Luther en usait de même quand il fallait en venir à Ja pratique. Ainsi, lorsque nous le verrons, avec les principaux chefs de la prétendue réforme, permettre au landgrave de Hesse d'avoir à la fois deux femmes, il lui recommandera de tenir la chose secrète. Quant a divorce, il ne se gêne pas tant, et le permet en plus d’un endroit ; etdans les pays où la prétendue réforme domine, le divorce est aussi étans.

, Luther ne le cède guère a femme est aussi néces- Luther enseigne qu'elle lui est e manger ? ; il] compte même les

c'est le dévouement de ses

amie et le divorce :

Quant à l'esprit même sur cette matière

ire à l’homme que le vêtement ; aussi indispensable que le boire et 1

fmmes dans le pain quotidien qui se demande dans l’oraison dominicale #, Enfin on a, écrite de la propre main de Luther sur une Bible, la prière suivante : O Dieu, par votre bonté, accordez-nous

IT, 4, Téna, germ., fol. 103. A. — Nuremb., foi,

Jo. À. —T, 4, Altenb., fol.

(0, À, B, .…— Weislinger, P. 350, — 2 Ibid.

» Dréf,, 449, — 58 Ibid., préf., 286

a ms nn eme ace mm san

raie

230 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 13

des habits et des chapeaux, des manteaux et des robes, des Veaux gras et des boucs, des bœufs, des brebis, des vaches, beaucoup 4, femmes, peu d'enfants. Amen !. — Certes. voilà bien la Morale d’Épicure et de Mahomet.

Sous le rapport du maître dont ils reçurent leur doctrine, Luthy et Mahomet paraissent condisciples. Celui de Mahomet se disai l’ange Gabriel, ce qui n’a rien d'improbable ; car les anges de téni. bres aiment à se transformer en anges de lumière, Celui de Luther se donnait simplement pour ce qu’il était. Luther avoue donc publi. quement, dans le sermon du dimanche Reminiscere 4593, qu'il à mangé plus d’un disque de sel avec le diable ; ailleurs, que le diable couchait plus souvent avec lui que sa femme ; qu’ils avaient souvent des discussions théologiques ensemble 2, Au reste, nous l'avons dé entendu lui-même nous raconter comment il apprit du diable à re. jeter le saint sacrifice de la messe et le sacrement de l’ordre. Enfin nous verrons les Luthériens et les Calvinistes se reprocher les uns a autres de n'avoir d'autre dieu que le diable 3.

Nous avons vu chez Mahomet des idées ignobles, des images ri. dicules sur Dieu : Luther l'emporte sans comparaison à cet égard, Dans tel endroit, il compare les trois personnes divines à trois la. rons pendus à un même gibet #. Ailleurs, il dit : Penses-tu qu'un Juif soit si peu de chose? Dieu dans le ciel et tous les anges son obligés de rire et de danser quand ils entendent péter un Juif, Qui un Juif est un bijou si précieux, que, lorsqu'il lâche un vent, Din danse et tous les anges 5. S'adressant aux Juifs eux-mêmes, il lew adresse ces paroles : Fi de vous ici ! fi de vous là, et partout où vo êtes, maudits Juifs 1. Vous n'êtes pas dignes de regarder la Bible pat dehors, combien moins de lire dedans ! La seule bible que vous dew lire est celle qui se trouve sous la queue de la truie, et les lettres qu tombent de là, voilà ce que vous devez manger et boire : telle esth bible qu’il faut à de tels prophètes $. Ce que nous citons des saletà impies de Luther n’est rien en comparaison du reste, qu'aucunelw gue d'honnêtes gens ne saurait traduire.

Il en était si plein, que, dans sa Bible traduite et apostillée, il ni

1 Weislinger, préf. p. 455 et 456. — ? Ibid., texte, q. 36. — 3 Ibid, préf., {4,Hh 21, etc. — # T. 7, léna, fol. 364. B. — T. 12, Wittemb. germ., fol. 301, B.- T.7, Altenb., fol, 395. A. — Weislinger, préf., p. 306. — 5 T. 8, léna, fol, 9.) Fol. 100. B. — Nur., fol. 89. B. Fol, 90, B., — T. 5, Witt. germ., fol. 493, B Fi 494. À.— T. 8, Alt., fol. 255, B. Fol. 256. A. Des Juifs et de leurs mensonges, Weisl., préf., p. 311. — 6 T. 8, léna, fol. 83. A. — Nur., fol. 74. B. Fol. 75.4.-

T. 5, Witt. germ., fol. 479. A. —T.8 Alt., fol. 238. A. Des Juifs et de lurhe

Mensonges = Weïisi., préf., p. 194.

41515 de |

pu s'emp celui-ci, € la terre qi pas rougi

L verset 10, Non co mentaires gré, Saint rendent té et ces trois le retranct premières thériens or sa premièr | saint Jacqt

D apocryphe:

saint Jacqu

| mait la né

Luther. Au Luthériens

des saintes

Pour ce

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à œuvres de li

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D texte le mo

Comme ses

« Vous para par la foi set texte de l’AF lui, à l’instai l raison que mot de seule

E son. [l y a

ne se trouve

repens que d sage deux au les lois, afin

!Weislinger, P. 516,

LXXXIV, — De j5yr

obes, des ver es, beaucoup 4 bien la Morale

doctrine, Luthw homet se diss s anges de téni.

Celui de Lathy voue donc publ.

re 1523, qu'il à rs, que le diable s avaient souvent nous l'avons déj} t du diable à re.

de l’ordre, Enfin cher les uns aux

, des images ri.

son à cet égard, vines à trois lar.

>enses-tu qu'in s les anges sort ter un Juif, Oui e un vent, Die -mêmes, il ler partout où von rder la Biblepa e que vous dere et les lettres qu Joire : telle esth itons des saleté , Qu'aucunel-

apostillée, il ni

Ibid, préf., {4,18 rm., fol, 301,B.- , 8, léna, fol, 99.2 m., fol. 493, B Fil leurs mensonges, 14. B. Fol. 75.1.-

es Juifs et de lun 4

des saintes Écritures 4.

un exemple fameux. Saint Paul dit dans son épitre aux R

à œuvres de la loi. Luther lui fait dire :

à 1516 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 231

pu s'empêcher d'insérer des propos de mauvais lieux, entre autres œlui-ci, qu’il avait souvent à la bouche : Rien n'est plus aimable sur la terre que l’amour des femmes, à qui cela peut advenir ; et il n’a pas rougi de joindre ce }; topos comme une glose au chapitre 31, | verset 10, des Proverbes 1.

Non contient de profaner l’Écriture sainte par d’indécents commentaires, Luther se permet d’en retrancher ou d'y ajouter à son gré, Saint Jean nous dit dans sa première épître : Il y en a trois qui rendent témoignage au ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit, et ces trois sont une même chose ?. Ce Passage si important, Luther le retranche en faveur des Ariens : on le cherche vainement dans les premières éditions de sa Bible jusqu’en 1600, où les prédicants luthériens ont commencé à l'y remettre 3. II retrancha également dans sa première édition l’épître de saint Paul aux Hébreux, l’épître de

| saint Jacques, l’Apocalypse de saint Jean, et les rejeta parmi les

D apocryphes ; il poussa même l'impiété jusqu’à dire que l’épiître de

| saint Jacques était une épitre de paille, et cela parce qu’elle procla- | mait la nécessité des bonnes œuvres, contrairement à l'hérésie de Luther. Aujourd’hui et depuis longtemps, honteux de ces excès, les Luthériens ont remis les deux épitres et l'Apocalypse daus le canon

Pour ce qui est d'ajouter à la Bible dans sa traduction, en voici

omains, J'ustifié par la foi sans les Nous estimons que l'homme est justiMpar la foi seule sans les œuvres de la loi, ajoutant au texte le mot seu/e, qui ne se trouve ni dans le grec ni dans le latin. Comme ses amis mêmes s’en étonnaient, il écrivit à l’un d'eux : «Vous paraissez surpris de ce que j'ai dit que nous sommes justifiés par la foi seule, bien que ce mot seule ne se trouve point dans le texte de l’Apôtre. Si votre papiste vous chicane pour ce mot, diteslui, à l'instant, qu’un papiste etun âne sont une même chose. Toute là raison que j'ai à rendre de cette addition, c’est que je veux que le mot de seule y soit, je le commande, ma volonté doit servir de rai-

c. 3, v. 28 : Nous estimons que l'homme est

son. Il y a longtemps, poursuit-il, que je sais que le mot de seule

ne se trouve ni dans le texte latin ni dans le texte grec. Mais je ne me lepens que d’une chose, c’est de n'avoir pas encore ajouté à ce passage deux autres mots, en traduisant sans toutes les œuvres de toutes les lois, afin que l'on vit que l’homme est justifié sans aucunes

!Weislinger, préf., p. 809. —32 1 Johan., 5,7, — 3 Weisi., p. 346. — * Ibjd.,

mot de mon testament !, »

Quant à la loi de Moïse et à Moïse lui-même, voici à quel excès incroyable Luther s’est emporté : « Pour ce qui est de Moïse, dit. tenez-le pour suspect, comme le pire des hérétiques, un hoinme excommunié et damné, qui est encore pire que le Pape et que k diable même ; c'es, ennemi du Seigneur Christ, » Voilà ce que di Luther, non-seulement dans ses propos de table sur la loi et l'Évane gile, mais encore dans son explication de l'épitre aux Galates, chap. 41 Dans une explication du chapitre suivant, il profère une impiété plys horrible encore : «S'il te vient en pensée, dit-il, que le Christ est j juge qui te demandera compte comment tu auras passé ta vie, tien pour certain et vrai que ce n’est pas le Christ, mais l’enragé du diable en personne ÿ. »

Voilà comme l’hérésiarque de Wittemberg respecte le Christ 4 son Évangile, et Moïse et sa loi ! Et avec cela il ose dire dans uw exhortation aux siens : Ma parole est la parole du Christ ; ma bouche, la bouche du Christ ! Et pour leur en donner une preuve, il fait le prophète et ajoute cette prédiction : « Propageons notre évangile encore deux ans, et vous verrez où en seront Pape, évêques, cardi naux, prêtres, moines, nonnes, cloches, clochers, messes, vigiles, frocs, capuchons, tonsure, règles, statuts, et toute cette vermineet canaille du gouvernement papal ; ça se dissipera comme la fumée! Ainsi parlait le prophète de Wittemberg. Si l'événement n’a pas ju tifié la prédiction, on voit combien il a eu raison de dire que st parole était la parole du Christ.

Cependant il priait assidûment pour l’accomplissement de cette prophétie; c’est lui-même qui nous l'apprend en ces termes : «Mo Luther, je ne puis prier que je ne maudisse. Si je dis : Que vor nom soit sanctifié, il faut que j'ajoute : Maudit, damné, honni soit nom des papistes et de tous ceux qui blasphèment votre nom! & j dis : Que votre règne arrive, il faut que j'ajoute : Maudit, damné ruiné soit le papisme, avec tous les empires de la terre qui s'oppo

!T. 5, léna, fol. 162. B. Fol. 163. A. Fol. 166. À et B. — T. 4, Witt, germ, 101. 475. B. Fol. 476. A. Fol. 478. B. — T.5, Alt., fol. 269. B. Fol. 270. B. 213. B. — Weisl., p. 520. — ? Tischreden. Isleb., fol. 168. À et B. — Francf. fil 119. À et B. — Dresde, fol. 230. A et B. Fol. 231. A. — Opera Luth., t. 4, léna,fil 98. — T. 1, Witt. germ., fol. 215. A. — T. 6, AL, fol. 155. B. — Weisl. pré, p. 206, et texte, p. 333. — 3 T, 1, Witt. germ., fol. 273. A. — T, 6, Altenb, - Weisl., p. 342. — # T, 2, Jéna germ., fol. 50. A. —T. 2, Witt, germ , fol. 10.44 — T. 2, Alt, fol. 83, À, — \Veisi., préf., p. 439.

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 151:

œuvres, de quelque loi que ce puisselêtre.., Que ces ânes de Papistes enragent, jusqu'à en perdre la tête de dépit, ils ne m'ôteront pas ce

41545 de l'ère

sent à votre je dise en n toutes les p qui agissen comme je } tion, et ave Bnous somm

On s'éton fait accompl disait à ses ; chien de Pie que la fin d que l'empere ÎLe monde n chiel et Dani même jusqu

Comme se n'a été exau dévot à prie laisse pas qu et restauratet

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De penser ( en allemand,

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dialectes de |’ héologien de produisit parn a Bible, dit-il.

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LT. 5, léna, fol

Weis!., préf.,

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