‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 122 · XIV. = De · texte numérisé non relu

XIV. = De

à 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

les mains des prédicateurs, des confesseur mais par les pénitents mêmes ou leurs envoyés, dans le tronc placé pour cela dans l’église et fermé à trois clefs, qui resteront entre les mains de trois personnes différentes, lesquelles ne louvriront qu’en présence des personnes notables de l'endroit. Excommunication majeure et amende considérable contre tout prédicateur, confesseur, sous-commissaire ou autre, qui contreviendrait à ces dispositions. ist la pleinlÆLes prédicateurs apprendront aussi au peupleles pouvoirs extraordi- | +fnaires qu'ont les commissaires ou nonces pour réhabiliter des male les mot riages nuls et lever d’autres empêchements canoniques 1. Saint-Pierre II existe une instruction semblable d'Albert de Brandebourg, arétant just:# chevêque de Magdebourg et de Mayence, commissaire spécial du M Pape pour l'indulgence de Saint-Pierre ; il la publia conjointement Lavec le gardien des frères Mineurs de Mayence, qui lui était associé 2. Un des sous-commissaires ou subdélégués de l’archevêque Albert, ont On Peu aussi bien que du nonce Arcimbold, fut le Dominicain Tetzel, inémission ( quisiteur de la foi, qui avait déjà prêché en Allemagne l'indulgence obtenue, 0 u jubilé. Il existe de lui une courte instruction, avec deux modèles ur et la con A de sermon à des curés, sur la mänière de recommander la grâce de ater et cino l'indulgence à leurs paroissiens. Voici la dernière de ces pièces : us avons « Très-révérend monsieur ! je vous pr

ie de vouloir bien parler ainsi à vos ouailles en mon nom, afin qu'elles ouvrent enfin les yeux de r'buer, sui# l'esprit, et qu’elles considèrent quelle grâce et quel don elies ont eus ceux qui ni

et ont encore devant la porte. Ah! véritablement bienheureux les

tres bonnt#Æ yeux qui voient ce que vous voyez et observez, savoir, que vous avez buer suivait un sauf-conduit très-sûr, avec lequel vous pouvez conduire votre manière, If âme à travers cette vallée de larmes, à travers la mer oragense de ce r on cherch monde, si fertile en tempêtes et en périls, jusqu’à la bienheureuse 1 patrie du ciel ! Vous devez savoir que ia vie de l’homme est une mi-

lice sur la terre. Nous a "ons à combattre contre la chair, contre le monde et le démon, qui cherchent sans cesse à perdre jes âmes, + Notre mère nous a conçus dans le péché. Hélas ! les filets des péchés re une M nous ont enlacés : il est diflicile, impossible même, sans le secours de nes œuvre} Dieu, d'arriver au port du saiut, parce qu’il nous a sauvés, non chasteté, US pour nos œuvres, mais par sa miséricorde. Il faut donc revêtir l’arrer la ‘4 mure de Dieu. Prenez donc le sauf-conduit du vicaire de Notre-Sei- | gneur Jésus-Christ, avec lequel vous délivrerez votre âme de la main

des ennemis, et la conduirez au royaume de la béatitude, moyennant la contrition et la confession » Sûrement et intacte, sans aucune peine du purgatoire, Vous devez savoir que dans ce sauf-conduit sont

ence, On 6]à.best s ni des commissaires,

les noms def que dans l'ék u MG. ns troi® lière de leurhi s montreron.

res, chaqum

us les bie l Église mil ï ux défunkhe ile, comng

non entrés FWalch, t, 15, p. 315 et seqq. — ? Ibid. p. 370 et seqq.

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imprimés tous les mérites de Jésus-Christ, qui y est représenté e ous les révére croix. Vous devez savoir que, pour chaque péché mortel, l’on doit uvre 1. » après la confession et la contritjbn, satisfaire par sept ans de péni. à Telle est do tence, soit en cette vie, soit dans le purgatoire. Combien de péchés" indulgence de mortels se commettent le jour, combien le mois, combien dans i’an. Bt de dire que | née, combien dans toute la vie ? Ils sont presque sans nombre, et ontMMation. On y er ainsi des peines innomblables à subir dans les flammes du purgatoire MB: de bon exen Or, avec ces indults, vous pouvez, une fois dans la vie, recevoir lab que Tetzel füt 1 solution de tous les cas réservés au Pape, hormis quatre, et l'indul.-"falme et dans ] gence plénière de toutes les peines encourues ; recevoir ensuite, tout IL vint prêct votre vie durant, chaque fois que vous voulez vous confesser, l’abso Vittemberg ; t lution de tous les cas non réservés au Pape; enfin, à l’article de les autres ; le c mort, recevoir l’indulgence plénière de toutes les peines et de tous Ments, revenus les péchés, et participer à tous les biens spirituels qui se font dans fit l'application l'Église militante et dans tous ses membres. Luther s’y refus « Ne voyez-vous donc pas que, si quelqu'un allait à Rome ou àPM'indulgence. Et d’autres endroits périlleux, et mettait son argent à la banque, il don. Mu tout ce que « nerait cinq, six, ou même dix pour cent, afin de le récupérer ail. Min docteur en leurs avec un billet ? Et pour un quart de florin, vous ne voudriez pas les bulles des P ce sauf-conduit, en vertu duquel vous pouvez faire entrer dans la pa- KMais cette ignoi trie du ciel, sûrement et librement, non pas quelque peu d’argent Mpour dire qu'il mais une âme divine et immortelle ? C’est pourquoi je vous conseille, ssi bien que je vous exhorte, et, autant que le peut un pasteur, je vous com-MMous les homme mande, particulièrement à ceux qui ne se sont point confessés, pen. M'homne dans q dant le jubilé, d'accepter aussitôt avec moi et les autres prêtres ce MMrément, et trait trésor inappréciable qui vous est offert encore une fois. Car il pour: qui blâmaient ce rait vous arriver le cas où vous voudriezbien, mais ne le pourriez plus. M517 à l’ancien | « Ensuite, de la part de notre Saint-Père le Pape, du Saint-SiégelM} Donc, la veille apostolique et de monseigneur le légat, tous ceux qui ont fait sainte. considérable de ment leur jubilé et ont reçu ou recevront sous peu les billets d’indult particulière à ce et contribueront pieusement à l'édifice du prince des apôtres, partici- Elichâteau quatre-\

peront à toutes les prières, litanies, aumônes, jeûnes, offices d'église, Mdétourner les fid b. ence ! en attaqu

messes, heures canoniales, mortificatiors, pèlerinages, stations pon- Pa tificales, bénédictions et autres biens spirituels, qui maintenant et À bérendre hommage jamais sont et pourront être dans l'Église militante et dans tous ses même. Dans les membres : ils y participeront, tant pour eux-mêmes que pour leurs Misuivantes : parents, amis et bienfaiteurs défunts, toujours et de toute manière: Li « Les évêques et cumme ils ont été mus par la charité, ainsi daigne Dieu, et saint “avec toute sorte Pierre, et saint Paul, et tous les saints dont les corps reposent à lique. — Meis ils Rome, les conserver dans la paix en cette vallée et les conduire au Bides oreilles, pou royaume célesie ! Ë

« Vous rendrez aussi, en mon nom, d'infinies actions de grâces à M 1 Waïch, t. 15, p.

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ous les révérendissimes prêtres et prélats qui auront aidé à la bonne uvre 1. »

1s de péni-"# Telle est donc l’instruction de Tetzel aux curés pour annoncer | de péché "#indulgence de Saint-Pierre. On y voit que c’est une erreur de croire | dans j’an- L t de dire que les Dominicains fussent seuls employés à cette prédi-

bre, et ontMation. On y employait tous les prêtres et religieux de bonne volonté purgatoire, "MS: de bon exemple. Jusqu'ici c’est une erreur de dire ou de croire evoir l'ab.Mue Tetzel fût un homme emporté et sans mesure ; son langage est et l'indul-Mfalme et dans la mesure convenable.

suite, toute

Il vint prêcher l’indulgence à lutterbach, en Saxe, non loin de ser, l'abso.

AWittemberg ; tout le monde y courait, ceux de Wittemberg comme Mes autres ; le confessionnal de Luther demeurait désert; ses pénients, revenus avec des indults personnels, demandaient qu'il leur it l'application de l’indulgence plénière au tribunal de la pénitence. Luther s’y refusait, témoignait de l'humeur, se mit à parler contre

ome ou à @'indulgence. Et pourquoi? A l'en croire lui-même, il ne savait pas ue, il don-Mu tout ce que c'était : ignorance d'autant 2lus condamnable dans apérer ail. "Min docteur en théologie, qu'il pouvait l'apprendre facilemént dans udriez pas fes bulles des Papes et dans les instructions de leurs commissaires. lans la pa. KMais cette ignorance affectée n’était qu'un orgueilleux mensonge, | d'argent, Mpour dire qu'il rejetait la doctrine de l'Église sur les indulgences, conseille!

aussi bien que sur le libre arbitre: Nous l’avons vu, au mépris de fous les hommes et de tous les Chrétiens , nier le libre arbitre de ‘homme dans quatre-vingt-dix-neuf thèses. Or, il y tenait opiniârément, et traitait de spectres et de vampires ceux de ses confrères ui blâmaient ces énormités. On le voit par sa lettre du 11 novembre 1517 à l’ancien prieur d'Erfurth ?,

Donc, la veille dela Toussaint 1817, comme il y avait une affluence onsidérable de pèlerins à Wittemberg:à cause d’une indulgence particulière à cette église, Luther afficha aux portes de l’église du hâteau quatre-vingt-quinze thèses contre les indulgences et pour en détourner les fidèles. Mais, Ô merveilleuse précaution de la Proviions pon- MMidence ! en attaquant l'Église et son chef, l'iniquité est forcée de lui enant et } rendre hommage, de se condamner et de se mcudire d'avance elles tous ses Pmême, Dans les quatre-vingt-quinze propositions, on remarque les jour leurs Misuivantes :

manière; Li « Les évêques et les pasteurs des âmes sont obligés d'accueillir , et saint avec toute sorte de respect les commissaires de l'indulgence apostoeposent à Mlique. — Mis ils doivent beaucoup plus encore veiller des yeux et

LA à . » . . aduire au Bdes oreilles, pour que lesdits commissaires ne prêchent pas leurs

> grâces à B

ir il pour!

rriez plus. M4

1 Walch, t. 15, p. 422, — ? Ibid., p. 484.

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propres rêves à la place de l'ordonnance du Pape. — Quiconqii parle contre la vérité de l’indulgence papale, qu'il soit anathème maudit ! — Mais qui a du zèle contre les paroles téméraires et sCal daleuses des prédicateurs d’indulgence, qu’il soit béni! — Comnkl le Pape, avec justice, frappe de disgrâce et d’excommunication ce qui d’une manière quelconque agissent au détriment de l’indulgenci de même, et d'autant plus, il cherche à jeter la disgrâce et l'excon Done Munication sur ceux qui, sous prétexte d’indulgence, agissent au déeien Prieur der triment de la sainte charité et de la vérité 1, » 4 vec mépris Ceu Dans d’autres propositions, il reconnaît l'existence du purgatoiretl ibitre ?. Mais dans d’autres, il attaque la doctrine de l'Église sur le sacremeh Aux quatre-\ de pénitence, sur la vertu de l'absolution, sur les peines satisfal emberg, le D ; toires et sur la vertu de l'indulgence pontificale 3, et se frappe aient Six PFOROS lui-même de l’anathème et de la malédiction qu'il vient‘de pronent dans 1 a noncer. thèses du Domi Luther envoya ces nouvelles thèses au cardinal-archevêque di C'est une err Mayence, avec une lettre contre son instruction pastorale sur l'{ftence, n'entend: faire dés indulgences. Il confesse n’avoir pas entendu les prédici rement, ayant teurs, mais prétend que le simple peuple a pris dans leurs prédiction ; satisfactio tions bien des idées fausses, comme de croire qu'avec des lettdmposée par le d'indulgence ils étaient sûrs de leur salut ; que les âmes étaient adMmais aussi quel livrées du purgatoire aussitôt qu’on avait mis dans le tronc l'offrandile purgatoire. C pour l'indulgence plénière qui devait leur être appliquée; que li 3 remettre totaler dulgence est si eficace, qu'il n’y a pas de péché si énorme qu’ell que la AOMISE d puisse remettre, quelqu'un eût-il violé la mère de Dieu; que pen “es la néce cette indulgence, l’homme est absous de tout péché et de toute pei péché Luther blâme l'instruction pastorale d’avoir dit que l'indulgence pl C'est une err nière réconciliait l'homme parfaitement avec Dieu, et lui remet velle n'ont pas à toutesles peines qu'il aurait eues à souffrir dans le purgatoire ; de plu ti de déclarer pe d’avoir dit qu’il n’est pas nécessaire que les personnes qui font l prêtre chrétien frande pour procurer aux âmes l’indulgence plénière soient elle Mi l'ancienne synag mêmes contrites et confessées, attendu que cette grâce est fondées payent tout pa la charité dans laquelle sont morts les défunts, et sur la simple doi l'Église ; une € nation des vivants, comme il appert manifestement par la bulle: du purgatoire # enfin d’avoir dit que la contrition actuelle n’était pas nécessaire pouf Chrétien vraim obtenir, contre une offrande, l’indult d’une indulgence plénière et de la coulpe applicable dans la suite une fois dans la vie et puis à l’article de Chrétien, vivant mort 4, mise légitime de Tels sont les articles qui échauffaient la bile du moine de Wi ss munication det M qui se fait par l’

bmberg; artic ier ; Car il rev ous recevez l'i ssuré de votre jait pruinptem éfutation plus moine envoya

1 Walch., t, 18, p. 262, n. 69-74, — ? N. 10,11, 15, 16, 17,18, 19, 22, 26, 2 i 29, ete, —3N, 1-6, 20-25, elc. — # Ibid. t. 15, p. 419 et seqq. PQ ‘Walch,t. 16, p.

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