LXXXIV. — De
cette mesure non orisés à juger en ngle et de rame.
nvité à la confé.
it pas en sûreté, e escorte pour le en vain d’autres érence sans qu'il on refus, et se fit enir à Baden œ
onférence, parce tsous l'influence eutre. Le collomiers magistrats stance, de Bâle, s et d’un grand La question fon.
1e n’avait encore
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l'eucharistie, du
ge et des saints, È
nces, les catho.
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leurs magistrats >s reconnaissant int, suivant eux,
tons publièrent rien changer où es temps, et or.
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à 1545 de l’ère chr.]
Le canton de Berne, un des douze, était encore catholique. En 151 8, on y avait fort bien reçu 1 cordelier Samson, prédicateur des indulgences. De plus, la ville de Berne demandait au Pape la confirmation de ses priviléges, non pas que cela füt rigoureusement nécessaire, puisqu'elle ne les tenait pas de lui , Mais parce que, dans son humble É respect pour le souverain Pontife, elle croyait que le chef de l'Église
D chrétienne avait la plus haute autorité pour déclarer la validité et la
ree oblzatoire des pactes et des promesses, et que son approbation
les rendait plus sacrés et plus inviolables, même pour les empereurs.
Voici maintenant comment l'anarchie religieuse parvint à s’intro-
duire tant à Berne même que dans les contrées plus ou moins sou- E mises à son influence.
Le Wurtembergeois Bertold Haller, qui ne tient en aucune manière à la célèbre famille des Haller de Berne, étant chanoine et prédicateur en cette ville, commença d'y prêcher des principes luthériens. Zwingle, avec lequel il était en correspondance, l’encourage, mais lui recommande d'aller doucement et d’user de détours, ou plutôt d’une modération hypocrite, parce que, disait-il, les esprits
D des Bernoïs ne sont pas encore mtrs pour le nouvel Évangile.
En effet, le clergé de Berne et la majorité du conseil se montrèrent encore très-contraires aux Luthériens. Bertold Haller y éprouwait tant d'obstacles, qu’il voulait se retirer à Bâle ; mais Zwingle l'en détourna, en lui remontrant qu'il ne devait pas abandonner son petit iroupeau, encore faible dans la nouvelle foi. Il fut d’ailleurs protégé par quelques conseillers favorables aux innovations, par Nicolas de Watteville, prévôt de l’église collégiale de Berne, et par plusieurs bourgeois.
Le 15 juin 4593, le conseil de Berne publia un édit évidemment alqué sur celui de Zurich, de la même année, qui établissait en lrmes couverts le principe fondamental de la nouvelle réforme. Leurs seigneuries cantonales ÿY oruonnaient à tous les curés, à qui
[cependant elles n'avaient rien à ordonner en matière de religion, de précher l'Evangile librement, publiquement et manifestement, comme sion ne l’eût pas fait jusque-là, ou comme si quelques conseillers
kiques entendaient mieux l'Evangile que les évêques et les prêtres
Beux-mêmes.
À la vérité, cet ordre ne signifiait autre chose sinon d'expliquer l'Évangile à la façon de Luther et de Zwingle ; mais il ne termina pas ls querelles; car les prédicateurs se réfutaient mutuellement en
chaire, les uns soutenant qu’ils ne préchaient que la pure parole de Dieu, et les autres assurant le contraire. Lesquels devait-on eroire ?
SES SL re Vis VIUIIC :
D (ui devait décider le différend ? D'après la croyance de tous les temps
266 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 15]:
et de tous les lieux, c’étaient le Pape et les évêques, comme SUCCes.
seurs de saint Pierre et des apôtres, et seuls dépositaires de l'an. cienne doctrine. D'après le nouvel Évangile, c'était en droit chaque individu, mais en fait chaque municipalité cantonale ou quelque troupe de bourgeois turbulents, en sorte que les disciples commen. çaient par se poser au-dessus de leurs maîtres. C’étaient le monde et l'Évangile à l'envers. Peu de jours après cette bulle municipale, le décret qui chassait de Berne Bertold Halier fut révoqué par l'influence de ses protecteurs. L'évêque de Lausanne avait déjà cité ce même novateur à son tribunal ; mais la municipalité de Berne fit dire À l'é. vêque que, s’il avait quelque chose contre Bertold, il devait l’attaquer devant le prévôt et le chapitre, qui pourtant n'étaient point su supérieurs.
Quelques religieuses de Kœnigsfeld, qui avaient pris goût eu livre
de Zwingle sur la liberté chrétienne, et à qui, suivant une ancienne à
chronique, il semblait que hors de leur clôture elles pourraient mi. vivre à leur convenance, demandèrent à sortir du couvent, et s’adres. sèrent, pour cet effet, non à leur évêque, mais aux municipaux de Berne. Ceux-ci, loin d’acquiescer à cette pétition étrange, leur en. voyèrent le provincial des Cordeliers de Strasbourg, pour les dé. tourner de cette fantaisie Iuthérienne. Mais les religieuses refusèrent d'obéir à ce provincial. En conséquence, une députation de munic.
paux les affranchit de l’observance de la règle quant au jeûne, à |
messe, aux matines et à leurs coussins de paille, leur enjoignant
toutefois de garder l'habit de leur ordre et de demeurer dans le Cou À
vent. De plus, on leur donna un intendant et un gardien. Les nonnes récalcitrantes, nullement satisfaites de ces concessions
et n’obéissant même plus à leur abbesse, revinrent à la charge auprà
du conseil municipal de Berne, qui, fatigué de leur importunité «
divisé dans son propre sein, accorda, le 8 juin 4524, la liberté de
sortir du couvent à celles qui le désireraient, pourvu que cela se fi du consentement de leurs parents. Toutefois, deux magistrats devaient visiter leurs hardes, pour s'assurer qu'elles ne volaient rie au couvent, tant on avait de confiance en elles.
L'évêque diocésain de Constance, les deux avoyers de Berme, d'autres particuliers qui avaient des filles ou des parentes dans le couvent, s’opposèrent en vain à l’exéeution de ce décret. Plusieurs
religieuses s’empressèrent d’en profiter, et quelques-unes même de à se marier. La prieure épousa celui qu’on leur avait donné pour gar- à
dien, une autre le prévôt de la collégiale. Ces unions sacriléges furent le germe funeste de l’apostasie de Berne. Plusieurs famills
nombreuses ct puissantes, qui s’y trouvaient intéressées, se voyaient BR
41545 de |
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LXXXIV. — De 151: 4 1545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 267
dans l'alternative ou de les regarder comme d’incestueux concubinages, ou de rompre avec l'Église Pour couvrir leur infamie aux yeux du monde.
La même année 1593, le conseil cantonal de Berne, quoique catholique encore, défendit à l’évêque de Lausanne de mettre le pied dans la ville de Berne et son territoire pour visiter son diocèse: en sorte que d’une part on se récriait contre les abus introduits dans l'Église, et de l’autre on privait l’évêque de tous les moyens d’y remédier.
Le 26 janvier 1524, les plénipotentiaires des douze cantons, parmi lesquels celui de Berne, s’assemblèrent à Lucerne, et y rerdirent un édit sévère contre les nouveaux réformateurs. Is s’engagèrent unanimement à maintenir la religion catholique dans leurs terres, et envoyèrent une députation aux Zurichois pour les détourner de toute | inmovation, sous peine d’être exclus de Ja confédération suisse.
La semaine après Pâques, les trois évêques de Constance, de Bâle et de Lausanne .adressèrent une lettre remarquable aux douze cantons, dans laquelle ils observaient que si les novateurs entreprenaient de secouer le joug de leurs supérieurs ecclésiastiques, ils en feraient bientôt autant à l'égard des supérieurs temporels. Cette prédiction
nue tarda guère à s’accomplir par la guerre des paysans et des ana- D luptistes. Ils ajoutaient encore que, si, à la longue, il s'était glissé quelques abus dans l’ordre ecclésiastique, ils offraient d’en délibérer E incessamment et de les abolir de tout leur pouvoir. Mais c'est préci- } sment ce que les novateurs ne voulaient pas, de peur que cette rélorme ne fit manquer leur projet de révolution. Dans le même mois d'avril, le consei! de Berne destitua un prêtre qui s'était marié, et menaça de la même peine quiconque oserait suivre son exemple; de plus, il défendit de manger de la viande en carême et de parler contre l'invocation des saints.
Au mois de novembre, les municipaux de Berne publièrent un nouvel édit de religion, composé d’un grand nombre d'articles, dont ks dispositions contradictoires étaient dictées moitié par les catho-
lques, moitié par les novateurs. Ainsi l'on y confirmait d'une part l'ordonnance précédente sur le carême et l’invocation des saints, y
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ajoutant même la défense de mébpriser ou de maltraiter les images ; prononçait la prison ou le bannissement contre ceux qui violeraient D Le précepte de l’abstinence ; défendait de vendre ou de lire les livres hérétiques, et ordonnait même de les brûler : tandis que de l’autre ions Sacriléges À part on enjoignait aux curés de ne précher que le pur Évangile, ce sieurs familles MK qui signifiait alors l'Évangile expliqué à la façon des nouveaux héré-
es, se vovalent 2 lines, On ‘ “
. Ün s'exprimait en terines dédaigneux sur le Pepe et les
268 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Des
évêques, par rapport à l'usage de l'excommunication, des indulgences et des dispenses pour cas de mariages. Enfin on voulait qu’en Matière de religion hacun eût à se soumettre aux ordres de leurs excellence municipales. Or, dans ce point, comme dans plusieurs autres, cette ordonnance était diamétralement contraire à l'essence de la religion catholique ; elle établissait en termes couverts le principe fondament] de tout le protestantisme ; déclarait la Bible, selon l'interprétation individuelle, l'unique règle de foi; rejetait l’autorité de l'Église et celle de son chef, et faisait du magistrat temporel le Pape et le juge
suprême en matière de religion, quoique, peu de lignes auperave1t À
la Bible eût été donnée pour l'unique loi, et qu'aucune autorité sur la terre, pa: même celle de toute l'Église, ne devait avoir le droit d'en fixer le sens et de terminer les disputes religieuses 1, Le conseil de Berne, peu favorable au genre de liberté prêchée par les anabaptistes, se prononca fortement contre eux, et mit des ‘troupes sur pied pour se garantir de leurs incursions. Bientôt apràs
il publia un nouvel édit de religion, composé de cinq articles. Cet M
édit laissait encore plusieurs questions indécises, ne prononcçait au. cune séparation d'avec l'Église universelle ; mais il permettait le mariage des prêtres, et défendait aux ecclésiastiques, aux personnes et aux Communautés religieuses d’achefer des biens-fonds et de préter à rente, soit perpétuelle, soit rachetable. Avec quoi devaient-ils done vivre, et quels moyens de s'assurer quelques revenus, s'ils ne pouvaient ni posséder des biens ni placer des capitaux à intérêt ? Ainsi On leur ravissait déjà un droit qui appartient à tous les hommes sans exception.
En revanche, les sept anciens cantons, souverains de la Thu. À
govie, publièrent un édit en faveur de la religion catholique, ordonnèrent à tous les prêtres de ce pays de dire la messe et d'observer les anciens usages, avec défense de se marier, sous peine de destitytion et même de châtiments plus sévères.
Berne, quoique déjà ébranlée et à moitié protestante, envoya une
députation aux Zurichois, pour les solliciter de rétablir la messe et de rester fidèles à l’ancienne religion. Cette démarche fut aussi in-
fructueuse qu'elle était déplacée de la part d'hommes qui, de fait, À
avaient déjà rompu avec l'Église universelle.
Le 23 mai 1595, les états du pays de Vaud, réunis à Moudon, publièrent à leur tour une ordonnance contre les mauvaises, déloyales, fausses et hérétiques allégations et opinions du maudit et déloyal héri. À lique el ennemi de la foi chrétienne Martin Luther, Nul ne pourra, y |
1 Haller, c, 8.
à 1545 de | est-il dit, peine de li fu. On re noms de de Vaud.
Dans le et Zwingle En 1526, Baden, où cèrent pou Les cant lergiversèr D avait prises Les sept ce envoyèrent religion. Ils conseil pub D ohvres hérét D se marieraie mettrait au
Donne par !
membres se juillet ils ob de prédicate propre sens,
à prêcher tr ymées de ce berne et allè Les anab:
} croyance dar house et dan lemême droi le baptême « que, selon eu protestants, ] ligard des pi | ire au carcan
à où de s’asserr Du ce que n D Lolement au
1Haïler, e. 4.