‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 68 sur 122 · LXXXIV. — De (gg · texte numérisé non relu

LXXXIV. — De (gg

à 1546 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 241

hiptème et de la cène. Luther répondit : Lisez mes livres, j’ai assez écrit là-dessus. — Je les ai lus, répliqua un municipal, mais, en conscience, ils ne me satisfont pas, — Si quelque chose vous y déplait, conclut Luther, écrivez contre moi; et ii s’élança dans la voiture. Peu se. fallut qu'ils ne le tuassent à Coups de pierres et de boue, — Au diable! à tous les diables ! criaient tous les assistants à la fois ; puisse D Dieu te casser le cou et les jambes avant que tu sortes d'ici! — Voilà par quelles pieuses acclamations se termina le concile né lique d'Orlemonde.

Les femmes, de leur côlé, montaient enichaire, et se mirent à prêcher le nouvel évangile, Saint Paul avait bien dit que les femmes devaient se taire dans l'Église. Mais Luther venait de biffer cette ordonnance de saint Paul, en déclarant que tous ceux qui, suivant a noble comparaison, sortaient, comme des reptiles, des eaux du baptême, hommes, femmes, enfants, étaient tout ensemble prêtres et rois.

L'Esprit-Saint avait encore dit dans les Écritures qu'il fallait garder ls vœux qu’on avait faits au Seigneur, et saint Paul, que la veuve

Bconsacrée à Dieu qui Manquait à cette fidélité, retournait à Satan. Luther avait encore décidé le contraire, en déclarant que les vœux n'étaient pas obligatoires et ne pouvaient pas l'être. En conséquence, Je Vendredi-Saint, 7 avril 1523, une religieuse bernardine, Cathehine de Bore, s’échappa de son couvent avec huit autres nonnes apostates, et vint à Wittemberg, où elle vécut deux ans, en pleine liberté, au milieu des étudiants de l'académie. Comme, suivant Lu-

guer, les bonnes œuvres n'étaient pas nécessaires au salut, ni les péhés un obstacle, la nonne fugitive, à qui pesait le vœu de contirence, aurait eu tort de se gêner beaucoup au milieu d’une jeunesse iadémique dont un témoin oculaire, le Luthérien Illyricus, nous signale ainsi les mœurs : Les parents feraient mieux d'envoyer leurs is dans des maisons de prostitution qu’à l’université de Wittemberg !, Luther offrit la fugitive pour épouse tantôt à l'un, tantôt à autre de ses disciples ; finalement, le 44'juin 1595, peadant que Allemagne était déchirée par la guerre civile, Luther la prit luiême pour sa femme, et cela malgré tous ses amis, qui lui disaient : on pas celle-ci, mais une autre. Aussi, pour éviter leurs Opposiions, se fit-il copuler en cachette, lui moine et prêtre apostat de larante-cinq ans, elle religieuse apostate de vingt-six. Ce fut un orme {scandale non-seulement parmi les catholiques, mais parmi és Luthériens même : les premiers en firent des chansons et des

i Carlostadt Pour ation. Luther les ux d'Orlemonde onférer avec eux.

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