‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 122 · XIV. — De 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

XIV. — De 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

- Quicong mberg; articles fort inoffensifs et très-catholiques, même le preanathème hier : car il revient à dire que, si, en vertu d’un indult apostolique, aires et scuifous recevez l’indulgence plénière à l’article de la mort, vous êtes

! — Comnssuré de votre salut. Le moine menaçait l'archevêque, s’il ne reméication col jait proinptement à ces scandales, de l'en faire repentir par: une l'indulgenoh œéfutation plus virulente. L’archevêque ne fit point de réponse. Le

noine envoya ses nouvelles thèses à d’autres, nommément à l’anien prieur des Augustins d'Erfurth, avec une lettre où il traitait vec mépris ceux qui blâmaient ses premières thèses contre le libre rbitre 1.

Aux quatre-vingt-quinze propositions erronées du moine de Witemberg, le Dominicain Jean Tetzel, inquisiteur de la foi, opposa ent six propositions orthodoxes, et offrit de les soutenir publiquenent dans l’université de Francfort-sur-l'Oder. Voici les principales hèses du Dominicain :

purgatoire# le sacremeh

hevêque id C’est une erreur de dire que Jésus-Christ, en préchant la péniile sur l'fftence, n’entendait la pénitence que comme vertu, et non comme saes prédicl rement, ayant pour parties nécessaires la confession et la satisfacws prédiasmition ; Satisfaction qui s'opère par la peine ou son équivalent ; peine

des lett#imposée par le prêtre suivant son arbitrage ou suivant les canons ;

étaient dmais aussi quelquefois exigée par la justice divine, soit ici, soit dans

1e l'offrandiile purgatoire. C’est une erreur de penser que le Pape ne peut pas ; quel Mremettre totalement cette peine par l'indulgence ; erreur de penser e qu’elle hque la remise des œuvres de pénitence, comme peines satisfactoires, u ; que paliien ôte la nécessité perpétuelle comme remèdes et préservatifs du

péché ?,

C'est une erreur de penser ou de dire que les prêtres de la loi nou- 1 velle n’ont pas le pouvoir de remettre les péchés, mais seulement Aide déclarer qu’ils sont remis; une erreur de croire que le dernier prêtre chrétien n’a pas plus de pouvoir sur les péchés que toute l'ancienne synagogue des Juifs; une erreur de dire que les mourants payent tout par la mort, et ne doivent plus rien aux canons de l'Église; une erreur de dire qu'il n’est pas démontré que les âmes du purgatoire sont assurées de leur salut ; erreur de dire que tout Chrétien vraiment repenti est complétement déchargé de la peine et de la coulpe, sans aucune indulgence; erreur de dire que tout Chrétien, vivant ou mort, participe à tous les biens, en tant que remise légitime de la peine; erreur de dire que c’est une même communication de tous les biens, et celle qui se fait par la charité, et celle qui se fait par l’application ou l'appropriation de qui en a pouvoir ; , 22, 25, 20 1 Walch, t, 15, p. 484. — 2 N, 1-16.

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erreur de dire que c'est la même communion de tous les biens, n mériter et d’augmenter les mérites, avec la communication de to

les biens pour la satisfaction ou la pénitence.

Les œuvres de charité valent plus pour mériter ; mais l’indulgenct plénière vaut plus pour payer ou satisfaire, être entièrement déchargii et absous. Qui ne sait pas cela ou ne le croit pas, qui enseigne lui au peuple et lui tait l’autre, celui-là erre. L'indulgence plénière su plus à satisfaire et à obtenir une rémission prompte et entière. La œuvres de la charité sont plus utiles pour mériter la grâce, augmeñ

ter le mérite, la récompense et la gloire. Celui donc qui ne pens

Pas que le Pape veut qu’on enseigne ainsi le peuple, celui-là est dan l'erreur. Celui qui donne aux pauvres et prête aux nécessiteux, fi mieux, quant à l'augmentation de mérite ; celui qui gagne l'indut gence par une offrande, fait mieux, quant à la promptitude de la sal tisfaction. Qui enseigne le peuple autrement et le séduit, et celui quil

croit que de procurer une indulgence par quelque offrande n'est pal aussi une œuvre de miséricorde, celui-là est dans l'erreur. Quoiquf

l'homme devienne premièrement plus libre et plus sûrement décharg#

de la peine par l'indulgence, néanmoins, comme l’œuvre qui acquiert

l’indulgence est une œuvre de charité, celui qui l’acquiert devieri

aussi plus pieux par une dévotion intérieure ; celui qui enseigne au*

faction prompte et complète sans l'application du Pape.

Supposer qu’un certain péché contre la sainte Vierge ne puisse êtr remis par l’indulgence à qui s'en repent, celui-là blasphème contr le Seigneur et son Évangile. Supposer, dans des écrits publics, que les prédicateurs de l’indulgence avancent des propositions inconve. nantes et téméraires, qu’on n’a cependant pas entendues, c’est ré. pandre le mensonge et la fable pour la vérité, c'est se montrer cré. dule, léger et se tromper grossièrement. Quiconque nie que la puis sance de saint Pierre et celle de ses successeurs soit la même, celui-} se trompe. Et celui qui tient que saint Pierre a plus de pouvoir pour l'indulgence que le pape Léon, celui-là se trompe encore davantage il va jusqu’au blasphème. Celui-là se trompe également qui adore

avec l'honneur dû à Dieu seul, la croix propre du Christ ou bien une 4

per.

1545 de l’ère el

bnorer, cepen non pas ave bntificales, ce Tetzel ajout ut ce qui pré ême dans les chaque lieu pur que cetti ême au juge ance et d’AIl bctes de la ne r jugement !

La même an e cinquante pi ise romaine, 6 érétique opir rconstance ?.

Ce qu'il dit d bnsiste à mette lien, saint Cy ints Pères : qu Pierre seul, et enne au quatri e parles histi

té du Pontife :

Mglise, ni con Mgement de cau

bnfirmé et soi e,par le pri erre est inacce

re d'accord ave } Quant à la tra

lle hérésie, ca

érétiques de to hérésie, ainsi q

ne fait que rec

lus oratoire le:

ertullien.

Huit cents exe

autre quelconque, comme étant la chose essentielle, etnon pas comme Pas nommé, aya

en étant le signe. De même, quoique sous bien des rapports qui mo- M tivent l’adoration la croix propre du Christ soit meilleure et plus à

! Waleh, t 18, p.

(XIV. — De 150515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE: 29

les biens, Snorer, cependant celui qui l’adore avec un autre culte et honneur,

ation de todii non pas avec le même qu'on doit adorer la croix ornée des armes otificales, celui-là commet une idolâtrie et se trompe.

| l'indulgendi Tetzel ajoute à la fin : « Confiant en la vérité, l’auteur soumet

rent déchargi ut ce qui précède au Saint-Siége apostolique, comme au juge su-

enseigne l'usifème dans les matières de la foi; en même temps, aux ordinaires

plénière sel chaque lieu et aux inquisiteurs de la dépravation hérétique. Et entière. LéMbur que cette soumission ne paraisse pas suspecte, il soumet le ice, augmeiéme au jugement des quatre principales universités d'Italie, de qui ne pen Mance et d'Allemagne, et même à toutes les universités non susui-là est danctes de la nation allemande; et je suis prêt, en tout cas, à subir essiteux, fur jugement 1, »

agne l’indul La même année 1517, Tetzel soutint à Francfort une autre série ude de la si cinquante propositions, sur l'autorité du Pontife romain, de l’É-

» et celui qui nde n’est pañ ur. Quoiqui ent décharg” qui acquierl uiert devient nseigne aus

ise romaine, de la tradition, sur le caractère de l'hérétique et de érétique opiniâtre, et sur le devoir des catholiques en pareille rconstance ?.

Ce qu'il dit de plus fort en faveur du Pape et de l'Église romaine pnsiste à mette en thèses scholastiques : 4o le vieil axiome de Terlien, saint Cyprien, saint Optat, saint Grégoire de Nysse et autres ints Pères : que le Seigneur a donné les clefs du royaume des cieux Pierre seul, et par lui à l’Église; 2 cette loi ecclésiastique déjà anl'où le Paphenne au quatrième siècle, et rappelée par le pape saint Jules, ainsi une errewe par les historiens grecs Sozomène et Socrate : que, sans l’autoet ceux defiité du Pontife romain, rien ne peut se conclure définitivement dans. it une sat jglise, ni concile, ni dogme de foi, ni règlement de discipline, ni sement de cause majeure ; 3° le formulaire du pape saint Hormisda, Dafrmé et souscrit par les conciles œcuméniques, et décidant ème conte ue, par le privilége infaillible de Jésus-Christ, le siége de saint ierre est inaccessibie à l'erreur, et que, pour être catholique, il faut re d'accord avec. lui en toutes choses.

s, c’est ré. Quant à la tradition, il ne fait que l’opposer généralement à la nouontrer cré. Melle hérésie, comme tous les Pères de l'Église l'ont opposée aux que la puis Mérétiques de tous les temps. Sur le caractère de l'hérétique et de me, celui-4"Mhérésie, ainsi que sur les devoirs des fidèles en pareille circonstance, uvoir pour M ne fait que redire scholastiquement ce que disaient d’une manière davantage Mlus oratoire les anciens Pères, notamment Vincent de Lérins et

ertullien.

1 fuit cents exemplaires de ces thèses, où cependant Luther n'était

pas comme as nommé, ayant été apportés à Wittemberg, les écoliers de l’unirts qui mob

e et plusil® * Walch, 1 18, p. 266-281, — ? ]bid., p. 283-289.

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versité achetèrent les uns, prirent les autres, et les brûlèrent pubji.# quement sur la place. Luther parle de cette équipée en deux lettres, proteste ny avoir point eu de part, et regrette l'injure qu'on a fait à un homme de cette dignité; il ne touche ni de loin ni de près l'historiette répandue depuis, que Tetzel avait commencé à brûler lesl thèses de Luther à Francfort ; preuve bien claire que cette fableh n’était pas encore inventée 1.

Luther publia une défense de ses quatre-vingt-quinze thèses, qu commence par une protestation ordinaire dans les universités, «} finit st conçue en ces termes:h

quelque chose ne peut être démontré o :

des Pères, les canons ou décrétales, cela seul je veux le tenir comme ù une chose sur quoi l’on peut disputer, d’après le jugement de là raison et l'expérience : de manière toutefois que le jugement et lh sentence de mes supérieurs conserve toujours sa force.

J'y ajoute un seul point, que je prétends me réserver comme nb

u renversé par lesdits écrith

privilége de la liberté chrétienne : c’est que, quant aux simples opi-Pi

nions, conjectures ou pensées desaint Thomas, Bonaventure et autra à scholastiques ou canonistes, qu’ils se contentent de poser sans texte ni preuve, je veux les rejeter ou les admettre comme je le jugerai 1 propos, suivant le conseil de l’Apôtre : É qui est bon. Et je ne me soucie point de la prétention de quelqueh thomistes qui veulent soutenir que saint Thomas a été approuvé ef reçu par l'Église en tout; car on sait bien combien vaut et jusqu'où

va l’autorité de saint Thomas.

Par cette mienne protestation et déclaration suffisamment que je puis bien me tromper, être trouvé hérétique, dussent ceux qui le prétendent en faire milkB fois plus de rage et de tempête, et même expirer de colère 2.

Dans la conclusion, il dit : Je ne me serais point permis, avec un écrit si peu considérable, d'en appeler au Pape, si je n’avais pas vu que mes ennemis comptaient singulièrement, par le nom du Pape, R m'inspirer de la crainte et de la terreur. D'ailleurs, son office l'oblige

à s? reconnaître le débiteur des savants et des ignorants, des Grecs et des autres 3,

1 Walch, t. 18, p.40, notes w et #. — ? Ibid., p. 290, — 3 Ibid., t, 18, p. 532. ;

prouvez tout, et retenez «bi

» J'espère avoir montré mais que je ne veux pa bi

1545 de l'ère chr

Quant à ses s soutient tou hes : Sè quelgr mathème ! Mais.

ence plénière, vançaient les u'elle était nul Jutôt le contrai Pmporelles que i-même, eten

ment pour les

nalement cette es indulgences Luther ne s’e ar la presse un doctrine du m octeurs scholas!

ences. Tetzel, l’ rticle par articl uis la réfutatio:

our bien connai pns tout entière.

éfutation, par J

Afin que les fid on téméraire en

ouveaux docteur {ceux qui les su

dticle : Cependan Mielligence : moi,

uisiteur de la foi,

frronés, avec son t:

Phaque article par daprès. De plus,

on : « Pour les d

À: Walch, t, 18, p. 50

1545 de l'ère chr.J DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 31

Quant à ses quatre-vingt-quinze propositions, il les reproduit et s soutient toutes. Ainsi, il répète la soixante-onzième en ces teres : Si quelqu'un nie la vérité des indulgences du Pape, qu’il soit nathème ! Mais, sur la proposition soixante-huit, il dira que l’indulence plénière, bien loin d’âtre la plus grande des grâces, comme vançaient les prédicateurs, était la moindre de toutes, ou plutôt u'elle était nulle et de nul effet, parce que la grâce de Dieu opérait Jutôt le contraire 1, Sur d’autres, il dit et répète que toutes les peines smporelles que le Pape peut remettre sont celles qu'il a imposées

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