k Ots, p. 86. !Catrou, Hist, du Davidisme
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350 HISTOIRE UNIVEPSELLE [Liv. LXXXIV, — De 1517
vérité de ce manifeste, ce fut celle du landgrave de Hesse, dont les États étaient infectés d’anabaptisme. Il consulta Luther et Mélanch. ton. Voici leur réponse, datée de Wittemberg, le lundi après la Pentecôte. C'est la paraphrase du commentaire de Luther sur le psaume 82 :
« Que parlez-vous d’hérésie? avait dit Luther : ce sont des factieux, des perturbateurs de la paix publique, que tous vos anabaptistes, qu'il faut mettre à la raison de gré ou de force. Quiconque nie les dogmes de la foi, un seul article même de notre croyance reposant sur l'Écriture ou l'autorité de l'enseignement universel de l'Église chrétienne, il doit être sévèrement puni. II faut le traiter non-seule. ment comme un hérétique, mais comme un blasphémateur du saint nom de Dieu. Il n'est pas besoin de s’amuser à disputer avec de pareilles gens : on les condamne comme des impies et des blasphé. mateurs. Et à quoi bon discuter sur les dogmes que l'Église are. çus, qu'on a longtemps débattus et trouvés conformes à la raison, appuyés du témoignage des livres saints, cimentés par le sang des martyrs, glorifiés par de nombreux miracles et sanctionnés par l'an. torité de tous les docteurs? Donc, s’il survient entre catholiques et sectaires un de ces duels de parole où chaque combattant s’avançe avec un texte, c'est au magistrat de connaître de la dispute et d'im. poser silence à celui dont la doctrine ne concorde pas avec les livres divins.
« Voilà pour les brouillons qui prêchent et enseignent en public, Mais il en est ici d’autres qui cherchent les ténèbres; qui, sans mis sion et sans vocation, se glissent furtivement dans des familles, y répandent leur venin, enlèvent les brebis au troupeau du Christ, | n'est pas besoin d'attendre qu’on les défère au pasteur et au magistrat civil : ce sont des voleurs et des fripons, qu’il faut traiter en voleurs et en fripens. Que si un pauvre diable a eu le malheur de tomber dans un pareil guêpier, il faut que, sous peine de parjure à Dieu et aux hommes, il déclare à quel troupeau il veut appartenir avant qu'on l'écoute. Veillons soigneusement à ce que nul pré dicant, quand il vivrait en saint, ne vienne usurper la parole parni nos paroissiens qui ont un pasteur papiste'ou un ministre héréti que. En vient-il qui n'apporte pas avec lui les titres de sa vocation divine et le mandat humain en vertu duquel il veut exercer le ministère évangélique : quand ce serait un ange, Gabriel lui-même descendu du ciel, chassez-le comme un apôtre d'enfer, et, s'ilne s’enfuit, pas, livrez-le, le polisson et le séditieux, au bourreau ! »
Comm. Luth, in psaim, Ti, t. 5. ina, p. 147.—Audin, t. 2, p. 485-487,
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1v, LXXXIV, — De 1517 de Hesse, dont les Luther et Mélanch.
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11515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
On fit ce qu'avait recommandé Luther : tout ce qui portait le nom d'anabaptiste, devenu odieux au pouvoir temporel, fut chassé et exterminé.
Les luthériens ou protestants justifiaient ains] l'Église catholique et se condamnaient eux-mêmes. Ils Posaient en principe que la ré- RUE € sont des factieux, bellion de l'esprit contre la loi religieuse et morale, contre la vérité Ê S vos anabaptistes divine, suffisamment promulguée Par une autorité compétente, est ; . Quiconque nie les un crime passible de peines afflicti
croyance reposant niversel de l'Éplise > traiter non-seule.
phémateur du saint à disputer avec de ies et des blasphé.
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entre catholiques et ombattant s’avance la dispute et d'im.
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universelle et perp butes les nations, tous les esprits, tous
bi, la même espérance, la même charité; qui
téritable de la société humaine; car il n'y a de société qu'entre les htelligences, et les intelligences ne doivent Soumission qu’à l’auto-
té la plus grande dans l'ordre intellectuel, religieux et moral : Église vivante et parlante, ayant une tête et une bouche : car, | mme dit saint Ambroise, où est Pierre, là est l'Église, Donc, ré- | skter opiniâtrément à cette Église enseignante, c’est briser, autant qu'il est soi, le lien unique de la société humaine, le lien unique et uiversel de tous les temps, de tous les lieux, de toutes les nations, de tous les esprits, de tous les cœurs; c'est commettre le crime de 1 Ése-humanité au premier chef, S’appelât-on de tel nom ou de tel | ‘ | |
eignent en public, res; qui, sans misans ‘les familles, y ipeau du Christ, |] steur et au magisqu’il faut traiter en à eu le malheur de s peine de parjure eau il veut appar:
t à ce que nul pré er la parole parni in ministre héréties de sa vocation eut exercer le mi- Gabriel lui-même d'enfer, et, s'il ne au bourreau !, »
RES PER AS Le eee Se ee Die
rue
re, Jean Wiclef, Jean Hus, Martin Luther, Thomas Muncer, Jean Bockels, Ulric Zwingle, Jean Calvin, ou Henri Tudor. :
Mais voici un individu rebelle à la loi fondamentale de la société humaine et à l'autorité compétente qui la promulgue et l'interprète : | il prétend que tous les rebelles le seront à sa manière, et non à une à autre; et parce qu'ils veulent l'être chacun à la leur, il les vexe, D Les anathématise » il les jette en prison, il les dépouille de leurs
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biens, il les envoie au dernier supplice. Pour le coup, ce n’est plus un juge légitime qui applique une loi connue à un coupable convaincu juridiquement, c’est un larron qui en tue un autre; telles sont les violences des luthériens envers les anabaptistés, et réciproqueñent.
Lursque lé rebelle s'attaque directement à l'autorité même et à y loi qu’elle promulgue et applique, c’est le larron qui tue le juge, les ôfficiers de la justice, et démolit le tribunal : telles sont les violences des protestants envers les catholiques. Ces observations peuvent répandre quelque jour dans le chaos et les ténèbres de l’histoire
moderne.
contre 1 et l'aute Léon X portent Charlesexhorter 15 juillet ponse au ser, On «Si ur leries, j’a Si blasp] couronne lrbouille que le roi «Ce qu glterre, ci biche qui paillasse à hi. Le roi
EWalch, t.
l'ère chr.
, LXXXIV. — De 1517 41545 de l’èrc chr.]
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