LXXXIV. — De 1srr À
érésie de Luther, p de députés à la e l’hérésie luthé.
rison et d’autres on du concile gé.
ic dissimula donc 26, il prit sous sa at, qu'il nomma la diète d'Odenla foi catholique nent, attendu que enne religion du | conséquence, sa elle de Luther et d'égalité, jusqu'à jusque-là. Malgré se, le roi fit adop- 'êques ne demanroi; que le clergé s actuels, jusqu'à ys; que les ecclé.
t de son élection, biens, au Pape «a ne faire d'eux et s employés de h dégradation entre peut l'être. Chris:
nemark, en 1533, |
rendant la liberté R aux biens d’églis gieuses. Ces rois nnant une bonne s semblables por:
en 4551.
Éricson ou Vas, )ckholm en 1520, nu en Danemark.
olution religieuse e correspondant
11545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 297
gcrète. Parvenu en Suède sous divers déguisements, et soutenu par les paysans de la Dalécarlie, qui étaient zélés catholiques, il battit en plusieurs rencontres les Danois, qui occupaient la Suède, fut élu administrateur du royaume en 1821, et roi l'an 1393. Comme nous avons vu, les rois de Suède étaient électifs, n’avaient qu'un pouvoir limité et des domaines assez médiocres : la nation, jalouse de sa liberté, ne voulait pas de roï trop puissant. Gustave profita de l’ocasion pour changer cet état de choses. Le Juthéranisme lui parut un moyen très-propre pour s'enrichir des biens des églises et des mo-
Dustères, pour confisquer la liberté des peuples, s’asservir les con-
siences inêmes, en brisant l'indépendance spirituelle des évêques, en s'érigeant soi-même en pape, et en imposant à la Suède ses desendants futurs comme rois et papes héréditaires. En quoi Gustave
[uontra certainement de la pénétration. Quoi de plus propre, en at, pour fonder la plus effroyable tyrannie, qu’une doctrine qui représente les hommes comme des animaux, sans avoir de libre même h volonté, et Dieu comme un tyran cruel qui nous punit non-seulement du mal que nous n’avons pu éviter, mais encore du bien que nous avons fait de notre mieux ?
Ge que Gustave sut comprendre, il le sut habilement exécuter. Trois mauvais prêtres revinrent en Suède, préchant les hérésies de Luther : il les favorisa, les seconda de toutes manières, leur recommandant seulement la prudence, afin de ne pas divulguer son secret e soulever contre lui l'opinion publique ; car la masse de la nation tenait sincèrement à la religion de ses pères. De ces trois sectaires, I fit l'un professeur de théologie à l’université d'Upsal, le second prédicateur dans la grande église de Stockholm, le troisième chan- «lier du royaume. L'évêque de Westeras et l'archevêque Canut d'Upsal furent déposés, sous prétexte de conspiration, et ce dernier remplacé par Jean Magnus ou Store, qui persévéra dans la foi catholique, ainsi que son frère Olaüs Magnus, archidiacre de la cathédrale de Strengnès. Ils sont connus l'un et l’autre comme historiens du Septentrion. Parmi les Dominicains chargés de l’inquisition en Suède, iy avait un prieur qui était secrètement luthérien : Gustave lui donna commission de visiter tous les monastères, pour y semer les principes de la réforme. Où il trouva le plus d'opposition, ce fut parmi ls religieux de son ordre. Gustave menaça de les chasser du pays, et leur Ôta sur-le-champ le pouvoir d'inquisiteurs. En 1524, après in voyage dans les diverses provinces, il ordonna une conférence publique entre les catholiques et les luthériens, pour en être luimême le juge. Cependant les paysans de la Dalécarlie, qui lui avaient
LAdé à monter sur le trône, menacèrent de l’en faire descendre, s’il
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ne cessait d’opprimer leurs évêques et d'imposer au peuple une nou. velle religion. Il n’en persista pas moins dans son projet de décatho. liser la Suède, mêlant adroitement l'hypocrisie à la violence. En 1595, il laissa célébrer encore dans son royaume le jubilé du pape Clé ment VIT; mais, la même année, celui des trois sectaires qu’il avait établi prédicateur à Stockholm, Olaüs Petri, qui était prêtre, se ma. ria publiquement, et Gustave, bien loin d'en montrer du déplaisir, assista à ses noces. Ce scandale fut imité par plusieurs moines et nonnes. Gustave s'empara du monastère de Gripsholm, et en expuls les religieux : c'était un coup d'essai. Ces usurpations et ces scandales mécontentaient les populations, affectionnées à la religion, aux saintes cérémonies, aux églises et aux moñastères de leurs ancêtres, En 1596, il y eut du mouvement parmi le peuple de l’'Upland, Gustave, escorté de troupes considérables, harangua les paysans, et leur dit qu’à la place des moines paresseux, vermine du royaume, il vou lait leur donner des prédicateurs vraiment évangéliques. Les paysans s’écrièrent qu'ils voulaient aussi garder leurs moines, qu'ils entretenaient eux-mêmes ; ils se plaignirent aussi de ce qu’on leur défendait la messe en latin, et de ce qu’on voulait changer leur ancienne foi. Tout ce que Gustave put dire et faire ne les contenta pas, et il fut obligé de dissimuler!
Il eut recours à d’autres moyens. Pour séduire et asservir les peuples, il fallait abattre les évêques ; pour les abattre, il fallait les désunir ou les séparer, et promettre leurs dépouilles aux nobles. L'archevèque d'Upsal était primat de Suède et légat du Pape. Gustave l'envoie en Pologne, sous apparence de négocier son mariage avec la princesse royale, mais dans la réalité pour priver le clergé de Suède de son chef et de son centre. L'archevêque Magnus emporta une mul titude de monuments littéraires sur l’histoire ancienne et moderne de sa patrie : il se rendit à Rome au commencement de 1527, et ne re. vint plus en Suède. Six ans après, il fit quelque séjour à Dantzick, et entretint en Suède une secrète correspondance pour l'avantage de l’ancienne foi. Il retourna depuis à Rome, et y mourut l'an 1544 dans un hôpital. Il a laissé une histoire des Goths et des Suédois, tirée des monuments qu’il avait recueillis, fabuleuse pour les premiers commencements, mais très-utile pour la suite jusqu’à son siècle : les Danois seuls l’accusent de partialité. Gustave, ayant ainsi privé le clergé catholique de son chef, le frappa d’un coup plus sensible encore. Les deux prélats déposés, Canut, archevêque d'Upsal, et Sunanvéder, évêque de Vesteras, s'étaient réfugiés en Norwége. Gus-
1 Schroeck, t. 2, p. 21 et seqq.
à 1545 de
lave sut à mort 1 Après Eh diète < fardeau on le déc même le clergé av emparé € æs prêtr les papis si mal ré:
nement, | le royaur ecclésiast devaient :
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LXXXIV, — De 1611
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put ce qu'il voulut. La comédie avait été bien jouée.
11545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
he sut les attirer en Suède, à mort l’an 15271,
Après ces préliminaires tragiques, Gustave joua la comédie. Dans Eh diète de 1527, il représenta que, depuis sept années, il portait le
fmdeau du gouvernement, qu'il en avait été fort mal récompensé ; on le décriait comme un hérétique, qui voulait détruire les églises et même la foi chrétienne : c'est par de semblables intrigues que Je clergé avait opprimé les princes, la noblesse et le peuple, et s'était emparé de leurs biens. Pour montrer son innocence, il avait amené «es prêtres, qui feraient voir, en présence des états, si c'était lui ou ls papistes qui recevaient la pure parole de Dieu. Ayant donc été s mal récompensé de ses bonnes intentions, il renonçait au gouversement, ne demandant qu’un fief convenable pour servir utilement k royaume. L'évêque de Lincoping, nommé Brask, répondit que les eclésiastiques étaient liés au Pape par un serment inviolable ; qu'ils devaient aussi obéissance et fidélité au roi, mais seulement dans ce qui n'était pas contraire aux lois et aux droits de l'Église ; qu'ils possdaient leurs biens comme bénéfices ecclésiastiques, et cela sous ine grave responsabilité ; que pour la répression des abus chez les moines et les prêtres, ils ne s’y opposeraient pas. Gustave ayant demandé aux conseillers d'État et à la noblesse ce qu'ils pensaient de œlle réponse, le grand maître de la cour témoigna qu'ils en étaient cntents. Eh bien! conclut Gustave, ma résolution est prise, je renonce au gouvernement ; je ne réclame que mes biens que j'ai sacrifés pour le royaume, puis j'irai ailleurs. Ayant dit ces choses et d’autes, il sortit de l’assemblé, les larmes aux yeux.
Ce coup de théâtre produisit un effet vraiment dramatique : ce fut d'abord la consternation et l'incertitude parmi les états : elles aug mentérent le lendemain, jusqu’à ce que les députés de l'ordre des paysans se fussent déclarés pour Gustave ; les bourgeois suivirent l'exemple des paysans ; un évêque, traître à ses serments, se pro- 20nça pour la défection : les états voulurent entendre des avocats des deux religions, pour en juger : le troisième jour, la noblesse témoignà au roi son repentir et sa soumission, Gustave n’eut garde de se rendre de prime abord : deux fois il se montra inflexible ; la troisième bis seulement, il reparut au milieu de l'assemblée, qui passa par
les fit accuser de sédition, et exécuter
Il fut donc résolu que les revenus de la couronne seraient augmenls par les biens des évêques, des églises et des monastères ; que les “êques n'auraient pour leur entretien que ce qu'il plairait au roi,
! Schroeck, t. 2, p. 36.
300 HISTOIRE UNIVERSELLE {Liv, LXXXIV. — De 1517
qui aurait plein pouvoir de gouverner les églises et les monastères que la noblesse aurait aussi le droit de revendiquer les biens donnés, vendus ou engagés par ses ancêtres ; qu'il ne serait point permis de dire que le roi voulait introduire une fausse religion, mais que, tout fete au contraire, tous les habitants de la Suède devaient avoir la plus :# haute estime pour la pure parole de Dieu, telle qu’elle était ensei. | gnée par les prédicateurs évangéliquest, Voilà comment les états de Suède renièrent la foi de leurs pères, embrassèrent lés nouvelles hé.
résies, déclarèrent leur roi infaillible, à condition que les nobles pille-
raient, voleraient, avec lui, les églises et les monastères. Cicéron dit
en effet : « Quant aux décrets injustes, ils ne méritent pas plus le
nom de lois que les complots des larrons. » Platon tient le même
langage?. Mais c’étaient des païens.
L'évêque de Lincoping s'enfuit à Dantzick, auprès de l'archevéqe
Magnus, et mourut quelques années après dans un monastère de
ft Pologne. Trente monastères de Suède furent supprimés, et leurs biens volés par le roi et les nobles. En 1329, le roi-pape se fit cou.
ronner solennellement par l'évêque de Skara. La même année, il tint
une assemblée de son clergé civil, où il abolit plusieurs cérémonies
de l’ancienne religion. Un des trois premiers sectaires était Laurent
Petri, frère d'Olaüs. En 1531, Gustave le fit élire pour l’archevéché d'Upsal, qui n’était pas vacant : comme l’intrus était mal vu du cha
pitre, il lui donna une garde de cinquante hommes, et remplaça le chanoines fidèles par des luthériens. Cependant les trois sectaires,
les deux frères Petri et l’archidiacre et chancelier Anderson, ne s'é-
tant pas montrés assez servilement soumis à tous les caprices du roi.
pape, encoururent sa disgrâce. En 1540, il contraignit l'archevéque Laurent Petri à présider une commission qui condamna à mort sn
frère Olaüs Petri et le chancelier Anderson. La même année, le roi.
| pape de Suède parvint à faire déclarer la royauté et la papauté suédoises héréditaires dans sa famille5. Ainsi une nation jusqu'alors catholique et libre perdit tout ensemble sa foi et sa liberté par k
ruse et la violence d’un habile usurpateur. La philosophie moderne
donne à cet usurpateur le titre de grand homme : ce qui montre
que valent le titre et la philosophie.
En Allemagne, foyer de la révolution ei de l'uuarchie religieuse, la
à | lutte continuait entre l’ancienne foi et les nouvelles hérésies. Nous 4 avons vu ce que fit, pour arrêter le mal, le pape Léon X, mortke £ premier décembre 1521. Son successeur, Adrien VI, bon, pieux, sa
1 Schroeck, t. 2, p. 42. — ? Cicero, De Legib., 1. 2, n. 5. Plato, Minos, = * Schroeck, t, 2, p. 44 et seqq.
41615 de
vant, pl mieux ré jeunesse
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D venble u
» effet. I D & prome propositio avait toute tromperie:
la premièt en 122.
Mais ava les esprits, casion ou « Rome sain Théate, pli former aus de zèle qu ment de l'É faires, ni le forme préc l'hérésie, lc etdit à ses ç reure, puis eussent fort n'était poin réforme av:
> magne. En :
grégations r quait des pla archevêque
D sen ou Misne tion alleman