‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 90 sur 122 · V. LXXXIV. — De · texte numérisé non relu

V. LXXXIV. — De

in autre prophète déclarer roi, pour empereurs, rôjs, ône de David, son pire. Le ci-devant ; une Cour magniparmi lesquelles Ja 3 de reine. Luxe, L dominateur, qui serviteur véritable 1e folie et une tur.

ée entière, tant les tant était fort l'en.

au reste, des intel.

et la Frise étaient it envoyé de tous CS pour gouverner mai 4536, durant rent de l'Hôtel de la misère toujours à leur ville de la & n assiégée par les ua, avec ses con:

luptueux, à trôner n, pour juger les e, et exécuter luii l’une de ses proission, il lui coupa ng son bourreau; par la ville, paré un coursier frinhaire, à côté des tion, on dansait, grave Philippe de ner à de meilleurs abaptistes retourappelant que luiluché le Wurtem-

à 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE SATHOLIQUE. 347

Enfin, le landgrave ayant joint ses troupes à celles des assiégeants,

Munster fut pris dans la nuit du 25me de juin 1535, par l'intelligence / lues [ d'un anabaptiste transfuge qui avait Stipulé sa grâce. La résistance 1 LEE lt encore bien vive, beaucoup d'anabaptistes périrent dans le com-

bat. Parmi les autres, les principaux furent décapités, le reste eut la DA vie sauve. Jean de Leyde, Knipperdolling et Cretting, le chancelier, j ft rent réservés à une mort plus cruelle, On les conduisit d’abord

d'un endroit à l’autre : les théologues protestants entrèrent en dispute avec eux, mais ne purent les conv

contraire, demanda lui-même, la veille de au chapelain, reconnut avec r ir

sn opinion sur le baptême d juvier 4536, il fut Supplicié avec des tenailles ardentes, et achevé avec Un poignard rougi au feu. Ses restes, ainsi que ceux de ses deux compagnons, furent suspendus dans trois Cages de fer au haut | de la tour de Saint-Lambert, Pour servir de. leçon et d’épouvantail à

ruits par une si terrible expérience, la suite. Leur séducteur, l’apostat [il on sût ce qu’il devint : il ne fut plus fl

Nurageusement, et sont demeurés bons catholiques jusqu'à nos

jours 4, Honneur à eux ! C’est d'eux peut-être que sortira le salut de l'Allemagne.

La même année 1536, lnrent un synode à Hom

le sept août, les protestants d'Allemagne bourg, où l’on examina quelle conduite à es. Voici ce qu'on lit dans les actes :

utile d'examiner si le ministre

l'enseignement doit-il précéder le châtiment. Maintenant, voyons ce | qu'il faut décider à l'égard des anabaptistes. Quelques-uns de leurs | dogmes sont subversifs de l’ordre social ; par exemple, la polygamie, | kparjure envers le prince, la révoite contre l’autorité politique, le |. lus de serment en justice : c’est aux magistrats de poursuivre et d'exterminer ces dogmes impies, Il est d’autres dogmes qui, sans

UMenzel, t, 9, c. 3,

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porter atteinte au pouvoir civil, sont hostiles au pur évangile, par exemple, le baptême des enfants que les fanatiques rejettent, la né. gation du péché originel, leurs révélations immédiates du Créateur, et la damnation à laquelle ils condamnent à jamais quiconque se souille d’un péché mortel. On demande ici s’il est permis de punir de mort ceux qui soutiennent ces maximes hétérodoxes 1, »

Presque tous les réformés opinèrent pour la confiscation des biens, l'exil et la mort, en ces d’impénitence. On ouvrit la Bible : Quiconque blasphémera Dieu, mourra de mort? dit le Seigneur : donc le magis. trat est obligé d’exterminer le blasphémateur. C’est un précepte divin, Et quel plus grand blasphème que de nier l'Église du Christ, comme font les anabaptistes ? En vain allèguent-ils , Pour justifier leur schisme, le scandale des ministres évangéliques : c’est l’excuse dont les donatistes autrefois essayèrent de.colorer leur séparation d’avec l'église chrétienne : c'est justement que les édits d'Honorius et de Théodose vinrent frapper ces hérétiques, qui voulaient fonder un nouveau ministère.

« Qu'on ne dise pas que le soin de la parole divine n'appartient pas au magistrat temporel. Le ministère du prêtre, le ministère du magistrat, ont tous deux été établis de Dieu pour maintenir l'har. monie des sociétés. Le prince doit veiller sur cette double œuvre du Seigneur, et punir la révolte contre la parole, comme la révolte contre la société. Ainsi, dans le vieux Testament, les rois de J uda punissaient de mort ceux qui suivaient le faux prophète.

«, Qu'on ne dise pas non plus que le Christ ait défendu d'arracher l'ivraie. C'est aux ministres de la parole que s'adresse ce précerie; mais Christ n’a pas songé à porter atteinte aux droits du magistrat : il l'arme du glaive pour frapper et punir celui qui blasphème son saint nom. Si donc l’anabaptiste, persistant dans sa doctrine de

péché, soutient la nécessité d’un second baptême, nie le péché ori- B

ginel, et se sépare de nous sans nécessité, qu’il meure par le glaive dans sa coupable obstinations ! »

Aucune voix ne s’éleva dans l’assemblée de Hombourg contre cet

anathème. Mélanchton opina le premier pour la peine capitale contre

tout anabaptiste qui persisterait dans ses erreurs ou qui romprai son ban sur la terre d’exil où les magistrats l’auraient déporté, — Un magistrat, répétaient les envoyés de Lunebourg, a droit de vie et de

mort sur les hérétiques : le prince peut contraindre ses sujets à en- À

tendre la parole de Dieu #. — Que l’hérésie soit éteinte dans le sang

1 Ott. ad. an. 1536. — Gastius, p. 366. — T. 2, p. 481 et se 3 Gast., p. 176. — Catrou, Hist, du Davidisme, t. 9, 1. 1, pe 222.— + OÙt,, p. 86,

qq. — ? Lévit., 24. 5

et les bour' nous biigu de ler celier baptis de mi code 1 d'exte Or,

« Le peuple Qu'une les dét les adu formen « Qu les order conque cerdoce contre | « Voil devant | le minis se repen peut lui coupable pardon à et qu'il v d'une ar Tout étr.

silromp « Quar lême, ma des hérét seront ba mort, s’il chassés 1, Une seu

! Catrou,

Ve LXXXIV. — De 1517

1 pur évangile, par es rejettent, la né.

liates du Créateur, mais quiconque se st permis de punir doxes 1, »

fiscation des biens, a Bible : Quiconque ur : donc le magis.

Lun précepte divin.

du Christ, comme stifier leur schisme, use dont les donation d’avec l'église ‘ius et de Théodoge er un nouveau mi-

4 1545 de l’êre chr.]

et les flammes ! demandère bourg : Si nous n’avons rebaptisé au gibet nous leur avons Marqué la ; ; te biugue : Pitié pour les pauvres anabaptistes, de leurs chefs; mais mort aux ministr celier se montra plus tolérant: il n baptisés dans une prison où it à. ti

à Re Tous détendène s 3 ne code religieux, qui servit de r M d'exterminer à jamais le fanat Or, voici cette bulle du e

OteStants, afin

oncile luthérien de

divine n'appartient re, le ministère du ar maintenir l'har. | > double œuvre du ne la révolte contre le Juda punissaient

des enfants, Quiconque transgresse

que prêche contre les impôts, quiconque enseigné la communauté des biens, qui

procédera contre les co devant le superintendant tout Chrétien sou

défendu d’arracher resse ce précerte; oits du magistrat : qui blasphème son ns sa doctrine de i , nie le péché ori-

neure par le glaive

l Pasteur de sa résidence qu’ peut lui pardonner et l'admettre à Ja Communion des fidèles Le coupable abjurera ses erreurs, confessera sés fautes, pardon à l'église, et Promettra de vivre en fi dqu'il veuille se réconcilier de nouveau a d'une amende, dont on devra distribuer ] Tout étranger qui

mbourg contre cet eine capitale contre à > Ou qui romprait ent déporté, — Un a droit de vie et de re.ses sujets à en- À teinte dans le sang

ap-

ils #ront battus de verges, exilés à jamais de leur Patrie, et ini mort, s'ils reviennent pa

IS à | été chassés 1, »

Une seule voix s’éleva dans l'Allemagne protestante contre Ja s6-

eq. — 2 Lévit., 24. — =

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