‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 76 sur 122 · XXXIV. — De · texte numérisé non relu

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est-il dit, acheter ou garder ses livres, ni parler en sa faveur, sous peine de la prison, de l'estrapade, et, en cas de récidive, même du fu. On remarque parmi les signatures de cette résolution plusieurs noms de familles encore aujourd’hui florissantes dans le canton de Vaud.

Dans le courant de la même anné et Zwingle : les Suisses proiestants En 1526, les cinq cantons primiti Baden, où les douze cantons, cèrent pour la foi de leurs pè

Les cantons de krgiversèrent néa

e éclata la division extre Luther se déclarèrent Pour le dernier.

fs proposèrent la conférence de ainsi que nous l'avons vu, se prononres contre les novateurs.

Berne, aussi bien que ceux de Bâle et Schaffhouse. nmoins pour faire exécuter les résolutions qu’on \ & avait prises, quoique leurs députés y eussent formellement adhéré, Les sept cantons primitifs, voyant Berne incertaine et flottante, lui envoyèrent des députés pour la conjurer de rester fidèle à l'ancienne religion. Ils furent encore écoutés avec grand intérêt, et le grand conseil publia effectivement, le 21 mai, un édit portant que tous les

livres hérétiques seraient défendus ; que les prêtres mariés ou qui « marieraient à l'avenir seraie

nt chassés du Pays, et qu'on ne permettrait aucune innovation dans Ja foi. Le grand-conseil s'engagea fidèlement cet édit, Huit décret ; déjà au mois de juillet ils obtinrent la confirmation de Bertold Haller en sa qualité de prédicateur, avec la faculté de prècher la parole de Dieu selon son propre sens, et avec dispense de dire la messe, [ls l’obligèrent même à précher trois fois par semaine. Plusieurs familles ber::oises, indi snées de cette violation d’une loi formellement jurée, quittèrent Berne et allèrent s’établirent à Fribourg 1,

Les anabaptistes continuaient à propager et à pratiquer leur

ne, de Bâle, de Schaft-

house et dans les terres de l’abhé de Saint-Gall, s’attribuant en cela

même droit que les sectateurs de Zwingle, et se fondant k baptême des enfants n’est prescrit nulle part dans l'É que, selon eux, le serment lui-même protestants, bien plus sévèr

sur ce que vangile, et y est prohibé, Mais leurs frères es que ne l'avaient été les catholiques à ligard des premiers réformateurs, les faisaient noyer, fustiger, metie au carcan, et publièrent un édit qui leur défendait de rebaptiser

noyés, c'est-à-dire baptisés jusiérance s'explique et s'excuse

hcilement aux yeux de l'historien protestant Ruchat, «

parce que,

1Haïler, e. 4,

dit-il, les anabaptistes étaient de véritables séditieux qui, SOus pré. texte de la liberté chrétienne, voulaient secouer le joug de toutes sortes de seigneurs terriens, soit souverains, soit subalternes. » Tant qu'il n’avait été question que d’abolir et de spolier tous les seigneurs spirituels, tant suprêmes que subalternes, tels que le Pape, les éve. ques, les prévôts, les abbés des monastères, etc., tout cela sans doute avait été très-louable, le nouvel évangile le commandait même ; mais prétendre appliquer la même doctrine à messieurs de Zurich et de Berne, c'était toute autre chose, et cela ne pouvait être toléré en aucune façon.

Les paysans d'Interlaken et de Sumiswald, ayant refusé de payer les dîmes et cens qu’ils devaient à ces deux couvents, y furent con. traints par les Bernois, qui comptaient sans doute s’en emparer bien. tôt à leur profit.

Le 12 février 1527, les députés des sept cantons catholiques pa. rurent de nouveau, devent le grand-conseil de Berne pour l’engager à demeurer fidèle à la foi jurée et à l’ancienne religion. Ils lui repré. sentèrent, les larmes aux yeux, tout le mal qui résulterait de la dé. fection de cette ville, et le tort qu’elle se ferait à elle-même. Inutiles efforts ! avec la foi catholique, l'amour s’éteignit dans les cœurs, et les plus anciens alliés, les plus sincères amis de Berne, ceux qui, plus d'une fois, l'avaient sauvée d’une ruine imminente, reçurent de leurs frères une réponse vague, sèche et glaciale.

Peu de temps après, il se tint encore à Berne une diète générale dans ie but de réunir les esprits; mais elle ne produisit aucun effet. Zwingle y souflla la discorde, et se plaignit des écrits qu’on publiai contre lui ; il les qualifiait de /ibe/les, tandis que ceux qu’il répandait lui-même contre les catholiques devaient être considérés comme là pure parole de Dieu. Durant cette diète même, les cantons de Lucerne, d'Uri, de Schwitz, d'Unterwald et de Zug contractèrent une alliance avec Fribourg et le Valais, par laquelle ils s’engagèrent persévérer dans la religion catholique, et à se secourir mutuellement dans le cas où ils seraient inquiétés dans son exercice.

Le 23 avril, les conseils de Berne publièrent une ordonnance contraire à celle de l’année précédente, et renouvelèrent le preniier édit de 1523, qui était tout en faveur de la prétendue réforme ; ils difté. rèrent néanmoins, mais provisoirement, l'abolition de la messe ot de cinq sacrements. Le gouvernement envoya des commissaires dans tout le pays pour sonder l'opinion du peuple, qui apparemment était déjà souverain en matière de religion, et devait lui-même faire la loi divine, au lieu de la recevoir, Les bons paysans à qui l'on disait que leurs gracieux seigneurs ne voulaient que réformer les abuset rétablir

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