‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 82 sur 122 · DES PAPES ADRIEN | IE DE L'ALLEMAGNE À S. CONFESSION D'AUG · texte numérisé non relu

DES PAPES ADRIEN | IE DE L'ALLEMAGNE À S. CONFESSION D'AUG

T LA BIGAMIE AU noi

e celui de Hamb e ne fut Pas stérile en Saints; nous en avons vu

À Î k dt ne : saint Canut en Danemark, saint Éric ou Henri oi Olaüs en Norwége. Tout |

le monde connait sainte Dies Brigitte de Suède, et sa fille, sainte Catherine. Les relations des rois VE DE HESSE. ROYAURSS ndinaves avec le chef de l'Église universelle furent MNÉS A L’EXTERMIN(. amicales : les tr

Quatorzième siècle. Christophe roi de Danemark, u genre humain, Wa ayant été chassé du loYaume pour ses violences et sa m

et les peuples del'O duite, ayant même été mis à mort l’an 1336 2 pâtres de l'HelvétM nie se donnèrent au

auvaise con-

l if fl erre. Nous en avons vu une preuve in .

» les habitants de la Sca-

nu.

ÎE (a | k! ! ff roi de Suède, Magnus, pour $e délivrer de |. LR lité de séduction di plusieurs petits tyrans qui les opprimaient. Magnus eNVOya au pape ji Benoît XII, le Priant de lui confirmer la Possession de la Scanie, à fl l rk et la Norwége, Il li et à sa postérité, et de iui Permettre de retirer encore, S'il pou- || A iques : l’apostasie fl rit, d’autres terres d'entre les mains des tyrans. Vu Principalement, il eurs serments, tran sjoutait-il, que le FoYaume de Danemark n’a Jamais été sujet à l'em- 1 ostat de Wittemberdpire, mais à l'Eglise rom (fl

aine, à laquelle il Paye tr rvie l’un et l'autredsuis prêt à continuer 1, 1e le clergé n’est Le Danemark, la Norw irent tant su r tenir le peupleduiinime SCeptre, tantôt sous : Situation sujette li] Christianisme et de l'Église à les rendre et moins fréquentes et moins

tout ensemble reine

Suède de Norwiutholique contribuait que leurs domaine 1 sénat et de l’asse e pour la guerre é et de leur indépel | le nom de Danoï nm siècle. Le chril mier apôtre fut si à 830, archevéquek lois, les Danoï, tre autres l'Islande ire dans le siège animent saint is :

serait cependant élu Yaumes, sans que la dignité royale püt Préférence aux autres, à moins que le

292 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXXXIV. — De gp prince n’eût des enfants ou des parents que les trois États assemblés

suiva

jugeassent dignes de lui succéder. Le second article consistait dans MM pasili

l'obligation que le souverain avait de partager tour à tour sa rési. La

: dence dans les trois royaumes, et de consoimer dans chacun lere. ME vel

Le venu de chaque couronne, sans en pouvoir transporter ailleure les D Christ deniers, ni les employer que pour l'utilité perticulière de l'État d'où AR royau

ils seraient tirés. Le troisième et le plus important, que chaque M Calma royaume conserverait son sénat, ses lois, ses coutumes et ses privi. A et con! \c4 léges, et que les gouverneurs, les magistrats, les généraux, les évé. irégul ques et même les troupes et les garnisons seraient prises de chaque M l'Église

pays, sans qu'il pût être jamais permis au roi de se servir d’étran. MR chef se

gers ni de ses sujets de ses autres royaumes, qui seraient réputés M frma c

étrangers dans le gouvernement de l’État où ils ne seraient pas M qu'ensu

nés 1, lrétab

La reine Marguerite étant morte en 1412, Éric IX, Christophe 1], Mau juste

Christiern ou Christian Ier, Jean IE, Christiern ou Christian II furent successivement rois de Danemark, de Norwége et de Suède, mai non sans peine ni sans trouble. La Suède, on du moins une partie de ce royaume, se donna quelques années pour roi Charles Canutson, qui fut obligé de renoncer à la couronne ; puis trois administrateyn du royaume, qui ne le furent que d’une manière intermittente, à dont le dernier, Sténon, mourut, en 1519, d'une blessure qu'il avai reçue dans une bataille contre les troupes de Christian Il. | Christian ou Christiern Il, reconnu pour successeur du roi Jean, son père, dès l’an 1486, lui succéda réellement en 1513. L'’annéesi vante, il fut couronné au mois de mai par l'archevêque de Lundu jura solennellement le maintien de la foi catholique, ainsi que da priviléges du clergé et de la noblesse, priviléges qui limitaient sl était reti gulièrement sa puissance royale ; les États lui firent même promet qu'il ne ferait rien de son vivant pour procurer le trône ni àunde fils ni à personne autre. Or, Christiern était d’un naturel ambiten despotique, cruel et perfide. Il écarta les grands de l’administratin du royaume, n’y appela que des gens de basse condition ; son pi cipal conseil était une femme néerlandaise, dont la fille était sa con cubine. Du reste, Christiern était dévoué au Pape et à l'Égi

romaine, mais autant que son dévouement profiterait à ses intér4 partit po En 1517, il accorda au nonce Arcimbold la permission de préc De retour les indulgences dans les royaumes du Nord, mais contre un prévues et aux :

de onze cents florins. Et comme le nonce ne s’acquitta point à s gré de certaines intrigues politiques en Suède, il lui enleva, l'an

Î Vertot, ist, des Révol. de Suède. Bsscins. So

294 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — Des

avaient déposé l'archevêque, mais dans la réalité pour abattre les meilleures têtes du royaume, et inaugurer son despotisme par leur sang, il les fit traduire, malgré l'amnistie, devant une commission judiciaire ; puis, selon certains historiens, sans attendre même aucune sentence, il envoya des bourreaux leur annoncer leur dernière heure

clercs fussen lui-mé une fe despot

leur refusa la consolation de se confesser à un prêtre, et les fit exécuter Le c publiquement, en un même jour, au nombre de soixante-dix à AN donnar quatre-vingts, tant sénateurs et seigneurs qu'évêques. Non content BA Danem du meurtre de tant de nobles personnages, il abandonna les habitants Rexempl de Stockholm à la fureur de ses troupes, sans distinction d'âge ni de Mroyaum sexe. Tel qu’un tigre qui une fois a goûté le sang, Christiern en Ads let

parut insatiable. Dans son retour de Suède en Danemark, il fit élever des échafauds dans toutes les villes qu'il traversa, notamment À | Vatsten, la terre de sainte Brigitte. Au monastère de Nidal, quoiqu'il y eût été reçu avec de grands honneurs, il fit saisir, à l'issue de messe, l’abbé et les moines, et jeter dans la rivière les mains liées derrière le dos. L'abbé ayant rompu ses liens, et essayant de se sauver à la nage, Christiern lui fit fracasser la tête à coups de lance, Avec de pareils instincts, le Néron du Nord dut ressenffr une naturelle sympathie pour le dieu et la religion de Luther : dieu-tyran qui nous punit non-seulement du mal que nous n'avons pu éviter, mais même du bien que nous avons fait de notre mieux ; dieu sans foi et sans parole, qui abandonne son Église après avoir promis d’être avec elle tous les jours jusqu’à la consommation des siècles ; une re. ligion qui fait de l’homme une machine, des bonnes œuvres autant de crimes, des crimes autant de bonnes œuvres; qui, en principe

ne donne à chacun pour règle que soi-même, mais qui, en fait, nee rien ; c donne à tous pour règle que la ruse et la force, autrement la tyrannie, Mère à la fo

Aussi, dès 1520, Christiern II demanda-t-il lui-même un prédientMemark, la luthérien, et lui assigna-t-il une église de Copenhague pour y débiteBounis. To le nouvel évangile. L'année suivante 1521, il défendit à l’université ellement

de sa capitale de condamner les écrits de Luther. L’archevéché danemark

Lunden possédait en propriété l’île de Bornholm ; il la réclam Dès le co comme domaine de la couronne ; l'archevêque se démit pour se teen secrèt d'embarras. Comme les chanoines se refusaient néanmoins au bone, duc ç

plaisir royal, Christiern les fit incarcérer, et s’empara de l'ile en 152888 même a Ïl nomma son ancien barbier et son favori Suhlaghok archevêque de cette métropole; puis, l’année suivante 1522, en présence du noncté apostolique, il le fit pendre et brûler, comme auteur, par ses conselk du massacre des évêques et des seigneurs à Stockholm. Dans saicore en code de lois, il défendait à tout évêque, prêtre ou moine, d'acquéri

un bien, à moins qu’il ne fût marié, 11 détendit également à tous

e de soixante-dix

'êques. Non content ndonna les habitants stinction d'âge ni de sang, Christiern en inemark, il fit élever

ersa, notamment

> de Nidal, quoiqu!

saisir, à l'issue de à Echancelier du royaume,

ière les mains liés ssayant de se sauver

ips de lance.

it ressentir une na. pe C Luther : dieu-tyran Bien, qui jusqu'alors avait gou n'avons pu éviter, Mlinstant tout Courage; il se plaig e mieux ; dieu sans and, d'être condamné sans a avoir promis d'éte BN'xpiation du Massacre de Stoc des siècles ; une re.

nnes œuvres autant ; qui, en principe, ais qui, en fait, ne trement la tyrannie, même un prédicant ague pour y débitrWB0unis. Toutefois, ceux de fendit à l’université r. L’archevéché d

olm; il la réclam

démit pour se tirer

néanmoins au bon ara de l’île en 1521, hok archevêque de présence du non ur, par ses conselk ockholm. Dans si | moine, d’acquérif

galement à tousk=

Liv. LXXXIV, — De 1517

lité pour abattre Jes despotisme par leur ant une commission lendre même aucune leur dernière heure no 86 re, et les fit exécute À Le clergé danois n’en était

11545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,

deres de porter et faire juger leurs causes fussent terminées dans le ro lui-même !, En ôtant aux prêtres l'appui de Rome ue femme, il était sûr d’ i

despotisme.

orà M donnances et exécuiions tyran

ienne , d’avoir introduit cette hérésie à Mans son royaume catholique, et maltraité les évêques de bien des il unitres. L'évêque de Roskild ou Roschild, qui étai

abbé et ses moines; d'avoir arraché des églises axécuté bien des innocents

voir été entendu 3 il s’offrit, pour

èlerinage à Rome, qui avaient été mis à mort beaucou

de messes et d’églises, de 80uverner désormais uniquement d’après kconseil des états. Ces Promesses, et d’autres encore, ne lui servirent le rien ; car on ne Pouvait prendre aucune Confiance en son caracte à la fois impétueux et variable. La Norwége, une partie du Da- Sleswig et de Holstein lui restaient Lubeck lui ayant déclaré la guerre, il fut dès le mois d'avril 1593, il s'enfuit de

onne danoise à son oncle paternel, Frérc, duc de Sleswig et de Holstein ; elle fut acceptée. En mars de

à même année, il fut solennellement élu roi. Il jura, comme ses édécesseurs, le maintien de la foi Catholique, ainsi que les droits AS évêques. Cependant il était luthérien dans le cœur. La dissimulion Jui était nécessaire pour préparer l’apostasie de son peuple, core en 1524, les Dithmarsiens, Population guerrière du Hols-

'Schroeck, Fist, de la Réformation, t, 2, p.67. 2 Ibid., p. 68-70.

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rés ni

296 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1511

tein, brûlèrent un moine apostat qui prêchait l’hérésie de Luther, La même année, les évêques, appuyés par beaucoup de députés à l; diète danoise, prirent des mesures sévères contre l’hérésie luthé. rienne : les prédicants devaient être punis de la prison et d’autres peines, toute innovation interdite, jusqu'à la décision du concile ge. néral que devait indiquer le Pape. L'apostat Frédéric dissimula donc un temps, comme autrefois l’apostat Julien. En 1526, il prit sous sa protection un prédicant de l’hérésie, moine apostat, qu’il nomma son chapelain. En 1527, il fit un pas de plus. Dans la diète d'Odensée, ayant rappelé qu'il avait promis de maintenir la foi catholique romaine, il annonça qu'il ne garderait pas son serment, attendu que le moine Luther trouvait bien des abus dans l’ancienne religion du Danemark, de la Suède et de l’univers chrétien ; en conséquence, « volonté royale était que les deux religions, la nouvelle de Luther et l’ancienne de saint Anscaire, fussent sur un pied d'égalité, jusqu'à l'indiction d'un concile général. On n’attendit pas jusque-là, Malgré l'opposition des évêques et d’une partie de la noblesse, le roi fit adopter à la diète les résolutions suivantes : que les évêques ne deman. deraient plus leur confirmation au Pape, mais au roi; que le clergé, les églises et les monastères garderaient leurs biens actuels, jusqu'à ce qu’ils en fussent dépossédés par les lois du pays; que les ecclé. siastiques et les moines pourraient se marier 1,

Ainsi, un roi, effrontément parjure du serment de son élection, enlève au peuple la foi de ses pères, à l’Église.ses biens, au Pape st primauté, aux évêques leur mission divine, pour ne faire d'eux et des autres clercs que des fonctionnaires civils, des employés de h police, se consolant de leur apostasie et de leur dégradation entre les bras d’une femme qui n’est pas la leur et ne peut l'être. Chris tiern II!, fils de Frédéric, acheva l’apostasie du Danemark, en 1533,

par la violence, jetant les évêques en prison, ne leur rendant la liberté B

et leurs biens propres qu’à condition de renoncer aux biens d'église et à toute opposition contre les innovations religieuses. Ces roï achetèrent le consentement des nobles en leur donnant une bonne part au vol des biens consacrés à Dieu. Des moyens semblables por. tèrent la Norwége à l’apostasie en 4537, l'Islande en 4551.

Il en fut à peu près de même en Suède. Gustave Éricson ou Vas, dont le père fut enveloppé dans le massacre de Stockholm en 15%, s'était sauvé dès 1519 de la prison où il était retenu en Danemark. Pendant son séjour à Lubeck, il prit goût à la révolution religieux de Luther, et entretint avec ce moine apostat une correspondant

# Schroeck, Hist. de ia Réformai., t. 2, p. 17-18.

à 1545 de

secrète.

les paysai plusieurs ministrate avons VU, limité et liberté, n «sion poi moyen tr D nastères, sciences ar en s'ériges cendants f E montra ce effet, pou:

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