LXXXIV. — De
les monastères les biens donnés, | point permis de n, Mais que, tout ent avoir la plus elle était ensei.
nent les états de lés nouvelles hé. > les nobles pille.
ères. Cicéron dit tent pas plus Je n tient le même
; de l'archevêqne n monastère de primés, et leurs -pape se fit cou.
me année, il tint eurs cérémonies es était Laurent our l’archevéché F mal vu du chaet remplaça les s trois sectaires, nderson, ne s'écaprices du roi.
nit l’archevêque mna à mort son le année, le roila papauté sué.
ion jusqu'alors sa liberté par la sophie moderne e qui montre
ie religieuse, la hérésies. Nous on X, mort le bon, pieux, sa
. Plato, Minos, =
41515 de l'ère chr,] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 301
mnt, plein de candeur, et d'ailleurs Allemand d'origine, espérait mieux réussir auprès de ses compatriotes. Comme il avait passé sa jeunesse à étudier la théologie scholastique, il en trouvait les sentiments si clairs, qu'il ne croyait pas que nul homme raisonnable pût eavoir de contraires, C'est Pourquoi il appelait la doctrine de Luther isipide, extravagante, et tenait pour assuré que personne ne pouait la croire, sinon des ignorants et des fous. Que ceux qui la défendaient savaient en leur âme et conscience que les doctrines de Rome aient les meilleures, et qu'ils ne les contredisaient que par ressenti ment des vexations et des injustices qu'on leur avait faites, Qu’ainsi c'était chose fort aisée d'étouffer les Opinions nouvelles, fondées sur k passion et sur l'intérêt, et de guérir par quelque satisfaction con-
D venble un corps qui faisait semblant d'être plus malade qu'il n'était A effet. D'ailleurs, étant natif d'Utrecht dans la basse Allemagne, il Ds promettait que toute la nation préterait volontiers l’oreille à ses
propositions, et s’intéresserait à maintenir l'autorité d'un Pape qui
nuit toute la franchise natale et qui n’était capable ni d'artifices ni de
tomperies. Et pour ne point perdre de temps, il délibéra d'en faire h première ouverture à la diète qui allait se tenir à Nuremberg en 1522.
Mais avant d’entamer aucune négociation, il crut devoir y disposer ls esprits, en commençant de réformer les abus, qui servaient d'oc- «sion ou de prétexte aux plaintes des novateurs. Il appela donc à Rome saint Gaëtan de Thienne et Pierre Caraffe, archevêque de Théate, plus tard le pape Paul IV. Le bon pape Adrien eût voulu rérmer aussitôt et complétement tous les abus; ce qui témoignait plus de zèle que de sagesse pratique. Étranger jusqu'alors au gouvernement de l'Église romaine, il n’en connaissait encore à fond ni les afhires, ni les usages, ni les personnes ÿ On lui fit entendre qu'une rébrme précipitée pouvait faire plus de mal que de bien, et enhardir l'hérésie, loin de lui fermer la bouche. Adrien déplora ces obstacles, etdit à ses confidents que la condition des Papes était bien malheureure, puisqu'ils n'avaient pas la liberté de bien faire, quoiqu'ils en eussent fort la volonté et en cherchassent les moyens. Il conclut qu'il l'était point possible de mettre à exécution aucun de ses articles de réforme avant le voyage qu'il méditait de faire lui-même en Alle-
; magne. En attendant, il commanda expressément à toutes les con-
gégations romaines de veiller plus que jamais à éviter ce qui provoquait des plaintes. De plus, l’année suivante 1 523, avec saint Antonin, achevêque de Florence, il canonisa saint Bennon, évêque de Meis-
D sen ou Misne dans la haute Saxe. Il pensait ainsi faire plaisir à la nation allemande et en même temps lui proposer un modèle.
302 HISTOIRE YNIVERSELLE Liv. LXXXIV. — De 1511
La diète de Nuremberg devait s’assembler pour la fin de novembre 1522, sous la présidence de Ferdinand, archiduc d’Autriche, qui gouvernait l'empire en l’absence de Charles-Quint, occupé alors en Espagne. Cette diète avait deux objets principaux : la défense de la Hongrie contre les Turcs, la répression de l’hérésie de Luther.
Pour y représenter le Saint-Siége, Adrien VI nomma François | Chérégat, évêque de Teramo, qu’il avait connu en Espagne. Le nonce
tout ce sous Vi qu'ils € égorge C'est ci enfants cette de
y arriva sur la fin de l’année, y présenta des lettres du Pape, en date Les a du 25 novembre, écrites en cemmun aux électeurs, aux princes et MR pour ra aux députés des villes de l'empire. Le Pontife s’y plaint première. BR le plus mert que, encore que Luther eût été condamné par le pape Léon X MR là man: et la sentence exécutée par un édit de l'empereur publié dans toye M comme l'Allemagne, il ne laisse pas de persister toujours dans les mêmes er. Sauver reurs et de mettre encore au jour de nouveaux livres remplis d'hé. MR schisma résies, et que, malgré tout cela, il est protégé et favorisé non-seuk. MR qu'il or ment par le menu peuple, mais aussi par la noblesse ; à tel point, QAR au comi qui était peut-être la cause principale de ces troubles, qu’on a con. 4pôtres, mencé à piller les biens des prêtres et à refuser l'obéissance tant au menti, « lois ecclésiastiques qu’aux lois séculières, et que déjà même on ei ‘npereu est venu à la guerre civile dans plusieurs contrées de l'Allemagne WW cest ain Le Pape exhorte les princes et les nations germaniques, pour l'hon.MR livré en nour de leur antique foi et vertu, de s'opposer à cette grande igno-W que, dan minie, et de ne pas se laisser plus longtemps séduire par un peitfiR des lois à moine apostat hors du chemin des apôtres, des martyrs, des docteurs MR revivre € et de tous leurs ancêtres, comme si Luther seul était sage, commes fi exemples Luther seul avait reçu le Saint-Esprit, ainsi que l’hérétique Montank BR accorde « disait de lui-mêine ; comme si l'Église, avec qui le Sauveur à promis nité la gl d'être jusqu’à la consommation des siècles, avait toujours erré dns Adrien les ténèbres de l'ignorance et le labyrinthe de la perdition jusqu'à «M particuliè qu’elle eût été éclairée par la lumière nouvelle de Luther. quelle tac Ne voyez-vous donc pas, princes et peuples de la Germanie, qu davantag Luther et ses partisans, sous prétexte de vérité évangélique, en va tbles pre lent à vos biens? Croyez-vous que, sous le nom de liberté, ils che. sang des chent autre chose qu'à détruire toute obéissance, pour donner if défendue chacun la licence de faire ce qu’il lui plaît? Pensez-vous qu'ils re 1lle conju pecteront beaucoup vos ordres et vos lois, eux qui méprisent, qui éblouir pe déchirent et hrûlent avec une rage diabolique les saints canons. ls} des erreur décrets des Pères, les conciles généraux, à l'autorité desquels les loisk Le Pap mêmes des empereurs s’emoressent de céder et de servir? eux eniM substance. qui refusent l'obéissance due aux prêtres, aux évêques et au souv- ther, pour
rain Pontife ? Espérez-vous qu'ils défendront à leurs mains sa +riléges = de toucher aux biens des laïques, et qu'ils ne s’'empareront pas
! Raynald
iv. LXXXIV. — Dep
ur la fin de novem.
iduc d’Autriche, qui nt, occupé alors en x : la défense dej, sie de Luther.
[ nomma Françri, | Espagne. Le none es du Pape, en date 2urs, aUX princes et "y plaint premitre. ar le pape Léon X, r publié dans toute dans les mêmes w.
livres remplis d'hé.
favorisé non-seule.
esse ; à tel point, « bles, qu’on a comobéissance tant aux déjà même on es de l'Allemagne.
niques, pour l'hon.
celte grande igno.
éduire par un pet rtyrs, des docteurs tait sage, commesi érétique Montan ke > Sauveur à promi toujours erré dans rdition jusqu'à c:
> Luther.
> la Germanie, que angélique, en ver.
le liberté, ils cher.
e, pour donneri ez-VOUS qu'ils resqui méprisent, qu saints canons, là té desquels les loi > servir? eux enfin êques et au souve.
rs mains sacrilége
mpareront pas ‘{
11515 de l'ère chr.] LE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
but ce qu’ils pourront, eux qui chaque jour, sous VOS Yeux, pillent les choses consacrées à Dieu même? enfin, qu'ils épargneront vos têtes, eux qui ont osé maltraiter, frapper, égorger les oints du Seigneur, auxquels il à défendu de toucher ? C'est contre vous, contre vos biens, vos maisons enfants, vos domaines, vos seigneuries, vos temples, que se dirige œtte déplorable calamité, si vous ne la prévenez à temps.
Les autorités &ermaniques doivent donc employer tous les moyens pour ramener Luther et les siens par la douceur : ce qui est le vœu lk plus ardent du Pape. Que si, ce qu'à Dieu ne plaise, les voies de la mansuétude n’y font uen, il faut appliquer la sévérité des lois, comme on retranche avec le fer et le feu un membre gangrené pour sauver tout le corps. C’est ainsi que le Tout-Puissant précipita les schismatiques Dathan et Abiron vivants dans les entrailles de la terre | qu'il ordonna de punir du supplice capital celui qui n’obéirait point au commandement du pontife; c’est ainsi que Pierre, le prince des apôtres, prononça la mort d’Ananie et de Saphire pour lui avoir menti, ou plutôt à Dieu même ; c’est ainsi que les anciens et pieux empereurs ont frappé du glaive les hérétiques Jovinien et Priscillien ; cest ainsi que saint Jérôme souhaite que l’hérétique Vigilance soit livré en la perte de sa chair et pour le salut de son âme ; c’est ainsi que, dans le concile de Constance, vos ancêtres ont fait subir la peine des lois à Jean Hus et à Jérôme de Prague, qui semblent maintenant revivre en Luther, leur admirateur. Si vous imitez les glorieux æxemples de vos ancêtres » nous ne doutons pas que Dieu ne vous accorde dès maintenant la victoire contre les infidèles, et dans l’étertité la gloire de son royaume 1,
Adrien VI écrivit encore séparément à presque tous les princes, particulièrement à l'électeur de Saxe, qu’il priait de bien considérer quelle tache ce serait à sa mémoire et à sa postérité s’il favorisait davantage un frénétique qui bouleversait tout par ses folles et détesbles pratiques, voulant renverser une doctrine écrite et scellée du sang des martyrs, confirmée par les livres des saints docteurs, et défendue par les armes de tant de bons et vaillants princes, Enfin, ille conjurait de marcher sur ies traces de ses ancêtres, sans se laisser
» Os femmes, vos
E Gblouir par les fausses lumières d’un homme de néant, pour suivre
des erreurs condamnées par tant de conciles 2,
Le Pape donna de plus au nonce des instructions dont voici la substance. 11 devait exhorter les princes à étouffer l’hérésie de Luther, pour sept raisons principales : 10 Parce qu'ils y étaient obligés
! Raynald, 1522, n, 60 et seqq. — ? Ibid., 1522, n, 73 et seqq.
en votre présence et
1) F ià Ë je F4
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304 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1517
pour le service de Dieu et le salut du prochain. 2° L'honneur de ler nation, regardée jusqu'alors comme très-chréiienne, et Mainténant diffamée comme hérétique. 3° Leur propre honneur, comme fils de ceux qui avaient condamné au feu Jean Hus et d’autres hérétiques et comme ayant engagé leur parole à :xécuter contre Luther l'égt de l’empereur. 4° L’injure que Luther fasait à leurs ancêtres en publiant une autre créance que celle qu’ils oni eue, et par conséquent les faisant croire tous damnés. 8° La fin où tendent les luthériens, qui est, sous couleur de liberté évangélique, d’abolir toute puissances supérieure; car, quoiqu'ils ne s’en prennent d’abord qu’à celle de l'Église, la liberté qu'ils prêchent va également et même plus contre la puissance séculière, puisque, suivant eux, elle ne saurait obliger à aucune loi, sous peine de péché mortel. 6° Les énormes scandales, troubles, déprédations, homicides, querelles, dissensions que cette secte pestilentielie a excités et excite tous les jours par toute l'Alle. magne; tem, les blasphèmes, les malédictions, les bouffonneries, les amertumes qu’ils ont continuellement à la bouche. Si les princes ne répriment de pareils désordres, il est à craindre que la colère de Dieu et la désolation ne descendent sur la Germanie divisée, ou plutôt sur les princes eux-mêmes, qui, ayant reçu de Dieu la puissance et le glaive pour la punition des méchants, permettent à leurs sujet de commettre de pareilles choses. Maudit, s’écrie le prophète, celui
qui fait l'œuvre de Dieu négligemment, et qui retient son glaive du li
sang des malfaiteurs! ! 7° Luther prend une voie semblable à cell que prit l'infâme Mahomet pour perdre tant de milliers d’âmes, en permettant aux hommes de suivre leurs inclinations charnelles, eten les exemptant de tout ce qu'il y a de plus grave dans notre loi : k
seule différence, c'est que, pour mieux tromper, Luther y procède B
avec plus de mesure. Mahomet permet d’avoir plusieurs femmes, de les répudier à son gré et d’en prendre d’autres ; Luther, pour se con cilier la faveur des moines, des religieuses et des prêtres libertins, enseigne que les vœux de continence perpétuelle, bien loin d'ér obligatoires, sont illicites, et que, par la liberté évangélique, il leu est permis de se marier, sans plus se souvenir de ce que dit l'Apôtr touchant:les jeunes veuves : Qu’après s'être abandonnées à la luxure aux dépens du Christ, elles veulent se marier, à leur damnation parce qu’elles ont rompu leur première foi 2.
Si quelqu'un dit que Luther a été condamné par le Siége apostolique sans avoir été ouï ni défendu, et qu’il faut absolument l'tendre et ne pas le condamner avant qu’il ne soit convaincu, je ré.
1 Jérém., 48. — 2 1 Tim., 5.
11545 de ponds q l'autorité mande L.
précheut fuser la « préché ei cements tez-y que été absol voquer ei généraux
tRaynald, 1 XXII,
Av. LXXXIV. — De 1517
» L'honneur de ler nne, et maintenant eur, Comme fils de l’autres hérétiques ontre Luther l’éji 1rs ancêtres en pu-
et par conséquent dent les luthériens, olir toute puissance bord qu’à celle de , même plus contre ne saurait obliger énormes scandales, ssensions que cette rs par toute l'Alle.
les bouffonneries, iche. Si les princes re que la colère de rie divisée, ou plue Dieu la puissance ttent à leurs sujets le prophète, celui tient son glaive du M
semblable à celle milliers d’âmes, en ns charnelles, eten dans notre loi : k Luther y procède sieurs femmes, de ither, pour se con prêtres libertins, >, bien loin d'être vangélique, il le ce que dit l’Apôtre onnées à la luxure à leur damnation,
11535 de l'ère chr.]
ponds que, pour les chosés de Ja foi, il faut les croire à cause de
l'autorité divine, et qu'il ne s'agit pas de les Prouver : Où l'on demande la foi, dit saint Ambroise, ôtez les ar
&uments ; on croit aux hi précheurs, non aux dialecticiens. Nous avouons
fser la défense pour les choses de fait, s’il a d
7e des sa wements, il faut s’en tenir à l'autorité des sain $ la: que presque tous les points où Luther
dé absolument réprouvés par divers conciles. Or, on ne doit pas ré
vquer en doute ce qui a été approuvé comme à Lanéraux et par l'Église universelle ; car que resterait-il de certain {il ù parmi les hommes ? quelle fin aux disputes, s’il était P
consentement, son pas d’un seul homme ou de quelque peu, mais par le consentement de tant de siècles, de tant d’hommés très-sages, et enfin de
l'Église catholique, que Dieu ne permet pas qui se trompe dans les | | | choses de la foi ? Est-ce que chaque cité n'exige pas qu’on observe | iS ; autrement tout serait plein de confusion ? t les conciles des saints
Quent que le pontife reconnaissait que cette confusio dâtiment infligé de Dieu aux péchés des homme ds prêtres et des prélats. C'est pourquoi, a Drys05tôme sur l'entrée du Sauveur avec u h punition commence parles prêtres, la guér par la racine du mal. Nous Savons que, pen les abominations ont été commises dans ce Saint-Siége, bien des abus dans les choses spirituelles, ls préceptes, qu’enfin tout a été en
n n'était qu’un S, principalement comme l'observe saint
, | à n'yen eut pas un | à c’est pourquoi, rendons tous gloire à |:
e chacun considère d’où il est tombé,
dre que Dieu lé juge
par le Siége apo- : absolument l'enconvaincu, je ré- ins sa colère.
!Raynald, 1522, n, 66-69.
XXII
306 HISTOIRE UNIVERSELLE {[Liv.LXXXIV. — be it à 1545 d
Le nonce promettra donc, de la part du Pape, que, pour Satisfaire@ quelqu à son inclination et aux devoirs de sa charge, il emploiera toui son vertus, esprit et toutes ses forces pour réformer la cour romaine, d'où el à piété peut-être provenu tout ce mal, afin que la santé et la réformationMi utiles à viennent d’où est venue la corruption. Mais on ne doit pas s'étonner penples si tous ces abus ne sont pas corrigés aussitôt; car la maladie est in. mais en vétérée et compliquée ; pour la guérir, il faut y aller pas à pas, com un hon mencer par ce qu’il y à de plus grave, de peur de tout perdre e que par voulant tout refaire à la fois. Les mutations soudaines, dit Aristote M conserv sont périlleuses dans la république, et qui mouche trop fort, iire LM rieur es: sang. le supér Chérégat l'ayant averti que les princes d'Allemagne se plaignaieM 100 par que le Siége apostolique avait violé quelquefois les Concordat RS à terre, Adrien le charge de répondre que ces violations lui avaient égale à! la cor ment déplu, avañt qu'il fût Pape; il était bien résolu, lors méme pli qu'ils ne l’eussent pas demandé, de s’en abstenir toujours, tant pour discrétio garder à chacuu son droit que pour ne pas blesser, mais favorisé ‘gnorer « ses illustres compatriotes. Il lui mandait encore de lui faire cn l'Allemas naître les hommes doctes et pieux qui seraient dans le besoin, ati sraient a de venir à leur secours, en leur conférant le sacerdoce, plutôt qu' Pontifes des hommes indignes, comme on avait fait autrefois. IL lui ordonrdii Ce qui el aussi de solliciter les princes de répondre à ses lettres, et de lui pro à blâmer poser les moyens qui leur paraîtraient les plus propres pour var ses p à bout de la nouvelle secte 1. émps, li Ces instructions, ‘observe le cardinal Pallavicin dans son histoi éputatior du concile de Trente, manifestent la vertu, d’ailleurs bien connw mands, el d’Adrien; mais, au jugement de plusieurs, elles laissent à désire parle con plus de prudence et de circonspection.. Adrien paraît trop crédudiia perd le aux adulations satiriques des courtisans, qui blâment le prince dconfiance funt pour n'avoir pas satisfait toutes leurs cupidités, et qui flattun don qu le nouveau parce qu'il peut encore les satisfaire. Du reste, connai livre ses pouvait-on dire que, sous Léon X, la vertu et la science étaient né Enfin, & gligées, lorsque mille témoins déposent du contraire ? Quesitolpu des x ceux qui en étaient dignes n’ont pas eu de récompenses, et que quélchacun de ques indignes en ont eu, quel prince d’une domination étendue MSruitre au P vantera de connaître si bien chaque individu, qu’il pourra évins lui im cet inconvénient ? Certainement, en ce genre, avec la meilleure nette à to lonté, Adrien n’a pas égalé la gloire de Léon. exposer à Ensuite cette répréhension si acerbe de ses prédécesseurs inn@uui conseil diats parut à plusieurs une ardeur excessive, S'ils ont manqué ditomme une tin profère 5 Raynaid, n. 70 et seqq. ue sincé:
, Que, pour satisfaire il emploiera tout son ar romaine, d'où est té et la réformation
| 11545 de l’êre ehr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. quelque chose, il ne s'ensuit pas qu'ils vertus, Comme nous l'avons vu en temp l piété d’Adrien, mais ils l'emportaient utiles à qui les possède, mais peut-être plus utiles au salut des ne doit pas s'étonne penples. Il est d'expérience que non-seulement le pontificat romain, ar la maladie est in. puis encore le plus petit ordre religieux, sera mieux 8ouverné par aller pas à pas, com. un homme d’une vertu médiocre, jointe à une 8rande prudence, * de tout perdre g que par un saint de prudence médiocre. C'est Pourquoi, pour la ddaines, dit Aristote RE conservation de la sainteté dans les inférieurs, la sainteté du supéche trop fort, üire ll rieur est moins importante que la prudence. Le meilleur serait que FE ksupérier. excellât en l’une et en l’autre ; mais il faut qu'on l’élise, Fil
Mais parmi les hommes vivants sur
capables de gouverner suivant la loi
fussent dénués de grandes S et lieu. Ils n'égalaient pas Par d’autres qualités, moins
ne rm nn see M