‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 70 sur 122 · LXXXIV. — De · texte numérisé non relu

LXXXIV. — De

à 1545 de l’ère chr.]

BE L'hGLISE CATHOLIQUE.

Mélanchton, a. Albert de Brandebourg ; il avait

atherine de Bore, iche, six enfants, 1beth, Madeleine, e que sa Catiche ppe de dire qu e septième, mais

e de la foi catholique. Son ordre possédait la Prusse, ai

» Aliisi que nous l'avons vu, comme fief de l'Église romaine, En sa qualité de s ou grand maître, frère Albert de Brandebourg ava

conserver ce fief à son ordre et à l'Église. En 1525, frère Albert de Brandebourg trahit à la fois son vœux de moine ; il jeta le froc, pri > t vola à son ordre et à l'Église romaine le Pays de Prusse, qui entra ainsi dans la Snaison de Brandebourg comme e urel d’un moine apostat, parjure et marié 1,

ait-il que, quand et de foi, et que On ne sait pas] le ils étaient tous

au Entre les disciples de Luther étaient Thomas Muncer et Nicolas xtraordinaire, le Stork; ils abandonnèrent leur maître et entreprirent de former une ts lumineux jet. nouvelle secte. Ils enseignaient que l'on ne devait s

Luther leva le

e conduire que par les révélations qu'on rece ils méprisaient les vis ecclésiastiques et politiques, et ne faisaient aucun cas des sarements ni du culte extérieur de igi

1S pOur nous, — s dépossédés du it-il, en punition drait donc yre.

ar est trop emtien ?.

ne furent pas le parjure le scanl'empire puni res les suivirent, nhardir tous les oment, la digue t à Wittember ither lui-même, pain. On vit des à l'autre, ou en gondage pareil res, que ne de.

docteur, ni le fi Écritures PE fil

1 veut changer » Ainsi raison-

ait Luther, sans voir q Stork et Muncer fure

‘ce que devint le premier, Quant à Mun

fiérentes Provinces, il vint à Mulhausen en Thuringe, où il avait à quelques disciples, qui lui

ler. Les magistrats de

il y eneutum ans la perdition rilége du supéilitaires connus ce moine était

par le peuple, du nsuite chasser les moines,

et se rendit Presque seul

ui-même. Il fit e para des monastères et des abbayes,

orma vitæ. Kraus, 8

Menzel, Hist, de l'Allemagne depuis la réformation, etc., t, 1, c. 6.

ai RIRE Li AL 5 RE

241 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De {51 maître du gouvernement. Le peuple l’écoutait comme un oracle, «|

pratiquait tout ce qu’il disait. il l’entretenait dans cet esprit, en lu enseignant que les biens devaient être communs et tous les homme libres et indépendants; que Dieu ne voulait plus souffrir les Oppres. sions des souverains et les injustices des magistrats, et que le temp était veñu où il lui avait ordonné de les exterminer pour mettre leur place des gens de probité.

Mais Luther lui-même avait allumé un incendie bien autremer formidable. Par son faux principe, que tous les Chrétiens sont pré. tres et rois, il avait renversé toute subordination religieuse et poli. tique. Dans son manifeste au peuple, après les États de Nurembers il traitait de tyrans l'empereur et les princes qui s'opposaient luthéranisme, et leur annonçait une chute prochaine. Les paysan entendirent cette trompette de la révolte. A la même heure, on voi s'agiter une partie des États de l'Allemagne; partout ce sont dx paysans qui portent la bannière. A Reichenau, près de. Constanc, ils s'insurgent contre leur abbé, qui voulait repousser un prédicaten luthérien ; à Tengen, ils se réunissent par milliers pour délivrer m prêtre novateur qu’on tenait enfermé. L'abbé de Kempten es

inutilement de s'opposer au rassemblement séditieux de ses sert. BR

son château est assiégé et réduit en cendres, et sur ses ruines ls vainqueurs plantent un drapeau où est écrit : Liberté. Quelques che valiers vinrent s'associer, pour les diriger, à ces mouvements popue laires : c'étaient Franz de Sickingen, qui se déclara chef de la lip de Franconie, et Goetz de Berlichingen, dont la main de fer écrasii tout ce qui s'élevait trop haut dans le champ clérical, et, qui finit pu mourir dans une prison, où il eût voulu étouffer le dernier des pr tres. C'était encore Hutten qui se servait de son épée et de sa plume pour encourager les révoltés. Les paysans n'étaient que de grossies instruments dont les nobles s’aidaient pour voler les richesses à clergé, au nom du ciel et de la liberté. Ils lisaient à leurs vas les manifestes de Luther, et les traduisaient au besoin en style p pulaire 1,

Les paysans publièrent un manifeste où ils exposaient leurs d mandes en dix ou douze articles : 4° qu'on leur permit de cho leurs pasteurs parmi ceux qui précheraient l'Évangile dans toute pureté; 2° qu’on ne leur fit payer les dîmes qu’en froment ; 3 qu ne les traitât plus en esclaves, car le sang de Jésus les avait rachetà 49 qu’on leur permît de chasser et de pêcher, puisque Dieu leur ar donné, dans la personne d'Adam, l'empire sur les poissons de lané

1 Audin, t. 2, p. 156.

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