XXXIV. — De 1517 )s puis qu'ils en jui ne leur con
dire sur l'ensei.
ue les docteur quer au onde éclairé de l'es.
at les nouveaux timents, et que une multitude eu, et se persé.
fin que, si
C'était le ren. #
était plus utile etc.
Bucer n'y ri. yer ayant voulu ; On prétendit raignit à se re-
ître d'école de ant Ruchat lui.
ne religion, Ik et la primauté l'état interméur l’invocatin IX passages de et toujours deecolampade et leur façon: ik qu'on ne devait evint intermiir la Bible, re.
els que ! Apoébreux, Aussi it indispensiir l'usage de un se croiral | lui déplairait.
; les thèses ne
apparemment Jominicains el
les rejetèrent. à
DE L’É aucun de ceux qui appai ait alors le gouvernement d
noUVA
Le savant Eckiu contre les actes de fait, dix con
1154 de l’ère chr,] SE CA IOLIQUE, 275
iient au p:
igle, M
Romand, qui comprerat et Echallens, ne les ap-
golstadt et Cochlée de Francfort écrivirent tte dispute ; ils y découvrirent vingt-cinq erreurs lictions et quinze falsifications de l'Écriture sainte ; mais le conseil inicipal de Berne, tran uant le nœud gordien, sérigea en juge ::préme de la Bible, qui nc ne devait pas oi besoin de juge : de sa pleine aut. pat, se mettant même au-dessus des Papes, il changea la foi, approuva el confirma les dix hèses du concile zwingli n, ordonna de les recevoir et de s’y conhrmer, défendit à tous les eu ou ministres de rien enseigner ni dre de contraire ; il abolit la iesse, fit démolir les autels et brûler ls images, dépouilla les quatre évêques de toute juridiction spirille, et délia les doyens et les trésoriers des Chapitres du serment l'obéissance qu’iis prêtaient aux évêques ; en sorte que ceux mêmes qui se récriaient le plus que le Pape püût, e tains cas extraordiaires, délier d'un serment, c’est-à-dire déclarer, après mûr examen, quil était impossible, illicite, nul, sacrilége, contraire à la loi dix 1e ipar conséquent non obligatoire, ceux-là mêmes se délièrent et pétendirent délier les autres, soit de leurs devoirs naturels, soit de eus promesses volontaires et licites. Cependant les m inicipaux de berne n'oublièrent pas de prescrire que l’on continuerait à payer és dimes, cens et autres redevances affectées aux usages religieux, réservant d’en disposer en temps et lieu, comme ils le jugeraient onvenable. Ensuite ils permirent aux prêtres de se marier, aux rekieux et aux religieuses de sortir de leurs couvents, obligèrent les hinistres de prêcher quatre fois par semaine, sous peine de révocain, et finalement se réservèrent la faculté de changer encore cette huvelle religion, si on venait à leur prouver quelque chose de mieux br l'Écriture. En attendant, ils persécutaient les anabaptistes, qui \liquaient aussi la Bible selon leur propre sens, et n'y trouvaient hi le baptême des enfants ni l'autorité des seigneurs temporels, Le 23 février 1528, leurs excellences municipales de Berne enoyèvent dans toutes les cotnmunes de leur pays des commissaires largés de haranguer le peuple pour faire adopter cet édit de ré- ‘me; et afin de ne pas manquer le but, où pour faire briller plus klunières, on admit dans ces conciles communaux jusqu’à des garbis de quatorze ans. De plus, les commissaires avaient ordre de S'y rendre d’une façon que le succès, du moins apparent, ne pouvait le douteux. Si la Majorité d’une paroisse se déclarait pour le pré- 2, la minorité devait se Soumettre et la religion catholique être
Z O pus « = < > Lu A O « Æ
276 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV.
abolie ; si, au contraire, la majorité l'emportait pour la messe, h minorité protestante demeurait libre de professer librement ce qu'elle
appelait la parole de Dieu. Si dans une ville ou commune, Composée |
de plusieurs paroisses, la majorité l'emportait pour la religion catho. lique, on devait faire voter chaque paroisse séparément, afin de protéger celles qui se prononceraient pour la réforme ; et lors même qu'une commune entière votait à l'unanimité la conservation de l'ancienne religion, on lui ôtait toute possibilité de la pratiquer, en la privant du prêtre et en maintenant le ministre protestant du lieu dans son presbytère. Enfin, dans les endroits seulement où le curé et les paroisses $e décläraientunanimement pour la messe, leurs excellences bernoises permettaient, par grâce spéciale, de la laisser célébrer Jus. qu'à nouvel ordre 1,
Cependant la prétendue réforme, introduite de vive force, provoque | En vertu È
des insurrections et des résistances dans plus d’un endroit. de la nouvelle liberté chrétienne, on eût dû laisser faire. Les muni cipaux de Berne ne l'entendaient point ainsi, et réprimèrent les oppositions tantôt par les armes, par des amendes, tantôt par quelques concessions temporaires.
À Berne même, les édits réformateurs se succédaient avec rapidité, et l'on marchait chaque jour plus avant dans le sens de la révolution. Ce qui, lors de ja dispute, avait encore été reconnu vrai, ne l'était déjà plus au bout de quelques mois, et {a claire parole de Dieu s. bissait à chaque instant de nouvelles variations. Une ordonnance du 21 juin réduisit les fêtes au nombre de vingt-cinq, indépendamment
des dimanches. On conserva entre autres la Toussaint et la fête del saint Vincent, patron de la ville; car, quoique dans la sixième thèse à
de Zwingle, approuvée et confirmée par leurs excellences municipa les, la vénération et l’invocation des saints eussent été rejetées conime
injurieuses aux mérites du Christ, Berne voulut au moins conserver à
son patron spécial.
Dans le même temps, un autre édit défendait les services mil. taires étrangers et toute pension reçue ou à recevoir d’un prince où seigneur étranger ; en sorte que, dès son origine, la réforme prolestante.priva les citoyens et les sujets de Berne d’une des premièra libertés de l'homme, savoir, de la liberté de servir le maître qui leur inspire lé plus de confiance, ou leur procure le plus d’avantages, d leur ôta tout à la fois le pain spirituel et le pain matériel.
Huit jours plus tard, parut un édit de persécution quiordonnaitt briser partout les images et de démolir les autels, soit dans les églises,
1 Haller, c, 6.
— De 151
41545 de
soit dans qui diraie traper, et quiconqu cidive, les blique ; er soutiendr:
Untroisiè:
messe dar gens d’offi Pendan un état é actes de vi corde entr discorde e:
| dans chaqu à laquelle l'audace de Suisse. De butelles s lents et fac partie nom noyations paralysait ] nécessité d l guerre c ce qui est s condamnés lifia du bear rable servitr bujours pa out les rév dans les égli les plus ma, ainsi que d’s vétements s qui se signal En vertu de tituaient tou contre ce qu
ee
!Haller, e, 7
Fe LXXXIV. — De 1517
pour la messe, la brement ce qu'elle imune, Composée | ‘ la religion catho.
nent, afin de pro- Le ; et lors même aservation de l'an.
a pratiquer, en la stant du lieu dans L où le curé et les , leurs excellences isser célébrer jus.
7e force, provoqua M
endroit. En verty "faire. Les muni.
primèrent les opntôt par quelques
‘ent avec rapidité, ; de la révolution, au vrai, ne l'était role de Dieu su.
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s la sixième thèse} llences municip é rejetées conime moins conserver}
les services mil.
ir d’un prince ou à réforme proles 1e des première le maître quileur 1s d’avantages, « itériel, \ quiordonnait t dans les églises,
1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 277
sit dans les maisons particulières, de poursuivre partout les prêtres qui diraient encore la messe, d’en saisir autant qu'on pourrait en attaper, et de les mettre en prison; de traiter de la même manière quiconque oserait mal parlerdes municipaux de Berne. En cas de récidive, les prêtres étaient mis hors la loi et livrés à la vengeance puilique ; enfin le même édit ordonnait encore de punir tous ceux qui wutiendraient ces prêtres réfractaires, ou qui leur donneraient asile, | Lntroisième édit du 22 décembre défendit même d'aller entendre la messe dans les cantons voisins, sous peine de destitution pour les gns d'office, et de punition arbitraire pour les particuliers 1, Pendant les années 1529, 1530 et 1531, la Suisse se trouva dans in état épouvantable. On ne voyait partout que haine, troubles et actes de violence : partout régnaient la discorde ét la division : disœrde entre les cantons, discorde dans le sein des gouvernements, discorde entre les souverains et les sujets, enfin, discorde et division | dans chaque paroisse et dans chaque famille. La défection de Berne, i laquelle les Zurichois travaillèrent penGant six ans, avait déchatné l'audace de tous les brouilions et de tous les mauvais suiets de la Suisse. De tous côtés on voyait éclater de nouvelles révolutions. Parbutelles s'opéraient par une troupe de bourgeois ignorants, turbulents et factieux, contre la volonté des magistrats intimidés, et de la patie nombreuse et paisible des habitants, qui ne voyaient ces innovations qu'avec horreur, mais dont on arrétait l'indignation et pralysait le zèle, comme on l’a fait de. nos jours, en prétextant la
D nécessité d'empêcher l’effusion du sanget de prévenir les horreurs de
l guerre civile. Ainsi, les uns faisaient à leurs concitoyens et à tout œ qui est sacré une guerre implacable, tandis que les autres étaient condamnés à souffrir sans résistance toutes les hostilités, et l’on qua- Îfia du beau nom de paix cet état d’iniquité triomphante et de miséable servitude. Partout, excepté à Schaffhouse, ville qui se distingua bujours par le calme et le caractère paisible de ses habitants, partout les révoltés, de leur propre mouvement, pénétraient en armes dans les églises, abattaient les autels, brûlaient lesimages, détruisaient les plus magnifiques monuments de l’art, pillaient les vases sacrés, ainsi que d’autres objets précieux, et faisaient vendre à l'enchère les vêtements sacerdotaux ; car c’est par ce vandalisme et ces sacriléges qui se signala constamment la révolution religieuse du seizième siècle. En vertu de la liberté de conscience, les novateurs triomphants desüluaient tous les conseillers catholiques, et défendaient de prêcher contre ce qu’ils appelaient la réforme. A Bâle, en particulier, la no-
lHaller, ce, 7.
ME MES PO ÈE) Dépnse ee ane entr à
278 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — be fs
blesse fut chassée, et le clergé catholique, le chapitre et même les professeurs de l’université quittèrent pour jamais une ville dont ils élaient l’ornement et la gloire, et ri leur devait son existence et son lustre,
Vers la fin de la même année 1529, Zwingle souflait déjà Je feu de la guerre à Zurich ; mais, trou ant peu de partisans dans Ja ville, il répandit un manifeste dans tous les villages, pour soulever Je peuple contre les cinq cantons catholiques. Il déclama même contre Berne, dont la marche lui paraissait trop lente ou peu sincère, et d’après ses conseils, Zurich envoya une députation qui obtint y rupture du traité de paix avec Unterwald,.
Alors, les cinq cantons catholiques, Lucerne, Uri, Schwitz, Unter. wald'et Zug, formant le cœur et le centre de la Suisse, contractèrent une alliance avec Fcrdinand, archiduc d'Autriche, et une autre aver Fribourg, le Valais et Rapperschwil, pour se maintenir dans la religion catholique. Les protestants, épouvantés, en poussèrent des cris de fu. reur, quoique eux-mêmes eussent déjà fait des traités semblables ave | des princes étrangers, notamment avecle landgrave de Hesse, pourk { maintien de leur réforme. Ils se croyaient tout permis pour anéantr l'ancienne religion, et auraient voulu que tous moyens de la défend fussent enlevés aux catholiques.
Le 7 juin 1529, les Zurichois, toujours ardents et fougueux, mar. chèrent sur Cappel, et occupèrent l’abbaye de Muri, d'où ils furent bientôt chassés var les Lucernois. Alors ils déciarèrent ouvertement la guerre aux cinq cantons ; mais ils pâlirent et reculèrent en VOyan! que les catholiques s'étaient aussitôt réunis en masse et se trouvaien prêts à se défendre. Une quarantaine de médiateurs, tous protestant, accoururent à la hâte de tous les cantons suisses et mêmes des viln d'Allemagne, pour empêcher que la querelle ne fût vidée par lx armes. Ils réussirent effectivement à faire accepter, le 26 juin, une paix simulée, qui, tout ‘en préchant la tolérance, l'union et l'oubli laissait subsister la source de la discorde 1.
L'année 1530 se passa dans les mêmes troubles, et n’offrit qu'une suite d’injustices et d'actes de violences. Pendant que Zurich travail. lait à révolutionner les seigneuries communes de la Suisse orientale Berne en faisait autant dans les bailliages qu’elle possédait en con mun avec Fribourg. Les protestants commençaient à se diviser plus qué jamais entre eux ; les anabaptistes surtout, difficiles à réfut par la lettre seule et par l'interprétation particulière de la Bible, leur donnaient beaucoup d'embarras. Plusieurs d'entre eux furent déc: pités ; les chefs de la réforme eux-mêmes finirent par se brouilleret
1 Haller, c. 8.
41545 de
se quere pouvoir son Opin devait p:
L'ann.
dente. À uns voul des trois d'accord Dans |] surtout, :
soutenaie nouvelle | voisins, Le dans le di punir de Zurichois.
sanglant, respecter | Le 7 oc d'Unterwa leur libert, chois com Zlwingle sc avec une o bre 1534, « Levez-vo marcheraï sentirez la rité dela p alors, saisi:
ils tombero montagne l'artillerie c et les foudr res armes !
Ainsi parlai primer son gronder l'or suivi de sir
! Haller, e.
41545 de l'ère chr.]
v. LXXXIV. — De tbe DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE 279
re et même les pro.
ille dont ils étaient lence et son lustre, 1fflait déjà le feu de sans dans la ville
pour soulever }e lama même contre Ju peu sincère, et tion qui obtint }
æ quereller sur les principaux dogmes du christianisme, sans même pouvoir s’accorder sur la confession d’Augsbourg, Chacun enseignait son opinion et sa croyance particulières, et néanmoins chaque opinion devait passer pour la pure parole de Dieu 1.
L'année 1531 commença dans les mêmes troubles que la précédente. À Soleure, les protestants se brouillèrent sérieusement, les uns voulant adopter la réforme zurichoise, d’autres celle de Berne, des troisièmes celie de Bâle, sans qu'aucune autorité pût les mettre d'accord.
Dans les seigneuries communes, les cantons protestants, Zurich surtout, violèrent ouvertement le traité de paix de 1529, Partout ils soutenaient la minorité rebelle, et prétendaient faire embrasser leur D nouvelle réforme. Sans aucun nouveau motif, ils interdirent à leurs E voisins, les cinq cantons catholiques, le commerce du blé et du sel, dans le dessein de les aflamer et de les soumettre ensuite, pour les punir de leur fidélité à l’ancienne religion. Enfin, la violence des lurichois, ayant comblé la mesure, finit par amener un dénoûment sanglant, qui fut pour les novateurs une leçon salutaire, les força de respecter la justice, et rétablit en Suisse une paix au moins tolérable.
Le 7 octobre 1531, les cantons de Lucerne, d'Uri, de Schwitz, d'Unterwald et de Zug, réduits à défendre tout à la fois leur religion, leur liberté et leur existence même, déclarèrent la guerre aux Zurichois comme aux seuls et véritables auteurs de tous leurs maux. lwingle soufflait depuis trois ans le feu de cette guerre, et annonçait avec une orgueilleuse présomption une victoire facile. Le 21 septembre 1531, il disait publiquement à ses auditeurs dans un sermon : «Levez-vous, attaquez; les cinq cantons sont en votre pouvoir, Je marcherai à la tête de vos rangs, et le premier à l’ennemi. Là, vous sntirez la force de Dieu, car lorsque je les haranguerai avec la vérité de la parole de Dieu, et leur dirai : Qui cherchez-vous, impies ? alors, saisis de terreur et de crainte, ils ne pourront répondre, mais is tomberont en arrière et prendront la fuite, comme les Juifs à la montagne des Cliviers devant la parole du Christ. Vous verrez que à Suisse orientale M l'artillerie qu'ils auront braquée contre vous se tournera contre eux >ossédait en con €! les foudroiera eux-mêmes. Leurs piques, leurs hallebardes et au-
, à se diviser plsl US armes ne vous blesseront pas, mais les blesseront eux-mêmes. » Ainsi parlait Zwingle le 21 septembre; pour plus de sûreté, il fit imprimer son discours prophétique. Mais lorsqu’au mois d'octobre il vit gronder l’orage et approcher le péril, il commença à trembler ; poursuivi de sinistres pressentiments, il s’effraye de l'apparition d’une
ï, Schwitz, Unter.
isse, contractèren et une autre avec nir dans la religion rent des cris de fu.
és semblables avec À > de Hesse, pourke mis pour anéantr ens de la défendre
et fougueux, mar.
ri, d'où ils furent èrent ouvertement culèrent en voyant se et se trouvaient , tous protestants, L mêmes des vills
fût vidée par lx r, le 26 juin, ur l'union et l'oubl,
et n’offrit qu'un ue Zurich travail.
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! Haller, ec, 8.
HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV.— De 151:
comète, et prédit que tout cela finirait mal. Mais ses rent, malgré lui, de marcher à leur de Cappel.
Le 11 octobre, les Zurichois y furent entièrement défaits ; ;]
tête, et ils occupèrent le Village
prirent la fuite dans le plus grand désordre, ayant perdu dix-neuf
canons, quatre drapeaux, toutes leurs munitions et au MOINS quinze cents hommes, parmi lesquels vingt-sept magistrats et quinze pré. dicants. Le cadavre de Zwingle, ayant été reconnu, fut mis en Pièces, ou, selon d’autres, écartelé par les mains du bourreau et brûlé,
Les catholiques, selon l'ancienne coutume, restèrent sur le champ de bataille, où, s'étant mis à genoux, ils remercièrent Dieu de victoire qu’il venait de leur accorder ; ensuite ils s’avancèrent dans le canton de Zurich. Le 21 octobre, les Zurichois, revenus de ler première frayeur et renforcés par leurs alliés, attaquèrent de nouve les catholiques avec des forces supérieures; ils furent battus une seconde fois au mont de Zug, et prirent la fuite en désordre, aban. donnant leur artillerie, leur argent et leurs bagages. Leur désunim et l'indiscipline religieuse se peignaient dans tous leurs actes exté. rieuts. Au temporel comme au spirituel, chacun voulait commander nul ne voulait obéir, et c’est ce qui causa leur défaite.
Le 31 octobre et le 6 novembre, les catholiques proposèrent au protestants trois articles très-modérés, très-raisonnables, rédigés en termes honnêtes, et dont les médiateurs eux-mêmes, quoique protes tants, conseillaient l'acceptation. Ils portaient simplement : 40 qu devait dorénavant laisser les cinq cantons catholiques en paix sou le rapport de leur religion ; 2° que ceux-ci promettaient d’en fire autant à l'égard de ceux de Zurich, de Berne et de leurs adhérents;
3° qu'ils n’inquiéteraient pas ceux qui, dans les seigneuries com
munes, avaient embrassé la religion réformée ; Mais que, si da quelque lieu on avait usé de fraude et de violence pour l'établir, pourrait remettre de nouveau l'affaire‘ voix, et que les paroisse qui voudraient reprendre l’ancienne religion seraient libres de k faire. — Ceux de Zurich et de Berne admirent les deux premien articles, mais rejetèrent le troisième avec hauteur.
Aussitôt (c'était le 6 novembre) les catholiques attaquèrent & nouveau les Zurichois, les chassèrent de leurs positions, inondèren le territoire de Zurich, et s'avancèrent jusqu’à deux lieues de la vil. Alors les vaincus perdirent tout à fait courage, et la terreur devint générale; un grand nombre fulminaient tontre Zwingle et les mis: rables prédicants, comme étant la cause de tous leurs maux, comn| ayant trompé le peuple en lui disant que les ennemis ne tiendraient pas, et que le bruit d’une feuille les ferait fuir. Aussi les bour:
partisans le forci.
geois ( Le 1 de paï en sub:
cinq ca l'avenir les inqt çant à fraude ; Luricho seigneu:
paroisse si cela | l'ancienr celles qu auraient pour les cer à tou tituer au frais de 1 brisés ou Dès le et déco se déban Tschudi, la. Les s lient pas cette nouv Les cat L bourg et ne les em fois le titr sant la sc aurait rec ke judicieu fond, mais tenus d’ail dans la qu
1 Guill, Te chaque ligne d'état, Note «
>S partisans le forci.
ccupèrent le Village
rement défaits: ik ant perdu dix-nenf et au moins quinx rats et quinze pri.
u, fut mis en pièces, rreau et brûlé, èrent sur le chap ‘cièrent Dieu de h s s’avancèrent dans is, revenus de leur juèrent de nouvea furent battus une en désordre, ab.
xes. Leur désunion 1s leurs actes exté.
oulait commander faite.
S proposèrent aux nables, rédigés er 2, quoique protes.
plement : 40 qu ques en paix son nettaient d’en faire e leurs adhérents.
> seigneuries com:
nais que, si dam > pour l'établir, | que les paroisses aient libres de ke les deux premier
es attaquèrent & itions, inondèrai lieues de la ville.
la terreur devint vingle et les mis:
1rs maux, comnk nis ne tiendraient
Aussi les bour-
à 1545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 281
gois et les sujets forcèrent-ils leurs magistrats à conclure la paix. Le 16 novembre, les députés de Zurich signèrent donc un traité de paix par lequel ils abandonnaient tous leurs alliés, et qui portait en substance : « Que les urichois devaient et voulaient laisser les dnq cantons, avec leurs alliés et leurs adhérents, dès à présent et à l'avenir, dans leur ancienne, vraie et indubitable foi Chrétienne, sans ls inquiéter ni importuner par des chicanes et des disputes, renonant à tout mauvais subterfuge et arrière-pensée, à toute ruse, dol et fraude ; que, de leur côté, les cinq cantons voulaient aussi laisser les lurichois et leurs adhérents libres dans leur croyance ; que dans les signeuries communes dont les cinq cantons étaient Cosouverains, les paroisses qui avaient embrassé la nouvelle foi pourraient la conserver si cela leur convenait; que celles qui n’avaient pas encore renié l'ancienne foi seraient pareillement libres de la garder, et qu’enfin celles qui voudraient reprendre la véritable et ancienne foi chrétienne auraient le droit de le faire, » De plus, le traité de 4529, si onéreux pour les catholiques, fut annulé ; les Zurichois s'engagèrent à renoncer à tous les traités contraires aux anciennes alliances suisses, à restituer aux cinq cantons les deux mille cinq cents écus d’or pour les frais de la guerre en 4529, et de rétablir à leurs dépens les ornements brisés ou enlevés dans les diverses églises.
Dès le 45 novembre, les troupes bernoises, fatiguées, mal disposées et découragées, décampèrent sans avoir combattu, et toute l’armée se débanda. On sonna le toscin, mais, dit le véridique historien Tschudi, pour un qui arriva, trois s’en allèrent; car La terreur était là. Les soldats mutinés jetaient leurs armes, disant qu'ils ne voulient pas exposer leurs femmes, leurs enfants et leurs foyers « pour tétte nouvelle croyance que Le diable avait apportée dans le pays 1.
Les catholiques poursaivirent les Bernois jusqu’au delà de Lentz-
| bourg et Sur, près d'Aarau, sans rencontrer aucune résistance. Rien
ne les empêchait d’aller encore plus loin et de mériter une seconde bis le titre de fondateurs et de restaurateurs de la Suisse, en détrui-
sant la source du mal et en signant la paix à Berne, où on les aurait reçus avec acclamation comme des libérateurs. Mais, observe le judicieux M. de Haller, dans leurs vues, à la vérité justes pour le bond, mais étroites et uniquement bornées à leur propre pays, renus d’ailleurs par des médiateurs qui vinrent encore s’immiscer dans la querelle, ils firent, par excès de modération, l'énorme faute
! Guill, Techudi. Description de la guerre de Cappel, écrit classique dont
Chaque ligne annonce l'homme supérieur, l’éloquent écrivain et le grand homme d'état, Note de Haller,
me