‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 73 sur 122 · LXXXIV. — De · texte numérisé non relu

LXXXIV. — De

et la terre? com.

comment il l'avait la mort? et com.

r ? Que prétendait vaines difficultés, us les miracles de

41545 de l'ère chr.]

DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, C'est ce que Zwingle et en figuré démontraient très-clairement n'a pas dit : Mon Corps est ici, wi, où : Ceci contient mon corps, mais si «ps, Ainsi ce qu’il veut donner à

e n'en point faire ans le sein d'une

t-il été sensible À

ses entrailles sj uand la divinité a ou qui l'a com.

d’où il exerce 4 i les oblige à tor.

ur maître? Je ne cuter à la lettre humain ne s'ac.

je suis d'accord:

ue ce qu’on dé.

maine peut com-

s de conséquence i obligeait done gnait Zwingle et ix qui se fait an fermait souvent

int de force pour eur, qu'il ne put mes, dit-il, sont

mieux défendu suré que, quand ient jamais sou-

bien qu’il fallait re dans toute « nt voir que, sil agnait le dessus,

bèrent aussi que

qui contient son corps ou qui l’accom

mon corps, par un terme indéfini, P Wildonne n’est pas du pain, mais 50 Et quand Luther expliquait :

pain es£ mOn corps réellement et sans figure, il détruisait sans

; Car On peut bien dire avec l’Éoli

ju vrai pain, en demeurant tel, fût otre-Seigneur, comme Luther le pré guré lui soutenaient, aussi bien que les catholiqu iscours qui n’a point de sens, avec eux un simple changem lance avec les papistes.

Eefet, le pain, en demeura i e Notre-Seigneur que la bag ulétre un serpent, ou que l'eau, demeurant eau, à Égypte et du vin aux noces de Cana, Si donc krient le corps de Notre-Seigneur, où il le devient en figure par un kngement mystique, suivant la doctrine de Zwi

ngle, ou il le deent en effet par un changement réel, comme le disent les cathoques,

Put être du sang ce qui était pain

Ainsi Luther, qui se glorifiait d’avoir lui is littéral que tous les théologiens catholi n compte, puisqu'il n’av linous attache à ce se

seul mieux défendu le

ques, était bien loin de ait pas même Compris le vrai fondement

ns, ni entendu la nature des Propositions lopèrent ce qu’elles énoncent. Jésus-Christ dit à cet homme :

M fils est vivant ; Jésus-Christ dit à cette femme : 7y es Quérie de maladie: en parlant il fait ce qu'il dit; la nature obéit, les choses msent, et le malade devient sain, Mais les Paroles où il ne s'agit e de choses accidentelles, comme sont la santé et la maladie, des changements accidentels, Ici,

Où il s'agit Substance, Puisque Jésus-Christ à dit

: Ceci est mon Corps, ceci

c’est-à-dire : Ce

mn EE NP

REMONTER St

260 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — pe tr:

est mon sang, le changement est substantiel ; et par un effet aussi réel qu'il est surprenant, la substance du pain et du vin est Changéeenk, substance du corps et du sang. Par conséquent, lorsqu'on suit le sens littéral, il ne faut pas croire seulement que le corps de Jésw. Christ est dans le mystère, mais encore qu'il en fait toute la sup. stance ; et c'est à quoi nous conduisent ces paroles mêmes, Puisque Jésus-Christ n'a 2° cit: Mon corps est ici, ou : Ceci contient my corps, mais : Ceci on corps ; et il n’a pas voulu dire : Ce Pain est mon corps, mais : Ceci indéfiniment; et de même que s’il aval dit, lorsqu'il a changé l'eau en vin : Ce qu'on va vous donner à bois c'est du vin, il ne faudrait pas entendre qu'il aurait conservé en. semble et l'eau et le vin, mais qu'il aurait changé l’eau en vin : ins: quand il prononce que ce qu'il présente est son corps, il ne fu nullement entendre qu'il mêle son corps avec le pain, mais qu'i change effectivement le pain en son corps. Voilà où nous menait l sens littéral, de l’aveu même des zwingliens, et ce que jamais Lu. ther n’a pu entendre.

De là il suit clairement que l'interprétation des catholiques, qu admettent le changement de substance, est la plus naturelle eh plus simple, et parce qu’elle est suivie par le grand nombre da Chrétiens, et parce que, des deux qui la combattent de différents manières, l’un, qui est Luther, ne s’y est opposé que par esprit à contradiction et en dépit de l'Église, et l'autre, qui est Zwingle, de meure d'accord que, s’il ‘ut recevoir avec Luther le sens littéral faut aussi recevoir avec les catholiques le changement de substanr

Durant ces disputes sacramentaires, ceux qui se disaient réformé malgré l'intérêt commun qui les réunissait quelquefois en apparent se faisaient entre eux une guerre plus cruelle qu’à l'Église même s’appelant mutuellement des furieux, des enragés, des esclaves di Satan, plus ennemis de la vérité et des membres de Jésus-Christ qu le Pape même ; ce qui était tout dire pour eux 1.

Cependant l'autorité que Luther voulait conserver dans la nouvelk réforme, qui s'était soulevée sous ses étendards, s’avilissait. Il éti pénétré de douleur, et la fierté qu’il témoignait au dehors n'emyl chait pas l’accablement où il était dans le cœur : au contraire, ph il était fier, plus il trouvait insupportable d’être méprisé dans u parti dont il voulait être le seul chef. Le trouble qu'il ressentait pax

jusqu’à Mélanchton, son disciple intime. « Luther me cause, di-if

d'étranges troubles par les longues plaintes qu'il me fait de ses alle tions. Îl est abattu et défiguré par des écrits qu’on ne trouven

à 1545 de l'è méprisable nier point « partage en d'être avec que la relig n'y a rien échappe pa Étrange { parée, et qu pour la réta messes que Cest aux cé jamais l'Égl soit l'attaque comment pe forme, dont était que Jés:

lidolâtrie ? Z jours dans l'] ment attaqué puter elle écl prodigieuse o Luther. Elle Huité. Voici k ‘humanité d ki partout au à a droite de omme homn hvant que d'y lirent qu'il n° heu même n« eux. Luther :

lait nécessair Qu'il fit en 159

de fi Cependant le bouvelle réforr lispute renvers Jouvoir finir to

3 Dossuet, Hist. des Variations, 1. ?, n. 10

DL. 4, epist, 7

LXXXIV, — pe 5:

un effet aussi ré est changéeen} lorsqu'on suit Je > Corps de Jésus.

ait toute la sup.

mêmes, puisque Ceci contient my ilu dire : Ce Pain me que s’il avai 18 donner à boir ait conservé w.

eau en vie ; ains!

1 COrPS, il ne faut

pain, mais qui ù nous menait le > que jamais [u.

Catholiques, qu us naturelle et}; rand nombre dx ent de différents que par esprit de est Zwingle, de le sens littéral ent de substance,

> Jésus-Christ qué

r dans la nouvel ’avilissait, Il éti u dehors n'empi au contraire, plu méprisé dans u il ressentait pas

me cause, dit-ià

» fait de ses allle on ne trouve hi

D la droite de Dieu : la droite de Die

à1546 de l'ère chr.} DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 261

méprisables. Dans la pitié que j'ai de lui, je me sens aflligé au dernier point du trouble universel de l'Église. Le vulgaire, incertain, se partage en des sentiments contraires ; et si Jésus-Christ n'avait promis d'être avec nous jusqu’à la consommation des siècles, je craindrais que la religion ne fût tout à fait détruite par ces dissensions ; car il nya rien de plus vrai que la sentence qui dit que la vérité nous échappe par trop de disputes 1, »

Étrange agitation d'un homme qui s'attendait à voir l'Eglise réparée, et qui la voit prête à tomber par les moyens qu'on avait pris pour la rétablir ! Quelle consolation pouvait-il trouver dans les promesses que Jésus-Christ nous a faites d’être toujours avec nous? Cest aux catholiques à se nourrir de celle foi, eux qui croient que

jamais l'Église ne peut être vaincue par l'erreur, quelque violente que Bit l'attaque, et qui en effet l'ont lrouvée toujours invincible, Mais

wmment peut-on s'attacher à cette promesse dans la nouvelle rémme, dont le premier fondement. quand elle rompait avec l'Église, était que Jésus-Christ l'avait délaissée jusqu’à la laisser tomber dans lidolâtrie ? Au reste, quoiqu'il soit vrai que la vérité demeure toujours dans l'Église, et s’y épure d'autant plus qu'elle est plus violemment attaquée, Mélanchton avait raison de penser qu'à force de disputer elle échappait aux particuliers. Il n'y avait point d'erreur si prodivieuse où l'ardeur de la dispute n’entrainât l'esprit emporté de Luther. Elle lui fit embrasser cette monstrueuse opinion de l’ubi- Huité. Voici les raisonnements dont il appuyait cette étrange erreur.

‘humanité de Notre-Seigneur est unie à la divinité; donc l'humanité Ki parlout aussi bien qu’elle, Jésus-Christ comme homme est assis est partout ; donc Jésus-Christ omme homme est partout. Comme homme, il était dans les cieux Want que d'y être monté, Il était dans le tombeau quand les anges Brent qu'il n’y était plus. Les zwingliens excédaient en disant

eu même ne pouvait pas mettre le corps de Jésus-Christ en plusieu eux, Luther s'emporte à un autre excès, et il soutient que ce corps lait nécessairement partout. Voilà ce qu'il enseigna dans un livre Qu'il fit en 1527, pour défendre le sens littéral, et ce qu’il osa insérer NS Une confession de foi qu'il p'blia en 4398, sous le titre de G ande mfession de foi.

Cependant les excès où l'on S'emportait de part et d'autre dans la luvelle réforme la décriaient pari les gens de bon sens. Cette seule lspute renversait le fondement commun des deux partis. Ils croyaient

jouvoir finir toutes les disputes par l'Écriture toute seule, et ne vou-

TL 4, epist, 76, ad Camerar.

262 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXXXIV, — De 1511 laient qu’elle pour juge ; et tout le monde voyait qu'ils disputaien, sans fin sur cette Écriture, et encore sur un des passages qui dev être des plus clairs, puisqu'il s’y agissait d’un testament. Ils se Criaient l'un à l’autre : Tout est clair, et il n’y a qu’à ouvrir les yeux. Sur cette évidence de l'Écriture, Luther ne trouvait rien de plus hard n de plus impie que de nier le sens littéral, et Zwingle ne trouvait rien de plus absurde ni de plus grossier que de le suivre. Érasme, qu'il voulaient gagner, leur disait avec tous les catholiques : Vous en àppelez tous à la pure parole de Dieu, et vous croyez en être les inter. prètes véritables ? Accordez-vous donc entre vous avant que de vou. loir faire la loi au monde. Quelque mine qu'ils tissent, ils étain honteux de ne pouvoir convenir, et ils pensaient tous au fond de leur cœur ce que Calvin écrivit un jour à Mélanchton, qui était sn ami : « IL est de grande importance qu'il ne passe aux siècles à venir aucun soupçon des divisions qui sont parmi nous ; car il est ridicule au delà de tout ce qu’on peut imaginer, qu'après avoir rompu av tout le monde, nous nous accordions si peu entre nous dès le COmmencement de notre réforme !, »

À la vue de cette irremédiable anarchie dans ceux qui s’égarent, combien le fidèle catholique ne doit-il pas se trouver heureux ! Non disons avec saint Épiphane : Le commencement de toutes choses est la sainte Église catholique. Nous disons avec saint Vincent de Lérinr: Ce qui a été cru en tous lieux, en tous temps et par tous, voilà ce qu est vraiment et proprement catholique. Nous disons avec saint Am. broise : Où est Pierre, là est l'Église. Nous disons avec saint Aug tin : Rome a parlé, la cause est finie. Et nous le disons, parce que nous croyons de tout notre cœur à la parole du Fils de Dieu : Tue Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'en. fer ne prévaudront point contre elle. Simon, Simon, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; lors donc que tu seras convert affermis tes frères. Simon, fils de Jean, pais mes agneaux, pais ma brebis. Et voici que je suis avec vous tous les jours j usqu’à la con sommation des siècles. Et je vous enverrai l'Esprit de vérité, qu demeurera éternellement avec vous et vous enseignera toute vérité Voilà ce que nous croyons de tout notre cœur et ce qui nous uni dans la même foi avec les fidèles de tous les lieux, de tous les temps jusqu’au commencement du monde.

Mais pour les sectateurs de Luther, de Calvin, de Zwingle et tons autres sectaires, séparés de cette unité de tous les temps et de tou les lieux, divisés les uns contre les autres, sans consistance avec eux

1 Bossuet, Variat., 1. 2, n. 43.

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